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Catégorie : Matériel
L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

Un nouveau tram pour le BLT
Indépendamment de la ligne 19 de la Waldenburgerbahn, un nouveau tramway sera bientôt mis en service sur les quatre autres lignes du BLT.
Suite à l’appel d’offres lancé en avril 2020, Stadler Rail AG a remporté le marché pour l’acquisition de 25 véhicules destinés au BLT (Baselland Transport). La com- mande officielle devrait intervenir d’ici à septembre prochain, entre- temps, le cahier des charges sera ajusté, complété d’une demande de financement soumise au gouvernement fédéral et aux cantons. Le volume d’investissement, options et pièces de rechange comprises, s’élèvera à environ 114 millions d’euros. Le BLT appartient majoritairement au canton de Bâle- Campagne, à hauteur de 43,1 %, 21,8 % à ses communes, 16 % au gouvernement fédéral. Les can- tons de Bâle-Ville et Soleure détiennent respectivement 9 % et 7,9 % du capital de la société de transport. Le reste est partagé entre les communes du canton de Soleure et des fonds privés.

Les DSB vont commander des Coradia Stream à Alstom
L’opérateur historique danois DSB a sélectionné le 12 avril 2021 le constructeur Alstom pour la fourniture de 100 à 150 automotrices électriques à cinq caisses de la famille des Coradia Stream, qui devraient être livrées entre 2024 et 2029. Cette commande, qui pourrait atteindre un montant de 2,7 milliards d’euros, maintenance comprise, doit encore être validée par la commission des Finances du parlement danois. La maintenance du matériel sera assurée par Alstom dans des ateliers qui seront construits à Aarhus et à Copenhague. Aptes à 200 km/h, ces Coradia Stream de type Bo’2’2’Bo’+Bo’2’Bo’ auront une puissance de 5 900 kW leur conférant de 0 à 70 km/h une accélération de 1,2 m/s2, une capacité de 300 places et pourront transporter jusqu’à 12 vélos. Ils seront équipés de l’ETCS niveau 2 baseline 3 et du système STM ZUB 123 danois. Les premiers Coradia Stream sont destinés à remplacer les automotrices diesels IC 4 série MG, qu’avait livrées auxDSBde2003à2013en83 exemplaires le constructeur italien AnsaldoBreda.

Les rames Omneo arrivent sur Nevers
Après quelques courses pour la formation, les nouvelles rames Omneo de Bombardier achetées par la région Cente-Val de Loire arrivent sur la relation Nevers – Paris. Cette ancienne relation Intercités a été reprise par la région depuis le 1er janvier 2018, comme Paris – Tours et Paris – Bourges – Montluçon. L’État accompagne ce transfert avec le renouvellement total du matériel. La région a opté pour 32 rames Omneo de 110 m de long aptes à 200 km/h. Inauguré le 20 mars entre Gien et Montargis, ce nouveau matériel assure désormais l’AR de mi-journée les samedis en composition double. La montée en puissance se fera en 2022 car seules quatre rames ont été livrées à ce jour, le reliquat devant être produit en 2022.
La relation Paris – Nevers comporte six AR en semaine et trois le week-end. Le matériel actuel fait appel à des rames de voitures Corail rénovées par Intercités et remorquées par des locomotives BB 22200.

Allemagne : de la Bavière à la Ruhr pour les Integral du BOB
Sans utilisation en Bavière avec la livraison de 31 Lint 54 au BOB, du groupe Transdev, des automotrices diesels Integral ont été transférées dans la Ruhr et engagées par Regiobahn sur la relation de S-Bahn S 28 Kaarster See – Wuppertal Hbf.
Transdev GmbH exploitait jusqu’au 12 décembre 2020 quatre réseaux en Bavière sous trois marques différentes Baye rische Oberlandbahn GmbH (BOB), Bayerische Regiobahn GmbH (BRB) et Meridian. À des fins de simplification pour la clientèle, les trains des trois marques sont tous identifiés BRB depuis le 13 décembre 2020.
Sous la marque Meridian, Transdev GmbH exploite les relations Munich Rosenheim, Rosenheim Salzbourg, Rosenheim Kufstein et Holzkirchen Rosenheim avec 35 automotrices électriques Flirt louées à la société de location de matériel ferroviaire Alpha Trains, dont 28 ET 301 (1430.001 à 1430.028) à six caisses, livrés par Stadler en 2013, d’une puissance de 2 000 kW et d’une capacité de 16 places en 1re classe et de 250 places en 2de classe, et sept ET 351 (1427.001 à 007), à trois caisses livrés par Stadler en 20132014, d’une puissance de 1 500 kW et d’une capacité de huit places en 1re classe et de 150 places en 2de classe. Le 15 avril 2010, l’autorité organisatrice de transports bavaroise BEG (Bayerische Eisenbahngesell schaft) avait lancé un appel d’offres pour l’exploitation de ces relations. Le contrat dénommé « Réseau électrique de Rosenheim » (ENetz Rosenheim) avait été attribué le 9 décembre 2010 à Veolia Verkehr, devenu en mars 2015 Transdev GmbH, pour une durée de 12 ans à compter du 15 décembre 2013.
Sous la marque BRB, Transdev GmbH exploite depuis le 14 décembre 2008 les relations Ammersee- Altmühltal Augsbourg Schongau, Augsbourg Ingolstadt et Ingolstadt Eichstätt Stadt et depuis le 9 décembre 2018 les relations Ostallgaü-Lechfeld Munich Füssen, Augsbourg Füssen et Augsbourg Landsberg am Lech.

