Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Amiens – Laon : la modernisation se poursuit

    Amiens – Laon : la modernisation se poursuit

    De l’été 2016 au début 2017, cette transversale picarde a fait l’objet d’un renouvellement sur voie 1 de quelque 60 km entre Longueau et Tergnier. La voie 2 sera traitée en 2018. Récit d’un chantier.

    La ligne à double voie Amiens – Laon, non électrifiée, longue de 107 km, est une transversale importante de l’ex-région Picardie. Depuis plusieurs années, elle fait l’objet d’une profonde modernisation qui se poursuivra jusqu’en 2019.

    La ligne Tergnier – Laon (30 km) est ouverte en septembre 1857 et la ligne Amiens – Tergnier en juin 1867. Au démarrage d’Amiens, la ligne croise l’artère classique Paris – Lille au nord de Longueau à la bifurcation de Lamotte-Brebière. Vers la gare de Chaulnes, elle croise la LGV Nord non loin de la gare TGV de Haute-Picardie. Après Jussy, elle passe sous les voies de la ligne Creil – Saint- Quentin (Cambrai/Maubeuge) qu’elle longe en gare de Tergnier avant de partir vers l’est jusqu’à Laon. Du 11 juillet 2016 au 3 mars 2017 s’est déroulé un chantier de renouvellement sur 63 km de la voie 1 entre Longueau et Tergnier. Sur les 302 millions d’euros investis en 2016 en Picardie par SNCF Réseau, 80 millions le sont sur ce chantier qui est l’opération la plus importante. Le financement est assuré à 100 % par SNCF Réseau puisque cette ligne fait partie du réseau structurant. La suite rapide utilisée est celle de l’entreprise Meccoli, l’une des trois autorisées sur le réseau. Du 11 juillet au 17 octobre se sont déroulés les travaux de renouvellement au droit de huit passages à niveau ainsi que 200 m de part et d’autre, de même que les travaux préparatoires comme les détournements d’artères câbles ou la mise en provisoire d’installations de signalisation.

    Pour le chantier principal, les deux voies étaient fermées aux circulations commerciales entre 8 h 45 et 16 h 45. Les TER circulent donc aux heures de pointe ; en journée, des cars les remplacent et des navettes ferroviaires circulent entre Tergnier et Laon. L’ancienne voie date d’une soixantaine d’années, avec des rails U 33 de 46 kg/m posés entre 1953 et 1959, fixés par des boulons à cames sur des traverses en béton majoritairement monoblocs. Le nouveau rail est de type U 50 fixé par des attaches Fast Clip à des traverses en béton monoblocs. Environ 200 personnes ont travaillé sur ce chantier qui a mobilisé entre 12 et 15 trains travaux et près de 600 wagons. Le chantier démarre ici par la substitution ou coupe. À l’avant de ce premier train, une pelle permet des sondages complémentaires. Vient ensuite la préparation des LRS (longs rails soudés) neufs qui ont été préalablement déchargés de part et d’autre de la voie à l’aide d’un train spécialisé et approvisionné en longueur de 432 m. Les LRS sont raccordés entre eux provisoirement avec insertion éventuelle des joints isolants collés nécessaires à la bonne marche des circuits de voie de la signalisation.

  • Les BB 36000 d’Akiem rénovées à Belfort ?

    Les BB 36000 d’Akiem rénovées à Belfort ?

    De passage sur le site Alstom de Belfort, le 22 mai dernier, le président de la République, outre les assurances quant à la commande de 15 RGV 2N2 Océane par la SNCF, a également mentionné que 23 locomotives appartenant au loueur Akiem devraient bénéficier d’une opération de maintenance patrimoniale réalisée à Belfort. Il s’agit de BB 36000 dont Akiem détient 30 exemplaires et dont sept, précédemment louées à l’Office chérifien des phosphates, sont déjà à Belfort pour une révision générale. Parmi ce lot de machines tout juste rentrées du Maroc (où elles se sont brillamment illustrées), deux unités accidentées font l’objet de lourds travaux de chaudronnerie.

    Après avoir procédé à un dialogue compétitif avec différents prestataires, Akiem a retenu l’offre d’Alstom, mais n’a pas encore finalisé, à ce stade, de contrat pour la révision des 23 Astride. Le contrat est en cours de négociation avec Alstom Transport et cet investissement significatif (17 millions d’euros) sera réalisé au fur et à mesure de la commercialisation de ces matériels. La société ne peut s’engager sur un agenda précis, mais considère l’opération comme assez inéluctable, malgré la baisse significative des volumes (trafic céréales atone, fin des grands chantiers) de fret fin 2016.

