Catégorie : Transports urbains

L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

  • Intercités : l’ouverture à la concurrence des lignes TET

    Intercités : l’ouverture à la concurrence des lignes TET

    L’État et SNCF Voyageurs ont signé le 17 mars une nouvelle convention pour l’exploitation des trains d’équilibre du territoire (TET). Placée sous le signe du développement de ces trains, elle annonce aussi un calendrier progressif d’ouverture à la concurrence.

     

    Cette convention est la première qui donne un peu d’espoir à l’opérateur historique. Avant 2011, ces trains sont surtout réputés pour leur déficit d’exploitation que l’entreprise parvient à couvrir grâce aux bénéfices de l’activité TGV. En 2011, l’État devient l’autorité organisatrice mais la situation financière n’est toujours pas réglée, d’autant plus que la SNCF ne peut plus désormais agir à sa guise pour adapter l’offre. La Cour des comptes émet un avis très critique dans son rapport de 2014. Le gouvernement profite du rapport Duron et de l’échéance des élections régionales pour ne pas engager rapidement une nouvelle convention : arrivant à échéance fin 2013, elle est prolongée en 2014 puis 2015.

    Début 2016, les annonces arrivent enfin. De nombreuses lignes Intercités, uniquement des liaisons de jour, sont transférées aux régions, notamment en Normandie, Grand Est, Hauts-de-France, Occitanie et Centre-Val de Loire. L’État ne garde que 10 lignes. Il s’agit des trois lignes structurantes (Paris – Limoges – Toulouse, Paris – Clermont- Ferrand, Bordeaux – Marseille), quatre lignes d’aménagement du territoire (Nantes – Lyon, Nantes – Bordeaux, Toulouse – Hendaye, Clermont-Ferrand – Béziers) et trois lignes de nuit (Paris – Briançon, Paris – Latourde- Carol, Paris – Toulouse – Albi). Dans la convention 2016-2020 en attribution directe, l’État devient autorité organisatrice de plein exercice et fonctionne comme le TER en province en subventionnant le service pour trouver l’équilibre. On ne parle donc plus de trains déficitaires.

  • Montparnasse. Les métamorphoses d’une gare parisienne (1re partie)

    Montparnasse. Les métamorphoses d’une gare parisienne (1re partie)

    Depuis l’arrivée du chemin de fer dans ce secteur de la capitale, Montparnasse est la seule gare terminus parisienne à avoir changé de localisation au fil des ans. Le développement de ses installations durant l’entre-deux-guerres avec les projets Maine-Arrivée et Maine-Départ n’est pas suffisant pour faire face à l’évolution du trafic. L’abandon de la gare primitive en 1965, associé à une vaste opération d’urbanisme, marque le début de la transfiguration de Montparnasse.

    De tous grands terminus en impasse de la capitale, Montparnasse, dans les XIV et XV arrondissements, est la seule grande gare à avoir à plusieurs reprises changé de place au fil des ans.

    Il est vrai qu’à l’origine ses installations étaient pour le moins réduites, de très loin insuffisantes et particulièrement malcommodes. À ce titre elle est surclassée par celles de l’Est, du Nord, de Saint-Lazare, d’Austerlitz et de Lyon. Dans l’entre-deux-guerres les installations connaissent une double extension avec les projets Maine-Arrivée et Maine- Départ suivie de l’électrification Paris – Le Mans en 1937.

    De nouvelles étapes vont transfigurer le site avec l’abandon en 1965 de la gare primitive remplacée par une opération majeure d’urbanisme, l’adjonction de la gare annexe Vaugirard en juin 1987, puis la couverture de l’ensemble des voies avant l’instauration de la desserte par les premiers TGV Atlantique du faisceau Bretagne-Pays de la Loire en 1989.

    Un grand siècle et demi s’est écoulé depuis l’avènement du chemin de fer dans ce quartier de Paris aujourd’hui profondément métamorphosé, pendant lequel l’exploitation a dû s’effectuer dans des installations d’abord tout à fait inappropriées, puis peu à peu élargies pour faire face à des trafics grandes lignes et banlieue en pleine ascension.

