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Catégorie : Grande vitesse
L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.

TGV M : après les essais, place aux premières marches de pré-exploitation.
La campagne d’essais des TGV M s’est achevée en août 2025. Place désormais aux marches de pré-exploitation qui ont commencé le 24 novembre. Ces premières marches s’effectueront avec la rame inOui n° 1008 qui est la première à avoir été réceptionnée par SNCF Voyageurs. Cette rame de série possède les derniers ajustements de décoration : l’ellipse noire sur le nez est redessinée en partie haute, le contour des portes l’accès voyageurs est accentué en termes de contraste conformément aux normes d’accessibilité et l’ensemble des logos SNCF Voyageurs TGV inOui sont apposés. En photo, le 1er décembre 2025, la rame 1008 est saisie à Melun alors qu’elle se dirige vers Besançon par la ligne classique.

TGV Ouigo La flotte s’agrandit et se modernise
13 ans après le lancement du TGV à bas coûts Ouigo, l’heure est venue de le moderniser. Un programme de rénovation dénommé « Tango » a été lancé et la flotte va s’agrandir avec 12 TGV inOui transformés en Ouigo. De nouvelles destinations sont également prévues.
L’opération lifting du TGV Ouigo se concrétise. Depuis janvier, un ancien TGV inOui, qui avait déjà roulé 18 ans, a pris la bannière Ouigo après révision et modernisation, pour s’élancer vers le sud de la France. C’est le premier des 12 TGV qui doivent ainsi basculer, d’ici à 2027, du parc inOui pour celui des Ouigo. À ce moment-là, le nombre de rames Ouigo passera de 38 à 50. Et deux ans plus tard environ, toutes les rames devront avoir été rénovées, en grande partie dans l’atelier de Bischheim mais aussi dans celui d’Hellemmes.
Le design des TGV Ouigo est en effet en train d’être remis au goût du jour, selon Jérôme Laffon, le directeur général Ouigo. « La version actuelle était assez flashy, on a modernisé l’intérieur, on a gardé du rose mais en un peu moins percutant », souligne-t-il.
Le nombre de sièges augmente
Un espace « relax » a été créé au milieu de la rame pour permettre aux voyageurs de se retrouver ou de se dégourdir les jambes. Deux emplacements PMR (personnes à mobilité réduite) équipent chaque rame. Des prises individuelles de 220 V ou USB sont installées et huit crochets à vélo sont à disposition. Autre nouveauté pratique, les portes d’accès aux voitures sur les plateformes, qui ont une fâcheuse tendance à se refermer automatiquement au bout de 15 s sur les voyageurs ou leurs bagages, resteront ouvertes 4 min pour permettre un passage plus fluide. « Nous nous sommes inspirés de ce que nous disaient nos clients », résume Jérôme Laffon. « L’approche écologique est aussi importante : nous faisons du recyclage avec les rames, nous avons mis en

Alstom se réorganise pour accélérer la production de ses trains à grande vitesse
Pointé pour ses retards récurrents dans la livraison des trains, Alstom se réorganise et s’apprête à investir plus de 150 millions d’euros pour augmenter la capacité de production de ses sites en France. En particulier pour faire face à la demande sur le segment de la grande vitesse ferroviaire (avec son train Avelia Horizon) et surtout répondre aux impatiences de ses clients. La SNCF attend ainsi depuis 2023 les premières des 115 rames du TGV M qu’elle a commandées et qui sont désormais espérées pour début 2026. Alstom a aussi vendu des exemplaires de son train aux États-Unis ainsi que 12 rames à l’opérateur privé Proxima. Tout récemment, le Maroc a confirmé une commande de 18 rames.
Le constructeur français, qui ne dispose que d’une seule ligne de La rame 1005 du TGV M vue à Belfort. production et d’assemblage pour le TGV M, a annoncé début avril qu’il allait mettre en place une nouvelle ligne d’assemblage pour les trains à grande vitesse sur le site de Valenciennes-Petite-Forêt, jusqu’alors spécialisé dans la conception et la réalisation de métros, trams-trains, RER et trains 30 millions d’euros.
Les lignes de chaudronnerie et d’assemblage pour les trains Avelia doivent aussi être doublées sur le site de La Rochelle. Par ailleurs, à Belfort, un nouveau bâtiment sera construit, dédié aux activités de préparation à la mise en service commercial des trains à très grande vitesse. D’une lon- gueur de 250 m, il pourra accueillir une rame Avelia Horizon complète. « Des investissements sont également prévus sur les sites fabriquant des composants pour les trains à très grande vitesse Avelia, comme Petit-Quevilly, Ornans, Tarbes et Le Creusot, notamment en ce qui concerne la robotisation et les tech- niques de soudage avancées », indique le groupe dans un commu- niqué, en précisant investir « égale- ment dans sa chaîne d’approvision- nement afin d’aider ses fournisseurs à accompagner le groupe dans cette montée en puissance ».
L’objectif est de passer d’une douzaine de rames produites l’an prochain à un doublement à moyen terme. 1 000 personnes doivent être embauchées dès cette année.

