Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Grande vitesse
L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.
Chine : préférence marquée pour les technologies allemandes et japonaises
La voie Wuhan – Guangzhou est posée sur dalle en béton, technologie privilégiée par les Japonais et les Allemands pour la grande vitesse. Le MOR a une préférence marquée pour les solutions adoptées par ces deux pays : voie sur dalle, motorisation répartie, lignes dédiées, rames non articulées. Les Chinois sont d’autant plus sensibles à ces solutions que les Japonais ont formé un millier d’ingénieurs ferroviaires de haut niveau, et les Allemands deux cents, dont Liu Zhijun, ministre des Chemins de fer depuis 2003.
Les prochaines lignes dans lempire du Milieu
Les Chinois ont aujourd’hui environ 5 000 km de lignes nouvelles, dont plus de 1 000 parcourues à plus de 300 km/h : 130 km de Pékin à Tianjin depuis les JO de 2008, et maintenant 922 km de Wuhan à Guangzhou. Cette année, ce sont les lignes Fuzhou – Xiamen, Zhengzhou – Xi’an et Guangzhou – Shenzhen qui doivent ouvrir. Ningbo – Hangzhou et Hangzhou – Shanghaï ouvriraient à la fin de l’année ou au début 2011. Les Chinois veulent disposer en tout d’un réseau de 12 000 km de lignes nouvelles. Rappelons qu’en tout les Chinois détiennent, construisent ou ont commandé 840 rames à grande vitesse. C’est vrai, toutes ne font pas du 300 km/h. Mais les premières commandes ont à peine plus de cinq ans, et on devrait bientôt atteindre le double du parc français, constitué en une trentaine d’années.
Les Chinois accélèrent dans la dernière ligne droite sur la LGV Médine – La Mecque
Ce sera finalement fin février, à la fois pour la remise des offres techniques et financières.?Ce report in extremis est un des signes qu’il se passe quelque chose…?Sur les cinq consortiums en piste, on attendait une bagarre entre Allemands, Français et Chinois, en accordant moins de chance aux Coréens et aux Espagnols. Mais, selon une rumeur insistante, circulant dans les milieux professionnels français, non confirmée par Siemens, le constructeur allemand, pourtant l’un des favoris, aurait renoncé à la grande vitesse en Arabie saoudite. Selon la même rumeur, Siemens comptait rester présent sur la signalisation, la DB étant, elle, plus modestement présente, en conseil, auprès des chemins de fer turcs, candidats à l’exploitation. Le dossier saoudien ne peut se comprendre qu’en tenant compte des luttes d’influence entre familles au sein du royaume. Les positions des groupes (ou familles) Al Rajhi et Bin Laden sont déterminantes. Alstom et la SNCF sont dans le même consortium que la banque Al Rajhi, qui a déjà remporté un premier appel d’offres, pour le génie civil. Mais le groupe Bin Laden, jusqu’à présent allié avec les Allemands, aurait décidé de faire cause commune avec les Chinois de CSR (construction ferroviaire) et de CRCC (groupe de génie civil déjà responsable de la construction du métro de La Mecque). L’accord aurait été scellé avant Noël 2009, lors d’une visite en Chine des dirigeants de Bin Laden. Pourquoi les Allemands auraient-ils été évincés ? On évoque à demi-mot des exigences politico-financières difficiles à satisfaire, dans un dossier comme toujours à tiroirs. Mais il n’est pas impossible que Siemens, si la rumeur se confirme, sorte du jeu pour des raisons techniques : car la mise au point et l’exploitation d’une LGV?dans le désert, totalement inédites, s’annoncent périlleuses pour celui qui la décrochera… La grande surprise, c’est que les Chinois pourraient l’emporter, alors que le royaume les avait d’abord fait venir pour casser les prix. Tout comme Mitsubishi, sans la moindre expérience dans le domaine, l’avait emporté face à Alstom et Siemens dans le contrat du métro automatique de Dubaï. Les français, Alstom et la SNCF, ne sont pas sortis du jeu. Les deux partenaires sont agacés par les hasards du calendrier, qui mettent en pleine lumière les prouesses de Guangzhou – Wuhan. Mais, pour s’en tenir au seul dossier technique, ils comptent, face à des novices, sur une expérience de trente ans dans la grande vitesse.
