Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Montréal : le prolongement de la ligne Bleue et un début de ligne Rose enfin financés

    Montréal : le prolongement de la ligne Bleue et un début de ligne Rose enfin financés

    Évoqué depuis les années 70, le prolongement à l’est de la ligne Bleue vers Anjou est dans les tuyaux depuis… 1988. Alors que la métropole manque cruellement de transports à l’est de l’île de Montréal, le prolongement avec cinq nouvelles stations peinait à se concrétiser en raison notamment de la tiédeur du gouvernement fédéral, principale source de financement. Finalement, le Premier ministre Justin Trudeau vient d’annoncer le déblocage d’environ 887 millions d’euros pour un projet dont les travaux pourraient commencer en 2021 avec une mise en service en 2026. Et ce n’est pas fini puisque la ligne Rose voulue par la maire de Montréal pourrait connaître un début d’exécution à l’ouest entre Lachine et le centre-ville, probablement en tram plutôt qu’en métro. En acceptant de céder à la ville de Québec un financement de 546 millions d’euros qui lui était destiné, Montréal obtient le feu vert fédéral pour la réalisation de sa ligne Rose. À ce titre, des crédits d’un montant de 1,36 milliard d’euros viennent d’être inscrits au programme quinquennal d’investissements du gouvernement de Québec

  • Keolis démarre l’exploitation du tram de Waterloo au Canada

    Keolis démarre l’exploitation du tram de Waterloo au Canada

    La filiale nord-américaine du Groupe Keolis, Keolis North America, a débuté le 21 juin 2019, l’exploitation du réseau de tramway de Waterloo, en Ontario, le premier du groupe en Amérique du Nord. Dans le cadre d’un PPP (partenariat public-privé) signé en 2014, Keolis, membre du consortium GrandLinq, sera en charge de l’exploitation du réseau de tramway de Waterloo pendant 10 ans, et de sa maintenance pendant 30 ans. Cette étape renforce la présence de Keolis dans la région, où le groupe est implanté depuis près de 20 ans et exploite différents services de mobilité partagée.

  • 30 Flexity supplémentaires à Bruxelles

    30 Flexity supplémentaires à Bruxelles

    Bombardier Transport a signé un contrat visant la fourniture de 30 tramways supplémentaires à la Stib (Société des transports intercommunaux de Bruxelles). Cette deuxième commande fait partie d’un contrat-cadre portant sur 175 tramways, avec une première commande de 60 tramways signée en avril 2018, et est évaluée à environ 67 millions d’euros. Les premières livraisons de ces trams, configurés en rames de cinq voitures de 32 m
    de long, sont prévues pour dé­­cembre 2020.
    À ce jour, Bombardier a livré plus de 400 tramways à la Stib. Ce nombre comprend les tramways PCC série 7000 à plancher haut livrés durant les années 70, les tramways T 2000 livrés durant les années 90 et la dernière commande de 220 tramways T 3000 et T 4000 livrée entre 2005 et 2015.

  • Espagne : les FGC modernisent leur matériel fret

    Espagne : les FGC modernisent leur matériel fret

    Au salon SIL Logistic à Barcelone, les Chemins de fer de la généralité de Catalogne (FGC) ont présenté le 27 juin 2019 leur plan de renouvellement de leur matériel fret. Ils vont acquérir pour 30 millions d’euros cinq locomotives bimodes à voie de 1 000 mm de type Co’Co’fonctionnant en 1 500 V par caténaire et équipées d’un moteur diesel satisfaisant aux normes classe V en matière d’émission. Ces nouvelles locomotives remplaceront les trois locs diesels série 254 type GM JT 18 LC 2 D construites en 1990 par le constructeur espagnol Macosa, devenu Stadler Rail, que les FGV utilisent actuellement en trafic fret. Avec ces locomotives bimodes, les FGC escomptent réduire leur consommation de carburant de 60 % et réduire leurs émissions de CO2 de 66 % et augmenter leurs capacités. Les FGC vont également commander pour 13,2 millions d’euros 66 wagons à voie métrique pour le transport de potasse. En 2018, les FGC ont transporté environ 400 000 t de potasse entre les mines de Suria et Sallent et le port de Barcelone, et environ 95 000 automobiles entre l’usine Seat de Martorell et le port de Barcelone. Le réseau des FGC est composé de 140 km de lignes à voie métrique électrifiée en 1500V, 42 km de lignes à voie de 1 435 mm électrifiée en 1500V et 89 km de lignes à voie non électrifiée à écartement de 1 668 mm. Les FGC, appartenant à 100 % à la Généralité, exploitent également des trains de voyageurs dans la banlieue de Barcelone et sur Lerida – Pobla de Segur.L. L.