À la découverte des aménagements du TGV M
SNCF Voyageurs et Alstom ont dévoilé le 11 mars les aménagements intérieurs du nouveau TGV M. Entre classicisme et innovations, cette cinquième génération de TGV va accompagner la croissance du trafic et se confronter à la concurrence. Visitons-le ensemble en avant-première, en attendant 2026 pour voyager à bord.
Paris-Lyon, voie 5. La rame 1007 stationne aux côtés d’autres TGV Duplex. Elle va accueillir ses premiers visiteurs. Cette rame comporte neuf voitures à deux niveaux encadrées par les motrices 22013 et 22014. Avec ses 423 t, elle mesure 202,24 m comme la grande majorité des rames du parc TGV. Finie la livrée Carmillon, la livrée de ce nouveau TGV est blanche avec une vague grise qui serpente le long de la caisse. La face avant est noire en forme d’ellipse englobant le parebrise central de la cabine jusqu’aux phares et la partie supérieure des trappes d’attelage. Sur les faces latérales, la seule touche de couleur est le rouge dit Frenchberry des portes d’accès et des logos TGV inOui et SNCF Voyageurs.
Pour Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, le TGV M va être la référence de la grande vitesse. Cet investissement de 4,5 milliards d’euros est réalisé sur fonds propres grâce aux bénéfices de l’entreprise. Lancé en 2016, ce projet a fait l’objet d’une coconstruction originale avec Alstom, avec le soutien de l’État via l’Ademe et le Secrétariat général pour l’Investissement.
Les ingénieurs et techniciens des deux entreprises ont partagé un plateau commun, un cadre inédit. Pour Henri Poupard-Lafarge, PDG d’Alstom, le TGV M, issu de la gamme Avelia, est doté de performances suffisamment uniques pour en faire le plus moderne aujourd’hui dans le monde. Les innovations industrielles ont mis à contribution 11 sites de l’industriel en France.
Un investissement de 50 millions d’euros a été consacré aux ateliers principaux pour automatiser les lignes de production et augmenter la capacité de production. Un nouveau bâtiment va être construit à Belfort. Long de 250 m, il pourra accueillir une rame entière et participer aux essais avant la mise en service. Rappelons qu’Alstom doit aussi construire les 12 rames Avelia commandées par Proxima.
Pour Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports, le TGV M est une prouesse industrielle et un succès du « made en France » qui doivent servir à améliorer la qualité du service.