François DUMONT
Manifestation en Italie contre le Lyon – Turin
Un millier de manifestants ont défilé le 9 janvier dans le Val-de-Suse (nord de l’Italie) pour protester contre la construction prévue de la ligne TGV et du tunnel ferroviaire Lyon – Turin. Ils ont construit une baraque en tôle sur les lieux du futur chantier, où les premiers travaux préparatoires doivent débuter ces jours-ci, dans le but de l’occuper en permanence et d’empêcher ainsi les travaux. La France et l’Italie ont signé en 2001 un accord pour la construction d’un nouveau tunnel sous le mont Cenis afin de relier Lyon à Turin par le TGV. L’ouvrage principal prévu est un double tube de plus de 52 km de long, dont 12 km en territoire italien. La liaison TGV Lyon – Turin, dont le coût total est estimé à 12,5 milliards d’euros, en partie financés par l’Union européenne, ne sera pas achevée avant 2020. Depuis plusieurs années, le projet suscite de fortes oppositions en Italie en raison de son impact sur l’environnement. La population du Val-de-Suse s’était déjà opposée par la force, en décembre 2005, à l’ouverture du chantier de percement du tunnel.
Des fouilles archéologiques sur le tracé des nouvelles LGV
RFF et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont signé début décembre une convention pour réaliser les diagnostics archéologiques sur le tracé des futures LGV. L’accord prévoit que le propriétaire des infrastructures ferroviaires mette à disposition de l’Inrap 5 000 ha en 2010 et 2011, tandis que l’institut s’engage à déployer les moyens humains et techniques nécessaires. Un mode opératoire commun à l’ensemble des projets est en outre instauré. Lignes concernées : SEA (Tours – Bordeaux), Bretagne – Pays de la Loire (Le Mans – Rennes) et le contournement de Nîmes et de Montpellier. RFF et l’Inrap collaborent déjà depuis plus de dix ans. Après les fouilles de la LGV Méditerranée, la LGV Est est le plus grand chantier mené de concert de 2000 à 2004. Une exposition “Cent mille ans sous les rails” (à l’Arsenal de Soissons) présente d’ailleurs les résultats de ces fouilles.
Wuhan – Guangzhou : 922 km de plus pour le réseau chinois
Le 26 décembre, la Chine a inauguré une LGV longue de 922 km, de Wuhan, dans le centre du pays, à Guangzhou, au sud. Les meilleurs trains, dérivés du Velaro de Siemens, relient les deux gares en 2 heures 58 minutes, soit à une moyenne de 313 km/h. La meilleure performance mondiale en service commercial était jusqu’à présent détenue par le TGV, avec 272 km/h entre les gares Champagne TGV et Lorraine TGV, distantes de 168 km.
Une réponse dici à fin mars sur High Speed Two
Le rapport sur l’extension de la grande vitesse dans le nord de l’Angleterre et l’Ecosse, rédigé par le groupe de réflexion High Speed Two (HS2), a été remis fin décembre au gouvernement britannique, qui décidera d’ici fin mars de la suite à donner. Au cas où il l’accepte, le gouvernement le publiera en même temps qu’un livre blanc. Le tout sera suivi de l’ouverture d’une consultation publique à l’automne 2010. Selon l’AFP, le projet pourrait coûter quelque 60 milliards de livres (66 milliards d’euros) et viserait à transporter jusqu’à 20 000 personnes. Le tracé partirait d’une nouvelle gare londonienne. Les travaux pourraient commencer d’ici à 2017, et la ligne entrer en service en 2025.
