Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Une locomotive diesel-électrique zéro émission, la V 212 Néo de TSO

    Une locomotive diesel-électrique zéro émission, la V 212 Néo de TSO

    TSO a modifié une locomotive V 211 pour la rendre « zéro émission », une première en France. Avec sa nouvelle motorisation, elle est l’outil idéal pour intervenir sur les chantiers en zones urbaines et souterraines.

    Ce sont des sœurs jumelles, avec, comme toujours dans ce cas, la difficulté de les distinguer avec précision. Les deux locomo­tives V 211 de TSO répondent par­faitement à cette description. À l’origine, elles sont allemandes, construites au début des années 60 pour la DB qui les utilise comme engins de remorquage sur des trains de voyageurs ou de mar­chandises. Mais leur motorisation plus puissante que les modèles des premières séries leur permet éga­lement d’être attelées en tête de trains de travaux. À l’heure de leur réforme une quarantaine d’années plus tard, c’est cette aptitude qui sera mise en avant pour permet­tre à certaines d’entre elles de connaître une seconde vie. Des opérateurs privés en Allemagne tout comme à l’étranger s’en portent acquéreurs pour les placer en tête des lourds trains de chan­tier. C’est ainsi que TSO intègre deux V 211 à son parc, remotori­sées et repeintes aux couleurs de l’entreprise ferroviaire. Elles sont remisées à Chelles quand elles ne sont pas en opérations. Ce matériel évolue sur de nombreux chantiers en Île­-de­France où une bonne partie du réseau se trouve en sou­ terrains, comme sur le RER C avec l’opération « Castor » ou encore sur la construction du prolongement du RER E. Jusqu’alors, les fumées d’échappement étaient filtrées par un wagon épurateur de gaz ajouté derrière la locomotive, une solu­tion un peu lourde. TSO a donc décidé de modifier une des deux V 211 pour la doter d’une nouvelle motorisation plus en rapport avec ses missions. En collaboration avec Eneriat CAT (filiale du groupe Monnoyeur), la locomotive, renu­mérotée V 212.039­7 (1), devient un engin bimode à traction diesel et électrique. Il y a d’abord un moteur thermique de 900 kW per­ mettant de tracter un lourd convoi de travaux jusqu’à 100 km/h pour se rendre sur une zone de chantier. Une fois sur place, deux moteurs électriques offrant une puissance combinée de 300 kW permettent des déplacements à faible allure sans rejets dans l’atmosphère. Une batterie embarquée de 210 kW permet d’effectuer une journée de travaux sans problème de recharge (qui s’effectue lors des marches en diesel).

    De nouveaux écrans sont apparus en cabine comme cet afficheur de traction électrique. (Photos 20 mai 2021) © Ph.-E. Attal
    De nouveaux écrans sont apparus en cabine comme cet afficheur de traction électrique. (Photos 20 mai 2021) © Ph.-E. Attal

     

    Sur le papier, l’idée paraît assez simple et on se demande pourquoi elle n’est pas mise en œuvre plus tôt. En réalité, il faut quatre années de recherches et 2 millions d’euros d’investissements pour parvenir à mettre au point cette motorisation bimode. Engagée à titre expérimental sur différents chantiers en 2019 et 2020, la V 212 donne pleinement satis­ faction. Cette phase de tests per­ met de retenir des innovations supplémentaires qui seront déve­loppées sur un second prototype. Jusqu’alors seuls de petits engins disposent d’un moteur électrique et c’est la première fois en France qu’une locomotive d’une telle puissance en est dotée. Mine de rien, c’est un vrai progrès puisque au­-delà de l’aspect environne­ mental, le niveau d’émission de gaz CO2, contrôlé en permanence dans les travaux en tunnels, oblige régulièrement à des arrêts du chantier pour améliorer la qua­ lité de l’air. Avec ce type d’engins appelés à se développer, ces contraintes disparaissent. Une bonne nouvelle pour des chantiers au calendrier toujours très contraint.

    (1) La renumérotation de la V 211 en V 212 tient tout simplement à sa taille. Après modification, la V 211 était un peu plus longue, devenant de fait une 212.

  • Dublin, un tramway tout en extensions

    Dublin, un tramway tout en extensions

    Dublin a reçu sa 81e rame, un Citadis 502. Le réseau de tramway Luas étoffe son parc, augmente la capacité de ses Citadis 402 par extension et prolonge l’une de ses deux lignes, la Green Line, pour répondre à une fréquentation en hausse.

