Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Le monorail Innovia de Bombardier va équiper deux lignes en Égypte

    Le monorail Innovia de Bombardier va équiper deux lignes en Égypte

    Le Caire a choisi le système Innovia Monorail 300 pour équiper les deux lignes qui relieront l’est du Caire à la nouvelle cité administrative (54 km) et la ville du 6-Octobre (42 km) à Gizeh. Soit un contrat de 4,1 milliards d’euros pour Bombardier. Quand les deux lignes auront atteint leur capacité maximale, ces matériels transporteront 45 000 personnes par heure et par sens à la vitesse de 80 km/h avec des temps de parcours respectifs de 60 min et 42 min.
    Le Monorail 300 est en service à Sao Paulo depuis 2014 et en cours d’installation à Bangkok et à Wuhu (Chine).

  • Nouvelle rénovation des premiers trams stéphanois

    Nouvelle rénovation des premiers trams stéphanois

    La première série (SET 1) des trams de Saint-Étienne (n° 901 à 915) avait subi une rénovation en 2004-2005 par la Safra à Albi. Une nouvelle rénovation de sept rames par la Safra est en cours. Début août, la 907 était traitée. Un nouveau passage de câble électrique en toiture est créé. La toiture sur la cabine est réaménagée pour une nouvelle climatisation. La rétrovision remplace les rétroviseurs et un nouveau siège conducteur est installé. Côté salles, les néons sont remplacés par des leds et une nouvelle disposition des places assises est réalisée pour plus de fluidité avec sièges neufs et zone PMR. Les planchers bas sont changés et ceux surélevés au cas par cas, tous sont revêtus d’un tapis de sol neuf. Les portes accordéon d’accès sont démontées et remises en état avec vitres et joints neufs. Les écrans d’information voyageurs sont des nouveaux. L’intercirculation est révisée avec changement de la couronne. Les rames sont repeintes à l’identique à l’intérieur et à l’extérieur. Commencées en juillet 2018, ces rénovations se termineront en janvier 2020. Outre la 907 en cours, les rames 906, 908, 914 et 915 ont été traitées. La durée de vie après rénovation est de 10 ans.

  • Herrenknecht : le leader mondial des tunneliers creuse pour le GPE

    Herrenknecht : le leader mondial des tunneliers creuse pour le GPE

    Ça creuse pas mal en Île-de-France et de nombreux tunneliers sont à l’œuvre. Derrière ces machines se cache un constructeur allemand leader mondial.

    Les investissements dans les transports publics atteignent des niveaux records. Si les réseaux en service font souvent envie vus de l’étranger, ils restent insuffisants face à l’ampleur des trafics. Avec 200 km de métro, Paris semble plutôt bien placé, mais ce maillage imaginé il y a près de 120 ans ne répond plus suffisamment aux besoins de transports. Le Réseau express régional, RER, construit à partir des années 60 visait à donner une dimension régionale au petit métro parisien. 60 ans plus tard, le problème n’est toujours pas résolu et de nou­­- velles difficultés se font jour. Le réseau de banlieue Transilien s’est modernisé et développé pour se connecter efficacement aux autres modes lourds. Le tramway est venu compléter le maillage et transporte aujourd’hui près d’un million de voyageurs par jour. Pourtant, on est encore très loin des objectifs. Victime de son succès, le métro est saturé sur près de sept lignes sur 14. Les RER, notamment les lignes A et B, connaissent eux aussi des charges impressionnantes, 1,3 million de voyageurs par jour pour le A, en constante progression, et déjà 900 000 pour le B, proche de l’engorgement.
    Ce bilan est connu et le seul moyen d’y faire face est de construire toujours de nouvelles lignes, qui viendront, on l’espère, soulager efficacement le réseau existant. Une fois les projets validés, la région Île-de-France se retrouve au centre d’un important programme d’investissements qui se traduit par la construction de nombreuses infrastructures de transport. Alors que dans les années 60 et 70, on établissait encore les lignes nouvelles en tranchée ou en viaduc, les infrastructures sont désormais réalisées quasiment intégralement en souterrain. Il s’agit donc de passer à grande profondeur sous les différents réseaux existants.

