Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Bientôt des trains à hydrogène dans le Morvan…

    Bientôt des trains à hydrogène dans le Morvan…

    Voilà, c’est fait. La région Bourgogne-Franche-Comté a signé le 5 mars le bon de commande pour l’acquisition de trois rames bimodes électrique-hydrogène, une première en France. La SNCF a lancé ce programme il y a quelques années avec Alstom et quatre régions (Occitanie, Aura, BFC et Grand Est). 14 rames devraient être commandées. Pour Bourgogne-Franche-Comté, il s’agit de Régiolis à quatre caisses d’une capacité de 220 places, aptes à 160 km/h. Les moteurs diesels de la version bimode actuelle sont remplacés par des piles à combustible en toiture, des réservoirs d’hydrogène et des batteries. Ces dernières vont stocker l’électricité produite par les piles. L’autonomie attendue est de 400 à 600 km. Les rames bourguignonnes circuleront sur le Morvan entre Laroche-Migennes et Auxerre puis Avallon ou Clamecy. Après les X TER, la desserte est actuellement assurée par des BGC bimodes pouvant aussi rejoindre Paris-Lyon ou Dijon. Le montant de la commande est de 51,9 millions d’euros soit 17,3 mil-lions par rame dont 14 à la charge de la région. L’hydrogène sera produit par une station à construire à Auxerre par EDF à partir de sources renouvelables (éolien ou hydraulique). Les essais pourraient démarrer en 2022 ou 2023 pour une mise en service commercial en 2024 ou 2025. La région Auvergne-Rhône-Alpes a acté elle aussi l’acquisition de trois rames pour des essais sur Lyon – Clermont-Ferrand. Quant à la région Centre-Val de Loire, elle a prévu de faire venir un Coradia iLint d’Allemagne pour des tests sur Tours – Loches en septembre 2021.

  • 34 Coradia Stream HC pour la Basse-Saxe

    34 Coradia Stream HC pour la Basse-Saxe

    Après appels d’offres, l’autorité organisatrice de transports de l’État de Basse-Saxe, LNVG, a sélectionné le 25 février 2021 le groupe Alstom pour la fourniture de 34 automotrices électriques Coradia Stream HC (High Capacity) à deux niveaux. Ces Coradia Stream HC seront construits sur le site Alstom allemand de Salzgitter. Les premiers Coradia Stream HC à quatre caisses, de type 2’2’ + Bo’Bo’ + Bo’Bo’ + 2’2’ et d’une capacité de 810 places, seront livrés à partir décembre 2024. En 2028, Alstom livrera 18 voitures intermédiaires pour porter la composition de neuf Coradia HC à six caisses. Le contrat prévoit leur maintenance pour 30 ans, et la construction d’un atelier d’entretien à Brême. Ces Coradia Stream HC seront utilisés sur le réseau EBN (Expresskreuz Bremen/Niedersachsen), qui comprend les relations RE 1 Hanovre – Brême – Oldenburg – Norddeich Mole/ Wilhelmshaven, RE 8 Hanovre – Brême – Bremerhaven et RE 9 Osnabrück – Brême – Bremer haven.

  • Nouveau numéro disponible ! (Mai 2021)

    Nouveau numéro disponible ! (Mai 2021)

    Le numéro 283 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Le service horaire 2021
    ? Le dernier train en Normandie des BB 26000
    ? Nombreux dégâts sur le réseau ferré après les intempéries
    ? Euro Cargo Rail : une flotte puissante
    ? Suisse : la fin du 750 mm sur la Waldenburgerbahn
    ? Suisse : les célèbres Re 460 des CFF à mi-vie
    ? Vidéo en ligne : Dans les rampes de 16 ‰ entre Grenoble et Sibelin (1re partie)
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • L’association Agrivap à Ambert

    L’association Agrivap à Ambert

    Implantée au cœur de l’Auvergne à Ambert dès sa création en 1979, Agrivap s’investit dans la préservation de matériel ferroviaire. Elle se lance rapidement dans l’exploitation d’un train touristique dans la vallée de la Dore. Grâce à l’engagement et à la persévérance de ses bénévoles, l’association entretient et fait circuler un remarquable parc de matériels.

    Connue pour son fromage, la fourme d’Ambert… mais aussi pour sa mairie « ronde », (ancienne halle aux grains de forme circulaire devenue mairie et qui inspira Jules Romains dans son roman Les Copains), Ambert, dans le département du Puy-de-Dôme, au cœur de l’Auvergne, est aussi la patrie du compositeur Emmanuel Chabrier, du romancier Henri Pourrat bien connu pour son roman Gaspard des montagnes, de l’écrivain Alexandre Vialatte pour ne citer qu’eux… Quant aux férus de chemin de fer, ils retiendront en plus qu’Ambert est le siège de la dynamique association Agrivap (train touristique), une association plus que trentenaire que nous vous présentons aujourd’hui.