    Le 5 février 2021, le réseau de tramway de Dublin, Luas (« la vitesse » en gaélique), a reçu sa 81e et dernière rame. La rame 5041 avait quitté quelques jours auparavant l’usine Alstom d’Aytré (Charente-Maritime).

    Cette rame fait partie d’un lot de huit Citadis 502 (55 m) commandés auprès d’Alstom dans le cadre de l’augmentation de la capacité de la Green Line et livrés à partir de juin 2020.

    Ces huit rames viennent s’ajouter aux sept Citadis 502 livrés en 2017, dans le cadre du projet « Luas Cross City » (1).

    En parallèle, le programme d’extension des 26 Citadis 402 (transformation en Citadis 502), commencé en octobre 2019 avec la rame 5021, s’est achevé avec la mise en service de la dernière rame modifiée, la 5026, en mars dernier. Cette opération, assurée par Alstom avec le soutien des équipes de l’exploitant, porte entre autres sur le désaccouplement de la rame pour permettre l’ajout d’une nacelle motorisée et d’une caisse suspendue, la reprise du tarage des ressorts de suspensions secondaires, les reprises de câblage, le remplacement de la batterie, la mise à jour des logiciels et du système de vidéosurveillance.

    Tous les Citadis 502 sont affectés à la Green Line.

    Ces extensions et livraisons ont pour objectifs d’augmenter la capacité de la ligne de 30 %, et de faire face aux 11 % de passagers en plus chaque année, surtout lors des heures de pointe (données d’avant la pandémie de Covid) (2). À noter, les deux dernières rames (5040 et 5041) sont équipées d’un système de mesure de consommation d’énergie, en vue d’optimiser l’impact énergétique des tramways.

    Les quelques Citadis 401 qui étaient affectés sur la Green Line ont tous rejoint la Red Line. Toujours sur la Green Line, la consultation publique pour le prolongement de la ligne au nord, entre l’actuel terminus de Broom-bridge et Finglas, a été lancée en juillet 2020.

    Ce prolongement, long de 4 km, permettra la création de quatre nouvelles stations, de pistes cyclables ainsi que d’un parking relais (P+R) de 600 places. Il nécessitera la construction de deux ponts, un pour franchir le canal Royal et la ligne de chemin de fer Dublin – Maynooth – Sligo, l’autre pour franchir la rivière Tolka.

    Le remisage du dépôt de Broom-bridge fera aussi l’objet d’une extension (actuellement, le stockage des rames sur les deux dépôts de la Green Line est un défi quotidien pour l’exploitant). La mise en service pourrait intervenir en 2028.

    Quant aux 40 Citadis 401 opérant sur la Red Line, le programme de rénovation mi-vie n’est pas encore décidé.

    Depuis le 1er décembre 2019, et ce jusqu’en 2025, le réseau Luas est exploité et maintenu par Transdev, dans le cadre du nouveau contrat de DSP.

    (1) Le projet Luas Cross City, lancé en 2013, a permis l’extension de la Green Line sur 5,9 km, entre Saint Stephen Green et Broombridge, et de connecter ainsi les deux lignes de tramway.

    (2) Le nombre de voyages sur le réseau Luas est passé de 30,5 millions en 2013 à 41,8 millions en 2018.

  • Suisse : des Mutz à six caisses et des Mika pour le BLS

    Suisse : des Mutz à six caisses et des Mika pour le BLS

    Afin de moderniser son parc et accroître ses capacités, le BLS avait commandé à Stadler huit automotrices électriques Mutz, qui sont toutes livrées et 58 automotrices électriques Mika en deux versions, qui sont en cours de livraison.

    Avant la livraison des Mutz à six caisses et des premiers Flirt Mika, le parc voyageurs moteur du BLS était composé de :

    • neuf locomotives électriques, dont trois Re 420 et six Re 465 utilisées avec des rames réver­sibles de voitures EW III;

    • 31 automotrices électriques à deux niveaux « Mutz » RABe 515 à quatre caisses, livrées par Stadler de 2012 à 2017, d’une puissance de 4 000 kW, aptes à 160 km/h et d’une capacité de 61 places en 1re classe et de 274 en 2de classe;

    • 23 automotrices électriques « Nina » RABe 525 à trois caisses, livrées par Bombardier/Traxis/ Alstom de 1998 à 2004, d’une puissance de 1 000 kW, aptes à 140 km/h et d’une capacité de re 20 places en 1 classe et de 114 en 2de classe ;

