Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Alstom modernise la signalisation des trams de Bruxelles

    Alstom modernise la signalisation des trams de Bruxelles

    C’est Bombardier qui a été choisi à plusieurs reprises pour équiper le parc des nouvelles rames du tram de Bruxelles avec ses Flexity T 3000 et T 4000. Pour autant, le constructeur n’est pas en situation de monopole et c’est Alstom qui a été désigné pour moderniser la signalisation du réseau de tramways. Le contrat porte sur la mise à niveau et la maintenance du système Pegasus déjà déployé par Alstom. 420 tramways en sont équipés, une flotte à laquelle 165 trams supplémentaires en cours d’acquisition devraient venir s’ajouter. Pegasus assure la protection et l’aide à la conduite des rames y compris dans les zones délicates comme les courbes, les rampes ou les tunnels. De nouvelles fonctionnalités permettent d’éviter les collisions, le contrôle de recharge d’énergie par LAC rigide, ou encore la veille intelligente basée sur l’analyse d’activité du conducteur.

  • Les NS à nouveau propriétaires des DM’90

    Les NS à nouveau propriétaires des DM’90

    Fin 2017, les automotrices diesels DM’90 (Dieselmaterieel 90), livrées de 1996 à 1998 à 53 exemplaires aux NS par Düwag-Talbot, avaient été réformées et mises en vente. L’opérateur roumain Ferotrans-TFI en avait acheté deux en 2017, qu’il avait testées avec succès en Roumanie après les avoir fait réviser par le constructeur roumain Electroputere. En 2018, Ferotrans-TFI avait acheté et payé 48 autres DM’90. Ces dernières devaient être acheminées de Nimègue, aux Pays-Bas, où elles étaient garées, vers la Roumanie. Une première tentative d’acheminement avorta à la suite d’un problème d’attelages et faute de financement courant 2019, toutes les 48 DM’90, représentant une longueur totale d’environ 2,5 km, étaient toujours aux Pays-Bas. Le gestionnaire néerlandais de l’infrastructure, Prorail, désirant réaliser des travaux sur les voies de garage occupées par les DM’90, ordonna au vendeur, NS Reizigers, de les évacuer pour le 1er octobre 2019 sous peine du paiement d’une pénalité de 1 000 euros par DM’90. Après décision de justice, leur vente fut cassée pour permettre à NS Reizigers redevenu propriétaire de ces 48 DM’90, de les déplacer vers un nouveau point de stockage provisoire. Ferotrans-TFI, n’étant plus intéressé par ces DM’90, escompte être remboursé prochainement.

  • Les principales incidences du plan climat sur la DB

    Les principales incidences du plan climat sur la DB

    Dans le cadre du plan climat, décidé par le gouvernement fédéral allemand fin septembre 2019, la DB devrait recevoir d’ici 2030 20 milliards d’euros supplémentaires. Près de 156 milliards d’euros seront investis d’ici 2030 pour moderniser le matériel et améliorer la ponctualité des trains. D’ici 2020, 30 ICE supplémentaires aptes au moins à 300 km/h devraient être mis en service en particulier sur les relations transitant par les LGV aptes à 300 km/h, comme Cologne – Francfort-sur-le-Main, Nuremberg – Ingolstadt et Halle/Leipzig – Erfurt – Bamberg. Par ailleurs, la TVA sur les billets de train ICE ou IC pour des parcours supérieurs à 50 km va passer de 19 % à 7 %, entraînant une baisse de 10 % du prix de ces billets, l’objectif étant de doubler le nombre de voyageurs d’ici 2030. La DB a également présenté le 10 septembre 2019 la nouvelle livrée, qui sera appliquée à ses 280 ICE. Déjà en 2018, la DB avait remplacé les bandes latérales rouges par des vertes sur trois ICE, dans le cadre de sa campagne « Das ist Grün » (c’est vert). Finalement seuls les éléments d’extrémités, recevront une bande verte à mi-longueur qui se termine par une prise électrique verte et portant l’inscription « DB Deutschlands Schnellster Klimaschützer » (la DB le protecteur du climat le plus rapide d’Allemagne). Actuellement, la part d’écoélectricité consommée par la DB se situe en 2019 à 57 %. L’objectif de 100 % ne sera atteint qu’en 2038.