    Les 30 BB 36000 d’Akiem vont être rénovées sans modification de leur configuration : en l’absence d’équipement ETCS ou de TBL 1 +, elles resteront cantonnées en Belgique hors des lignes équipées ETCS L 1. Ce qui limitera de plus en plus leurs capacités à circuler dans ce pays, sur un domaine accessible qui se réduit graduellement.

    En revanche, l’évolution, pour un certain nombre d’entre elles, de leur configuration de 36000 à celle de 36300 (aptes Italie avec le SCMT) a été évoquée avec Alstom et est à l’étude chez Akiem. Mais il faut pour cela qu’Akiem et Alstom sécurisent le processus d’homologation qui devient complexe, du fait des dernières exigences réglementaires définies par les STI.

    Enfin, Akiem doit s’assurer du bon positionnement de marché, et sécuriser la rentabilité de son investissement, nonobstant le coût de l’opération (plus de 100 millions d’euros pour la flotte) et trouver des clients prêts à s’engager dans la durée. Le loueur ne détaille pas ce dernier point, mais reconnaît discuter avec plusieurs prospects, des deux côtés des Alpes, pour ce type de locomotives. Il n’est donc pas interdit d’imaginer que l’opération puisse être, au final, engagée et bénéficier au site de Belfort…

  • Succès de la DB dans le Bade-Wurtemberg

    Succès de la DB dans le Bade-Wurtemberg

    Après appel d’offres, le Land de Bade-Wurtemberg a attribué, le 18 janvier 2017, plusieurs contrats d’exploitation de lignes dans le sud de l’Allemagne. DB RegioNetz a obtenu, pour une durée de 12 ans à compter de décembre 2019, le lot 11, qui comprend les relations Aschaffenbourg – Lauda – Crailsheim (169 km), Crailsheim – Schwäbisch Hall – Hessental – Heilbronn Hbf (88 km) et Miltenberg – Seckach (43 km), représentant 3,4 millions de km-trains par an, qui seront exploitées avec des autorails Desiro série 642 modernisés répondant aux critères requis dans l’appel d’offres, en particulier le Wi-Fi gratuit. DB RegioNetz était le mieux placé au niveau prix grâce à la réutilisation de matériel existant.

    La filiale à 100 % de DB Regio basée à Ulm, DB ZugBus RAB (Regionalverkehr Alb-Bodensee) a obtenu, pour une durée de six ans à compter de décembre 2017, le lot 16 a, qui comprend les relations Ulm – Aulendorf (62 km), Sigmaringen – Aulendorf – Kisslegg – Memmingen (128 km) et Aulendorf – Kisslegg – Lindau (62 km), et le lot 16 b Radolfzell (52 km) – Friedrichshafen Stadt – Lindau (76 km), qui seront assurés avec des Regio-Shuttle RS 1 série 650, ainsi que le lot 16 c Bâle Bad Bf – Waldshut – Lauchringen (64 km), qui sera exploitée avec des autorails série 641 d’Alstom, similaires aux X 73500 de la SNCF, et des Talent série 644. Ces trois lots représentent un volume annuel de 4,5 millions de km-trains.

    La filiale allemande des CFF, SBB Deutschland, succède à la DB, pour une durée de six ans à compter de 2016, pour le lot 16 d correspondant à la relation Erzingen – Schaffhouse (19 km) en Suisse dans le canton de Schaffhouse, dont la gestion est confiée depuis 1852 aux autorités du Bade-Wurtemberg par un traité entre la Confédération helvétique et le grand-duché de Bade. Représentant un volume de 0,26 million de km-trains, il sera exploité avec des GTW 2/6 de Stadler.

  • Rebondissement dans l’affaire des TGV d’Alstom

    Rebondissement dans l’affaire des TGV d’Alstom

    Commandés par l’État pour aider Alstom et afin de rouler sur la transversale Bordeaux – Marseille, comptant peu de portions à grande vitesse, les 15 TGV concernés ont finalement été intégrés à la commande de la SNCF pour la nouvelle LGV L’Océane.

    En octobre 2016, en pleine crise pour sauver l’emploi de l’usine Alstom de Belfort, l’État sort du chapeau une commande de 15 rames TGV au titre du re – nouveau d’Intercités et à destination de l’axe Bordeaux – Marseille. Cette décision provoque des remous, notamment par rapport au choix de rames à grande vitesse pour une relation où, à l’heure actuelle, les longueurs de LGV sont courtes.