    La difficile reprise d’après-guerre

    Si les installations du complexe de Montparnasse sont intactes, à l’automne 1944 seul peut reprendre un service électrique minimum jusqu’à Versailles, la traction électrique étant au-delà vers Le Mans interrompue. Le 8 septembre, un premier train Paris-Montparnasse – Rouen – Orléans est assuré via Saint-Cyr, Plaisir-Grignon, Mantes, Évreux, Glos- Montfort et le raccordement de La Londe. Peu après, suite à réparations du viaduc de Chérizy en amont de Dreux, quelques trains vers la Bretagne sont assurés en vapeur depuis Montparnasse, via Dreux, le raccordement de Surdon et Le Mans. Ce sera le tour d’un train pour Nantes et Rennes à compter du 30 octobre, prolongé à Saint-Brieuc le 6 novembre. De plus un express pour Cherbourg est détourné via Dreux, Argentan, Mézidon.

     

  • La Suisse fête ses 175 ans de chemin de fer

    La Suisse fête ses 175 ans de chemin de fer

    L’année 2022 sera celle du 175e anniversaire du chemin de fer en Suisse. Des événements seront à cet effet organisés dans plusieurs régions. Ainsi l’ont décidé les CFF et l’Union des transports publics.

    L’ouverture, le 8 août 1847, de la section Zurich – Baden (alias « Spanisch-Brötli-Bahn ») par le Schweizerische Nordbahn est considérée comme l’acte fondateur du ferroviaire en Suisse (1). Depuis, le rôle du chemin de fer dans l’économie et la représentation qu’ont les citoyens de leur pays, n’a cessé de s’affirmer. Consubstantiel à la Suisse « moderne » et porteur de nombreuses capacités d’avenir, y compris celle de composer avec les défis posés par le dérèglement climatique, le train constitue le socle du système de transports publics suisses qui, ébranlé par le Covid, entend regagner la confiance de ses utilisateurs.

    Fêter l’acquis commun et renouer avec chaque client seront les deux leitmotivs des célébrations annoncées le 9 mars dernier à Yverdon, où deux locomotives arborant une livrée ad hoc – Märklin et Roco/ Fleischmann sont les sponsors des Re 420 251-1 et Re 460 019-3 – ont été présentées. Ces deux ambassadrices (reproduites et commercialisées dès cette année) circuleront dans les cinq régions concernées (Nord, Est, Centre, Ouest, Centre-Sud), du printemps à l’automne 2022. Les manifestations organisées dans la région Nord se tiendront les 21 et/ou 22 mai dans plusieurs lieux (Baden, Bâle, Dübendorf, Liestal, Olten, Schinznach Dorf, Zurich et environs), impliqueront différents acteurs (Car Postal, CFF, BVB, BLT, CFF Historic, SZU…) et porteront sur des activités variées (visites, emprunts de véhicules historiques…). Il en va de même pour celles se tenant les 11 et/ou 12 juin dans la région Est (Altendorf SZ, Altstätten SG, Herisau, Landquart, St. Margrethen, avec SOB, CFF Cargo, RhB, Stadler, …), les 3 et/ou 4 septembre dans la région Centre (Berne, Bienne, Delémont, Frutigen, Montilier, Spiez avec Bernmobil, BLS…), les 1er et 2 octobre dans la région Ouest (Lausanne, Renens, Vernayaz, Yverdon), les 22 et 23 octobre dans la région Centre-Sud (Amsteg, Bellinzone, Erstfeld, Lucerne, Piotta, Pollegio, Samstagern, Stansstadt, Wassen avec Tilo…).

    Des titres de transport spécifiques, alias Cartes journalières 175 ans, seront commercialisés (avec ou sans abonnement demi- prix, en 2de ou 1re classe), de manière à rejoindre à meilleur compte chacune de ces manifestations. D’autres événements (Vapeur sur le Gothard le 18 juin, Lucerne – Interlaken – Lucerne avec zb Historic et RAe 1053 le Ci-dessus : parées de leurs livrées commémoratives, la Re 420 251-1 et la Re 460 019-3 stationnent dans l’enceinte des ateliers d’Yverdon. Ci-contre : Re 460 019-3 sur le pont tournant des ateliers CFF d’Yverdon. (Photos 9 mars 2022) 20 août, Zurich – Heiden avec CFF Historic et Historische Appenzeller Bahnen le 17 septembre…) seront parallèlement proposés et pourront, le cas échéant, nécessiter de substantiels frais d’inscription.