    L’association Agrivap, fondée en 1979, est créée dans le but de préserver du matériel agricole et à vapeur exposé dans un musée. Elle s’installe dès 1981 dans une ancienne scierie industrielle embranchée à la voie ferrée à l’extrémité sud de la gare. Elle souhaite également s’investir dans la sauvegarde du patrimoine ferroviaire en suggérant l’idée d’un train touristique dans la vallée de la Dore. Elle se rapprochera par la suite du parc naturel régional Livradois-Forez en 1985 et fera l’acquisition d’un autorail « Panoramique », révisé, réparé, puis repeint aux couleurs de celui-ci par l’association. L’idée d’un train touristique et de la nécessité de préservation du patrimoine ferroviaire est née. Ambert (au Km 446,970 et à l’altitude de 528,50 m) devient le siège de l’association et de son dépôt, et dispose d’environ 85 km de voie ferrée entre Courpière et Sembadel, sur une ligne conçue à l’origine par la compagnie du PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) pour relier Vichy à Darsac.

    Faisons un bref rappel historique et technique de la ligne devenue alors en partie le « terrain de jeu » des bénévoles de cette toute jeune association. Celle-ci s’ouvre par tronçons successifs :

  • Vélo-train le long du Doubs

    Vélo-train le long du Doubs

    Arrière-petit-fils de cheminot, Ferréol Schoenig (13 ans) a trois passions : les trains, les avions de chasse et la pratique du triathlon en compétition. C’est donc tout naturellement à vélo qu’il nous emmène chasser les trains en vallée du Doubs.

    Ferréol Schoenig
    Ferréol Schoenig

     

    Il est 8 h 30, je partirai avec Georges Paillard, surnommé Charlot. Lui a 75 ans. Maintenant que les Corail Strasbourg – Lyon et Lunéa Strasbourg – Nice/Cerbère ont disparu, nous allons voyager tous les deux, à vélo et en train, sur la ligne de la vallée du Doubs, où les Régiolis sont les maîtres. Alors qu’un TER s’engouffre dans le tunnel de Montbéliard, moi je finis mon petit déjeuner. Mon prénom est Ferréol, j’ai 13 ans. Passionné par le monde ferroviaire, fan des BB 26000 et des Z 2, j’ai pourtant eu peur des trains jusqu’à l’âge de 5 ans !

    Départ à 9 h 00. À Voujeaucourt, nous traversons le Doubs sur un pont métallique, alors que la ligne Dole – Belfort le franchit sur un ouvrage en maçonnerie. Nous la suivrons jusqu’à Saint- Maurice-Colombier, où l’établissement pleine ligne du même nom a fermé. Cette ligne longe le Doubs jusqu’à Besançon. Nous nous en éloignons alors une première fois. Ici les trains peuvent rouler à 110 km/h, car la vallée est large. À L’Isle-sur-le-Doubs, nous allons à nouveau nous séparer de la voie ferrée. Mais le Doubs reste notre compagnon de voyage. Bien connu des pêcheurs à la mouche dans son cours supérieur, il a donné son nom au département, non sans avoir préalablement creusé la vallée.

    Après une courte pause, nous retrouvons la ligne, et croisons l’une des rares péniches. Il faut dire que les bateliers n’ont jamais été à la fête. Entre deux dérivations, la navigation dans les eaux vives du Doubs n’avait rien de facile. Les bateaux n’étaient manoeuvrants que face au courant, à la remontée, et seule une poignée de bons mariniers osaient descendre la rivière. La dénivellation reste pourtant dérisoire : guère plus de 30 m sur les 40 km de la partie la plus encaissée. Mais ce qui reste difficilement surmontable pour un bateau est parfaitement insensible pour tout ce qui porte un pantographe ! D’autant que le profil de la voie se résume à de brefs raidillons de 4 à 5 ‰…

    Rails et caténaires nous suivent jusqu’à Clerval. En 1870, la gare a servi comme point de concentration des convois de troupes venus du sud de la France. Les encombrements inimaginables qui s’ensuivirent facilitèrent la tâche aux féroces soldats de Bismarck. 150 ans après, seules mugissent encore dans la campagne les quatre caisses des Régiolis. La vallée se rétrécit, la vitesse des trains passe de 110 à 90 km/h. Nous nous sommes éloignés de la ligne, et arrivons à Roche-lès-Clerval.