    Fin 2016, à Bercy, le ministère de l’Économie s’interroge sur la légalité de cette commande… qui serait passée par l’État sur un marché existant de la SNCF. Ce marché du 29 juin 2007 porte sur l’acquisition de 95 rames EuroDuplex dont 40 en option, option qui sera levée le 30 mars 2012. Ces 40 dernières rames sont des rames 3 UFC dites Océane en cours de livraison (déjà 11 fin février) pour l’axe Atlantique. Le coût unitaire des rames pose aussi problème. Enfin, la SNCF ne montre aucun enthousiasme au choix fait par l’État. Faire rouler ce type de rames à petite vitesse coûte plus cher à l’entretien et à l’exploitation que des rames classiques. Et les dates d’ouverture des nouvelles LGV Bordeaux – Toulouse ou Montpellier – Perpignan sont incertaines.

    15 février, revirement : la SNCF accepte de commander ces 15 rames… mais pour les faire rouler sur l’axe Atlantique. Il s’agira donc de rames type Océane livrées en 2019 pour six rames et 2020 pour neuf rames. Elles prendront la numérotation à la suite : 892 à 906. La procédure actuelle permet un nombre de commandes supérieur au nombre inscrit au départ de l’ordre de 15 %. Le spectre d’un nouvel appel d’offres, synonyme d’absence de charge à Belfort dès 2019, s’éloigne. La commande est estimée à 450 millions d’euros. Pour que la SNCF fasse une opération intéressante sur le plan financier, ce matériel neuf va lui éviter environ 150 millions d’euros de rénovation de 24 rames existantes. Sauf qu’il s’agissait de rames Duplex série 200 adaptées au diagramme des rames Océane. 15 rames pour en remplacer 24… ?

    De plus, l’État fera un geste via la convention des trains Intercités en baissant de 420 millions d’euros la contribution de solidarité territoriale (financement par TGV du déficit chronique des lignes Intercités) : 50 millions dès 2017 puis 74 de 2018 à 2021. Par ailleurs, l’entreprise fera des économies de maintenance et d’exploitation en ayant un matériel neuf, un matériel homogène qui permettra aussi de radier des rames plus anciennes (TGV Atlantique).

    Pour remplacer le matériel Corail de la ligne Bordeaux – Marseille, l’État va utiliser le marché en cours d’établissement pour des automotrices électriques modernes Intercités. Une mise en service est probable à partir de 2022.

    Ses finances ne lui laissant qu’une faible marge de manoeuvre, la SNCF cherche à négocier les prix de cette option dans un marché existant. Quant aux six rames de la relation Paris – Milan, dont les études économiques se poursuivent, elles vont devoir attendre le nouvel appel d’offres du TGV du futur, avec la promesse d’un TGV moins cher !

  • Le matériel MF 77 des lignes 7 et 8 du métro rénové

    Le matériel MF 77 des lignes 7 et 8 du métro rénové

    De 2018 à 2022, les 71 rames de la ligne 7 vont faire l’objet d’une rénovation qui devrait être suivie par celle des 59 rames de la ligne 8. Une opération nécessaire en attendant l’arrivée encore lointaine du matériel de nouvelle génération…

    Envisagée dans le schéma directeur, la rénovation des rames MF 77 circulant sur les lignes 7 et 8 du métro parisien a été actée le 17 janvier 2017 par le Stif. Les 197 rames, construites entre 1978 et 1986, dont il reste 196, sont réparties entre les lignes 7 (71), 8 (59) et 13 (66). Elles ont toutes à cinq caisses. Entre 2007 et 2010, les rames de la ligne 13 ont fait l’objet d’une rénovation lourde.La décision de 2017 prévoit une première étape de 59 millions d’euros cofinancée à 50/50 par le Stif et la RATP. D’ici l’été 2018, 15 trains de la ligne 8 Balard – Créteil-Pointe-du-Lac auront une remise à niveau technique comprenant notamment le remplacement des planchers. De l’été 2018 à 2022, les 71 trains de la ligne 7 La Courneuve-8-Mai- 1945 – Mairie-d’Ivry/Villejuif- Louis-Aragon auront la même remise à niveau technique que les 15 trains de la ligne 8 ainsi qu’une rénovation light des espaces voyageurs sans doute assez proche de celle de la ligne 13 : remplacement des sièges, nouveaux coloris, nouveaux luminaires avec remise à neuf de l’éclairage, reprise des résilles du plafond, mise en peinture intérieure, pelliculage intérieur et extérieur. Le communiqué du Stif évoque une modernisation de la livrée extérieure, mais nous n’avons pas d’informations plus détaillées sur le rendu final. Ce ne serait pas la livrée Stif des dernières rames MF 01 ou MP 05, mais une livrée plus marquée Stif qui équipera aussi le MP 14 d’Alstom.