    Plus d’information sur : www.175-ans.ch

    1. Le premier chemin de fer sur sol suisse remonte à 1844 mais est le fait d’une compagnie étrangère, celle du Strasbourg à Bâle. Pour rappel, le train apparaît en 1855 en Romandie, en 1874 au Tessin et en 1889 dans les Grisons.

     

    Cet article est tiré du n°295 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • Nouveau numéro disponible : n°295 ! (Mai 2022)

    Nouveau numéro disponible : n°295 ! (Mai 2022)

    Le numéro 295 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? La vie en rose pour OUIGO train classique
    ? Le Pechiney tire sa révérence
    ? Trenitalia investit Paris – Lyon
    ? La seconde vie du technicentre Picardie
    ? Montparnasse. Les métamorphoses d’une gare parisienne (1re partie)
    ? Le train, salut des réfugiés ukrainiens

     

    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Les recommandations de l’ART pour réussir la concurrence

    Les recommandations de l’ART pour réussir la concurrence

    L’Autorité de régulation des transports (ART) publie une étude sur l’ouverture à la concurrence des transports ferroviaires de voyageurs au moment où celle- ci devient concrète en France.

    Cette étude est menée entre avril et décembre 2021 au travers d’auditions, entretiens et visites, notamment en Europe sur des réseaux ouverts depuis de nombreuses années (30 ans en Allemagne et Suède, 20 ans en Italie). En toute indépendance et transparence, l’ART veut éclairer les décideurs publics en fournissant des informations et des indicateurs fiables au moment où les nouveaux opérateurs doivent investir des moyens financiers, techniques et humains importants.

    L’étude 2022 de l’ART expose trois enseignements : l’ouverture à la concurrence est un levier majeur de développement du transport ferroviaire au bénéfice de tous y compris l’opérateur historique, le potentiel d’attractivité est important, les freins restent nombreux. L’ART rappelle que la concurrence n’est pas une fin en soi: elle ne doit servir qu’à améliorer le système ferroviaire au bénéfice de ses voyageurs/usagers. À l’étranger, la concurrence se traduit par une croissance des trafics et des recettes y compris pour les opérateurs historiques. C’est clairement l’impulsion d’un souffle nouveau. En 10 ans, alors que le nombre de trains.km stagne en France, il s’accroît de 29% en Suède, 19% en Italie, 10 % en Grande-Bretagne et 8 % en Allemagne. Si le nombre de passagers.km augmente de 9 % en France entre 2010 et 2019, c’est 21 % en Allemagne, 17 en Italie, 16 en Suède et 8 en Grande-Bretagne. De plus, comparativement, le réseau français, bien dimensionné, est sous-utilisé : 37 trains

  • La maintenance au cœur de la stratégie de la RATP

    La maintenance au cœur de la stratégie de la RATP

    La RATP se réorganise. La maintenance de l’infrastructure prend son autonomie tandis que dans les ateliers, de nouveaux équipements améliorent le travail des agents.

    Ça bouge beaucoup actuelle- ment dans le milieu ferroviaire. Sans que le public le perçoive, de nombreux bouleversements s’opèrent en coulisse. On réorganise les services, on prépare l’avenir. Le paysage est en train d’évoluer en profondeur et la RATP depuis déjà quelques années anticipe ces changements. Pour les voyageurs, les trains roulent comme avant, et peu de monde se demande comment ce petit miracle est possible. Depuis la mise en service du métro en 1900 et du RER en 1969, tout fonctionne grâce à la maintenance et il n’y a rien de très nouveau là-dedans.