    Charlot a un vélo à assistance électrique, et moi, un vélo de compétition. Dans une côte, j’ai voulu faire le malin et Charlot, en appuyant simplement sur un bouton, m’a dépassé. Nous retrouvons enfin la ligne Dole – Belfort au moment où une Z 51500 pour Besançon nous dépasse… Dans une ligne droite, je me suis entraîné à enlever et remettre la chaussure clipsée sur le vélo. C’est une technique que j’utilise en compétition pour gagner du temps. Un premier arrêt au niveau des petits torrents du Doubs, puis un deuxième à Baume-les-Dames.

    Nous y mangeons pizza et pâtes bolognaises, et repartons pour Laissey, distant de 7 km, où notre train est prévu en fin d’après-midi. La voie ferrée reste notre repère. Si elle est à nos côtés, nous ne sommes pas perdus. Comme à Cap-d’Ail ou à Chindrieux, les courbes de la ligne s’enchaînent au pied de la falaise. Toutefois, ce n’est ni la mer ni un lac qu’elle domine, mais la rivière. Un véritable point dur entre la plaine de la Saône et les étendues du pays belfortain, mais aussi un endroit sublime et pittoresque…

    Enfin nous arrivons à Laissey… et ratons d’une minute le TER pour Belfort. On aurait dû attendre encore trois heures. Une Z 51500 pour Besançon s’arrête. Je la prends en photo et le conducteur me salue avec l’avertisseur sonore. Nous repartons alors à vélo pour Deluz, trois kilomètres plus loin. Nouvelle petite pause près d’un bief de dérivation, au moment où passe une péniche. Au loin, une UM (unité multiple) de Régiolis, dont un élément en livrée Mobigo, trouble le silence, suivie d’un train Fret à wagons couverts. La locomotive n’aura pu être localisée, malheureusement. Retour à Laissey, et bistrot fermé, lui aussi. Nous repartons donc pour Deluz : un bistrot ouvert ! Mais Charlot devra se contenter d’une bière sans alcool. Après une sieste, nous allons en gare. Cette halte a ses tableaux d’affichage en panne, et il n’y a pas les annonces de Simone. La Z 51500 d’un semi-direct Belfort – Besançon est passée. Charlot se demandait même si les trains s’arrêtaient ici. Enfin le nôtre arrive. Une Z 51500, encore une fois. Seuls à être montés, nous sommes à quatre dans notre voiture. Bien sûr, tous masqués. Nous marquons l’arrêt à Laissey, puis à Baume-les-Dames, dominant le Doubs depuis la falaise. Après quelques courts tunnels, nouvel arrêt à Clerval, au Km 453. C’est la limite des réseaux Est et Sud-Est. Une section à quatre voies permet le dépassement des trains plus lents. On franchit le sectionnement, le pont sous l’autoroute, et c’est L’Isle-sur-le- Doubs. La vallée s’est élargie, on retrouve la plaine. Arrêt à Colombier-Fontaine et croisement avec un autre train. Nous franchissons ensuite une dernière fois le Doubs pour arriver à Voujeaucourt. C’est d’ici que partait la ligne vers Pont-de-Roide. Nous traversons le tunnel de Montbéliard et arrivons en gare. Après 90 km de vélo nous avons fini notre journée. Et vérifié que les « propriétaires » des lieux sont d’abord les Régiolis et quelques AGC. Les X 73500 effectuent des marches W entre Belfort et Besançon. Les Fret sont remorqués par les 26000 ou 27000 sur Mulhouse – Sibelin/ Perrigny. Les Prima SNCF ou privées gagnent du terrain. On peut aussi voir des Euro 4000 de VFLI ou Europorte, et des 75000 SNCF ou Akiem. Les Corail réversibles et 22200 sont partis début 2020 ; les 25600, RRR et Z 2 depuis longtemps. Et les TGV ne circulent que par la LGV Rhin-Rhône. Une ligne secondaire ? Elle connaît un trafic fret important, grâce à Peugeot, et son offre TER est irréprochable. Cette ligne magnifique a encore longtemps à vivre.

  • De Rennes à Redon en suivant la Vilaine

    De Rennes à Redon en suivant la Vilaine

    Longue de 71 km, la double voie de Rennes à Redon voit passer les trains filant vers le sud de la Bretagne et la Loire-Atlantique. L’avènement des TGV Atlantique et le développement des TER ont notablement relancé son activité.

