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Catégorie : Réseaux étrangers
L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

Pays-Bas : la modernisation des Sprinter Lighttrain a débuté
Les NS possèdent 131 automotrices Sprinter Lighttrain immatriculées dans la série 2400 pour celles à quatre caisses et 2600 pour celles à six caisses. Livrées de 2007 à 2012, par Bombardier pour les 69 série 2400 et par Siemens pour les 62 série 2600, elles sont utilisées au service annuel 2018 par NS Reizigers sur 17 relations Sprinter. Dérivées des automotrices électriques série 425 de la DB, elles ont respectivement une capacité de 184 et 264 places. Elles vont toutes être réaménagées, avec en particulier l’apposition d’une signalétique destinée aux personnes malvoyantes, la création de deux places par rame destinées aux personnes en fauteuil roulant équipées de boutons d’alerte, ainsi que d’un espace toilette accessible aux PMR. De plus, deux vélos supplémentaires pourront être transportés dans les automotrices rénovées. Les modifications seront effectuées par le constructeur Talbot Services, du groupe Bombardier, sur son site allemand d’Aix-la-Chapelle. Les 131 Sprinter Lighttrain devraient être tous modernisés pour fin 2021.

Nouveau succès pour Go-Ahead en Bavière
L’autorité organisatrice bavaroise des transports ferroviaires, le BEG (Bayerische Eisenbahngesellschaft), et le ministère des Transports du Bade-Wurtemberg ont sélectionné le 3 août 2018, après un appel d’offres européen, l’opérateur Go-Ahead pour exploiter, à partir de décembre 2021 pour une durée de 12 ans, les trains régionaux sur la ligne Munich – Buchloe – Memmingen – Kisslegg – Hergatz – Lindau (199 km), dont l’électrification devrait être terminée pour décembre 2020. Ce contrat, dénommé E-Netz Allgäu, représente un volume annuel de 2,6 millions de km-trains. Go-Ahead utilisera 22 automotrices électriques Flirt 3 à quatre caisses du constructeur Stadler, qui permettront de réduire de 30 min le temps de parcours entre Munich et Memmingen. Go-Ahead avait déjà repris dans le Bade-Wurtemberg à l’opérateur historique, la DB, trois autres contrats.
Go-Ahead Verkehrsgesellschaft Deutschland GmbH, créée en janvier 2014 et basée à Berlin, est une filiale à 100 % du groupe britannique Go-Ahead, créé en 1987.
Un ETR 485 en essais en Grèce
Acheminé en Grèce en véhicule via la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Macédoine, l’ETR Frecciargento 485 n° 31, a effectué du 5 au 7 septembre une série de marches d’essai à 200 km/h (avec pointe de 213 km/h) entre Thessalonique et Katerini (67 km) avant d’être présenté au 83e Salon commercial international de Thessalonique par Trainose, une filiale des FS qui gère les trains sur le réseau grec OSE. Après, il était prévu que la rame retourne en Italie.
Cette opération a été réalisée en prélude au lancement d’une liaison entre Athènes et Thessalonique à une fréquence quotidienne de cinq à huit trains en 3 heures 20 min avec du matériel Pendolino de seconde génération. Ce qui pourrait être possible d’ici à fin 2019 après une remise à niveau de la ligne consistant à doubler, électrifier et équiper en ETCS le tronçon de 52 km entre Lianokladi et Domokos. Toutefois, une incertitude plane toujours sur le matériel qui serait utilisé : une réflexion est en cours pour déterminer si l’on fera appel à des ETR 485 ou bien à des ETR 460/463/470 adaptés pour rouler sur le réseau grec.
Grande-Bretagne : la vapeur est morte, vive la vapeur !
Il y a 50 ans, la vapeur disparaissait du réseau britannique. Interdites de circulation dans un premier temps mais préservées en grand nombre, les machines à vapeur ont depuis pris une belle revanche et c’est avec faste que le jubilé est célébré cette année.
L’année 2018 est celle du 50e anniversaire de la fin des circulations à vapeur sur le réseau des British Railways. Le dernier train s’est élancé de Liverpool Lime Street le dimanche 4 août 1968 avec le train n° 1T57, à destination de Carlisle via Manchester Victoria. Dès le lendemain, les locomotives à vapeur étaient interdites de circuler sur l’ensemble du réseau britannique et prenaient la direction du ferrailleur de Barry Island (pays de Galles). Dès lors, les grands parcours devenaient l’apanage des nouvelles locomotives diesels Class 37 et 40. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la traction vapeur ne s’est jamais aussi bien portée en Grande-Bretagne que depuis la circulation de ce dernier train. Au tout début des années 70, les BR refusèrent de voir les quelques machines préservées circuler à nouveau en tête de trains spéciaux : c’était le « steam ban » (le « bannissement de la vapeur »). Mais cette situation n’a pas duré. Les interdictions sont faites pour être contestées. Dès septembre 1975, dans le cadre de l’ouverture du tout nouveau musée national du Chemin de fer à York, deux trains spéciaux purent circuler sur la ligne de la côte Est, l’un remorqué par la Pacific A 3 Flying-Scotsman, l’autre par une Pacific A 4 carénée. Puis, le temps passant, le nombre de trains spéciaux ne cessa d’augmenter. 213 machines ont été sauvées du chalumeau de Barry Island ! Aujourd’hui, des voyagistes spécialisés proposent jusqu’à une centaine de trajets par an sur le grand réseau surtout l’été, mais aussi à certaines périodes comme le mois de décembre, Santa Claus, le Père Noël, étant alors souvent du voyage : ils louent les services d’une locomotive appartenant à tel ou tel propriétaire privé ou association, idem pour la rame. Le tout étant homologué pour circuler sur le réseau national.