  • Hommes & trains de l’ombre

    Hommes & trains de l’ombre

    Loin de l’agitation des gares voyageurs, dans les triages, d’autres hommes s’activent autour d’autres trains, d’autres machines. À Lyon-Guillotière, à Vénissieux… Ce reportage leur restitue leur part de lumière…

    Les trains, il y a ceux qui les prennent, ceux qui les conduisent mais aussi, loin des regards, ceux qui les font.
    En périphérie souvent, à l‘écart toujours, il y a les triages. La partie invisible de l’iceberg, la plus imposante.
    Ici, pas de quais, pas de voyageurs, pas de guichets, pas d’horloge géante pour vous donner l’heure. Pas de voitures, des wagons. Pas d’annonces de Simone mais le bruit du compresseur d’une locomotive qui gonfle une rame de porte-autos.
    Au poste, le téléphone sonne, un train s’annonce, on délaisse sa tasse de café et dehors, les gilets orange se dispersent. L’un prend le manche de l’imposante 60000 livrée Fret, un autre monte avec lui et reste sur la passerelle. Un agent se positionne aux aiguilles, un autre récupère le BF et accompagne le mécano jusqu’au garage franc, où il délaissera sa rame pour ramener la machine au dépôt.
    Pendant ce temps, l’agent de formation tape, semelle par semelle, bogie par bogie, wagon par wagon, pour réaliser l’essai de freins de circonstance. L’agent RAT a fait son boulot, le train est apte à circuler. Coupon par coupon, le CRLO (conducteur de locotracteur), guidé par le chef de manœuvres et ses agents, récupère les wagons qui formeront un train à destination du Havre, de Fos, de Marseille ou encore de Rennes.
    Quoi qu’il en soit, sous la pluie ou en pleine canicule, de jour ou de nuit, train après train, loin des bâtiments voyageurs et des voitures de 1re classe, dans l’ombre, les manœuvres s’exécutent.

  • Trenitalia commande  des Zefiro

    Trenitalia commande des Zefiro

    Mi-juin, Trenitalia a passé commande au consortium Bombardier-Hitachi de 14 rames de train à grande vitesse Frecciarossa 1000 dérivé du modèle Zefiro V 300. Le contrat porte sur un montant de 575 millions d’euros, il a aussi un volet de maintenance pendant 10 ans.
    Fabriqués en Italie, ces trains viendront compléter la flotte existante de 50 rames identiques dites ETR 1000 issues d’une première commande d’août 2010 qui circulent depuis l’été 2015 sur les axes Turin, Milan, Venise, Rome, Naples et Bologne. Longue de 202 m, apte à 360 km/h, quadricourant, une rame offre 457 places dans huit voitures en quatre niveaux de confort : Standard, Premium, Business et Executive. Cette information intervient au moment où Trenitalia postule via Thello à la mise en route d’une relation entre Paris et Milan, où la question se pose de l’après-TGV sur cette même relation et où des ambitions existent sur Paris – Bruxelles et Paris – Bordeaux.

  • Encore des Coradia à hydrogène

    Encore des Coradia à hydrogène

    Le 21 mai, Alstom a annoncé une commande de 360 millions d’euros pour fournir 27 rames Coradia iLindt à hydrogène au réseau allemand de Francfort dès 2022. Ils circuleront sur quatre lignes de la région du Taurus en remplacement de trains diesels. La prestation globale est de 500 millions d’euros sur 25 ans avec la fourniture d’hydrogène, la maintenance et la mise à disposition de capacité de réserve. Cette commande fait suite à celle de la région allemande de Basse-Saxe, où deux rames identiques circulent depuis septembre 2018. Le parc atteindra 14 rames d’ici 2021.