Concurrence, la nouvelle donne
Le paysage ferroviaire français se modifie avec l’arrivée très concrète de la concurrence. Aussi bien dans l’Open Access (TGV) que dans les services subventionnés (Transilien, TER, Intercités). Le Sénat a organisé, mi-janvier, une table ronde sur ce thème pour faire le point et mettre en exergue les difficultés.
La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable a réuni des sénateurs et les représentants de SNCF Voyageurs, Trenitalia, Transdev et Renfe pour parler de la concurrence. Le principe européen de l’ouverture à la concurrence date de juin 2018 avec une transposition en droit français débouchant sur un nouveau pacte ferroviaire.
Depuis décembre 2019, l’appel d’offres est possible pour les services conventionnés. La première réalisation est Transdev en région Provence-Alpes-Côte d’Azur avec le démarrage de la nouvelle exploitation en juin prochain. Depuis décembre 2020, la concurrence arrive sur les liaisons à grande vitesse, concrètement avec Trenitalia et Renfe. Depuis décembre 2023, il y a obligation de mettre les services en appel d’offres dans un délai de 10 ans, soit au maximum jusqu’en décembre 2033.
Selon les sénateurs, la concurrence aurait trois vertus : la baisse des coûts de l’opérateur pour protéger sa rentabilité, l’augmentation de la qualité de service et de l’offre, la qualité du réseau. Souligné par Trenitalia, l’un des freins est le niveau des péages pour emprunter le réseau. De l’ordre de 18 euros du kilomètre en France contre 3 euros en Italie. SNCF Voyageurs précise qu’il s’agit d’une politique publique et que le péage représente jusqu’à 40 % du prix d’un billet TGV. Renfe rappelle qu’en Espagne, le péage couvre l’utilisation et l’entretien courant, mais pas l’investissement.
Les sénateurs pointent le mauvais état du réseau, l’insuffisance du contrat de performance, le manque de ressources financières et la lenteur de la modernisation. L’âge moyen du réseau français est de 30 ans contre 17 ans en moyenne en Europe. Depuis la réforme de 2018, l’effort de la modernisation du réseau est passé de 1 à 3 milliards d’euros par an. Pour ralentir le vieillissement et même diminuer cet âge moyen, il faudrait 4,5 milliards d’euros, selon Jean-Pierre Farandou. La SNCF est prête à mettre 500 millions d’euros. L’État propriétaire doit trouver le reste. Sinon, le vieillissement va se poursuivre. La qualité de demain est l’investissement d’aujourd’hui.
SNCF Voyageurs a souligné pour TGV la desserte des territoires, pointant du doigt l’existence actuelle de dessertes non rentables (un tiers), de dessertes équilibrées (un tiers) et de dessertes rentables (un tiers). Et de citer par exemple que la desserte de Montchanin – Le Creusot n’est assurée que par TGV, or le service commercial TGV se réalise sans subventions. Le voyageur couvre 100 % des frais. Une péréquation se réalise entre les différents types de dessertes. Selon SNCF Voyageurs, la bonne rentabilité de certaines lignes lui permettra toujours d’assurer l’aménagement du territoire, y compris sur des lignes

Trenitalia voit double
Chose promise… Comme annoncé, depuis le 14 février 2025, Trenitalia met en circulation des trains en UM de rames Frecciarossa. Ce jour-là, cinq trains (deux Paris – Lyon et trois Lyon – Paris) ont circulé en composition double. C’est une première pour ce type de train. Cela fait suite à la progression de 40 % du nombre de voyageurs entre 2023 et 2024 sur cet axe. Cette possibilité technique sera utilisée en fonction des besoins commerciaux. Il n’y a pas de roulement spécifique.

Kevin Speed, la grande vitesse à haute densité
Dans le cadre de l’ouverture du marché, plusieurs opérateurs souhaitent opérer des liaisons à grande vitesse en service librement organisé. Kevin Speed est l’un d’entre eux. Faisons connaissance.
Dans le cadre de l’ouverture du marché voyageurs en France, plusieurs opérateurs ont manifesté leur intention de circuler en service librement organisé face aux liaisons grande vitesse de SNCF Voyageurs. Kevin Speed est l’un d’entre eux. Créé en février 2022, Kevin Speed a pour ambition d’apporter un service différent et complémentaire à ce qui existe, explique Laurent Fourtune (1), l’un des quatre associés fondateurs de l’entreprise. L’objectif de l’entreprise est de proposer un service à grande vitesse fréquent, desservant toutes les gares, et destiné à une clientèle de pendulaires se rendant à leur travail. Les destinations loisirs ne sont pas dans sa cible, détaille Laurent Fourtune. Si le concept n’existe pas en France selon lui, des références existent dans le monde, en particulier avec les Shinkansen Hikari (Japon), les Javelin en Angleterre (opérés par Keolis au moyen des automotrices Class 395 d’Hitachi Rail) ou encore les liaisons Avant en Espagne. De plus, la grande majorité des voyageurs des ICE en Allemagne effectuent un trajet d’environ 40 min d’après Laurent Fourtune.
Les lignes Ilisto
Kevin Speed ambitionne de lancer trois lignes dupliquant ce concept, sous la marque commerciale Ilisto : Paris – Lyon, Paris – Lille et Paris – Strasbourg. Les trois lignes desserviraient systématiquement les gares situées sur LGV. La carte cidessous présente ces trois lignes. Pour l’obtention des sillons, l’opérateur a signé un accord-cadre de capacité avec le gestionnaire d’infrastructure SNCF Réseau en avril 2024. À noter que Laurent Fourtune déclare que les relations avec SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions se passent très bien, même si de nombreux sujets, pour certains nouveaux, se présentent à tous. Les cheminots de ces deux acteurs sont ouverts et souhaitent développer le ferroviaire, se félicite-t-il.