  • Derniers réglages avant la mise en service de Ceva

    Derniers réglages avant la mise en service de Ceva

    À quelques détails près, tout est en place pour la mise en route de la nouvelle liaison Genève – Annemasse qui constitue la partie centrale du nouveau réseau franco-suisse Léman Express.

    Cette fois le compte à rebours est enclenché avec comme objectif l’entrée en vigueur, comme annoncé, de la desserte transfrontalière franco-suisse entre Genève et Annemasse au 15 décembre prochain.
    Alors que les CFF peaufinent l’équipement de leurs stations souterraines de Lancy-Bachet, Champel Hôpital, Eaux-Vives, Chêne-Bourg , la signalisation automatique est en fonction et le courant monophasé 15 kV alimente la caténaire de la jonction depuis quelques mois. Trois éléments SNCF B 31500 tricourant quadruples ont circulé en essai dans la nuit du 17 au 18 juillet dernier.
    En gare d’Annemasse, où les travaux de remaniement du plan de voies entrepris par SNCF Réseau au terme d’une coupure longue de trafic, avec ses sept voies à quai sous la dépendance du PCD adapté en conséquence, ont été achevés en décembre 2017, le nouveau passage souterrain débouchant côté Ambilly est désormais opérationnel, les abris parapluie ayant été posés ces derniers mois sur les quatre quais. Les abords du BV restent en cours d’aménagement avec le futur pôle d’échanges multimodal et son parking à étages et la maison de la mobilité.
    Un technicentre, chargé de la maintenance des 27 éléments tricourant B 31500 du futur RER franco-valdo-genevois , financé intégralement par la région ARA, bénéficie d’une architecture moderne très élaborée s’intégrant au quartier. Construit côté Évian sur un terrain de la commune de Ville-la-Grand, il comporte un bâtiment de 2 400 m2 avec deux voies sur fosses, passerelles de avisite des toitures, une voie accolée équipée d’une machine à laver les extérieurs de caisse et quatre voies de remisage longues en impasse côté BV à la place des anciens débords. Opérationnel depuis cet été, il engendre 30 nouveaux emplois. L’élément Z 31507/31508 a été le premier officiellement livré le 1er août écoulé, les autres devant suivre les mois suivants.

  • Des Coradia Continental à batteries sur Leipzig – Chemnitz

    Des Coradia Continental à batteries sur Leipzig – Chemnitz

    Dans le cadre de l’élimination de la traction diesel en Allemagne, les autorités de transports de Saxe-Centrale et de Leipzig ont décidé début octobre 2019 de commander 11 automotrices électriques Coradia Continental tricaisses équipées de batteries, qui seront utilisées sur Leipzig – Chemnitz (81 km) à partir de 2023, actuellement exploitée par Mitteldeutsche Regiobahn (MRB, groupe Transdev), qui utilise des rames remorquées par des locs ER 20 série 223, limitées à 140 km/h. Les Coradia, aptes à 160 km/h, permettront ainsi une réduction du temps de trajet entre les deux villes de 6 min. Les batteries de traction, situées sur les toitures, seront rechargées dans les gares de Leipzig et de Chemnitz au moyen des pantographes, dont disposent ces engins, qui seront transformés en Coradia Continental électriques lorsque la ligne sera intégralement électrifiée. Le temps de recharge est d’environ 30 min.

  • SBB GmbH reconduit en Allemagne

    SBB GmbH reconduit en Allemagne

    Fin juillet 2019, le ministère des Transports du Bade-Wurtemberg a reconduit directement jusqu’en décembre 2027 l’opérateur SBB GmbH, filiale allemande à 100 % des CFF pour l’exploitation de la relation Seehas Engen – Singen (Hohentwiel) – Constance et des relations S-5 Steinen – Lörrach – Weil sur le Rhin et S-6 Bâle CFF – Lörrach – Zell (Wiesental) du RER trinational de Bâle. La régularité des trains des CFF étant supérieure à celle des autres opérateurs dans le Bade-Wurtemberg, l’attribution s’est effectuée sans appel d’offres. Lorsque les travaux d’infrastructure seront terminés, les trains actuellement cadencés entre Bâle CFF et Lörrach à la demi-heure le seront au quart d’heure. Pour la relation Seehas, les trains seront composés à partir de décembre 2020 de deux automotrices électriques Flirt RABe 521 en UM afin d’augmenter les capacités de transports de vélos. La ligne Bâle Gare badoise – Waldshut – Schaffhouse, dont l’électrification est programmée, sera intégrée dans le nouveau contrat Seehas, qui sera soumis à appel d’offres lors de son renouvellement en décembre 2027.

