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Catégorie : Chemin de fer touristique
L’actualité des chemins de fer touristiques en France et dans le monde.

Retour en baie de Somme
La 10e édition de la Fête de la vapeur du Chemin de fer de la baie de Somme (CFBS) s’est tenue du 15 au 17 avril 2016. Nous avons traité « à chaud » ce formidable rassemblement d’engins vapeur de trois écartements différents dans Rail Passion n° 224. Dans ce numéro, nous revenons en images sur cet événement, gros succès d’affluence, pour le plaisir des yeux…

Grand Train : une expo de trains grandeur nature à La Chapelle avant démolition
Fermé en janvier 2013, le dépôt de La Chapelle devrait être démoli en fin d’année pour faire place à une opération immobilière de réhabilitation du quartier. En attendant les bulldozers, l’établissement accueille, jusqu’au 16 octobre, dans le cadre d’une exposition baptisée Grand Train, un échantillon de prestigieux matériels venus de la cité du Train. Récit de leur acheminement et aperçu des débuts printaniers de cet événement ferroviaire.
En complément idéal pour votre visite le livre « La Chapelle. Des machines et des hommes (1846 – 2013) »
Après le succès du bar temporaire Ground Control, l’année dernière, l’ancien dépôt SNCF de La Chapelle, à Paris, va accueillir pendant plusieurs mois une exposition de locomotives, de voitures et autres engins d’exception. Grand Train, véritable musée éphémère, va présenter du matériel ferroviaire au coeur de friches industrielles de plus de 3 ha. Là où se trouvait autrefois le dernier dépôt de La Chapelle intra-muros. Les locomotives ont été acheminées depuis la cité du Train de Mulhouse. Le 17 mars, l’A1A-A1A 68081 s’est vu confier la traction d’un convoi historique composé de matériels de légende. Il comprenait la voiture mixte fourgon générateur TEE et la BB 36 dans sa livrée PO, l’automotrice PO Z 23156 et la BB 63013, une voiture SAV, la 230 D 9 couplée au tender 23 A 165, deux fourgons MC 76 qui servaient de poids-frein, la voiture Club 32 rouge Capitole, la voiture-couchettes A9c9, une voiture- exposition Masteris (filiale de la SNCF, service de maintenance pour des tiers), les BB 67615 et BB 63406… Le 18 mars, à 1 h du matin, le long (390 m) et lourd (1 379 t) convoi prenait le départ pour Sarreguemines. À 6 h 50, le convoi arrivait à Sarreguemines et, après 10 min d’arrêt pour contrôler les précieux matériels historiques et assurer la relève de l’équipe de conduite, le train prenait la direction de Mohon via l’artère Nord- Est (via Thionville, Audun). À 12 h 30, le train s’immobilisait au triage de Lumes, dans les Ardennes. À 23 h 30, le convoi arrivait à Amiens, où deux trains étaient formés. L’un à destination de Noyelles pour le transfert de la 230 D 9, qui

CFBS: affluence à la 10e Fête de la vapeur
La 10e édition de la Fête de la vapeur du Chemin de fer de la baie de Somme (CFBS), qui s’est tenue du 15 au 17 avril 2016, a été un véritable succès : pas moins de 13 locomotives à vapeur en pression, de trois écartements de voie différents, 7 200 voyageurs à bord des trains et 23 000 visiteurs sur les différents sites. Durant trois jours, tous ces matériels ont participé aux nombreuses circulations entre Le Crotoy, Cayeux, Saint-Valery et Noyelles. Mais tous n’appartenaient pas au CFBS, nombre d’entre eux avaient été prêtés par d’autres réseaux. En voie métrique, la 030 T JS 909 SLM venue du Blonay-Chamby (Suisse) et la 131 T 99.6001 Krupp des Harzer Schmalspurbahnen (Allemagne) étaient les vedettes de la fête. En voie normale, la Pacific 231 K 8 du MFPN, la 130 d’origine norvégienne appartenant au réseau ami du Kent and East Sussex Railway et la Saddle Tank « Fred » du Stoom Centrum Maldegem (Belgique) ont assuré des navettes entre Noyelles et Saint-Valery Canal. La superbe 230 D 9 de la cité du Train est également venue sur le réseau des Bains de mer afin d’y être présentée, froide, en gare de Noyelles-sur-Mer.