    Artère de la région SNCF de Rennes, numérotée 468 au catalogue du RFN, cette double voie de 71 km permet aujourd’hui à la fois les relations de la capitale de la Bretagne vers le littoral du Morbihan et du Sud Finistère, ainsi que les liaisons avec Nantes. Après son électrification en 1991 et depuis l’avènement des TGV Atlantique conjointement au développement des TER, son activité a fortement augmenté. Suivant le cours de la dolente Vilaine sur 60 % de son trajet, son parcours desservant un chapelet de petites localités est agréable et varié dans un cadre verdoyant.

    Ses antécédents sont assez compliqués car elle a servi de support du temps du réseau de l’État à des relations à longue distance aujourd’hui oubliées.

    La nationalisation simplifie la gestion de cette artère bretonne

    Dès 1938 elle passe sous la coupe de la nouvelle région de l’Ouest de la SNCF avec gérance par l’arrondissement de Rennes. Les décrets de coordination ne tardent pas à s’abattre sur les lignes adjacentes à faible fréquentation :

    • le 2 octobre 1938 de Châteaubriant à Messac ;

    • le 3 janvier 1939 de Saint-Vincent-des-Landes à Massérac, Beslé à La Chapelle-sur-Erdre ;

    • le 6 mars suivant de Messac à Ploërmel.

    En conséquence les express nord – sud précités doivent faire tête-à-queue pendant l’été suivant en gare de Redon. Avec la déclaration de la guerre, un raccordement direct est créé à l’est de Redon et sert en priorité aux transports militaires et notamment à ceux de la Wehrmacht qui occupent à compter de fin juin tout l’ouest de la France et en particulier la base maritime de Lorient. Le service voyageurs va être réduit drastiquement avec trois simples AR, les autorails étant tous hors course faute de carburant.

    Bien que plusieurs actes de sabotage perpétrés par des maquisards aient visé le parcours, il s’en sort indemne en août 1944 à la Libération, hormis des dommages légers provoqués par bombardements aux viaducs de Caho et Droulin.

    Le service ferroviaire contrarié par la pénurie de matériel

  • Les dernières Z 2 à Poitiers

    Les dernières Z 2 à Poitiers

    Avec la réforme de deux d’entre elles en fin d’année (7350 et 7362), il ne subsiste plus que trois unités : les 7353, 7359 et 7373. Dépendantes de la région Centre-Val de Loire, elles sont affectées à Saint-Pierre-des-Corps. Depuis fin décembre, leur service concerne le dernier TER du soir entre Tours et Poitiers, et le premier du matin, ces trains étant assurés en unité multiple. Le week-end elles sont stationnées à Poitiers. Il est peu probable que ce service perdure bien longtemps.

  • RER B : on va attendre les nouvelles rames MI 20

    RER B : on va attendre les nouvelles rames MI 20

    En juillet 2016, Île-de-France Mobilités décide d’accélérer le renouvellement complet du matériel de la ligne B du RER, 2e ligne la plus chargée d’Europe avec un million de voyageurs quotidiens et dont la qualité de service n’est pas au rendez-vous. Elle confie à la RATP et la SNCF, les coexploitants, le soin de monter le cahier des charges et l’appel d’offres. La desserte actuelle est assurée par un matériel spécifique dit d’interconnexion, le MI 79 (et son descendant le MI 84) dont les premières rames ont 40 ans. Ce matériel fait l’objet depuis 2010 d’une rénovation lourde notamment sur les aménagements intérieurs.

    L’appel d’offres est lancé en juin 2018 pour 180 rames dont 146 en commande ferme. Dénommées MI NG, les rames doivent pouvoir circuler en UM 2 avec une longueur de train maximale de 208 m et une capacité accrue de 20 à 30 %.

    La pandémie retarde un peu l’analyse des offres mais en 2020, deux offres sont examinées : le français Alstom d’une part, le canadien Bombardier associé à l’espagnol CAF de l’autre. En octobre, IdFM s’engage à signer le marché d’ici à la fin de l’année. Pour ne pas retarder cette opération, IdFM vote le 9 décembre le financement pour l’acquisition de 146 rames à hauteur de 2,5 milliards d’euros. Les premières livraisons sont attendues dès 2025. Ce matériel devient MI 20.