  • Transdev remplace Städtebahn Sachsen

    Transdev remplace Städtebahn Sachsen

    L’opérateur privé allemand Städtebahn Sachsen GmbH, créé en 2010, avait cessé toute activité le 25 juillet 2019 à la suite de son insolvabilité et sa mise en faillite le 26 juillet 2019. Dès le 28 juillet 2019, l’autorité organisatrice de transport Zweckverbandes Verkehrsverbund Oberelbe, le VVO, rompait le contrat, qu’elle avait signé en 2014 avec Städtebahn pour la période courant du 14 décembre 2014 au 14 décembre 2024, concernant l’exploitation des relations régionales RB 19 Dresde Hbf – Heidenau – Kurort Altenberg (Erzgebirge), RB 33 Dresde Neustadt – Königsbrück, RB 34 Dresde Hbf – Kamenz (Saxe), RB 71 Pirna – Neustadt (Saxe) – Bad Schandau et RB 72 Heidenau – Kurort Altenberg (Erzgebirge).
    Après une carence de 72 heures sans desserte, ces relations furent assurées avec des cars de substitution jusqu’à la reprise partielle de l’exploitation par Städtebahn Sachsen sous la tutelle du syndic de faillite dès le 19 août 2019 sur les relations Dresde Hbf – Kamenz (Saxe) et Heidenau – Altenberg et, à l’occasion de la rentrée scolaire, le 30 août 2019, entre Dresde Neustadt et Ottendorf Okrilla.
    Après un nouvel appel d’offres lancé en urgence, le VVO a annoncé le 16 septembre 2019 avoir sélectionné l’opérateur Transdev Regio Ost pour remplacer dès le 27 septembre 2019 l’opérateur défaillant Städtebahn Sachsen. Le nouveau contrat, d’un volume annuel de 1,9 million de km-trains, court jusqu’à décembre 2021.

  • Les chemins de fer en Lettonie en 2019

    Les chemins de fer en Lettonie en 2019

    Créés en 1992 après la chute de l’URSS, les LDz se sont réorganisés en plusieurs entités selon les directives européennes, mais leur matériel est encore en totalité d’origine soviétique. En concurrence avec des opérateurs privés, ils poursuivent aujourd’hui leur modernisation avec l’aide de l’UE, qui passe par l’extension de l’électrification et l’acquisition de nouveaux matériels.

    La Lettonie pays balte, dont la capitale est Riga, située sur la rive orientale de la mer Baltique, ancienne république soviétique devenue indépendante en 1991, membre de l’Union européenne depuis le 1er mars 2004, a eu au cours du xxe siècle une histoire tourmentée, avec les invasions allemandes et soviétiques, tout comme ses chemins de fer confrontés aux aléas politiques. Mais qu’en est-il exactement en 2019 ?
    En 1860 fut inaugurée entre Pylatovo et Daugavpils, anciennement Dinaburg, la première ligne de chemins de fer en Lettonie, à voie large russe de 1 524 mm, longue de 160 km, comme maillon de la ligne de chemin de fer de Saint-Pétersbourg à Varsovie, dont la construction fut lancée en 1851 par le gouvernement de la Russie tsariste pour relier la Russie avec l’Europe centrale. En 1861, la ligne de Riga à Daugavpils était également inaugurée. Le réseau se compléta avec l’ouverture en 1862 de la ligne Daugavpils – Kurcums, en 1866 de la ligne Daugavpils – Indra – Polotsk, ville située actuellement en Biélorussie, en 1868 de la ligne Riga – Jelgava, en 1872 de la ligne Riga – Milgravis, tronçon de la ligne Riga – Rujiena achevée en 1937, en 1873 de la ligne Daugavpils – Eglaine et de la ligne Jelgava – Mazeikiai, construite à l’écartement de 1 435 mm et utilisée intensivement par l’armée allemande lors de la Première Guerre mondiale, en 1877 de la ligne Riga – Tukums, en 1889 de la ligne Riga – Lugazi – Valga – Pskov, en 1901 de la ligne Ventspils – Tukums et de la ligne Krustpils – Rezekne 2 – Zilupe, appartenant à la compagnie privée Maskavas – Ventspils – Ribinska dzelcejs, en 1903 de la ligne Plavinas – Gulbene – Valka, à écartement de 750 mm (le tronçon Plavinas – Gulbene fut mis à l’écartement large en 1916), en 1904 des lignes Jelgava – Krustpils et Jelgava – Tukums, en 1916 de la ligne Jelgava – Meitene – Siauliai, à écartement de 1 435 mm, construite par les Allemands à des fins militaires. Lors de la Première Guerre mondiale, les Allemands mirent un certain nombre de lignes à l’écartement standard et en construisirent à l’écartement de 600 mm. À la fin du conflit, les Lettons remirent à l’écartement russe les principaux axes du réseau, en particulier pour favoriser le développement économique du pays tourné vers l’Est.