    • 13 automotrices électriques « Nina » RABe 525 à quatre caisses, livrées par Bombardier/ Traxis/Alstom de 2003 à 2004, d’une puissance de 1 000 kW, aptes à 140 km/h et d’une capa­ cité de 20 places en 1re classe et de 159 en 2de classe ;

  • Les nouvelles énergies arrivent

    Les nouvelles énergies arrivent

    La sortie du diesel paraît possible notamment pour les TER. Depuis quelques années, les innovations s’enchaînent : des matériels hybrides, à hydrogène ou agrocarburant devraient permettre à la SNCF d’abandonner le diesel d’ici à 2035.

    Le rêve est en passe de devenir réalité: comment se passer du mode diesel sans investir massivement dans une électrification? Le TER dont 26 % du trafic est en diesel est à la pointe du changement.

    Même si le transport ferroviaire reste globalement vertueux sur le plan énergétique et vis-à-vis de la pollution, le mode de traction demeure binaire depuis l’origine: ce sera électrique ou diesel. La seule bonne nouvelle date de 2004 avec la livraison massive de matériel bimode avec les AGC (185 rames B 81500 et 140 B 82500) suivie de celle en cours des Régiolis (59 B 83500, 115 B 84500, 39 B 85000 et 10 B 85900). Les parcours en traction diesel sous caténaires sont ainsi évités et limités aux engins purement diesels.

    Deux autres expérimentations seront sans suite : les panneaux photovoltaïques en toiture du X 73804 du TER Poitou-Charentes et l’emploi d’un carburant B 30 (70% de gazole et 30% de bio-diesel végétal) sur 16 X 73500 (huit de Champagne-Ardenne et huit de Poitou-Charentes) en 2007-2008.

  • Thaïlande : de Bangkok à Aranyaprathet en train

    Thaïlande : de Bangkok à Aranyaprathet en train

    La ligne de train entre Bangkok et Phnom Penh est interrompue depuis plusieurs décennies lorsque nous entreprenons, fin 2018, notre voyage de la capitale thaïlandaise à Aranyaprathet, dernière ville avant le Cambodge.

    L’Histoire est de nouveau en marche entre la Thaïlande et le Cambodge. Cette fois elle va être amicale. Et passer par le chemin de fer.

    La ligne entre Bangkok et Phnom Penh, interrompue depuis plusieurs décennies, est sur le point d’être rétablie(1). Ayant entendu parler d’un forfait incluant le train jusqu’à Aranyaprathet (dernière ville avant le Cambodge) puis un bus jusqu’à Siem Reap (ville desservant Angkor), j’ai voulu emprunter cette ligne qui s’arrête juste avant la frontière avec le Cambodge. Pour cela, n’y avait qu’une solution: se rendre à Hua Lampang, principale gare de Bangkok, seul endroit habilité à vendre ce billet de train. Bien que cette gare desserve toutes les grandes destinations de Thaïlande et que les tarifs soient accessibles aux gens de la région, peu de personnes la connaissent, y compris de nombreux chauffeurs de tuk tuk…

    Hua Lampang a quelque chose d’une gare parisienne, bien que beaucoup plus petite. Malgré ses nombreuses dessertes, elle est établie en cul-de-sac (les trains y commencent et y terminent leur parcours). Elle a quelque chose de l’ancienne gare d’Orsay, non seulement par sa taille et sa situation très citadine mais aussi par son architecture intérieure avec une haute et très longue coupole. L’intérieur est quasi intégralement constitué d’une salle d’attente. Une terrasse-café tend à faire penser au Train- Bleu de Paris-Lyon. Vraiment pas typique de la France, une salle d’attente est réservée aux moines. À cela s’ajoutent quelques échoppes de vendeurs ambulants qui tiennent lieu de galerie marchande.

  • Échantillon des activités de Keolis dans le ferroviaire conventionnel

    Échantillon des activités de Keolis dans le ferroviaire conventionnel

    Plus connu comme exploitant urbain et comme numéro 1 mondial du métro automatique et du tramway, le groupe Keolis, détenu à 70 % par la SNCF et à 30 % par la Caisse des dépôts et placements du Québec, est également un opérateur de transport ferroviaire conventionnel en France et à l’international. Nous allons examiner la manière dont Keolis conçoit et exploite un réseau ferré en nous focalisant dans cet article sur les attributions américaines et australiennes de l’entreprise.