  • Une nouvelle génération de locomotives sur le Corridor nord-est américain

    Une nouvelle génération de locomotives sur le Corridor nord-est américain

    Rare exemple de transport ferroviaire de masse aux États-Unis, la relation Boston – Washington via New York est parvenue à devenir attractive grâce à un travail de plusieurs décennies portant à la fois sur l’amélioration des infrastructures et la modernisation des matériels qui ont permis de raccourcir les temps de parcours et d’augmenter les fréquences. Parmi les artisans de ce succès, des engins moteurs d’origine européenne acquis par les exploitants dont une nouvelle génération règne actuellement sur la ligne.

    Si les Américains sont les maîtres incontestés du fret ferroviaire (pour lequel leurs techniques solides et fiables font merveille), il n’en est pas de même en ce qui concerne le transport des voyageurs et, plus particulièrement, en traction électrique. Pourtant, ce sont eux qui ont connu l’âge d’or qui a fait la gloire des grandes compagnies comme l’Union Pacific, le Chicago & North Western, le Pennsylvania Railroad, l’Atchison, Topeka & Santa Fe ou encore le New York, New Haven and Hartford Railroad. Mais ça, c’était avant… l’arrivée de l’automobile, contre laquelle les entreprises ferroviaires du monde entier ont toujours du mal à lutter. Avec, toutefois, de gros écarts selon les pays et les volontés politiques. Pourtant, c’est aux États-Unis que va renaître un certain trafic voyageurs… mais cette fois-ci, c’est pour lutter contre l’envahissement de l’automobile ! En effet, le train de banlieue, transport terrestre de masse par excellence, est l’arme idéale contre les bouchons routiers dans les grandes villes. C’est la région de Boston qui fait figure de précurseur en formant le MBTA (Massachusetts Bay Transit Authority) dès 1964, suivi par le New Jersey Transit, dans la banlieue de New York, quatre ans plus tard. Au milieu des années 70, le résultat dépasse les espérances et la constitution d’autorités organisatrices des transports explose au sein des grandes villes : Chicago, New Haven, San Francisco, Washington, Philadelphie, San Diego, ou encore Toronto au Canada… et le phénomène continue aujourd’hui encore. En parallèle, les LRV (Light Rail Vehicles, sorte tramways lourds), moins capacitaires mais plus fréquents, se développent là où le besoin est plus localisé.
    En grandes difficultés dès sa création en 1971, l’Amtrak (pour America Tracks, les voies ferrées américaines) a été créée par regroupement (fédéral) des services voyageurs des anciens réseaux, alors moribonds. En 1977, Amtrak rachète le NEC (Corridor nord-est) à Conrail, ligne Washington – Boston électrifiée de Washington à New Haven (via New York) en 11 kV 25 Hz AC depuis 1938. Cette électrification avait été réalisée principalement sous l’impulsion des anciens réseaux concernés, notamment le Pennsylvania Railroad (PRR) et le New York, New Haven & Hartford Railroad (NH… car souvent appelé « New Haven »). Mais les difficultés d’Amtrak, l’héritier, sur la ligne électrifiée ne sont pas que financières, elles sont aussi techniques. Amtrak dispose, lors de sa création, des rames automotrices en inox Metroliner acquises par le Penn Central (1) pour exploiter à grande vitesse (2) la liaison phare du réseau, Washington – Newark. Or ces rames, construites par Budd, souffrent essentiellement de leur partie électrique (pourtant due à deux constructeurs différents) et de leurs bogies. Empêtré dans les problèmes techniques insolubles des Budd, Amtrak doit avoir recours à une exploitation mixte Metroliner/rames tractées pour exploiter le NEC. Si les célèbres GG 1, munies d’un rapport adéquat, peuvent être poussées à 168 km/h et se révèlent encore fiables (elles datent pourtant de 1934), les nouvelles CC de General Electric (les E 60), conçues pour… un trafic minier mais adaptées au service voyageurs (E 60 CH ou E 60 CP) avec une vitesse limite théorique de 192 km/h, agressent la voie ; bien trop lourdes (176 t), équipées de bogies à moteurs de traction suspendus par le nez, elles fatiguent la voie au-dessus de 160 km/h. Tout ce matériel se révèle donc bien mal adapté à la vitesse nécessaire aux trains de voyageurs, surtout pour des vitesses de l’ordre de 200 km/h !
    Afin de donner à l’Amtrak une chance de réussir l’exploitation de l’une des rares lignes ferroviaires américaines ayant des caractéristiques proches de celles des lignes européennes (longueur, gares desservies, nombre de voyageurs, fréquences…), le gouvernement américain va prendre deux décisions d’une grande importance