  • Waouh : la nouvelle rénovation  des Z 2N d’Île-de-France

    Waouh : la nouvelle rénovation des Z 2N d’Île-de-France

    Après une première rénovation qui, pour certaines rames, commence à dater, une partie des Z 20500 vont en subir une seconde, dite Wahoo, à partir de cette année, avec application d’une quatrième livrée, celle d’IdFM, dont on espère que ce sera la bonne !

    Les 194 rames Z 2N type 20500 ont été construites entre 1988 et 1998. Fin 2006, démarre une rénovation lourde de l’ensemble du parc des Z 2N (y compris Z 5600 et 8800) : la rame 88 D (Z 20675/76) de Villeneuve est la première à revenir du technicentre industriel de Saint-Pierre-des-Corps. Au programme, une nouvelle livrée à base de bleu avec des berlingots colorés au niveau des portes, un aménagement remanié avec de nouveaux sièges, des coloris à base de bleu. En cours de programme s’ajouteront la pose de l’information dynamique (visuelle et sonore) et l’équipement de la vidéoprotection. La rénovation prend fin en 2016 avec un parc agrandit à 200 rames après rachat et adaptation des six rames Z 92050 du Nord-Pas-de-Calais. Notons que plusieurs rames de la ligne C auront une rénovation singulière avec livrée carmillon et aménagement Nouveau Design. Depuis 2018, les 54 rames Z 20900, assez semblables aux Z 20500, ont également pris le chemin de la rénovation.
    Fin 2018, ces rames Z 20500 ont donc entre 20 et 30 ans avec un avenir certain sur plusieurs lignes de Transilien. Cependant, les aménagements commencent à être défraîchis et Île-de-France Mobilités a souhaité redonner un coup de jeune avec de nouveaux services en attendant l’arrivée de matériel neuf, notamment le RER NG à partir de fin 2021 sur la ligne D du RER.
    Le 9 octobre, son conseil d’administration vote donc un crédit de 137 millions d’euros pour rénover 133 rames (116 ligne D et 17 ligne P), soit 637 caisses. Car si toutes les rames de la ligne D sont à cinq caisses, il n’y en a que trois sur la ligne P car les 14 autres sont à quatre caisses.
    Le programme se veut ambitieux en termes de calendrier : prototype au deuxième trimestre 2019 et rénovation terminée fin 2021. Le prototype est arrivé début juillet au technicentre de Villeneuve. Il s’agit de la rame 05 D (Z 20509/10). Évidemment, extérieurement, elle arbore la nouvelle livrée d’IdFM à base de blanc, gris et bleu. La mise en œuvre ressemble à celle des Z 20900 du RER C à l’exception de la partie supérieure du pavillon : bleu pour les 20500, noir pour les 20900. Quelques écarts sont aussi constatés par rapport au Regio 2N, pourtant lui aussi à deux niveaux. Le gris anthracite couvre ici toute la hauteur des baies inférieures (à mi-hauteur sur le Regio) ; le gris vif-argent se situe donc entre les deux rangées de baies. Notons que pour accélérer le planning de réalisation, la livrée est apposée par pelliculage et non par peinture. Tous les marquages sont identiques, institutionnels comme techniques, à l’exception du numéro international (94 87…) qui apparaît clairement vers la cabine. Les Z 20900 ont gardé pour le moment le marquage ZBe 209xx

