Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Autriche : Graz - Köflacher Bahn va électrifier son réseau

    Autriche : Graz - Köflacher Bahn va électrifier son réseau

    La compagnie Graz – Köflacher Bahn, qui exploite des trains de voyageurs en Styrie et des trains de fret, a cette année 160 ans et devrait voir son réseau électrifié d’ici à 2028.

    À l’initiative de l’archiduc Johann, qui possédait à Krems bei Voitsberg une usine de tôle et près de Köflach une mine de charbon, fut construite en 1859 une ligne de chemins de fer de 40 km en Styrie entre les villes de Graz et Köflach. L’exploitation en service régulier de cette ligne par la compagnie Graz - Köflacher Bahn (GKB) débuta il y a 160 ans le 3 avril 1860. Elle était alors parcourue par des trains de voyageurs et des trains de marchandises. En 1873 fut inaugurée par la GKB la ligne Wieser Bahn, Lieboch - Wies-Eibiswald. En 1930, l’exploitation de la ligne Sulmtalbahn, Leibnitz - Pölfing-Brunn, fermée en 1967 et déferrée en 1976, fut confiée à la GKB. Le propriétaire des lignes à l’exception de la Sulmtalbahn était la Graz - Köflacher Eisenbahn und Bergbaugesellschaft. De septembre 1878 au 1er janvier 1924, son exploitation fut confiée à la compagnie Südbahn-Gesellschaft. La société ÖAM (Österreichische Alpine-Montangesellschaft) racheta en 1928 la majorité des actions de la GKB, qui furent cédées à l’État autrichien en 1930. Avec la fermeture de la mine de charbon de Pöfling-Bergla en 1978, l’activité de la GKB se réduisit aux transports de voyageurs et de grumes. En 1998, la GKB fut réorganisée et scindée en deux entreprises GKB-Bergbau GmbH et Graz-Köflacher Eisenbahn GmbH, qui a été renommée le 14 janvier 2004 Graz-KöflacherBahn und Busbetrieb GmbH et est propriété à 100 % de l’État autrichien représenté par le ministère fédéral des Transports, de l’Innovation et de la Technologie.
    Le réseau de la GKB est actuellement composé des lignes Graz Hbf - Lieboch - Köflach (40,2 km), Lieboch - Wies-Eibiswald (50,9 km), Bärnbach - Oberdorf in Steiermark (1,8 km) et Pöfing-Brunn - Gleinstätten (4,7 km). Actuellement, la GKB exploite pour le compte de la région de Styrie le lot Köflacher und Wiesenbahn comprenant les trois relations intégrées au réseau S-Bahn de Styrie S 6 Graz Hbf - Kalsdorf - Wies-Eibiswald, S 61 Graz Hbf - Lieboch - Wies Eibiswald et S 7 Graz - Lieboch - Köflach. La GKB devrait être reconduite directement jusqu’au 14 décembre 2030. La GKB exploite également des trains de fret et un réseau de bus. Des conducteurs de la GKB ont assuré jusqu’au 13 dé­­cembre 2019 la conduite des trains de RegioJet de la relation Prague - Vienne entre Vienne et Breclav. La GKB détient également 50 % des parts des opérateurs slovène Adria Transport et autrichien LTE Logistik und Transport GmBH et 100 % des parts du Lavemünder Bahn Betriebs GmbH, qui exploite des trains de fret sur la ligne Lavamünd - St Paul im Lavanthal.
    À sa création la GKB a loué quelques locomotives à vapeur et voitures voyageurs à la compagnie autrichienne SNDVB (Süd-Norddeutsche Verbindungsbahn) et également trois locomotives à vapeur « Kleine Gloggnitzer » série 23 (type 220) 816, 817 et 819 de la compagnie Südbahn-Gesellschaft, rendues en 1861.

  • 125e anniversaire de la Kandertalbahn

    125e anniversaire de la Kandertalbahn

    À l’occasion du 125e anniversaire de la Kandertalbahn nous allons nous intéresser à cette voie ferrée allemande, à son histoire et à l’implication d’une association qui depuis des années y maintient des circulations régulières. De quoi inspirer une idée de sortie.