  • Rabat – Salé : une nouvelle vague de Citadis arrive

    Rabat – Salé : une nouvelle vague de Citadis arrive

    Début juin, la STRS (Société du tramway de Rabat – Salé) a reçu les deux premières des 22 rames Citadis Alstom qui avaient été commandées en 2017 afin de répondre à la hausse continue de fréquentation du tramway de Rabat – Salé et en vue de la prochaine mise en service du prolongement de 7 km de la ligne 2 à Rabat et Salé. D’une longueur de 32 m, ils seront couplés pour transporter jusqu’à 606 passagers. Leur plancher bas intégral et leurs 12 portes par face facilitent la circulation des passagers et l’accessibilité pour tous. Leur design sera le même que celui des véhicules déjà en circulation. Les 22 nouvelles rames seront hébergées au centre de maintenance de Hay karima à Salé et s’ajouteront aux 44 rames Citadis Alstom déjà en circulation depuis mai 2011.

  • Les Desiro City de Govia Thameslink Railway et South Western Railway au complet

    Les Desiro City de Govia Thameslink Railway et South Western Railway au complet

    En 2014, Siemens a développé la troisième génération de Desiro pour le marché britannique, les Desiro City. Déjà plus de 115 exemplaires sillonnent la banlieue de Londres pour les opérateurs South Western Railway et Govia Thameslink Railway.

    Siemens avait conçu au début des années 2000, une gamme Desiro UK spécifique au marché britannique dérivée de sa plateforme Desiro déclinée sur continent en plusieurs variantes. Les Desiro UK ont été construits pour différents opérateurs britanniques aussi bien en version diesel, comme les Class 185 utilisés par TransPennine Express, qu’en version électrique fonctionnant en courant continu 750 V par troisième rail, comme les Class 444 et 450 de South Western Railway, ou 25 kV 50 Hz par caténaire, comme les Class 350 de West Midland Trains, les Class 360 de Greater Anglia et de TfL Rail, et les Class 380 de ScotRail. Une version bicourant 750 V-25 kV 50 Hz, les Class 350/1, a également été construite, mais les équipements pour le 750 V ont été déposés faute de besoin pour l’opérateur West Midland Trains, qui les utilise. Tous ces Desiro UK ont été fabriqués sur le site Siemens de Krefeld en Allemagne.
    En 2014, pour répondre aux nouvelles exigences des opérateurs en matière de capacité et de consommation d’énergie, Siemens a développé pour le marché britannique une troisième génération d’automotrices électriques Desiro, les Desiro City. Elles se distinguent de leurs prédécesseurs, par leur modularité, leur confort, leurs équipements à bord et leur faible consommation d’énergie. Grâce à la faible masse des caisses en aluminium, aux nouveaux bogies de type Siemens SF 7000 et aux nouveaux dispositifs de commande du train, ils consomment 50 % d’énergie en moins que les Desiro UK, répondant ainsi aux demandes des opérateurs.
    Deux opérateurs britanniques, Govia Thameslink Railway et South Western Railway, les utilisent déjà dans la banlieue de Londres.
    Govia Thameslink Railway utilise depuis 2017 des automotrices électriques Desiro City. Dans le cadre du projet Thameslink, le département des transports (DfT), équivalent du ministère des Transports, avait commandé en juin 2013 en partenariat avec Cross London Trains, pour un montant de 1,6 milliard de livres sterling, 1 140 caisses de Desiro City pour constituer 60 rames à huit caisses et 55 rames à 12 caisses. Trois voitures avaient été présentées au Salon Innotrans 2014.