Allemagne : Leo Express va acquérir des Lint 41
Dans le cadre de son plan de développement en Europe centrale et en Allemagne, l’opérateur privé tchèque Leo Express a annoncé le 2 août 2018 qu’il allait reprendre, après consultation des autorités organisatrices de transport concernées, 15 Coradia Lint utilisés actuellement par l’opérateur Harz-Elbe-Express (HEX). HEX, filiale de Transdev Sachsen-Anhalt GmbH, cédera la place le 9 décembre 2018 à Abellio, filiale des NS, pour l’exploitation du réseau diesel de Saxe-Anhalt. Abellio utilisera pour cela 54 nouveaux Lint 41 d’Alstom en cours de livraison. Les 15 Lint destinés à Leo Express devraient être acheminés en République tchèque fin 2018, où ils seront modernisés avant leur homologation par l’agence de sécurité ferroviaire tchèque. Ces Lint seront équipés du système de sécurité tchèque Mirel, leur permettant de circuler à 120 km/h, du wifi, de prises électriques et de prises USB, ainsi que d’automates de vente de titres de transport et de distributeurs de snack et de boissons. Ces Lint arboreront la livrée Leo Express brun, or, gris et orange. Alors que sa nouvelle relation Prague – Cracovie a été lancée le 20 juillet 2018, Leo Express a réaffirmé fin août 2018 son intention d’exploiter en open acces des trains sur la relation Berlin – Prague.

CD Cargo commande des Vectron MS et des Traxx MS 3
L’opérateur fret historique tchèque CD Cargo a passé courant août 2018 deux commandes de locomotives électriques pour moderniser son parc. Siemens va fournir à CD Cargo quatre Vectron MS sur 2018-2019, qui viendront compléter le parc des huit Vectron série 383 déjà livrées en 2016-2017. Pouvant fonctionner sous 3 000 V courant continu, 15k V 16 2/3 Hz et 25 kV 50 Hz, ces Vectron MS développent une puissance de 6 400 kW, sont équipés de l’ETCS niveau 2 et sont destinées aux relations internationales fret principalement vers l’Allemagne, la Slovaquie, mais également vers la Hongrie, la Roumanie, la Pologne et l’Autriche, ainsi que vers la Slovénie et la Croatie après l’installation de systèmes de sécurité supplémentaires.
Bombardier fournira pour sa part 10 locomotives électriques Traxx MS 3 sur 2019-2020, qui seront immatriculées dans la série 388. Une option pour la fourniture de 40 Traxx MS 3 supplémentaires est prévue dans le contrat. Ces deux commandes font partie du plan de modernisation du parc des locomotives électriques de CD Cargo afin d’éliminer les vieilles séries de locomotives Skoda.
Grèce : l’opérateur fret RCLG renforce son parc
Joint-venture fondé en 2014 par Austrian Rail Cargo Group (49 %) et la compagnie de transport et logistique grecque Goldair Group, RCLG (Rail Cargo Logistics Goldair) est le premier opérateur de fret ferroviaire privé grec. Il intervient sur tout le territoire grec en relation avec les pays balkaniques. En juin 2018, il a loué auprès de Gaiaose SA (filiale des OSE, l’opérateur historique grec) deux nouvelles locomotives : une diesel-électrique Bombardier DE 2000 (plus une autre en option) et une électrique Siemens Hellas Sprinter. Les deux engins ont reçu la livrée rouge et le logo RCLG.

De nouvelles voitures Bombardier pour le métro de Singapour
Bombardier Transport a annoncé le 26 juillet 2018 la signature d’un contrat avec la Land Transport Authority (LTA) de Singapour pour 396 voitures de métro Movia pour les lignes Mass Rapid Transit (MRT) de grande capacité nord-sud et est-ouest. La transaction s’élève à 519 millions d’euros. Une option pour des services de soutien à long terme pourrait le porter à 753 millions d’euros. Dans sa configuration de six voitures, la nouvelle commande porte à 672 le nombre de véhicules Movia à Singapour, ce qui en fait l’une des plus grandes flottes de métro de Bombardier au monde. Ensemble, les deux lignes, sur lesquelles les rames circulent sur terre et sous terre, totalisent 102 km et desservent 61 stations. Le nombre de passagers quotidien moyen s’élève à plus de 1,8 million.