    La Kandertalbahn se situe dans le Bade-Wurtemberg aux premiers contreforts de la Forêt-Noire, dans ce que l’on appelle la région des Trois Pays à savoir : l’Allemagne, la France et la Suisse. À 5 km de Bâle, elle bifurque de la Rheintalbahn (Bâle - Fribourg-en-Brisgau) à Haltingen, entre dans la vallée qui porte le même nom que son terminus de Kandern à 12,9 km de là.
    Cette ligne inaugurée les 29 et 30 avril 1895 après seulement huit mois de travaux perd son trafic voyageurs en 1983. Suite à l’éboulement de la plateforme, conséquence d’une inondation survenue le 4 juillet 1983 à Wallbach, l’exploitant, la Sweg, décide officiellement de fermer les circulations ferroviaires entre Wallbach et Kandern le 31 décembre 1983. Un service de bus les remplace. Ne subsiste alors qu’un service marchandises sur Haltingen - Wallbach qui à son tour cesse en avril 1985.
    La ligne renaît de ses cendres grâce à la création du Zweckverband Kandertalbahn. Une initiative des communes du parcours, de l’arrondissement de Lörrach et d’EuroVapor (association créée à Bâle en 1962 qui maintient et sauvegarde en état de marche des locomotives à vapeur). En 1986 Zweckverband Kandertalbahn succède à la Sweg et devient responsable des horaires, des tarifs et de l’infrastructure de la ligne. Une première exploitation touristique à traction diesel peut être organisée cette même année. Mais la toute première en ce genre remonte en réalité au 25 octobre 1969 où la KandernEuroVapor fait l’essai du premier train touristique avec la locomotive T 30 et les voitures 45 et 46. Dès le lendemain le public en profite. Le service touristique régulier commence lors du jubilé des 75 ans de la Kandertalbahn, le 1er mai 1970. Il devient alors le deuxième train touristique du Bade-Wurtemberg après celui d’Achertalbahn en 1968.
    Aujourd’hui, l’association dénombre quatre machines à vapeur : la 8532, la Lok 7, la Lok 30 et la T 20. Les deux dernières sont aptes à rouler.
    La 8532 de type Cn 2 t E 3/3 originaire de Suisse est construite par SLM Schweizerische Lokomotiv & Maschinen Fabrik de Winterthur en 1915. Au lendemain d’une longue carrière suisse au sein des CFF, elle intègre l’association en 1973.

  • La Renfe commande à CAF  37 automotrices à voie métrique

    La Renfe commande à CAF 37 automotrices à voie métrique

    Les chemins de fer espagnols (Renfe), ont commandé le 29 juin 2020 pour un montant de 258 millions d’euros au constructeur espagnol CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles) 37 automotrices à voie de 1 000 mm. La commande comprend 26 automotrices électriques fonctionnant sous 1 500 V et aptes à 100 km/h, dont 10 à deux caisses et 16 à trois caisses, cinq bimodes électriques-diesels et six automotrices électriques pour la relation de la banlieue de Madrid « Ferrocarril Eléctrico del Guadarrama » C 9 Cercedilla – Los Cotos. Les automotrices électriques seront également équipées d’un dispositif de batteries « last mile », leur permettant de suppléer à d’éventuels problèmes d’alimentation en ligne. Le contrat prévoit la maintenance des automotrices pendant 15 ans, par une joint-venture composée de CAF et de l’activité maintenance de la Renfe, Renfe Fabri­cacion y Mantenimiento, ainsi qu’une option pour la fourniture de six automotrices électriques et d’une automotrice bimode supplémentaires. 31 automotrices seront utilisées sur le réseau métrique ex-Feve (Ferrocarriles de Via Estrecha), dont 10 dans les Asturies. Lorsque ces automotrices seront livrées, l’âge moyen du parc utilisé sur le réseau à voie métrique de la Renfe passera de 28 à 15 ans. Actuellement la Renfe, qui a hérité du parc des Feve le 1er janvier 2013 lors de la fusion des deux compagnies, dispose de 56 automotrices électriques à voie métrique dont 11 série 3300 de 1977, huit série 3500 de 1983, 21 série 3600 de 2001 et 16 série 3800 de 1990 et 39 automotrices diesels dont une série 2400 de 1983, huit série 2415 de 1985, huit série 2600 de 1984, 13 série 2700 et neuf série 2900 de 2010.