    Sauf que les règles du jeu sont en train de changer. Comme pour la SNCF qui a vu apparaître des opérateurs privés sur ses voies, la RATP est désormais elle aussi concurrencée sur ses terres. Depuis avril 2021, le tram T 9 circule sous les couleurs d’Île-de-France Mobilités, exploité par Keolis. Si la RATP s’est rattrapée en se voyant attribuer l’exploitation du tram T 10, elle est bien obligée de s’adapter au marché. Déjà lors de la signature du contrat avec IdFM, les conditions d’une meilleure productivité ont été mises en place, de quoi permettre à la RATP de se réformer pour aborder sereinement les évolutions qui s’annoncent. Les échéances sont là, même si, sur le RER et le métro, l’entreprise publique conserve son monopole jusqu’en 2039.

    Sans attendre cette date, une nouvelle entité RATP Infra a été créée au sein de l’entreprise pour permettre à la maintenance des infrastructures de prendre son autonomie.

  • Ligne 15 Sud, le gros oeuvre est terminé

    Ligne 15 Sud, le gros oeuvre est terminé

    L’achèvement des travaux de creusement de la ligne 15 Sud marque une étape dans le nouveau métro. Désormais, on installe les équipements de voie et de signalisation avant de remettre les clefs à la RATP chargée de la maintenance.

    Le 20 décembre dernier, la machine Marina a percé le tympan du tunnel de la gare de Créteil-L’Échat. Rien de bien nouveau en Île-de-France tant la valse des tunneliers est presque devenue banale ces dernières années. Entre les différents chantiers, RER E, ligne 14, lignes 15, 16, 17 et 18, on a compté jusqu’à une dizaine de tunneliers à l’oeuvre simultanément aux quatre coins de la région. Pourtant, l’arrivée de Marina dans la boîte de la station Créteil-L’Échat, après une course de 2,6 km, marque la fin des creusements de la première ligne du Grand Paris Express. Ce projet qui a pris beaucoup de retard, décrié pour son coût, franchit ainsi une étape décisive après l’achèvement du creusement des 37 km de la ligne 15 Sud. Alors que le génie civil des gares est lui aussi quasiment terminé (avec les derniers travaux à Pont-de-Sèvres), plus rien ne s’oppose désormais à une mise en service fin 2025-début 2026 comme annoncé. Et ce n’est pas là un moindre exploit compte tenu de l’ampleur de ce chantier où une vingtaine de tunneliers aura creusé durant les 4 ans de forage. Désormais, on pose la voie, on soude les rails et on tire les câbles. La caténaire, rigide, est mise progressivement en place. Les premières rames du Metropolis d’Alstom version Grand Paris Express devraient sortir d’usine en 2022. Dès que l’infrastructure le permettra, les essais en ligne de ces trains de 108 m pourront commencer. Avant cela, la RATP aura pris possession de l’infrastructure. Alors que l’exploitant des nouvelles lignes sera désigné par appel d’offres, la loi a déjà confié la maintenance du réseau (et non du matériel) à la RATP. Cette désignation n’est pas sans soulever quelques questions. Certains candidats à l’exploitation considèrent que le jeu sera faussé dès lors que la maintenance ne sera pas de leur compétence. La RATP ne sera-telle pas avantagée en disposant déjà d’informations exclusives ?

    Pour éviter d’être prise en défaut sur ce sujet hautement sensible, l’entreprise publique a pris les devants. La direction de la maintenance du GPE a quitté les locaux du siège quai de la Rapée pour un autre site. Dès lors, ces personnels ne pourront plus avoir de contact avec la RATP, qui reste pourtant leur entreprise. Une situation assez originale, destinée à garantir la neutralité du gestionnaire d’infrastructure vis-à-vis des candidats à l’exploitation. Pour autant, on peut déjà imaginer la réaction d’éventuels exploitants écartés si la RATP remporte ce marché.