Barcelone : le Tram bleu sur la colline
Point culminant, dominant Barcelone, le Tibidabo est desservi d’abord par un tramway puis par un funiculaire. Un parcours apprécié des touristes comme des Barcelonais.
Capitale de la Catalogne, Barcelone est bornée au nord-ouest de l’agglomération par la Serra de Collserola. Le point culminant est le Tibidabo, surplombant la ville à 512 m d’altitude. C’est un lieu de promenade très apprécié des familles barcelonaises. Au sommet ont été édifiés divers monuments. On y trouve aussi un parc d’attractions surannées en contrebas de l’église du Sacré-Coeur, terminée en 1909. Pour les jeux Olympiques d’été de 1992, on a bâti également une tour-relais pour les télécommunications. Une vaste zone a été aménagée en grand parc métropolitain où la faune et la flore sont préservées. Pour faciliter l’accès des Barcelonais à la montagne du Tibidabo, un funiculaire et une ligne de tramway ont été aménagés à l’aube du XXe siècle. Le terminus du Tramvia Blau est situé en bas de l’avenue Tibidabo, non loin de la station de métro du même nom, desservie par la ligne L 7 du métro. D’une longueur totale de 1 276 m, la ligne est établie à double voie sur tout le parcours. Les terminus ne disposent par contre que d’une seule voie. Le Tramvia Blau circule le week-end toute l’année, tous les jours pendant l’été ainsi que pendant certaines vacances scolaires.
La ligne a été ouverte en 1901. Indépendante du réseau de trams de Barcelone (démantelé en 1971), elle a été construite pour relier l’avenue Tibidabo au funiculaire. Ainsi les habitants de ce quartier résidentiel pouvaient se rendre facilement au sommet de la montagne pour se mettre au vert. Le tram se mêle à la circulation automobile plutôt dense dans la partie basse du parcours. La ligne de bus 196 dessert également le quartier. À l’extrémité nord de l’avenue Tibidabo, le parcours devient sinueux. Le profil est plus sévère et la déclivité peut atteindre 8 %. De 1971, année de la suppression des tramways urbains, à 2004, année de la mise en service de nouvelles lignes de trams modernes, ce fut le seul tram en circulation à Barcelone. Éloignée du centre-ville, la ligne n’a jamais été intégrée au réseau urbain. Bien qu’exploitée de nos jours par les TMB (Transports Metropolitans de Barcelona), elle fait l’objet d’une tarification spécifique. Les trams circulant sur la ligne sont tous historiques et presque tous peints en bleu, d’où le nom de la ligne ! Les deux trams en circulation lors du reportage sont de type Brill Estrada. Ils ont été construits en 1904. Bidirectionnels, ils ont une capacité de 36 places assises et ont toujours circulé sur la ligne. Récemment rénovés, ils présentent un aspect impeccable.