  • Suède : Snalltaget va lancer deux nouvelles relations de nuit

    Suède : Snalltaget va lancer deux nouvelles relations de nuit

    En raison de la crise sanitaire liée au Covid-19, l’opérateur suédois Snalltaget, filiale de Transdev, et l’opérateur allemand Georg Verkehrsorganisation ont suspendu pour 2020 la circulation des trains Berlin-Night-Express Berlin Hbf – Malmö C et retour (EN 300/301). La compagnie maritime Stena Line a également suspendu sa relation par ferry, inaugurée en 1897, dénommée « ligne du roi » (Königslinie) Sassnitz – Trelleborg, em­prun­tée par les voitures des trains Berlin-Night-Express pour traverser entre le port de Sassnitz et Trelleborg le bras de mer, qui sépare l’Allemagne de la Suède. Stena Line envisage même de supprimer cette relation ferry non rentable, qui ne transporte qu’environ 300 000 passagers par an et qui voit son trafic fret baisser d’année en année. Le ferry Sassnitz, qui peut contenir jusqu’à 56 wagons de fret, 170 automobiles et 875 passagers, utilisé sur cette liaison, mouille depuis sans utilisation dans le port de Mukran. Snalltaget a annoncé courant juin 2020, qu’il allait lancer en 2021 un aller-retour de nuit Stock­holm – Malmö – Copenhague – Hambourg – Berlin, quotidien en juin, juillet et août et circulant les week-ends en avril, mai et septembre, et un aller-retour hebdomadaire Stockholm – Malmö – Zell am See, qui circulera en fin de semaine en février et mars 2021. Dans le cadre du développement des trains de nuit en Europe, le gouvernement suédois avait lancé en 2019 une étude pour la création d’une relation de nuit d’ici à 2022 entre Stockholm, Hambourg, Cologne et Bruxelles, qui serait dans un premier temps tracée via Padborg en attendant à l’horizon 2028-2029 la mise en service du lien fixe du Fehmarn Belt entre l’Allemagne et le Danemark, qui réduira alors d’environ 2 heures le temps de trajet entre Copenhague et Hambourg.

  • Les NS devraient exploiter le réseau principal jusqu’en 2039

    Les NS devraient exploiter le réseau principal jusqu’en 2039

    Le gouvernement des Pays-Bas a dévoilé mi-juin 2020 sa stratégie pour restructurer le marché néerlandais du transport ferroviaire de voyageurs afin d’améliorer le processus d’ouverture à la concurrence. Tout d’abord, l’opérateur historique néerlandais NS devrait être reconduit pour 15 ans à partir de décembre 2024 pour l’exploitation du réseau principal, au vu de ses bonnes prestations actuelles. Cette décision est également justifiée par le besoin de stabilité et de qualité nécessaire au développement des transports publics dans le pays, dont le rail est un maillon essentiel. Le gouvernement redoute que l’ouverture à la concurrence des relations principales soit trop complexe et trop périlleuse à mettre en œuvre, qu’elle risque d’avoir un impact négatif sur la qualité du service rendu et de coûter cher aux contribuables. L’exploitation de la ligne à grande vitesse HSL Zuid, qui devait être ouverte à la concurrence, a été intégrée dans le réseau principal en 2015 et continuera à être du ressort des NS, qui utiliseront à partir de 2021 les nouvelles automotrices électriques Coradia Stream aptes à 200 km/h commandées en 99 exemplaires au constructeur Alstom en remplacement des rames de voitures IC remorquées par des Traxx série 186. Dans le cadre de la décentralisation, la gestion de certaines relations régionales actuellement assurées par les NS devrait être transférée à partir de 2025 aux provinces, qui pourront lancer des appels d’offres pour leur exploitation. La décision finale d’attribuer aux NS l’exploitation du réseau principal sera entérinée en 2023. Les opérateurs Arriva Nederland, Connexxion, Keolis Nederland et Qbuzz exploitent déjà aux Pays-Bas des relations régionales sous contrat avec les provinces.

  • Suisse : une nouvelle étape dans la modernisation du matériel du RhB

    Suisse : une nouvelle étape dans la modernisation du matériel du RhB

    Après la livraison en 2010 et 2012 des automotrices électriques Flirt Allegra, et à partir de 2016 des rames de voitures « Alvra », le Chemin de fer rhétique commence à recevoir ses nouvelles automotrices électriques « Capricorne », qui vont lui permettre d’augmenter ses capacités, ainsi que des nouveaux locotracteurs hybrides Geaf 2/2.