    Pour l’heure, une autre menace bien plus inquiétante plane toujours sur le nouveau métro. À trois ans et demi de sa mise en service, son exploitation n’est toujours pas financée. Si rien n’est décidé, c’est Île-de-France Mobilités qui devra seule en assumer la charge alors que les finances de l’autorité organisatrice sont au plus mal. La présidente de la région, Valérie Pécresse, s’est plusieurs fois exprimée sur le sujet, demandant une participation financière de l’État. Faute d’accord, il y a un fort risque que la charge en soit tout simplement reportée sur le voyageur. Alors que le montant du passe Navigo mensuel reste inchangé depuis plusieurs années à 75,20 euros, il pourrait bien connaître une importante hausse, frisant les 100 euros, pour compenser les nouvelles dépenses. Mais une telle mesure s’annonce très difficile à faire passer, même en réponse à une amélioration considérable de l’offre de transport. D’autant que la mise en service de la ligne 15 Sud devrait intervenir peu avant les élections régionales.

    Cet article est tiré du n°294 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • Allemagne : Keolis Deutschland, c’est fini

    Allemagne : Keolis Deutschland, c’est fini

    Le 31 décembre 2021, l’opérateur de transports publics Keolis, du groupe SNCF, a cessé ses activités ferroviaires en Allemagne, où il cumulait les pertes. Dès le 1er janvier 2022, le nouvel opérateur SG Eurobahn UG prenait la succession.

    Keolis Deutschland

    La société Eurobahn Verkehrsgesellschaft mbH & Co KG est créée en 1998 par Via Générale de Transports et d’Industrie (Via GTI). En 1999, elle est reprise par une coentreprise composée de Keolis (60 %), filiale de la SNCF, et de Rhenus AG (40 %). Dès 1999, Eurobahn exploite la ligne secondaire Alzey – Kircheimbolanden en Rhénanie-Palatinat, puis à partir du service d’été 2000 les relations Bielefeld – Lemgo et Bielefeld – Rahden en Rhénanie-du-Nord- Westphalie. En 2001, Eurobahn devient Rhenus Keolis détenu à hauteur de 51 % par Rhenus et de 49 % par Keolis. Début décembre 2007, Rhenus Keolis est scindée en deux entités : Keolis Deutschland GmbH & Co AG, qui reprend l’exploitation des deux relations au départ de Bielefeld sous la marque Eurobahn, et Rhenus Veniro, qui reprend l’exploitation des bus et de la ligne Alzey – Freiberg. Par la suite Keolis Deutschland remporte cinq appels d’offres pour l’exploitation de relations régionales principalement dans la région de Rhénanie- du-Nord-Westphalie. Toutefois Keolis Deutschland, incapable de recruter un nombre suffisant de conducteurs pour le 15 décembre 2019, date de début du contrat d’exploitation des relations S1 et S4 du réseau de S-Bahn Rhin- Ruhr, est remplacé par DB Regio.

    De Keolis à Eurobahn

    Après 14 ans de présence en tant qu’opérateur voyageurs en Allemagne Keolis Deutschland, annonce début octobre 2021 qu’elle va cesser y ses activités au plus tard en janvier 2022, accumulant des dizaines de millions d’euros de pertes. Les autorités organisatrices de transport de Westphalie-Lippe NWL, de la région Rhin-Ruhr VRR, de Basse- Saxe LNVG et de la Province d’Overijessel établissent après plusieurs mois de discussions un nouveau contrat pour l’ensemble des relations exploitées par Keolis Deutschland, qui cesse ses activités le 31 décembre 2021. Le groupe Keolis cède le 1er janvier 2022 ses droits d’exploitation à la société TEAM Treuhand GmbH, filiale du groupe allemand Noerr spécialisée dans la restructuration des entreprises en difficulté, qui devient l’actionnaire de Keolis Deutschland, par l’intermédiaire de sa filiale Eurobahn

  • Premiers tours de roues du tram T13

    Premiers tours de roues du tram T13

    Dernière ligne droite pour le T 13, la nouvelle ligne de tramway d’Île-de-France. Fin décembre 2021, les rames Dualis découvrent leur futur terrain de jeu. Longue de 18,8 km, cette ligne permettra de joindre la gare RER A de Saint-Germain-en-Laye à la gare de Saint-Cyr-l’École sur la ligne N. 11 stations attendent environ 21 000 voyageurs au quotidien. De par sa conception, nous sommes bien en présence d’un tram-train.