  • Alstom et Bombardier-Hitachi sur les rangs pour High Speed 2

    Alstom et Bombardier-Hitachi sur les rangs pour High Speed 2

    Le projet de LGV qui reliera Londres au nord de l’Angleterre, baptisé HS 2 et qui prévoit pour sa première phase jusqu’à Birmingham l’achat de 54 rames pour un coût global (maintenance comprise) de 2,75 milliards de livres sterling, aiguise les appétits. Le consortium Bombardier-Hitachi et Alstom sont sur les rangs, le choix du matériel par HS 2 Ltd. étant prévu pour 2020. D’ores et déjà, les deux compétiteurs ont présenté des vues d’artistes de leurs matériels, issus des modèles les plus récents de leurs gammes respectives, avec un design dédié à la nouvelle LGV britannique.

  • Mosolf prend la route de la Soie

    Mosolf prend la route de la Soie

    L’entreprise allemande de logistique automobile Mosolf prévoit le lancement d’un service ferroviaire durable sur la nouvelle route de la Soie entre l’Europe et la Chine. L’objectif du projet est de transporter des véhicules sur la ligne existante Chengdu-Euro Express Railway. Depuis 2013, la ligne relie la gare de Qingbaijiang, à Chengdu, à Lodz, en Pologne. Elle traverse la frontière chinoise au col d’Alataw, dans la province du Xinjiang, puis rejoint la Pologne via le Kazakhstan, la Russie et la Biélorussie. La mise en service, après une période de tests de fonctionnement, est prévue pour le second semestre 2019. Mosolf se chargera du transport routier et ferroviaire des véhicules ainsi que de leur chargement dans les conteneurs avec son propre personnel et sur son propre site d’exploitation. Celui-ci sera directement relié au terminal ferroviaire de Spedcont à Lodz. Spedcont sera responsable de la manutention des conteneurs, y compris le chargement des conteneurs sur les wagons, ainsi que de la gestion des conteneurs vides.

  • Le « Voralpen-Express » se modernise

    Le « Voralpen-Express » se modernise

    Sous la dénomination Voralpen- Express, adoptée en 1992, la liaison transversale Romanshorn – Lucerne (147 km) à travers la Suisse alémanique, parcourt une contrée montagneuse d’un grand intérêt touristique et relie les rives du lac de Constance à celles du lac des Quatre-Cantons. Aujourd’hui, il est mis en marche par le réseau privé du Südostbahn (SOB) et emprunte deux sections des CFF de Wattwil à Rapperswil et d’Arth Goldau à Lucerne. D’abord composé de rames de voitures classiques tractées avec rebroussement à Rapperswil, son matériel a été amélioré en 1999 avec des voitures climatisées et des locomotives puissantes.
    À l’horaire 2013, où la fréquence des circulations est devenue horaire et son parcours limité à Saint-Gall – Lucerne (126 km), six rames réversibles climatisées ont été constituées, avec soit deux locomotives 446 ex-SOB ou 456 ex-BT aux extrémités, soit deux automotrices RBDe 561 type Colibri. Outre un renforcement de capacité bienvenu en été, elles ont permis aux convois de gravir les rampes de 50 ‰ du parcours dans de bonnes conditions de traction.
    De manière à offrir à la clientèle, dont une part importante de touristes suisses mais aussi étrangers (40 % de la fréquentation), un matériel de bon standing et plus confortable que celui en service, le SOB a commandé à Stadler sept rames Flirt de troisième génération à huit caisses dites Traverso de 5 200 kW à livrée cuivre-rouge et noir numérotées 526.100/200. Outre une capacité portée à 359 voyageurs, selon la norme à couloir central et à compartiments, les caisses comprendront un emmarchement amélioré, un espace famille et un coin bistro. Après des essais de vitesse et freinage sur la ligne du Valais, des marches en rampe de 50 ‰ ont été réalisées ce printemps d’Arth Goldau à Einsiedeln.
    À savoir que leur engagement commercial aura lieu sur le Voralpen cadencé à l’heure le 15 décembre prochain.