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Auteur/autrice : admin_lvdr
Italie : le difficile train-train quotidien des usagers du rail
Train-boulot-dodo ou métro-boulot-dodo : 2,83 millions d’Italiens connaissent cette formule par cœur, selon le dernier rapport de l’association écologiste Legambiente, consacré aux pendulaires. Depuis 2009, leur nombre a augmenté de 7,8 %. Mais le service n’a pas forcément suivi : avec 595,7 km de lignes de trains périurbains (contre 2 033 km en Allemagne) et seulement 176 km de métro (contre plus de 618 en Allemagne), le service ferroviaire italien, un des plus faibles d’Europe, est montré du doigt par les écologistes, qui s’inquiètent à l’heure où des coupes dans les budgets des collectivités locales, suite à plusieurs plans d’austérité, risquent encore d’aggraver la situation. Ces dix dernières années, 72,1 % des investissements pour les transports ont été consacrés aux autoroutes, regrette Legambiente. L’Italie est par ailleurs la plus mauvaise élève d’Europe en ce qui concerne la vitesse de ses trains régionaux qui roulent à seulement 35,5 km/h en moyenne contre 51,4 km/h en Espagne ou 46,6 km/h en France.
Premier contrat CBTC Thales au Brésil
Le 15 décembre, Thales a annoncé avoir remporté son premier contrat de signalisation CBTC au Brésil, pour la ligne 17 du métro de São Paulo. La signalisation CBTC (Communications-Based Train Control) qui équipera cette ligne de monorail sans conducteur sera de type SelTrac. La première phase de déploiement devra être terminée avant le début de la Coupe du monde de football 2014, l’achèvement complet étant prévu en août suivant, soit une livraison en seulement 27 mois. Longue de 18 km, la nouvelle ligne aérienne sera construite par un consortium piloté par CR Almeida avec Scomi et MPE Group. Elle devrait, selon les estimations, transporter 252 000 voyageurs par jour. Rappelons que la solution SelTrac de Thales fait l’objet de 54 programmes de déploiement, dans 31 villes du monde.
Espagne : le projet de métro de Saint-Sébastien remis en cause
L’exécutif du Gipuzkoa (la province basque de Saint-Sébastien) a refusé le 20 décembre de participer à la construction du métro de Saint-Sébastien (Donostia) : ce n’est pas de notre compétence et il y a des dépenses plus urgentes, selon Larraitz Ugarte, porte-parole de la coalition indépendantiste qui gouverne ce territoire. S’étalant de Hendaye à Lasarte sur 24 km, ce projet misait sur le dédoublement de l’actuelle ligne à voie métrique d’Euskotren avec une nouvelle boucle souterraine de 4 km en centre-ville. Un investissement de 700 millions d’euros partagé entre le gouvernement basque et le Gipuzkoa.
M. G.
Espagne : 10 000 voyageurs par jour sur l’AVE Madrid – Valence
Inaugurée le 19 décembre 2010, la ligne à grande vitesse entre Madrid et Valence a transporté 2,1 millions de voyageurs en un an, soit presque 10 000 par jour, avec un taux d’occupation moyen des trains de 63 %. Il y a un an, Renfe escomptait 3,6 millions de passagers, mais la crise est passée par là qui a d’ailleurs touché tous les modes de transport. Face à l’avion, Renfe a désormais 83 % de parts de marché sur ce trajet. Les nouveaux utilisateurs de l’AVE étaient auparavant pour 55 % d’entre eux des clients de l’aérien, 25 % de la voiture et 5 % de l’autocar interurbain. Effet de ce nouveau partage, la compagnie aérienne low cost Air Nostrum va quitter Valence pour installer son quartier général et son hub pour l’Espagne sur la plateforme de Bilbao-Loiu.
M. G.
Equateur : Cuenca confie la construction de son tramway au basque ETS
Eusko Trenbide Sarea (ETS, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires au Pays Basque espagnol), a été choisi par la municipalité de Cuenca pour mettre en route le tramway de cette ville de 90 000 habitants située dans la cordillère des Andes. Soit un contrat de 2,8 millions d’euros pour la mission d’étude initiale. L’actuelle douzaine de réseaux de tramways ibériques et leurs entreprises d’ingénierie cherchent de plus en plus à exporter le savoir-faire acquis et, pour le seul Equateur, Guayaquil comme Quito ont été également approchées.