    La RATP a choisi l’entreprise ACC (les Ateliers de construction du Centre) Ingénierie et Maintenance, basée à Clermont-Ferrand. Ce fournisseur a déjà réalisé une partie de la rénovation des rames MF 77 de la ligne 13. Il était en attente de contrat après la fin de la rénovation des MI 79 du RER B. La cadence des MF 77 sera de deux à trois rames par mois, immobilisation maximale selon la RATP.

    Une seconde étape pourrait être décidée ultérieurement par le Stif pour une vingtaine de millions d’euros supplémentaires et concernerait le traitement similaire des 59 rames de la ligne 8. Cette opération de remise à niveau doit permettre aux voyageurs de ces deux lignes d’attendre le renouvellement du matériel. Dénommé MF NG, voire MF 19, il n’en est encore qu’au stade des intentions. En première phase, il devrait remplacer les rames MF 67 des lignes 10 et 12 et peut-être 3 bis. 80 rames de ce type sont encore en circulation. La substitution pourrait démarrer vers 2021. Ensuite, seulement, en seconde phase, il permettrait le retrait des rames MF 77. Devant une échéance aussi lointaine, la remise à niveau engagée est bien nécessaire.

  • Clap de fin pour les BB 8500

    Clap de fin pour les BB 8500

    Amorcé à la fin des années 90, le déclin de cette série de machines, née en 1964, a connu son dernier acte en décembre 2016 avec le retrait des deux seuls engins encore en service en ligne. Ainsi s’achève la carrière de ces locomotives polyvalentes que l’on aura vues en tête de trains de fret comme de voyageurs.

    Avec le retrait en décembre des deux dernières unités (les 8592, 8593, de Montrouge gérées par SNU), conservées en réserve pour la desserte TER Centre Paris – Chartres, l’agonie de cette valeureuse série (ayant compté 146 exemplaires), qui s’est étalée sur une grande décennie, est maintenant consommée. Tout au plus, restait-il au parc le 1er janvier 2017, la 8629, de Toulouse, employée par Intercités pour les manoeuvres de rames de pèlerins à Lourdes, dont les jours sont comptés, et les 8553, 8556, en utilisation spéciale, munies de grandes étraves pour des déneigements éventuels de la partie haute de la ligne du transpyrénéen oriental, sur le dos-d’âne du col du Puymorens.

    Construites entre 1965 et 1974, c’est-à-dire entre leurs soeurs BB 9200, 9400, et les CC 6500 et BB 9300, les BB 8500, locomotives mixtes de moyenne puissance, auront approché pour certaines le seuil des 50 ans de carrière. Grâce à leurs équipements, leur conférant une aptitude à la polyvalence, elles ont assuré des prestations variées et auront pleinement répondu à de nombreuses exigences et sollicitations des services de l’Exploitation, comme celles, passagères, inattendues, en banlieue parisienne. Leur service aura été varié, allant des express, omnibus, aux messageries, marchandises, se déroulant sous la caténaire 1,5 kV de la plupart des lignes de plaine et de montagne du réseau SNCF, couvrant les ex-régions Ouest, Sud-Ouest et Sud-Est (voir carte page 56).

    Très appréciées à l’origine au Sud-Ouest

    Montées sur deux bogies monomoteurs à roues de 1,11 m, à double rapport de réduction manoeuvrable à l’arrêt (V = 140 km/h, M = 90 km/h), d’une masse de 79 t, couplables entre elles, avec caisse à revêtement travaillant longue de 14,70 m puis de 14,94 m, suspension pendulaire, les 8500 sont la version continu de la trilogie comprenant également les BB 17000 à 25 kV et les BB 25500 bicourant, acquises en parallèle au milieu de la décennie 1960 pour satisfaire les futurs programmes d’électrification et de renouvellement du parc.

  • Mexique : le premier Metropolis livré à Guadalajara

    Mexique : le premier Metropolis livré à Guadalajara

    Alstom, en partenariat avec CPVM, a livré le 24 janvier au SCT (Secretaria de Comunicaciones y Transporte) le premier des 18 trains Metropolis qui circuleront sur la nouvelle ligne 3 du réseau de métro de Guadalajara.

    La ligne 3, qui sera exploitée par Siteur (Sistema de Tren Electrico Urbano), s’étend sur environ 21 km et traverse Zapopan, Guadalajara et Tlaquepaque. Près de 230 000 voyageurs sont attendus chaque jour. Le Metropolis destiné à Guadalajara est composé de trois voitures et doté de la climatisation, il peut atteindre une vitesse maximale de 90 km/h.