Des RailJet entre l’Autriche et l’Italie
Comme prévu, c’est au service d’hiver 2017-2018 que les RailJet Vienne – Venise ont été lancés. Ces trains sont composés d’une rame autrichienne adéquate, réversible, poussée ou tirée par une Taurus en livrée assortie version 1216.0 équipée Italie. Deux paires de train quotidiennes circulent sur la nouvelle relation avec départs de Vienne Hauptbahnhof à 6 h 25 (RJ 131) et 12 h 25 (RJ 133) et départs de Venise (Santa Lucia) à 9 h 55 (RJ 132) et 15 h 55 (RJ 130). Ces trains desservent 17 arrêts intermédiaires (Vienne Meidling, Wiener Neustadt, Bruck an der Mur, Leoben, Knittelfeld, Judenburg, Unzmarkt, Friesach in Kärnten, Sankt Veit, Klagenfurt, Pörtschach am Wörthersee, Villach, Tarvisio, Udine, Pordenone, Trévise et Mestre). Le prix d’appel du voyage est fixé à 29 euros.
Pour circuler en Italie, les locomotives comme les voitures-pilotes ont une bande de visibilité frontale rouge, obligatoire dans le pays… mais seulement pour le matériel étranger !
Travaux d’été massifiés sur Lausanne – Fribourg
Le tronçon Lausanne – Puidoux Chexbres a connu cet été de lourds travaux de maintenance et de modernisation. Leur massification a permis de réduire la période d’interruption à sept semaines en juillet-août, mais elle a impliqué un arrêt total des circulations conduisant à mettre en place des mesures alternatives exceptionnelles.
Maillon de l’itinéraire principal Genève – Berne – Zurich, se déroulant sur le plateau suisse, dans les cantons de Vaud et de Fribourg, cette ligne des CFF écoule un trafic voyageurs important échangé entre la région lémanique, le nord et l’est de la Confédération. Quittant par les faubourgs est la ville de Lausanne, à l’altitude 447, siège de l’École polytechnique fédérale, d’une université, et du Comité international olympique, dont l’agglomération (comptant 400 000 habitants) est étagée sur la rive nord du lac Léman, la voie ferrée s’élève aussitôt sur les contreforts de Lavaux, plantés de vignobles en terrasses escarpées exposées plein sud, bénéficiant de la richesse des sols et d’un microclimat avec ses petits villages groupés. Ce parcours magnifique, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, offre une splendide vue sur l’écrin lacustre en arc de cercle, avec comme toile de fond, sur la rive française, le massif alpin avec les sommets du Chablais et en arrière-plan la magistrale chaîne enneigée du Mont-Blanc. À Puidoux Chexbres, elle oblique brutalement vers le nord en desservant Palézieux et Romont avant d’aboutir à Fribourg, à 66 km de Lausanne, à la cote 629, important centre économique, culturel et éducatif baigné par la Sarine.
Ouverte d’abord en voie unique en 1862 par la compagnie LFB, reprise par le SO (Suisse occidentale) 10 ans plus tard, puis par les CFF en 1902, cette artère a reçu une seconde voie par étapes de 1900 à 1920 jusqu’à Romont, puis de 1949 à 1955 de Romont à Fribourg. Très sinueuse et pentue, avec des rampes atteignant 22 ‰ jusqu’à Puidoux puis s’étageant entre 18 et 10 ‰ au-delà, son point haut se situe à Vauderens, sensiblement à mi-parcours, à l’altitude 757 m. Elle comporte trois viaducs, dont le plus long (177 m) est celui en maçonnerie de La Conversion avec ses 12 arches et trois tunnels (Grandvaux 392 m, Cornallaz 494 m, Vauderens 921 m). Au fil du temps, elle s’est vu adjoindre trois embranchements à voie normale tous électrifiés en 15 kV par la suite :
– 1868, de Romont vers Bulle dans le pays de Gruyères (TPF – Transports publics fribourgeois) ;
– 1876, de Palézieux vers Payerne ;
– 1904, de Puidoux Chexbres vers Vevey.
De plus, une voie métrique des TPF joint Palézieux à Châtel-Saint-Denis et Bulle.
L’électrification de l’artère Lausanne – Fribourg a été réalisée sous courant monophasé 15 kV très tôt, en 1926 de Lausanne à Palézieux, puis l’année suivante vers Fribourg et Berne. Pendant près d’un siècle elle a été parcourue par de nombreux engins moteurs, qu’il s’agisse des Ae 3/5, Ae 3/6, Ae 4/7, Ae 6/6, Re 4/4 I, II, IV, Re 6/6, Re 460 et automotrices variées (BD, RBe 4/4, RBDe 4/4 Colibri puis Domino, RABe 523 Flirt).