Editorial : Pithiviers, capitale de la voie étroite
La 25e Rencontre internationale des chemins de fer à voie étroite, s’est tenue à Pithiviers, du 9 au 11 octobre dernier. Des amateurs de voie étroite venus de toute l’Europe se sont donné rendez-vous dans la Beauce sur le réseau à voie de 600 mm de l’AMTP (Association du musée des transports de Pithiviers), doyen des chemins de fer touristique français, qui fêtera ses 50 ans l’an prochain. À cette occasion, de nombreux matériels ont été mis en circulation, dont cinq locomotives à vapeur :
•la MTP n° 4 : cette 040 T DFB (Deutsche Feldbahn, Chemins de fer allemands de campagne) classée monument historique a été construite par Henschel en 1917, elle provient des sablières de Bourron-Marlotte, en Seine-et-Marne ;
•la MTP n° 5 : la 030 T n° 3-5 Blanc-Misseron de 1902 est baptisée « Le Minihic », nom d’une commune d’Ille-et-Vilaine d’où elle est originaire. Dans les années 1920, la 3-5 a rejoint définitivement le Tramway de Pithiviers à Toury. Dès 1966, c’est elle qui a assuré le train inaugural du musée des transports ;
•la MTP n° 9 « Les Fontanelles » : issue d’une série de 18 unités de type 130, construites dans les ateliers de la Meuse, en Belgique. Elle provient de la sucrerie de Maizy, dans l’Aisne, elle a été confiée au musée dès 1967;
•la MTP n° 10 : la 031 T Decauville baptisée « Royan ». Identique à celles en service sur le tramway de Royan, elle provient elle aussi d’une sucrerie de l’Aisne. Elle est à Pithiviers depuis 1965 et est classée monument historique ;
•une invitée lointaine, la Px 38.805, venue du réseau polonais de Znin. Ce réseau de 19 km à voie de 600 mm a été inauguré en 1894 principalement pour alimenter la sucrerie de Znin, mais il possédait également un trafic voyageurs. Le musée établi à Wenecja depuis 1972 possède une importante collection de locomotives à vapeur dont la Px 38.805, construite par les usines Fablok de Chrzanow en 1938.

Deauville – Cabourg : la ligne de la Côte fleurie
Menacée de disparition dans les années 90, cette ligne principalement touristique a effectué un redressement spectaculaire grâce à l’action conjuguée, sous la pression des usagers, de la SNCF et des pouvoirs publics. Aujourd’hui, elle accueille même ses premiers AGC…
Achevée en 1884, l’antenne de la Côte Fleurie a fait peau neuve en avril 2012. Une véritable renaissance de la ligne Trouville- Deauville – Dives-Cabourg a été opérée ces dernières années. Sous l’impulsion d’une association de riverains, d’élus locaux, à commencer par les conseillers régionaux de Basse-Normandie, de RFF, le matériel roulant, les 22,8 km de la voie unique non électrifiée et même les points d’arrêt, datant du XIXe siècle, ont été modernisés, permettant à la SNCF d’envisager sereinement l’exploitation de la ligne. Prendre le train pour se rendre sur la Côte fleurie… c’est suivre les pas de Guillaume le Conquérant ou Marcel de Proust. Familier de Cabourg (dont il se servit comme modèle pour son Balbec dans À la recherche du temps perdu et où il allait soigner son asthme), l’écrivain prenait, en effet, le train Paris – Cabourg pour gagner son lieu de villégiature. Et le charme des derniers kilomètres ne devait pas le laisser indifférent. Entre mer et campagne vallonnée du pays d’Auge, la ligne offre des points de vue remarquables qui en font l’un des trains touristiques français les plus cotés. Pour relier Deauville à Cabourg en 30 min, les trains évoluent dans un cadre des plus bucoliques en traversant notamment le marais de Villers-Blonville. Puis, à la sortie de Houlgate, comme par enchantement, la ligne rejoint la mer, l’embouchure de la Dives (à l’endroit même ou, en 1066, les hommes du duc de Normandie s’élancèrent à l’assaut de l’Angleterre) puis le port de Divessur- Mer. Outre l’intérêt touristique, la ligne recèle un autre avantage.