    Le Chemin de fer rhétique (RhB), en allemand Rhätische Bahn AG, en italien Ferrovia Retica et en romanche Viafier Retica, exploite dans le canton des Grisons un réseau à voie métrique de 384 km. Le RhB est détenu à 51,3 % par le canton des Grisons, à 43,1 % par la Confédération suisse, à 4,6 % par des actionnaires privés et à 1 % par des communes. Son siège est situé à Coire (Chur). Le RhB gère son infrastructure, exploite des trains de voyageurs InterRegio (IR), Panorama Express (PE), Regio Express (RE) et RER (S), des navettes trains-autos et des trains de fret, et développe également son matériel en partenariat avec le constructeur suisse Stadler Rail. Troisième plus grand réseau de Suisse, après celui des CFF et celui du BLS, le RhB transporte annuellement environ 12 millions de passagers (2017), soit plus de voyageurs que les TER en Rhône-Alpes.
    Le RhB a pris en 1895 la succession de la compagnie créée le 7 février 1888 exploitant la ligne à voie métrique Landquart - Davos. Le canton des Grisons et la Confédération suisse devinrent dès 1897 actionnaires majoritaires du RhB. Le réseau du RhB s’est étendu progressivement de 1889 à 1913, et a été électrifié de 1913 à 1922. En 1942, le RhB acquit la ligne Coire - Arona et la ligne « Misoxerbahn » Bellinzona - Mesocco située dans le canton du Tessin, fermée en 2003, et en 1943 la ligne de la Bernina.
    Le réseau du RhB comporte 115 tunnels, d’une longueur totale de 58,69 km dont le plus long tunnel à voie métrique du monde, le tunnel de la Vereina, d’une longueur de 19,042 km, situé sur la ligne Klosters - Sagliains, 42 galeries, et 612 ponts représentant une longueur cumulée de 16,042 km.
    Le réseau du RhB est composé des lignes à écartement de 1 000 mm et électrifiées par caténaire en 11 kV 16,7 Hz :
    – Landquart - Klosters - Davos – Filisur (69,3 km) ;
    – Landquart - Untervaz - Coire - Domat/Ems - Reichenau-Tamins - Thusis (41,3 km), le tronçon Coire - Domat/Ems (double écar­­tement 1 000 mm/1 435 mm) ;
    – Coire - Arosa (25,7 km) ;
    – Reichenau-Tamins – Disentis/Mustér (49,3 km) ;
    – Thusis - Filisur - Bever - Samedan - Saint-Moritz (61,7 km ; ligne de l’Albula) ;
    – Bever - Susch - Sagliains - Zernez - Scuol-Tarasp (44,4 km) ;
    – Sagliains - Kloster Platz (22 km) ;
    – Samedan - Pontresina (5,3 km) ;
    – et des lignes Saint-Moritz - Pontresina - Tirano (Italie), électrifiées en 1 000 V courant continu (60,7 km).
    La ligne Castione-Arbedo - Cama (12,8 km) électrifiée en 1 500 V courant continu, tronçon de l’ancienne ligne RhB Bellinzona - Mesocco, a été cédée à Ferrovie Mesolcinese et a été parcourue de 2003 à 2013 par des trains touristiques exploités par le Società Esercizio Ferroviario Turistico (SEFT).

  • Thello : vers la fin du train de nuit ?

    Thello : vers la fin du train de nuit ?

    Avec la mise en quarantaine des régions italiennes de Lombardie et Vénétie, Thello avait suspendu ses trains de jour et de nuit dès le 10 mars avec espoir de reprise le 3 avril. Retour repoussé au 18 mai pour les trains de jour et 31 mai pour les trains de nuit.
    Finalement, seuls les trains de jour entre Nice et Milan revien­nent le 4 juin. Venise est repoussé au 1er août. Alors qu’on doute du retour des trains Thello de jour à Marseille, il n’y a désormais plus aucune date pour les trains de nuit. Thello indique qu’il est dans l’impossibilité actuelle de garantir la sécurité sanitaire des voyageurs.

  • En Lituanie, les LG deviennent LTG

    En Lituanie, les LG deviennent LTG

    À l’occasion de son 101e anniversaire, le groupe des chemins de fer lituanien Lietuvos Gelezinkeliai a changé son acronyme en LTG, au lieu de LG, et son logo, qui est désormais formé de deux flèches tête-bêche, l’une à gauche contenant l’inscription LTG et l’autre à droite l’activité. L’activité voyageurs est renommée LTG Link et identifiée par la couleur rouge. L’activité fret est renommée LTG Cargo et identifiée par la couleur jaune et l’activité infrastructure est renommée LTG Infra et identifiée par la couleur verte. Le groupe LTG a pris à cette occasion les 10 engagements suivants : être un catalyseur de la croissance économique de la Lituanie, être compétitif à l’étranger pour y gagner de nouveaux marchés, mettre en œuvre avec succès le projet Rail Baltica, créer de nouvelles relations voyageurs aussi bien en service intérieur qu’international en adéquation avec les demandes des clients, assurer des prestations plus respectueuses de l’environnement avec par exemple avec le lancement de l’électrification Vilnius – Klaipeda, qui voit transiter bon nombre de trains de fret, développer le transport intermodal, accélérer la digitalisation en matière de titres de transport et d’information des clients, rénover les gares en particulier celle de Vilnius, acquérir de nouvelles automotrices électriques dans le cadre du plan d’électrification du réseau, et améliorer la qualité d’Internet dans les trains.