    Tout le monde connaît Keolis pour les nombreux réseaux de transport urbain dont il gère l’exploitation en France et dans le monde. Mais Keolis est également un opérateur ferroviaire qui peut ainsi couvrir l’ensemble des modes de transport et répondre aux exigences des collectivités en améliorant la qualité de service fournie aux voyageurs. Keolis a obtenu la délégation de plusieurs réseaux ferrés dans différents pays. Pour chacun de ces réseaux, l’entreprise a apporté un savoir-faire pour améliorer la qualité de service offerte aux voyageurs.

    Les États-Unis

    C’est ainsi que l’opérateur a redressé la ponctualité des trains de banlieue de Boston, aux États-Unis. Mais pour bien comprendre comment cette implantation et l’amélioration qui s’en est suivie a pu être possible, « il faut prendre du recul, nous explique Bruno Auger, anciennement directeur du Centre d’excellence train de Keolis. Notre aventure américaine a commencé en 2009 avec une desserte sur Washington, le Virginia Railway Express (VRE) » dont le contrat a été récemment étendu à Keolis jusqu’en 2025.

  • Mouvements du matériel moteur SNCF de janvier à mars 2021

    Mouvements du matériel moteur SNCF de janvier à mars 2021

    Janvier 2021 et antérieurs

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    • Z 31537/31538 SRA ;

    • Z 50577/50578, 50579/50580, 50581/50582 SLJ (12/2020);

    • Z 50583/50584, 50585/50586, 50587/50588 SLJ;

    • Z 56633/34 SLN (12/2020) ;

    • Z 56635/36, 56637/38 SLN ;

    • Z 56707/08 SCT ;

    • Z 57133/57134 SNU ;

    • TGV 310295/310296 (848) SGA (11/2020) ;

    • TGV 310297/310298 (849) SGA (12/2020) ;

    • TGV 310299/310300 (850) SGA.

    Amortissement :

    • BB 25673, 25679 STA ;

    • BB 26199, 26216 SLE ;

    • TGV 324, 346, 354, 355, 389, 390, 393 SGA.


    Février 2021

    Matériel électrique

    Mutations :

    • BB 26006, 26008-26010, 26012, 26013, 26015-26018, 26030-26032, 26035 SLN-SVI;

    • BB 26061, 26234 SLN-SLE.

    Mise en service matériel neuf :

    • Z 50589/50590 SLJ ;

    • Z 50627/50628 SLJ ;

    • Z 56639/40, 56641/42 SLN ;

    • Z 57135/136 SNU.

    Amortissement :

    • TGV 330 SGA.

    Matériel thermique

    Amortissement :

    • BB 66073 SLA ;

    • BB 66417, 66455 SLF ;

    • BB 67206 SLF.


    Mars 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    • Z 31535/31536, 31539/31540 SRA ;

    • Z 50591/50592, 50593/50594, 50595/50596, 50597/50598 SPE ;

    • Z 56617/18, 56643/44, 56645/46, 56647/48 SLN ;

    • Z 57137/57138 SNU.

    Amortissement :

    • BB 15014, 15021 SLN.

    Matériel thermique

    Amortissement :

    • BB 66407 SLF.


    Supervisions techniques de flottes (STF)

    SAQ : Aquitaine ; SAU : Auvergne ; SAV : Avignon- Miramas ; SBF : Bourgogne-Franche-Comté ; SBR : Bretagne ; SCA : Champagne-Ardenne ; SCT : Centre Tours ; SFT : Masteris ; SGE : Grand-Est ; SLC : ligne C ; SLD : lignes D et R ; SLE : locs élec. Fret ; SLI : Infra ; SLJ : lignes J et L ; SLM : Limousin ; SLN : lignes normandes ; SLR : Languedoc-Roussillon ; SMB : Mont-Blanc ; SMN : Lorraine ; SMP : Midi-Pyrénées ; SNO : Normandie ; SNP : Nord-Pas-de-Calais ; SNU : lignes N/U et Paris – Chartres ; SOC : Occitanie ; SPC : Paca ; SPE : lignes P et E et T 4 ; SPI : Picardie ; SPL : Pays de la Loire ; SPN : lignes H et K ; SRA : Rhône-Alpes ; STA : Alsace ; STG : TGV 2 niv. ; STH : Thionville ; SXX : matériels radiés (Le Mans).