Les spoliés de la grande vitesse sorganisent
A quoi sert la grande vitesse ? C’est la question centrale que posent les régions européennes qui viennent de se rassembler au sein d’un nouveau réseau présent à Bruxelles. Le Nord-Pas-de-Calais, le Kent et la région de Breda, aux Pays-Bas, ont fondé le RER GV, le Réseau européen des régions de la grande vitesse, avec l’objectif d’être rejoints par d’autres comme la Flandre ou la Wallonie. Les fondateurs de cette association ne le dissimulent pas, leur objectif, c’est « sus à la SNCF ». La mise en place de la grande vitesse entre Paris, Londres, Amsterdam et Cologne les mobilise car ils se perçoivent comme les grands perdants. Les trains ne s’arrêtent plus, ou alors de moins en moins, dans les gares d’Ashford, de Lille et surtout de Calais-Frethun. « Un nouveau système nerveux est en train de s’édifier en Europe, il faut qu’il irrigue les territoires. Nous n’avons pas vocation à regarder passer les TGV », s’agace Michel Delebarre, le député-maire de Dunkerque. « Avec sa mauvaise foi souriante, Guillaume Pepy refuse que l’Eurostar qui va à Amsterdam s’arrête à Calais. Nous sommes prêts à financer des arrêts supplémentaires, mais le patron de la SNCF n’accepte pas », renchérit le président de la région Nord-Pas-de-Calais, Daniel Percheron. Dans sa déclaration de principe, le nouveau réseau affirme vouloir « s’assurer que les régions et les villes traversées par la grande vitesse aient accès aux services internationaux. Les services à grande vitesse doivent s’adapter et desservir la population la plus large possible ». Pour la SNCF, la grande vitesse doit concurrencer l’avion sur les trajets d’une durée inférieure à quatre heures. Par conséquent, chaque minute compte. Pour rentabiliser les trains, mieux vaut aller sans s’arrêter le plus vite possible d’une capitale à l’autre. Or, pour les artisans de RER GV, « il ne faut pas courir après l’avion, il faut s’occuper des territoires et des citoyens. Les infrastructures existent dans les gares intermédiaires, encore faut-il que les trains s’arrêtent ». Lille, qui, comme Breda ou Ashford, a investi dans une gare susceptible d’accueillir les TGV, ne veut pas se laisser faire. « Il y a plus de quinze ans, nous nous sommes battus pour que le TGV rentre dans Lille, signifiant une nouvelle naissance et de nouvelles ambitions, rappelle Daniel Percheron. Cette fois-ci encore, voilà l’enjeu. Nous savons que le TGV est un outil d’aménagement du territoire et de développement économique incomparable. » Au cours d’un minicolloque auquel assistaient plusieurs députés européens de la commission Transports, les représentants des différentes régions ont rappelé les investissements auxquels ils avaient consenti pour accueillir la grande vitesse. Pour mettre la pression sur la SNCF, ils envisagent de se tourner vers d’autres opérateurs ferroviaires, alors que la concurrence est désormais ouverte pour le trafic international de passagers, voire de créer leur propre opérateur eurorégional. « Nous pensons qu’il y a un potentiel dans les hinterlands, plaide Alex King, le vice-président du comté du Kent. En ces temps de crise économique, il ne faut laisser passer aucune opportunité. » La grande vitesse doit-elle concurrencer l’avion ou doit-elle permettre de remplir une nouvelle mission de service public en rapprochant les territoires et les régions d’Europe ? « C’est un vrai débat qu’il faut mener, reconnaît un spécialiste de la grande vitesse. De lui dépend le financement des infrastructures : les collectivités locales n’y contribueront que si elles en voient les retombées, mais d’un autre côté l’arrêt dans les gares intermédiaires peut remettre en cause la srentabilité du TGV. » Pour Michel Delebarre, la question est vite tranchée. « Si on continue comme ça, la grande vitesse risque d’être réservée à une clientèle affaires aisée qui fait la comparaison avec l’avion, plaide l’ancien président du Comité des régions. Il ne faut pas que le TGV devienne un produit phare qui laisse la population indifférente. »
Isabelle ORY
LGV : offres remises pour Tours – Bordeaux et Le Mans – Rennes
Les candidats à la construction des LGV Tours – Bordeaux et Le Mans – Rennes, qui prolongent le TGV A, ont remis leurs offres mi-décembre. Des groupements menés par Bouygues, Eiffage et Vinci sont en lice. RFF entend choisir le concessionnaire de Tours – Bordeaux d’ici à fin mars 2010 et signer le contrat à l’été. Pour Le Mans – Rennes, la signature est attendue d’ici fin 2010.