  • Commande de 30 ICE Velaro MS par la DB

    Commande de 30 ICE Velaro MS par la DB

    La DB a commandé le 15 juillet 2020 au constructeur allemand Siemens Mobility, pour un montant d’environ un milliard d’euros, 30 ICE Velaro MS polycourant aptes à 320 km/h dérivés des Velaro D, et pouvant fonctionner en unité multiple avec les 15 ICE Velaro série 407 que possède déjà la DB. Cette commande, liée à la décision de la baisse de la TVA en Allemagne sur les billets de train nécessitant une augmentation des capacités de transport, comporte une option pour la fourniture de 60 ICE supplémentaires. Ils seront fabriqués sur le site Siemens de Krefeld, les systèmes électriques provenant du site d’Erlangen et les bogies du site de Graz. Ces 30 ICE, qui seront livrées entre 2022 et 2026, seront engagés dans un premier temps sur la relation Dortmund – Munich. Ils seront équipés de vitres permettant de capter directement les signaux téléphoniques, et de freins à courant de Foucault pour pouvoir circuler à 300 km/h sur la LGV Cologne – Francfort-sur-le-Main. Certains seront également utilisés en service international vers la Belgique et les Pays-Bas. À huit caisses et 32 essieux, dont 16 motorisés, ces nouveaux ICE développeront une puissance de 8 000 kW, et auront une capacité de 93 places en 1re classe, 347 en 2de classe et 16 dans la voiture-restaurant, et pourront transporter jusqu’à huit vélos, une première pour les ICE. Ils seront accessibles aux personnes à mobilité réduite et équipés d’ascenseurs pour fauteuils roulants. Afin d’être livrée très rapidement, la DB a opté pour ces ICE plutôt que pour les Velaro Novo que Siemens avait présentés en 2018. En 2026 la DB aura à disposition 411 ICE de différentes séries (58 ICE 1, 44 ICE 2, 60 ICE T, 82 ICE 3, 137 ICE 4 et les 30 nouveaux Velaro).

  • République tchèque : succès de RegioJet pour Prague - Rijeka

    République tchèque : succès de RegioJet pour Prague - Rijeka

    L’opérateur tchèque en open access RegioJet a lancé fin juin 2020 une nouvelle relation de nuit entre Prague et Rijeka en Croatie. Ces trains, le RJ 1047 Prague – Rijeka et RJ 1044 Rijeka – Prague, composés de 12 voitures, dont des voitures-couchettes, et destinés principalement aux touristes tchèques, circulent du 30 juin au 26 septembre 2020. Prévus initialement trois fois par semaine, ils sont devenus quotidiens à partir du 11 juillet 2020. Ils desservent les gares de Prague hl.n., Pardubice, Brno Zidenice, Brno hl.n., Breclav, Bratislava hl.st., Bratislava ­Petrzalka, Csorna, Ljubljana et Rijeka, et sont tracés via Szombathely, Zalaszentivan, Hodos et Sapjane. En Hongrie, les trains sont conduits par du personnel de l’opérateur Continental Railway Solution, qui conduit également les trains de RegioJet Prague – Budapest entre Hegyeshalom et Budapest. À Hodos, gare-frontière slovène avec la Hongrie, une locomotive de l’opérateur historique slovène, les SZ, prend le relais de la Vectron, venant de Prague, jusqu’à Sapjane gare-frontière croate, commutable 3 000 V – 25 kV 50 Hz, avec la Slovénie, où une locomotive électrique de l’opérateur historique croate HZ PP reprendra le train jusqu’à Rijeka. Bien qu’homologuées en Slovénie et en Croatie, les Vectron ne peuvent pas effectuer le trajet Hodos – Rijeka, qui comporte des tronçons non autorisés à des locomotives de plus de 20 t à l’essieu. Avec 10 000 ré­­servations le premier jour de sa commercialisation, cette relation de nuit est un véritable succès. En 2019, environ 755 000 touristes tchè­­ques ont visité la Croatie.