  • Nouveau hors-série disponible ! (n°38)

    Nouveau hors-série disponible ! (n°38)

    Au sommaire de ce hors-série spécial Auvergne-Limousin : 

    Auvergne et Limousin, le rail en territoire accidenté

    Des années 50 à nos jours, le temps de la modernisation

    Les lignes fermées en Auvergne et Limousin

    Des origines à l’après-guerre, émergence et maturation d’un réseau

    Matériel

    Les livrées des TER voient vert

    Matériel TER : deux régions bien sages

    Les engins spéciaux de déneigement

    Tourisme

    Quand deux trains touristiques se rencontrent en Haute-Loire

    Une floraison de trains touristiques

    Le Panoramique des Dômes

    Urbain

    Les anciens tramways

    Clermont-Ferrand

    Railcoop

    Une coopérative pour relancer Bordeaux – Lyon

     

    En savoir plus en cliquant sur la couverture : 

     

  • Paris-Nice de nuit. C’est à nouveau possible

    Paris-Nice de nuit. C’est à nouveau possible

    Les trains de nuit vont-ils à nouveau sillonner le pays, à l’instar de ce qui se passe chez plusieurs de nos voisins européens ? Le retour de l’Intercités de nuit Paris – Nice le 20 mai dernier, après plus de trois années d’arrêt, laisse espérer le développement et la pérennisation de ces circulations en accord avec les objectifs du Plan de relance gouvernemental.

    Depuis le 20 mai, l’Intercités de nuit entre Paris et Nice est de retour après trois années d’arrêt. Est-ce le retour des trains de nuit en France ? On veut le croire mais la partie n’est pas gagnée d’avance.

    Gare d’Austerlitz. Jeudi 20 mai 2021. Un message sonore se diffuse à l’intérieur d’un train Intercités qui vient de partir à 20h52: « Je vous souhaite la bienvenue à bord du train Intercités de nuit 5773 à destination de Nice-Ville. Exceptionnellement, ce n’est pas le chef de bord qui vous parle mais le Premier ministre. Longue vie au Paris – Nice. Bon voyage. »

    Cette rame de sept voitures tractée par la BB 26039 dans sa livrée carmillon est une revenante. Baptisé Train-Bleu dans une autre vie, ce train s’est arrêté le 10 décembre 2017 dans le cadre du plan drastique de réduction des dépenses des trains d’équilibre du territoire décidé par le précédent gouvernement.

    Ce train inaugural transporte donc des passagers particuliers : Jean Castex, le Premier ministre, Jean- Baptiste Djebbari, le ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Farandou, le président de la SNCF et Christophe Fanichet, le président de SNCF Voyageurs.

  • Une nouvelle offre ferroviaire sur la liaison Munich – Zurich

    Une nouvelle offre ferroviaire sur la liaison Munich – Zurich

    Avec l’électrification intégrale et la modernisation de la ligne Munich – Lindau, l’offre ferroviaire entre Munich et Zurich s’est considérablement améliorée depuis le 13 décembre 2020.

    Les métropoles de Munich et de Zurich sont distantes d’envi­ron 300 km. Jusqu’au 12 décembre 2020, le temps de trajet en train était supérieur à quatre heures et demie, et plus important que celui par la route ou en avion. Les trains étaient remorqués de Zurich à Lindau et retour par une locomo­tive Re 421 de CFF Cargo limitée à 140 km/h, disposant d’un pan­tographe adapté aux caténaires autrichiennes et allemandes, et de Lindau à Munich Hbf par une unité multiple de deux locomo­tives diesels série 218 de la DB.

    Pour rallier Munich à Lindau, deux itinéraires sont possibles, l’un via la ligne Allgäu à double voie via Kempten et Immenstadt, et un plus court partiellement à voie unique via Memmingen, Leutkirch, Kißlegg et Wangen. La ligne via Kempten avait déjà fait l’objet de modernisation dans le cadre du projet « Nei Tech Allgäu », et est parcourue depuis décembre 2011 par des trains régionaux assurés par des automotrices diesels à pendulation active série 612 qui peuvent circuler à des vitesses supérieures de 10 à 50 km/h par rapport à celle des trains clas­siques. La ligne via Memmingen, qui de par sa topographie et son tracé permet d’effectuer plus rapi­dement le trajet Munich ­ Lindau, a été retenue comme itinéraire pour les trains internationaux Munich ­ Zurich ne nécessitant que l’électrification et la moder­nisation pour permettre la circula­tion de trains pendulaires des