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Auteur/autrice : admin_lvdr

Prolongement d’Eole à l’ouest : l’enquête publique est lancée
Depuis le 16 janvier, l’enquête publique sur le prolongement du RER E à l’ouest est lancée. Elle a pour but d’informer le public, de garantir les droits des propriétaires et de favoriser la discussion autour de ce projet et se tiendra jusqu’au 18 février. C’est une nouvelle étape essentielle, toujours dans le domaine de la concertation. Elle prolonge le débat public qui, d’octobre et décembre 2010, a permis de confirmer l’opportunité du projet et de déterminer le tracé retenu. Puis la concertation qui, du 30 mai au 23 septembre 2011, a permis d’informer sur l’avancement des études préliminaires et de présenter les conclusions de l’étude d’impact, en mettant l’accent sur la problématique liée au bruit. Cette « démarche participative » doit d’ailleurs se poursuivre jusqu’à la mise en service du RER E prolongé.
Ce projet est majeur pour l’Ile-de-France. Il consiste à prolonger à l’ouest la ligne E de la gare d’Haussmann-Saint-Lazare à la gare de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines en passant par le quartier d’affaires de La Défense. Pour cela, le projet prévoit le creusement d’un tunnel de huit kilomètres, à trente mètres de profondeur, entre la gare Haussmann et Nanterre dans les Hauts-de-Seine. Là, à la sortie du tunnel, la ligne rejoindrait les voies ferrées existantes reliant Paris-Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie par Poissy.
Cette extension du RER E répond à trois objectifs majeurs :
– Il s’agit de soulager la ligne A du RER, surchargée, à hauteur de 12 % des voyageurs entre Châtelet-les-Halles et Auber à l’heure de pointe du matin. Idem pour le tronçon Gare-du-Nord – Châtelet-les-Halles des RER B et D.
– Elle permet d’établir une relation directe, en un quart d’heure, entre le secteur de La Défense et le réseau ferroviaire Nord Europe, avec la gare du Nord et la gare de l’Est. Par ricochet, cela améliore l’accès à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.
– Elle améliore la qualité de la desserte normande, permettant la circulation de deux trains supplémentaires en heure de pointe. Et contribue à désaturer la gare de Paris-Saint-Lazare.
Selon les études réalisées pour ce projet, un trafic de 600 000 à 700 000 voyageurs par jour est attendu, dès la mise en service de la ligne prolongée prévue en 2020. Le début des travaux, sur la ligne existante, est attendu en 2013. Ceux liés au tunnel devraient débuter l’année suivante.
Arabie saoudite : trois contrats pour la ligne Nord – Sud
L’Arabie saoudite a conclu trois marchés d’une valeur totale de 2,34 milliards de rials (485 millions d’euros) liés au projet de ligne fret et voyageurs Nord – Sud, qui reliera Riyad à Al Haditha, non loin de la frontière jordanienne, totalisant à terme quelque 2 400 km. Al-Rashid Trading & Contracting a remporté le principal contrat, chiffré à 1,57 milliard de rials (325 millions d’euros), pour la construction des gares voyageurs de Majmaa, Qassim, Hail, Al-Jouf et Qurayyat. Chiffré à 495,7 millions de rials (103 millions d’euros) et attribué à Yabi Markazi, le deuxième contrat comprend la maintenance des locomotives, du matériel remorqué et des voies, ainsi que l’établissement de pompes à carburant. Enfin, Sulaiman Al-Qudaibi & Sons a remporté un marché de 271,58 millions de rials (56,37 millions d’euros) pour la construction de 36 petits ateliers de maintenance.

Le tram pour requalifier le quartier de la gare de Tours
Pour assurer l’entrée en gare, en septembre 2012, du tram et offrir une desserte quai à quai avec le train, Tours va devoir raser un ensemble de logements et de commerces. A la place, un ensemble immobilier avec 5 500 m2 de bureaux, ainsi qu’une tour haute de 54 m abritant commerces, résidence hôtelière et appartements. Bouygues Immobilier, associé à l’architecte tourangeau Alain Gourdon, a été retenu pour ce projet de 50 millions d’euros. Projet permettant de dégager une vaste esplanade devant la gare, qui deviendra une « vitrine de l’intermodalité » avec le train, la station tram, la gare routière et une station-vélos. L’entrée en gare par le tram se fera aussi par une porte dessinée par Daniel Buren.
Le gouvernement espagnol penche pour la formule concessions
Après la signature, le 14 janvier à Riyad, du contrat pour le TGV entre La Mecque et Médine, la nouvelle ministre espagnole des Transports entend transposer dans la grande vitesse espagnole la formule public-privé qui vient de gagner en Arabie saoudite. En place depuis le 22 décembre, Ana Maria Pastor compare les chantiers en cours et les ressources qu’elle négocie avec Mariano Rajoy pour son ministère et l’Adif, son bras pour les infrastructures ferroviaires. Sans donner pour l’instant de liste précise, elle laisse pointer deux pistes : l’étalement des opérations dans le temps (par exemple pour le tunnel vers les Asturies et le Y basque), et surtout le recours à des formules PPP avec concessions des travaux et de l’exploitation à des consortiums privés comme pour Perpignan – Figueras.