Eurostar : quatre jours de galère sous la Manche
VENDREDI 18 DÉCEMBRE
20h53. Alors qu’une grosse tempête de neige sévit du côté de Calais, l’Eurostar 9157 en direction de Londres s’arrête suite à un problème de traction dans l’intervalle 1 (le dernier tiers vers l’Angleterre).
21h25. Le conducteur prévient Eurotunnel. Une demande de secours est aussitôt transmise au gestionnaire des infrastructures. L’unité de secours de deux locomotives diesels Krupp d’Eurotunnel (en astreinte côté anglais) intervient. L’intervalle 1 étant bloqué par le train Eurostar, Eurotunnel passe en mode d’exploitation par batteries, en alternant le sens de circulation dans l’intervalle 2 (le premier en partant d’Angleterre). Une première batterie de rames Eurostar et de navettes Eurotunnel gagne la France, tandis que 4 autres Eurostar attendent dans le froid côté français, ainsi qu’une navette camions, et les locomotives Krupp normalement basées côté français. C’est dans cette batterie venue de France que la suite de défaillances va se produire.
Vers 22h. Les Krupp sont attelées au 9157 et tractent la rame vers la sortie anglaise.
22h25. Le 9157 sort du tunnel. À partir de 23 h, les Krupp, qui sont certifiées sur la ligne nouvelle HS1, remorquent le 9157 jusqu’à Londres. La panne occasionnera 3 heures de retard.
22h35. Le premier Eurostar de la batterie, le 9053, s’arrête à son tour, dans l’intervalle 3 (le deuxième vers l’Angleterre).
22h38. L’Eurostar 9057, qui suit le 9053 dans l’intervalle 3, se retrouve bloqué. Derrière eux, les 9055 et 9059 sont encore dans l’intervalle 5 (le premier en quittant la France) et sont alors envoyés sur l’intervalle 4 (normalement, le deuxième vers la France) pour contourner l’intervalle 3.
22h50. Le 9055 tombe à son tour en panne au niveau du « cross-over » anglais, aux deux tiers du parcours, alors que la navette camions, elle, se tire d’affaire. Les Eurostar 9057 et 9059, encore en état de fonctionner, sont respectivement bloqués dans les intervalles 3 et 4. Le blocage de ces intervalles interdit tout passage de trains. Les navettes régulières Eurotunnel sont suspendues (1 000 véhicules se retrouveront bloqués en Angleterre, contre 500 en France) et les deux derniers Eurostar pour Londres (un de Paris et un de Bruxelles) ne dépassent pas Calais-Frethun. Certains passagers (au total, ils sont quelque 2 000) vont rester bloqués jusqu’à 15 heures dans le tunnel, sans eau, ni nourriture… ni même explications. Entre-temps, les pantographes de 9053 ont chuté : ce dernier ne peut plus compter que sur ses batteries. Une navette voyageurs part pour l’intervalle 1 et évacue 700 personnes, qui doivent emprunter un escalier à cause du « cross-over » et effectuer 500 m de marche. Contrairement aux règles d’évacuation, les voyageurs prennent leurs bagages.
SAMEDI 19 DÉCEMBRE
0h40. Le 9057 est refoulé jusqu’à l’intervalle 6 (côté France) et dix minutes plus tard il tombe en panne, non loin du « cross-over » français.
Vers 1h. Les voyageurs du 9057 ont ouvert des portes et commencent à gagner le tunnel de service. Une deuxième navette quitte la France pour récupérer les 664 voyageurs de ce train. L’exploitant aura donc organisé « le transfert de 1 364 passagers d’Eurostar vers les propres navettes d’Eurotunnel, puis leur acheminement vers le terminal de Folkestone (Kent, Grande-Bretagne), d’où ils ont finalement pu reprendre leur voyage vers leur destination, Londres », indique un communiqué. Là, une pagaille immense les attend car des milliers de personnes attendent aussi de pouvoir embarquer sur des navettes Eurotunnel.