    Au milieu, c’est le réseau ferré national dont la reprise de l’ancienne ligne GCO entre Noisy-le- Roi et Saint-Germain-Grande- Ceinture dont la nouvelle station est rebaptisée Lisière-Pereire. Elle est fermée au trafic en juillet 2019 pour réaliser la transformation. Côté sud, l’ancienne ligne est totalement refaite. À chaque extrémité, le tram va circuler en zone urbaine. À Saint-Germain- GC, une bifurcation est construite réservant ainsi le prolongement vers Poissy. C’est à cet endroit que la circulation des tramways change de sens.

    Le totem de repérage à Lisière-Pereire (anciennement Saint-Germain-Grande-Ceinture). (9 février 2022) © Marc Carémantrant
    Le totem de repérage à Lisière-Pereire (anciennement Saint-Germain-Grande-Ceinture). (9 février 2022) © Marc Carémantrant

     

    Le nouvel atelier de Versailles- Matelots reçoit l’ensemble des 11 rames nécessaires à cette phase 1 entre novembre 2020 et août 2021. Il s’agit du Citadis Dualis d’Alstom dénommé U 53800, bicourant 25 kV/750 V. Long de 42,575 m pour quatre caisses, large de 2,65 m, chaque rame comporte quatre doubles portes d’accès et accueille 251 voyageurs (95 places assises et 12 sièges à assise relevable). La nouveauté est la présence de 36 prises USB.

    Les essais techniques et dynamiques débutent le 20 décembre 2021 entre l’atelier, les Portes- Saint-Cyr et Lisière-Pereire. Saint- Germain RER A est rejoint le 7 janvier 2022 et Saint-Cyr le 12. Ces essais permettent la prise en main du nouveau matériel, la vérification des éléments de sécurité, la détection des trains et le fonctionnement des carrefours routiers.

    Passage de la rame d’essais U 53819/20 au PN piétons n° 4 de Noisy-le-Roi équipé de pictogrammes. (9 février 2022) © Marc Carémantrant
    Passage de la rame d’essais U 53819/20 au PN piétons n° 4 de Noisy-le-Roi équipé de pictogrammes. (9 février 2022) © Marc Carémantrant

     

    Des finitions se poursuivent notamment dans les stations et la zone urbaine de Saint-Germain. La marche à blanc démarrera en avril. La mise en service est programmée pour juillet.

    Il y aura alors un tramway toutes les 10 min en heures de pointe. L’ensemble du trajet prendra 30 min.

     

    Cet article est tiré du n°294 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • Les BB 7600 ont quitté la scène

    Les BB 7600 ont quitté la scène

    Une petite dizaine d’années de circulation pour cette courte sous-série de locomotives affectée à la ligne N de Transilien sur la banlieue de Paris-Montparnasse aura permis avec du matériel existant de passer des Z 5300 au Regio 2N.

    Au départ de ce projet mené par la SNCF et l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, il s’agit de trouver un matériel de remplacement aux Z 5300 qui ont alors entre 40 et 50 ans. Ces rames construites à partir de 1966 étaient arrivées à Montrouge en 1992. L’option du matériel neuf n’est pas retenue car à cette époque, seul le Francilien est en commande. Sa capacité est jugée insuffisante. Mais l’arrivée du Francilien à Paris-Nord libère des rames à deux niveaux VB 2N, récemment rénovées et répondant à l’objectif. Reste à trouver les locomotives. La commande des BB 27300 est close depuis plusieurs années. Impossible de prendre les BB 17000 du Nord. Compte tenu de l’électrification de la ligne N, l’exploitant souhaiterait des locomotives bicourant. Mais à ce moment-là, il n’y en a pas de disponible. Par contre, l’activité Fret libère des BB 7200 dites à grande cabine (sous-série 7311 à 7342). Relativement récentes (1981), elles ont déjà parcouru entre 6 et 7 millions de kilomètres.

    Au total, en 2011-2012, 14 loco- motives sont modifiées par l’atelier d’Oullins. Car il faut les adapter à leur future utilisation : réversibilité de type filaire avec câblots, équipement pour conduite à agent seul (écrans de visualisation des images des caméras au sol, console pour l’information voyageurs, commande de fermeture des portes, alarme par interphonie), maintien en service, frein d’immobilisation en stationnement.