M. G.
L’Oramip observe l’impact du tram sur l’air de Toulouse
L’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (Oramip), qui mesure depuis plusieurs années la qualité de l’air dans le métro toulousain, a lancé plusieurs études concernant le tramway, dans le cadre d’une convention avec Tisséo. Depuis novembre, l’Observatoire mène une étude afin d’estimer l’impact sur la qualité de l’air de la ligne T1, inaugurée en décembre 2010, à proximité de son tracé. L’Oramip travaille également avec Tisséo sur ses deux futurs prolongements, l’un vers la zone aéroportuaire, la ligne Envol, et l’autre vers le centre-ville, appelé ligne Garonne. Il s’agit de faire un état des lieux de la qualité de l’air et de prévoir l’impact de leur mise en service à proximité de leur tracé.
C.âS.-S.
LGV Paca : une proposition pour débloquer le projet
Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a proposé début décembre de débloquer la LGV Paca, en démarrant avec un tronçon entre l’aéroport de Nice et l’est du département du Var. Ce qui pourrait s’articuler avec un autre projet : la modernisation d’ici à 2020 de la liaison ferroviaire entre cet aéroport et la ville italienne de Vintimille.
Translohr ouvre son capital
La vente d’une partie du capital de Translohr, la division tramway, pourtant la plus rentable du groupe Lohr Industries, a été annoncée par Robert Lohr dans un article du Figaro. Après avoir vu son chiffre d’affaires divisé par quatre en quatre ans, il fallait à Robert Lohr, président-fondateur du groupe, 50 millions d’euros avant la fin du mois de décembre pour éviter la faillite. Le président assure qu’il « privilégiera des acquéreurs industriels garantissant le maintien des emplois en Alsace », où est basée l’entreprise. Il n’a pas communiqué son prix de vente, mais indique qu’il lui a fallu investir 120 millions d’euros dans la mise au point de sa division tramway. Le Translohr circule déjà à Clermont-Ferrand, Padoue, Mestre-Venise, et Shanghaï. Il équipera bientôt deux lignes de tramway de la RATP.
Colombie : l’Adif espagnole s’investit dans la gestion de lignes fret
L’Adif (le RFF espagnol) vient de ratifier un accord de coopération avec Fenoco, Ferrocarriles del Norte de Colombia. Avec son partenaire privé Assignia-Essentium déjà engagé en Turquie, au Mexique et à Bogota, l’Adif investit dans une ligne de fret du nord de la Colombie : sur Chiriguana – Santa Marta, il s’agit de la maintenance, du doublement partiel et de la gestion du trafic sur le tronçon de 230 km entre La Loma et le port de Santa Marta qui exporte ainsi 26 millions de tonnes de charbon par an.
Bisbilles interespagnoles sur le contrat en Arabie saoudite
Il a fallu l’intervention de José Blanco, ministre du Développement en exercice, pour amener l’opérateur Renfe et Adif à un compromis : aucun des deux groupes publics ne voulait céder et chacun revendiquait le leadership pour mener le projet ferroviaire remporté en Arabie saoudite. La LGV La Mecque – Médine représente un contrat total de 6,7 milliards d’euros, et, pour la construire et la gérer durant douze ans, un consortium, Al Shoula, est en cours de constitution : 88 % du capital est entre des mains ibériques, dont des sociétés privées comme Talgo, Dimetronic, Cobra ou Indra, mais la moitié du capital revient à des entités publiques (27,5 % pour Renfe et 21,3 % pour Adif, l’entreprise d’ingénierie Ineco ayant 1,5 %). Finalement, c’est Manuel Benegas, issu de cette dernière, qui présidera jusqu’en 2012 au moins la partie espagnole. Enfin, Adif et Renfe vont créer une entreprise commune où chacun détiendra 50 % du capital, afin d’avoir sur le terrain une représentation et une direction uniques des opérateurs publics espagnols.