12 trains bimodes électrique- hydrogène pour quatre régions
La SNCF a commandé le 8 avril au constructeur Alstom, pour un montant de 190 millions d’euros, 12 automotrices bimodes électrique-hydrogène, auxquelles s’ajoutent deux autres en option. Ces automotrices sont destinées aux régions Auvergne-Rhône- Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie, qui en recevront chacune trois, les deux en option étant pour la région Grand Est. De la famille des Coradia Polyvalent, ces automotrices aptes à 160 km/h auront une autonomie de 400 à 600 km en mode hydrogène, et devraient être engagées en service commercial en 2025, soit avec deux ans de retard par rapport aux ambitions du gouvernement. Ces automotrices seront construites sur le site Alstom de Reichshoffen. La région Auvergne-Rhône-Alpes escompte faire circuler les siennes entre Clermont-Ferrand et Saint- Étienne, la région Bourgogne- Franche-Comté sur les lignes du Morvan autour d’Auxerre, et la région Occitanie sur la ligne Bagnères-de-Bigorre – Luchon. Grâce à l’aide de l’État de 47 millions d’euros, le prix d’une auto- motrice bimode électrique-hydrogène s’élève à 14 millions d’euros, soit le prix d’une automotrice bimode électrique-diesel.

Plus de Kiss pour les CFF
Les CFF ont levé une option de 60 Kiss en configuration IR (longueur 150 m, 466 places assises, WC en nombre suffisant, espaces multifonctionnels, aménagements intérieurs ad hoc). Ces rames remplaceront des matériels anciens et permettront pour 41 d’entre elles la mise en œuvre des prescriptions de la loi sur l’égalité pour les handicapés (LHand) sur des liaisons grandes lignes. Le solde (19) sera déployé autour de Zurich et en Suisse romande, afin de remédier à des problèmes de capacité rencontrés dans le trafic régional. Les nouvelles unités seront mises en service à partir de 2024 et compléteront une flotte déjà forte de 93 trains de type Kiss.

Le Regio 2N pose ses roues sur la ligne N
Le Regio 2N circule sur la ligne N du Transilien depuis décembre dernier, après avoir été déployé sur les lignes D et R. Les livraisons des rames de Bombardier devraient métamorphoser le parc Transilien d’ici à 2022, en dépit des contretemps de l’année écoulée.
Après avoir été déployé sur de nombreuses lignes du TER en province et les lignes D et R de Transilien, le Regio 2N version Île-de-France circule sur la ligne N depuis le 14 décembre 2020. Et en pleine crise du coronavirus, les débuts sont laborieux.
En 2019, le déploiement prévisionnel est le suivant. La première rame est attendue à Montrouge en novembre. Le service commercial démarre en avril 2020 pendant les heures de pointe sur la relation Paris – Sèvres-Rive-Gauche. Cette relation devait être couverte à 100 % en septembre avant un déploiement sur Dreux en avril 2021 (23 rames livrées), Rambouillet en juillet (37 rames livrées) avant Plaisir-Grignon et Mantes-la-Jolie en 2022. Les 73 rames devaient être livrées en mai 2022.
La livraison des rames est légèrement ralentie en 2019. La dernière rame destinée à la ligne D (061 R) arrive à Villeneuve le 9 décembre. Et de ce fait, la première rame de la ligne N (062 R) n’arrive à Montrouge que le 17 janvier 2020. Trois rames arrivent en février (063 à 065 R). Le service commercial sur Sèvres est alors programmé à l’automne avec une couverture totale de la ligne N toujours attendue en juin 2022.
Mais en mars 2020, le processus va s’enrayer. C’est d’abord la fermeture de l’usine Bombardier de Crespin durant six semaines de mars à mai qui stoppe toute production. Et le redémarrage est lent avec les mesures sanitaires de distanciation sociale. Il faut relancer les chaînes et composer avec les différentes régions en attente de matériel. Les livraisons reprennent doucement pendant l’été mais essentiellement en Omneo de Normandie et Centre-Val de Loire ou en Francilien. Pour le reste de