Des bains, des Parisiens et des trains
À 200 km de la capitale, la Côte fleurie et son chapelet de stations balnéaires est depuis le second Empire une villégiature de choix pour les Parisiens, qui viennent encore aujourd’hui en nombre dans leurs résidences secondaires tout au long de l’année. Mais c’est Trouville-sur-Mer qui lança la mode des bains sur la Côte fleurie. Ce village de pêcheurs voit, en effet, affluer les peintres dès les années 1820… Son voisin, Deauville, connaîtra un développement fulgurant à partir de 1859 grâce au duc de Morny, frère utérin de Napoléon III. À Paris, le bouche à oreille fonctionne et la haute société de la capitale afflue en masse. Cela explique l’arrivée précoce du chemin de fer en 1863. Les autres villes de la côte souhaitent également profiter d’une desserte équivalente afin de développer les activités de loisirs. Mais la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest s’y refuse, arguant que le trafic voyageurs, significatif uniquement pendant la haute saison ne saurait motiver le déblocage des fonds nécessaires. Pourtant, après de multiples péripéties, la ligne est déclarée d’intérêt public en 1879.

Paris : un nouveau concept hôtelier intégré à la gare de l’Est
Le 22 décembre, la SNCF accompagnée de Spie Batignolles, a signé un accord de mise à disposition d’une emprise foncière, permettant la construction d’un hôtel 4* du groupe hôtelier Okko.A l’horizon 2019, un hôtel au niveau des quais, comptant 170 chambres et un toit-terrasse de 3.000 m2 abritant un jardin public de la ville de Paris devrait ouvrir en gare de Paris-Est.Les travaux devraient débuter dès 2016.Trois hôtels ont ouverts en 2014 (Nantes, Grenoble et Lyon), trois autres sont en construction (Cannes, Bayonne et Rueil-Malmaison) pour un objectif de 50 ouvertures en 10 ans.Rome augmente la taxe de séjour pour soutenir ses transports urbains
Depuis le 1er septembre, la municipalité de Rome a augmenté la taxe de séjour sur les hébergements en campings (2 euros) et dans les hôtels (7 euros par exemple pour les 5 étoiles) dévoile le quotidien Le Figaro du 3 septembre. En France, un projet de loi avait été discuté avant l’été, mais finalement rejeté par le Parlement. Parmi les détracteurs, les organisations professionnelles de l’hôtellerie, mais aussi le secrétariat d’Etat au tourisme et son ministère de tutelle les affaires étrangères, qui craignaient des effets négatifs sur la venue des touristes à Paris et France.L’objectif du projet français était de financer les transports publics. C’est aussi le but à Rome, où la municipalité souhaiterait, explique Le Figaro, renflouer les caisses des transports urbains, largement déficitaires. Sur son site, la Ville explique que cette nouvelle taxe de séjour serait utilisée « en partie pour les dépenses pour le mobilier urbain, le décor et la promotion du tourisme ».La Journée du transport public sur le thème des loisirs prévue un samedi
La 8e Journée de transport public aura cette année pour thème, les déplacements loisirs, et se déroulera le 20 septembre. Les loisirs motivent plus de la moitié des déplacements des Français mais la voiture reste le principal mode de déplacement. Cette journée se déroulera un samedi – au lieu de l’habituel mercredi – un jour plus propice à la tenue d’événements qui pourront correspondre avec les Journées européennes du patrimoine, organisées en même temps.Un programme de rénovation pour la gare du Nord
En présentant le 19 juin les conclusions des assises du tourisme, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères a estimé qu’avec le « programme spécial de rénovation » pour la gare du Nord, dont les travaux sont prévus jusqu’en 2017, l’accueil des touristes sera nettement amélioré.
« La Gare du Nord, par laquelle arrivent de nombreux touristes étrangers et qui a déjà connu certaines améliorations, fera l’objet d’un programme spécial de rénovation, commençant en 2014 pour plusieurs zones de la gare« , a-t-il expliqué en présentant les conclusions des Assises du tourisme lancés depuis la mi-novembre. « Une réorganisation de la circulation autour de la gare du Nord est à l’étude par la Ville de Paris. La gare du Nord est la première gare d’Europe, elle doit pouvoir soutenir la comparaison avec Saint-Pancras à Londres… il y a quelques progrès à opérer – comme on dit au Quai d’Orsay, il y a encore +des marges de progression+« , a ajouté le ministre.