    Au même moment, alors que le candidat pressenti est le groupement Bombardier-CAF, Alstom lance deux recours dès le 23 novembre avant l‘attribution du marché. Le 17 décembre, alors que la SNCF présente le projet de commande à Bombardier-CAF à son conseil d’administration, le tribunal

  • Fin de partie pour les BB 26000 sur l’axe de Basse-Normandie

    Fin de partie pour les BB 26000 sur l’axe de Basse-Normandie

    Le 4 février les locomotives BB 26000 attelées aux rames Corail ont cessé de circuler sur l’artère Paris – Cherbourg où elles avaient l’occasion de rouler à 200 km/h sur trois tronçons épars. Présentes 25 ans durant sur cet itinéraire cabossé depuis son électrification à partir de Mantes, elles avaient remplacé la vénérable génération des turbotrains RTG. Elles avaient également assuré des trains à l’existence éphémère entre Paris-Saint-Lazare et Caen, Trouville-Deauville et Saint-Lô. Cette fois elles ont à leur tour été chassées par les rames automotrices neuves Z 56600 de la gamme Omneo Premium de Bombardier appelées à être généralisées en US et UM sur les radiales de Normandie, dont 20 exemplaires sont actuellement opérationnels.

    Les 13 machines attachées à la Supervision SLN (Achères) sont donc pour le moment en chômage, il s’agit des 26006, 26008, 26009, 26010, 26012, 26013, 26016, 26030, 26031, 26032, 26035, 26061, 26234 âgées d’une trentaine d’années, dont le sort reste à déterminer. On a évoqué une réutilisation sur la transversale aux IC Bordeaux – Marseille à la place des BB 22200, mais l’option reste à confirmer.

  • Allemagne : des Desiro ML pour l’ODEG, des Talent 3 et des Lint 54 pour le SWEG

    Allemagne : des Desiro ML pour l’ODEG, des Talent 3 et des Lint 54 pour le SWEG

    Dans le cadre de renouvellement de contrat d’exploitation, des Desiro ML ont été livrés à l’ODEG, des Lint 54 et des Talent 3 au SWEG, renouvelant ainsi le matériel utilisé sur certaines relations régionales.

    Des Desiro Mainline pour l’ODEG

    L’opérateur ODEG (Ostdeutsche Eisenbahn GmbH) avait été sélectionné par l’autorité organisatrice de transport de l’État du Mecklembourg- Poméranie-Occidentale, le VMV (Verkehrsgesellschaft Meklenburg- Vorpommern) mi-2019 pour l’exploitation du lot « est » du réseau « Littoral de la Baltique » composé des relations RE 9 Rostock – Sassnitz/Binz et RE 10 Rostock – Züssow, et ce pour une durée de deux ans à compter du 15 décembre 2019. Cette attribution avait été confirmée le 30 octobre 2019 après le rejet par la justice du recours déposé par la DB contre cette décision. L’ODEG avait dû louer en urgence aux chemins de fer autrichiens les ÖBB six automotrices électriques Desiro Mainline (ML) série 4746, à savoir les 4746.051 à 056. La société de location de matériel ferroviaire Alpha Trains avait commandé midécembre 2019 à Siemens Mobility sept Desiro ML à quatre caisses, qu’elle a loués à l’ODEG au fur et à mesure de leur livraison. Dans un premier temps, ces Desiro ML ont été livrés en version à trois caisses pour satisfaire au besoin urgent de l’ODEG. Dans un futur proche, leur composition devrait être portée à quatre caisses nécessitant une nouvelle homologation par l’EBA (Eisenbahn-Bundesamt) pour pouvoir circuler sur le réseau allemand. En septembre 2020, ces sept Desiro ML étaient tous livrés, et les 4746 des ÖBB renvoyés en Autriche. De type Bo’Bo’ + 2’2’ + Bo’Bo’, ces Desiro ML immatriculés en Autriche dans la série 4746 (par exemple pour le premier Desiro de la série : A-ODEG 94 81 4746 301-2 – A-ODEG 94 81 7046 301-2 – A-ODEG 94 81 4746 801- 1), fonctionnent uniquement sous 15 kV 16,7 Hz. D’une puissance de 2 600 kW, leur vitesse maximale est fixée à 160 km/h. D’une longueur de 75,153 m, ils ont une masse à vide de 145,4 t. Leur capacité est de 240 places assises et 247 debout et ils peuvent transporter jusqu’à 24 vélos dans des espaces dédiés. Ils sont entre autres équipés de la vidéosurveillance, de la climatisation, d’écrans d’information en temps réel pour les passagers, de prises électriques, et sont accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR). En 2022, l’ODEG aura également à disposition pour l’exploitation du réseau « Elbe-Spree » 23 Desiro HC, dont 21 à six caisses et deux à quatre caisses ainsi que huit Coradia Lint 54, qui seront fabriqués par Alstom.