Les nouveautés de Trenitalia en France
Depuis le 15 décembre 2024, les rames rouges Frecciarossa de Trenitalia reviennent en Savoie. Jusqu’au 30 mars 2025, la société va prolonger chaque week-end un AR Paris – Lyon jusqu’à Saint- Jean-de-Maurienne en desservant Chambéry. Départ de Paris-Lyon à 7 h 30, arrivée à Saint-Jean-de- Maurienne à 11 h 26 pour un retour entre 18 h 36 et 22 h 35. À noter que les ventes vers la Savoie sont aussi ouvertes à partir de Lyon-Part- Dieu, site où Trenitalia vient d’ouvrir une nouvelle boutique. Auparavant, Trenitalia opérait cinq AR quotidiens entre Paris et Lyon. La clientèle est composée de voyages professionnels à 45 %. Fin 2024, Trenitalia disposait de neuf rames au lieu de cinq, soit 40 % de capacité supplémentaire. L’objectif est de renforcer l’offre existante (par exemple avec des trains en rame double) et d’ouvrir de nouvelles lignes. En 2025, Trenitalia espère une desserte Paris – Genève, un accès à Marseille depuis Paris et bien évidemment le retour du Paris – Milan par la Maurienne. Au-delà, il y a des réflexions vers Bruxelles, Amsterdam et Londres depuis Paris-Nord, Barcelone et Milan (depuis Marseille). L’activité étant encore déficitaire, Trenitalia a besoin d’étoffer son offre pour augmenter le nombre de voyageurs et donc les recettes. D’autant que le tarif différencié accordé par SNCF Réseau pour le prix des péages aux nouveaux opérateurs doit disparaître en 2025.

Le parc TGV se transforme
Pour l’activité SNCF Voyageurs, l’année 2024 marque le début d’une grande période de transformation du parc des rames TGV, principalement pour les dessertes nationales.
Le premier dossier comprend la recomposition des rames d’origine POS et Réseau/Duplex… qui étaient elles-mêmes des rames recomposées. En effet, en 2006-2008, pour l’ouverture de la LGV Est-européenne, la SNCF a besoin de rames aptes à l’Alle- magne et commande 38 rames Duplex. Cependant, le trafic attendu ne nécessite pas des rames à deux niveaux alors que le développement du trafic national en a bien besoin. D’où la naissance de 19 rames POS (4401 à 4419) pour l’international avec des motrices neuves tricourant et des tronçons à un niveau issus de 19 rames existantes type Réseau bicourant ou tricourant. Et de 19 rames nationales Réseau/ Duplex (601 à 619) avec des motrices Réseau existantes et des tronçons neufs à deux niveaux. Fin 2023 débute le retour aux compositions de base : les motrices POS récupèrent les tronçons à

Des sièges d’avions pour le ferroviaire
La société Expliseat qui développe des sièges allégés pour l’aéronautique a annoncé travailler avec la SNCF en Recherche et Développement pour de nouveaux sièges ferroviaires. Pour réduire le poids à l’essieu à bord de ses TGV, la société nationale souhaite utiliser de nouveaux équipements plus légers lui permettant notamment d’ajouter des sièges supplémentaires. C’est précisément l’activité de la société française Expliseat qui a réussi à s’imposer sur le marché du siège d’avion en devenant l’un des quatre grands du secteur. Avec l’utilisation de fibre de carbone et de titane, Expliseat est parvenu à réduire le poids de 30 %, générant d’importantes économies. Le modèle mis au point pour le ferroviaire a été présenté en exclusivité à InnoTrans et pourrait permettre d’économiser 7 t par rame.