Grande-Bretagne : le gouvernement approuve le projet de LGV HS2
Le 10 janvier, Justine Greening, secrétaire d’Etat britannique aux Transports, a annoncé que le gouvernement a approuvé le projet de deuxième ligne à grande vitesse britannique (HS2, pour High Speed 2), destinée à relier Londres et Birmingham, Leeds et Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre et à se connecter avec le réseau classique plus au nord. Cette ligne nouvelle autorisée à 250 mph maximum (400 km/h) doit être construite en deux phases, en commençant par une section de 225 km qui doit être terminée en 2026. Outre une relation entre Londres et Birmingham (170 km) en 45 minutes (contre 1 heure 24 actuellement), cette première étape verrait l’établissement d’un raccordement entre la HS2 et la HS1, qui relie déjà Londres au tunnel sous la Manche. Puis, lors de la deuxième étape, qui devrait être achevée d’ici 2033, la HS2 devrait être prolongée au nord vers Manchester et Leeds, alors qu’au sud une branche serait ouverte vers l’aéroport de Heathrow. Tout ceci à condition que le projet soit approuvé par le Parlement, fin 2013. La consultation officielle pourrait alors débuter début 2014, le tracé final devant être fixé fin 2014.
Ce projet ne fait toutefois pas l’unanimité, en particulier chez les 172 000 personnes habitant à proximité du tracé ou de la part des défenseurs de l’environnement. Pour informer les résidents, le ministère britannique des Transports (DfT) a organisé une campagne sur le terrain. Et en réponse aux écologistes il a été annoncé que 36 km au total seraient en tunnel, contre 23 km prévus auparavant,
au nord-est de Londres. Quelques réserves ont été émises par des acteurs de la vie économique britannique, qui tiquent devant un total de quelque 32,7 milliards de livres (40 milliards d’euros) pour une rentabilité incertaine (en particulier la desserte de Heathrow). Mais la plupart des décideurs d’outre-Manche accueillent favorablement un investissement qui fournira du travail et modernisera un réseau d’infrastructures qui devrait être saturé en 2025. Appelée à capter 4,5 millions de voyages annuels par avion et 9 millions de voyages par la route, en plus des voyages par le rail en constante augmentation depuis quinze ans, la HS2 est également le seul grand projet épargné par les mesures d’austérité du gouvernement Cameron…

Caen passe au tramway fer en 2018
C’est décidé. Fin 2018, Caen devrait avoir un tramway classique, fermement appuyé sur deux rails. Les élus caennais ne veulent plus entendre parler du TVR, ce tram sur pneus trop petit dont les pannes à répétition font fuir les passagers. Le syndicat mixte Viacités, autorité organisatrice de l’agglomération, a largement voté, le 14 décembre, le principe de son remplacement par « un système plus fiable, plus performant et de capacité supérieure ». Autrement dit par un tramway classique, « sur fer ». Qui, contrairement à ce qu’on a pu dire autrefois, sait monter les quelques côtes du parcours. La transformation, qui exigerait dix-huit mois de travaux, ne semble plus insurmontable : elle est désormais estimée à 170 millions d’euros, un tiers de moins que ce qu’avait calculé Viacités l’an dernier. Il faudra reprendre la plateforme, allonger les stations, revoir la ligne aérienne de contact et construire un nouveau dépôt. « Et ce alors que le TVR a déjà coûté 215 millions », soupire le président du syndicat mixte, le socialiste Eric Vève (une somme en euros de 2002, à laquelle il faudrait rajouter des investissements annexes, le coût des services de substitution lors des nombreuses défaillances de l’engin ou le bitumage régulier des ornières).
Autrefois présenté comme éminemment innovant, le TVR n’a jamais fait ses preuves. Ce véhicule hybride était a priori une bonne idée : il ressemble à un tramway sur les 15,7 km de son parcours commercial, mais peut se transformer en bus diesel, s’affranchissant de son rail de guidage et de ses caténaires pour franchir un obstacle ou rentrer au dépôt. Mais, tout juste neuf ans après sa mise en service, il souffre encore de trois « pannes rouges » (qui se traduisent par une interruption du trafic de plus de trois minutes ou exigent un retour au dépôt) par jour, 32 fois plus que l’objectif contractuel. Et il exige une maintenance très importante, contrairement aux promesses du constructeur. Son faible taux de disponibilité et le fait qu’il ne peut être allongé au-delà de ses 24,50 m de long actuels, car il est considéré comme un véhicule routier, font qu’il est complètement débordé. Or Bombardier n’en fabrique plus, et la facture présentée pour une relance des chaînes est dissuasive… de même qu’il serait très coûteux de faire construire par quelqu’un d’autre quelques véhicules compatibles, quand bien même Viacités voudrait agrandir la flotte.
« Le TVR tire le réseau de transports en commun caennais vers le bas au lieu d’être un élément porteur. Fait unique en France, on compte à Caen plus d’usagers satisfaits par les bus que par le tram », se désole Eric Vève. Sa fréquentation a même baissé de 10 % ces deux dernières années (plafonnant à 40 000 passagers par jour), alors que la restructuration des bus a permis de faire progresser la fréquentation de l’ensemble du réseau. Pour répondre à la demande sur l’axe nord – sud desservi par le tram dont le potentiel est estimé à 60 000 voyageurs quotidiens à la fin de la décennie, Viacités a dû rajouter des bus. Car s’il estime que le choix du TVR a été une erreur, l’élu note que le tracé de sa ligne « a indéniablement été bien pensé ». Reste que pour troquer son TVR contre des tramways classiques longs de 32 m, le syndicat mixte devra résilier le contrat de trente ans qui le lie à la société concessionnaire STVR, qui associe Bombardier et Spie. « Le chantier juridique s’annonce pittoresque », a joliment noté Ouest-France. Viacités n’a pas l’intention de verser d’indemnités pour sortir de ce partenariat public-privé, jugeant que le produit fourni ne correspond pas aux attentes : « Nous allons saisir le tribunal administratif de Caen d’une demande d’expertise judiciaire pour déterminer les dysfonctionnements du système et établir le niveau de responsabilité de la STVR », indique M. Vève, qui, ça tombe bien, est avocat. Il faudra aussi résilier le contrat de concession passé avec Keolis Caen. Viacités décidera donc à la mi-2012 s’il convient de créer une régie pour exploiter le réseau ou s’il faut lancer un appel d’offres pour une nouvelle délégation de service public.
François Enver