Les premiers éléments du Golden Pass Express
La première voiture nécessaire au futur Golden Pass Express du MOB a été mise sur les rails, le 15 avril 2021, à Zweisimmen. Il s’agit de la voiture interface Bsi 293 (voir Rail Passion n° 261) qui, avant de rejoindre les ateliers de Chernex, a été préalablement transférée par route. En effet, toutes les caisses produites par Stadler (11 sur 19 à la mi-avril 2021) sont stockées, soit à Tolochenaz, soit à Saint-Gall et doivent être acheminées par camion jusque dans le Simmental. La deuxième unité à arriver devrait être une voiture pilote (l’ABst 382). Toute une série de tests est désormais prévue jusqu’à la phase d’homologation, programmée cet été. Notons que les équipes du MOB ont assemblé à Bulle (dans les ateliers TPF) quatre bogies à écartement et emmarchement variables (avec une hydraulique améliorée) qui ont été expédiés à Bussnang. La course effectuée le 15 avril dernier par la Bsi 293 – ce véhicule circulera principalement de Zweisimmen à Interlaken Est – a permis de s’assurer de la conformité du nouveau matériel avec le gabarit MOB.

Keolis, l’oublié du T 9
Depuis le 10 avril, le tramway T 9 est le premier urbain d’Île-de-France à échapper à la RATP. Le nouvel exploitant, Keolis, vainqueur de l’appel d’offres, entend bien profiter de cette vitrine pour montrer son savoirfaire, même s’il est déjà à la tête de gros réseaux comme celui de Lyon. Si les organisations syndicales ont fait entendre leur voix contre ce qu’elles considèrent comme une privatisation larvée, les subtilités de l’exploitation de ce nouveau tram échappent largement au public. Et pour cause… Alors que les opérateurs ont toujours apposé leur logo sur les véhicules qu’ils font circuler pour le compte d’IdFM, cette mention est désormais abolie. Aucune référence donc à Keolis sur les rames qui n’arborent que la livrée d’IdFM, un souhait exprès de l’autorité organisatrice. Chez Keolis, on reste philosophe, précisant que les milieux concernés, notamment les décideurs, savent bien qui opère le nouveau T 9.

Reverra-t-on des trains sur la Petite Ceinture ?
Fermée au trafic sur une bonne part de son parcours depuis 1993, la Petite Ceinture parisienne est l’objet de nombreux projets, souvent contradictoires.
Quel avenir pour la Petite Ceinture ? Bien malin qui pourra répondre à cette question. La situation de la ligne est d’ailleurs différente selon les sections. À l’ouest entre Porte-de-Clichy et Champ-de-Mars, elle est utilisée par les trains du RER C. Quelques échanges ont également lieu au nord sur une très courte section pour des services de matériel ou de marchandises. Pour le reste, la Ceinture a quasiment tous les attributs de la Belle au bois dormant. Depuis plus de 25 ans, le trafic marchandises a disparu et l’infrastructure est restée en l’état. Sans trop entrer dans le détail, on peut faire un tour rapide des sections délaissées. Au sud de la gare de Passy, l’ancienne emprise de la ligne d’Auteuil fermée en 1985 est déferrée. Entre Auteuil et Garigliano, l’ancien viaduc victime des bombardements a été démoli en 1960, interrompant la boucle irrémédiablement. De Garigliano jusqu’au parc Martin-Luther-King, l’infrastructure est plus ou moins intacte, même si les voies sont coupées par endroits. La dernière convention signée entre la Ville de Paris et SNCF Réseau réaffirme le principe de la continuité de l’infrastructure. En clair, il n’est pas possible d’aliéner telle ou telle section pour un aménagement quel qu’il soit. Du moins en théorie.
Dans les faits, la réalité est un peu différente. La Ceinture occupe du foncier si précieux à Paris qu’il est toujours très tentant de le grignoter par endroits. L’aménagement de la dalle Austerlitz dans le secteur de la porte de France en est un bon exemple. En ouvrant la nouvelle avenue de France, les aménageurs ont coupé la Petite Ceinture qui passe à cet endroit. Il a fallu attendre plusieurs années d’interruption pour qu’un nouvel ouvrage ferroviaire souterrain soit récemment mis en place sous l’avenue. Dans le même esprit, un nouveau pont flambant neuf avait été reconstruit rue de Patay en parallèle à l’aménagement urbain lié à l’arrivée du tramway sur les boulevards extérieurs.