    La consommation d’énergie est réduite grâce au faible poids du train, à l’optimisation de la performance de traction et à la récupération de l’énergie. Les rames Metropolis sont produites à l’usine Alstom de Santa Perpetua à Barcelone, en Espagne.

  • 11 nouveaux Kiss pour les CFL

    11 nouveaux Kiss pour les CFL

    Les CFL avaient affecté, en décembre 2014, les huit Kiss série 2300 commandés à Stadler en 2010 à la relation Luxembourg – Trèves – Coblence suite à la suppression des IC entre le Luxembourg et l’Allemagne.

    De Trèves à Coblence, ces derniers circulent en UM avec des Flirt 3 série 429.1 de la DB, qui assurent la desserte Sarrebruck – Trèves – Coblence.

    En mars 2015, le gouvernement luxembourgeois avait autorisé les CFL à commander à Stadler 11 Kiss supplémentaires livrables entre février et juin 2017. Six d’entre eux seront utilisés en service intérieur, alors que les cinq autres devraient être engagés à partir de décembre 2019 sur la nouvelle relation Luxembourg – Wasserbillig – Trèves Ouest – Wittlich.

  • Paris-Lyon : un week-end de délestages exceptionnels pour une gare morte

    Paris-Lyon : un week-end de délestages exceptionnels pour une gare morte

    Cette grande gare parisienne, ses annexes de Paris-Bercy et de la gare souterraine du RER ont été totalement immobilisées les samedi 18 et dimanche 19 mars, aucun train de voyageurs ne circulant entre Villeneuve-Saint- Georges et Paris, pour permettre la mise en service du PAI (poste d’aiguillage informatisé) remplaçant les actuels postes 1-2, électriques à leviers d’itinéraires (Peli) de type Thomson datant de 1932, 1933. Un plan de transport extraordinaire pour ces deux jours a été mis sur pied par la SNCF très en amont, afin de compenser l’élimination des liaisons TGV, Intercités, TER et Transilien au départ et à l’arrivée à Paris-Lyon.

    L’objectif étant de préserver les plus utilisées en allégeant toutefois notablement le volume des fréquences, avec des reports dans d’autres gares parisiennes et de la périphérie, en fonction de leurs possibilités et des lignes y aboutissant. Mais certaines destinations à moindre trafic ont dû être abandonnées. C’était le cas des TGV Paris – Besançon – Mulhouse, Paris – Saint-Étienne, iDTGV Sud- Est, Paris – Fribourg-en-Brisgau, Paris – Milan, Paris – Barcelone, Paris – Évian-les-Bains/Saint- Gervais (périodique d’hiver).

    Les dispositions prises, tout à fait inhabituelles, ont revêtu un caractère unique. Elles ont eu des conséquences sévères sur les habitudes de la clientèle et provoqué inévitablement un allongement plus ou moins important des temps de parcours.

    Nous résumons ci-après les mesures retenues pour les différents types de liaisons dans le sens Paris – Province, la réciproque étant valable en sens inverse.

  • Seconde carrière en Serbie pour les Be 4/6 bâlois

    Seconde carrière en Serbie pour les Be 4/6 bâlois

    Un an après la radiation des derniers tramways Düwag de la BVB (Basler Verkehrs-Betriebe), c’est le tour aujourd’hui des premiers Be 4/6 qui, comme leurs prédécesseurs, retrouvent une nouvelle fonction à Belgrade. La capitale serbe possède déjà 46 tramways Düwag et 10 remorques rien que pour les BVB ! Le premier lot de Be 4/6, parti de Bâle le 18 janvier dernier comportait les éléments 659, 661, 674 et 685.

    Ces tramways ont été construits en 1990 et 1991 à Pratteln, près de Bâle, par Schlinder Wagon AG sur la base des Be 4/4 (toujours en service à Bâle). Les BVB en ont reçu 28 exemplaires qui ont été modifiés de 1997 à 1999 avec l’adjonction de la caisse centrale. Dans le même temps, les BVB continuent à recevoir les Flexity de Bombardier en version longue et courte, reprenant au Be 4/6 les lignes 15 et 16. Prochaines expéditions des Schlinder en avril, juillet et novembre 2017 et toujours convoyés par le rail. Dès lors, une nouvelle carrière débute pour les « cornichons » (dénommés ainsi en raison de leur longueur et de leur couleur verte) bâlois après avoir cumulé en moyenne 1,5 million de km à Bâle.