1h45. Le 9059, sur lequel on comptait pour pousser le 9055, donne des signes de faiblesse et tombe en panne à son tour. Maintenant, quatre rames Eurostar sont sans moteur dans le Tunnel, situation totalement inédite.
3h45. Les locomotives Eurotunnel poussent le 9059 et le 9055 vers l’Angleterre avec une loco Krupp.
5h30 – 5h40. Remise en service partielle du Tunnel aux navettes Eurotunnel.
7h05. Prise en remorque du 9057, dont le nez est gelé. Près de deux heures sont nécessaires pour accéder à son attelage et le conduire en Grande-Bretagne.
Dans la matinée. 2 600 clients sont passés en Angleterre. Des rames sont envoyées de Londres à la sortie du Tunnel pour effectuer la dernière étape.
Dans la journée. Eurostar espère reprendre le service. Deux trains quittent Paris et tentent de gagner Londres. Comme les rames de la nuit précédente, la première tombe en panne à la sortie du tunnel. Prise en remorque, elle arrive à Saint-Pancras à 1h05 du matin, avec 1h35 de retard. Le second train est arrêté avant de s’engager sous la Manche et les voyageurs font demi-tour pour Roissy, officiellement parce que les ressources hôtelières y sont plus abondantes qu’autour de Paris-Nord.
DIMANCHE 20 DÉCEMBRE
Eurostar commence des tests pour comprendre la cause des pannes.
DANS LA NUIT DU 20 AU 21 DÉCEMBRE
Les files de centaines de camions qui avaient dû stationner le long de l’autoroute M20 à l’approche du Tunnel ont été résorbées après le retour à la normale du trafic des navettes.
LUNDI 21 DÉCEMBRE
Le matin, Eurostar conseille à ses clients de reporter leur voyage. La société ferme les réservations pour écluser le très important retard accumulé depuis trois jours. Alors que la pression monte sur Eurostar, le secrétaire d’État français aux Transports, Dominique Bussereau, annonce, de Pékin, une enquête sur l’interruption, « pas admissible » selon lui, du trafic des Eurostar entre Paris, Bruxelles et Londres depuis le 18 décembre.
Nicolas Sarkozy convoque Guillaume Pepy, qui a la double casquette de président de la SNCF et d’Eurostar. Il réclame une « reprise des trafics effective dès mardi » et la réunion en « urgence de la commission franco-britannique compétente dans le Tunnel ». Un dispositif d’information des voyageurs doit immédiatement être mis en place, indique l’Élysée qui précise que « ces instructions s’appliquent également à Eurotunnel ».
Le chef de l’État demande aussi au président de la SNCF « de lui rendre compte de la situation sur le réseau Transmanche et de lui présenter les mesures à même d’éviter que de tels incidents, inacceptables pour les voyageurs, puissent se reproduire ». Guillaume Pepy se rend ensuite, avec Jacques Gounon, le président d’Eurotunnel, chez Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Écologie, pour lui rendre des comptes. Juste avant, Eurostar a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête, confiée à un tandem d’experts indépendants, Christopher Garnett, ancien patron de la compagnie ferroviaire britannique régionale Great North Eastern Railway (GNER) et ancien directeur commercial d’Eurotunnel, et Claude Gressier, ingénieur des Ponts et Chaussées.MARDI 22 DÉCEMBRE
7h10. Un premier Eurostar quitte Paris-Nord pour Londres. C’est le début de la reprise. Elle se fait progressivement avec deux trains sur trois. La vitesse est limitée comme sur le reste des LGV touchées par les intempéries. Le même jour, la SNCF s’offre une pleine page d’information dans la presse française.
Le trafic devait redevenir normal le week-end du 26 au 27 décembre, ou au plus tard le 28. Au total, 40 000 personnes ont été affectées durant ces quatre jours.
Dossier réalisé par Patrick LAVAL et Marie-Hélène POINGT