  • Les ÖBB vont transformer des 1063 et des 1064 en locs Last Mile

    Les ÖBB vont transformer des 1063 et des 1064 en locs Last Mile

    Les ÖBB avaient équipé en 2016 à titre d’essai la locomotive électrique 1063.038 avec un générateur à hydrogène rechargeant quatre batteries au lithium-ion de 600 V et la 1063.039 avec quatre batteries de 600 V au lithium-ion et des supercondensateurs, pour les transformer en locomotives Last Mile. Après une longue campagne d’essais, les ÖBB ont finalement retenu fin juillet 2019 l’option batteries et supercondensateurs pour transformer 25 de la série 1063, qui seront renumérotées dans la série 1263, et 10 de la série 1064, qui seront renumérotées dans la série 1264. De plus, les 1263, 1264 et les 22 série 1063 non modifiées seront équipées avec l’ETCS niveau 2. Les locomotives électriques série 1063, bicourant 15 kV 16 2/3 Hz – 25 kV 50 Hz à l’exception des 1063.038 à 046 et 048 à 050 monocourant 15 kV, de type Bo’Bo’, ont été livrées à 50 exemplaires de 1982 à 1991 par les constructeurs BBC, SCP et Elin. Développant une puissance de 2 000 kW, elles sont aptes à 100 km/h à l’exception des 1063.001 à 005 limitées à 80 km/h. Quatre sont affectées à l’activité voyageurs, le reste à Rail Cargo Austria. Sept sont dédiées au trafic fret vers la Croatie, où elles sont homologuées. Les locomotives électriques de manœuvres série 1064, de type Co’Co’, monocourant 15 kV 16 2/3 Hz, ont été livrées à 10 exemplaires de 1984 à 1990 par les constructeurs BBC, SGP et Siemens. Développant une puissance de 1 520 kW, elles ont une vitesse maximale de 80 km/h.

  • Vers la fin du cimetière de locomotives au triage de Sotteville

    Vers la fin du cimetière de locomotives au triage de Sotteville

    Depuis une dizaine d’années, la SNCF stocke ses locomotives réformées ou en réparation différée sur un pinceau de 12 voies du faisceau de débranchement du triage de Sotteville, suite à sa libération par le trafic fret. Il s’agit d’engins électriques et thermiques y compris des locotracteurs rapatriés depuis tous les EMT du réseau par convois spécialisés. Leur mise en garage nécessite des visites régulières pour certains d’entre eux pouvant être transformés ou vendus à des pays étrangers. Au plus fort des garages, qui donnent une assez mauvaise image de l’entreprise, aux yeux du public, quelque 400 pièces y ont été entreposées. Depuis quelques années, le TC de Sotteville-Quatre-Mares, tout proche, assure la déconstruction annuelle de 100 à 130 engins moteurs, mais la SNCF, voulant faire cesser ce spectacle de désolation, a signé un contrat pour la casse de 1 070 unités sur sept ans avec la société Ecore Services, implantée à Baroncourt (Meuse), qui assure déjà le démantèlement de voitures voyageurs et de matériels inox.

  • Des nouvelles rames pour les TPC

    Des nouvelles rames pour les TPC

    En 2016 Les Transports publics du Chablais (TPC) avaient reçu sept rames GTW adhérence/crémaillère de Stadler. Implantés en vallée du Rhône, les TPC opèrent les lignes Aigle – Leysin (AL), Aigle – Sépey – les Diablerets (ASD), Aigle – Ollon – Monthey – Champéry (AOMC) et Bex – Villars-sur-Ollon – Col de Bretaye (BVB). L’arrivée des nouvelles GTW de Stadler a permis au printemps 2016 d’homogénéiser le réseau s’appuyant autour d’Aigle. Il n’y a plus ainsi qu’un seul type de crémaillère, Abt, et l’alimentation a été convertie au 1 500 V. Aujourd’hui, une grande partie du matériel est en fin de vie et doit être renouvelé pour 2023, d’autant plus que seules les sept automotrices GTW Beh 2/6 de 2016 répondent aux exigences en termes de mobilité et d’accessibilité. Les TPC ont décidé d’acheter du nouveau matériel : 13 rames doubles Beh 4/8 et 13 voitures-pilotes qui pour des raisons de maintenance devront avoir de très fortes synergies d’entretien et de modularité avec les GTW. Si l’appel d’offres a été lancé, à ce jour aucun constructeur n’a été officiellement retenu, mais on pense bien sûr à Stadler, un des rares constructeurs réalisant encore des trains à crémaillère.