  • Swiss Combi acquiert 35 % du capital de CFF Cargo

    Swiss Combi acquiert 35 % du capital de CFF Cargo

    Le gouvernement fédéral suisse avait lancé en décembre 2018 la réforme de la branche fret du groupe public des CFF. CFF Cargo est devenue au 1er janvier 2019 une société autonome de droit suisse permettant sa privatisation partielle souhaitée à une hauteur comprise entre 10 à 49 %. Le ci – mentier Holcim, le groupe de logistique Planzer et le groupe de distribution Migros étaient intéressés pour rentrer au capital de CFF Cargo. Finalement, les CFF ont indiqué le 30 août 2019 que la compagnie Swiss Combi allait acquérir 35 % des parts de CFF Cargo. Les CFF garderont les 65 % restants. Swiss Combi est détenue pour 40 % par le holding Planzer, à 40 % par Camion Transport, à 10 % par le holding Galliker et à 10 % par Bertschi. Par ailleurs, CFF Cargo International deviendra une filiale directe des CFF et ne sera plus rattachée à CFF Cargo. Le partenariat avec Swiss Combi devrait permettre à CFF Cargo de développer le transport multimodal en Suisse et offrir des solutions logistiques porte à porte à ses clients. CFF Cargo, qui avait été créée en 1999 comme filiale à 100 % des CFF, possède 313 locomotives de lignes, 76 locomotives de manoeuvres et 5 324 wagons de marchandises et transporte près de 30 millions de t de fret par an.

  • Ferrovie Appulo Lucane passe commande à Stadler

    Ferrovie Appulo Lucane passe commande à Stadler

    La compagnie Ferrovie Appulo Lucane (FAL), appartenant à 100 % au ministère italien des Transports et basée à Bari, a commandé fin juillet 2019 pour 22,8 millions d’euros au constructeur suisse Stadler Rail quatre éléments automoteurs diesels à trois caisses de type ST 4/12 à écartement de 950 mm, qui devraient être tous livrés d’ici août 2021. FAL avait signé mi-janvier 2019 avec Stadler Rail un contrat-cadre pour la fourniture de quatre ST 4/12 et de quatre autres en option. D’une longueur de 52,5 m, les ST 4/12 sont équipés de moteurs diesels satisfaisant au critère III B en matière d’émissions. Aptes à 100 km/h, ils développent une puissance de 790 kW. Ils ont une capacité de 154 places assises et peuvent transporter jusqu’à 306 personnes. Les ST 4/12 sont équipés de la climatisation et sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. FAL, propriétaire de son réseau à voie étroite de 134 km, exploite les relations régionales Bari – Altamura – Matera Sud, Bari – Altamura – Potenza et Potenza – Avigliana. Le parc moteur de FAL est actuellement composé de 17 éléments automoteurs diesels fabriqués par Stadler, dont 11 à deux caisses SB 01, six d’entre eux devant être portés à trois caisses, et six à trois caisses ST 01, et de 17 autorails dérivés des ALn 663 de Trenitalia, dont 11 M 4.300 de 1987 et de six M 4.350 de 1988.