Les Chinois comptent sur ce train pour battre le record de grande vitesse
On lui trouve l’allure d’un sabre ou d’un avion. Le 23 décembre à Qingdao, le prototype d’un nouveau train à grande vitesse chinois a été dévoilé : le CRH 500, ainsi appelé parce qu’il est censé atteindre les 500 km/h, voire 600 km/h lors d’essais. Au-delà du record français de 574,8 km/h. Le train, de conception et de fabrication purement chinoise, selon les médias officiels, a été réalisé par CSR Sifang. Son développement a été approuvé en janvier 2011 par le ministère des Chemins de fer, et par celui des Sciences et de la Technologie. Depuis cette date, l’accident de Wenzhou a changé la donne. Il n’empêche que les Chinois poursuivent leur programme de grande vitesse. Même s’ils vont moins vite qu’auparavant.
Chine : ouverture de la LGV Shenzhen – Canton
La ligne à grande vitesse de 102 km reliant Shenzhen à Guangzhou (Canton), capitale de la province du Guangdong, est entrée en service le 26 décembre 2011. Celle-ci devrait se prolonger jusqu’à Hongkong d’ici 2015. Selon l’agence Chine nouvelle, la construction de cette ligne – qui constitue un tronçon de la future ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Pékin à Hongkong, actuellement en construction – a coûté 20,4 milliards de yuans (2,5 milliards d’euros). Après la fin des travaux, le trajet entre Pékin et Shenzhen ne prendra plus que 10 heures, contre 23 heures actuellement. Toujours selon Chine nouvelle, 36 paires de navettes roulent chaque jour sur la ligne Guangzhou – Shenzhen. Le trajet prend 35 minutes à une vitesse maximale de 300 km/h.
Belgique : la Stib veut des tramways plus longs
La Stib (Société des transports intercommunaux de Bruxelles) a décidé de convertir sa commande à Bombardier de 15 trams T3000, longs de 32 m, en 15 trams T4000, longs de 43 m, afin de transporter « confortablement » une clientèle « en constante augmentation » sur l’axe nord-sud et le long de la grande ceinture. Ces trams T4000 seront livrés à l’automne 2013. Outre cette conversion, conforme au contrat-cadre signé en 2003 avec Bombardier, la Stib confirme la totalité de sa dernière commande de 152 tramways, passée en 2008. Lorsque le dernier de ces trams sera livré, d’ici 2015, la Stib disposera d’un parc de 220 nouveaux véhicules (166 T3000 et 54 T4000).
Fret : lancement du premier train long de 850 mètres
C’est une première qui était attendue depuis longtemps par les opérateurs ferroviaires et les chargeurs : après 12 mois d’un travail compliqué entre les différents acteurs du secteur, SNCF Geodis a fait circuler les 19 et 20 décembre, un train de marchandises long de 850 mètres. Soit « le plus long qui ait jamais circulé sur le réseau ferroviaire français », souligne la filiale de la SNCF dans un communiqué.
Ce train de marchandises de 2 400 tonnes commercialisé par Lorry Rail a relié la frontière espagnole (Le Boulou) et le Luxembourg (Bettembourg). Soit un parcours de 1 054 km effectué en 15 heures. Il « repousse la limite de longueur des trains traversant la France qui était jusqu’alors de 750 mètres » pour un poids de 1 800 tonnes, rappelle le communiqué.
L’itinéraire Valenton – Marseille a également été aménagé pour permettre la circulation de trains longs. D’ici à 2014, les lignes majeures du réseau français devraient être adaptées à des trains encore plus longs : 1 050 mètres pour des volumes de 3 000 tonnes, selon SNCF Geodis qui en attend une compétitivité accrue.