Catégorie : Transports urbains

L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

  • Un contrat entre IDFM et la RATP sur fond d’ouverture à la concurrence

    Un contrat entre IDFM et la RATP sur fond d’ouverture à la concurrence

    Le contrat signé pour la période 2021-2024 entre Île-de-France Mobilités et la RATP marque un cap. D’un montant de 21 milliards d’euros, il prépare l’entreprise publique à l’arrivée de la concurrence en renforçant la qualité de service du voyageur.

    C’est signé ! L’épais document de 500 pages a été paraphé par Île-de-France Mobilités et la RATP. Rien que de très banal ? Pas tout à fait. Un contrat « difficile à négocier » de l’aveu même de Catherine Guillouard, la présidente de la RATP. Et pour cause puisque le document change radicalement la donne en créant de nouvelles contraintes pour l’entreprise, priée d’être plus productive et plus compétitive. Et ce n’est pas une mince affaire.

    Régulièrement questionné sur la qualité du service, c’est désormais le voyageur qui sert de baromètre. Pour ne rien arranger, de nouveaux indicateurs servant d’évaluation sont ajoutés pour affiner encore la perception des utilisateurs du réseau.

    Paradoxalement, ces nouvelles mesures ne visent pas à nuire à la RATP, bien au contraire. S’étalant sur la période 2021-2024, ce contrat est le dernier négocié de gré à gré, c’est-à-dire sans que la RATP soit soumise à la concurrence. Dès 2024, de nouveaux entrants pourront soumissionner et l’entreprise publique n’est pas forcément la mieux placée dans un marché très disputé. Sa productivité notamment pourrait largement être améliorée. Un premier coup de semonce a été donné avec l’exploitation du tram T 9 qui lui a échappé. En replaçant la satisfaction du voyageur au coeur du contrat, IdFM entend donner les moyens à la RATP de s’adapter à la nouvelle donne. Ainsi l’enveloppe des bonus-malus est multipliée par quatre (pour atteindre 100 millions d’euros/an) avec des objectifs qui sont rehaussés pour les trois quarts d’entre eux. Au titre des indicateurs, on trouve désormais l’information sur la remise en service d’un équipement (comme un ascenseur ou un escalier mécanique), le confort de conduite à bord des trams et des bus, ou encore la disponibilité de la vidéoprotection embarquée. D’une manière générale, l’information est fortement renforcée grâce notamment à un plan d’investissements portant sur le déploiement de nouveaux outils. L’autre grosse préoccupation du voyageur reste la régularité. Le mécanisme de bonus-malus se concentre sur ce point avec des barèmes rehaussés là encore. En cas de non-respect de la ponctualité, des remboursements interviendront automatiquement, avec des mesures effectuées à la semaine plutôt qu’au mois pour mieux coller au ressenti du voyageur.

    Ce contrat s’accompagne également d’un investissement de 8,4 milliards d’euros en quatre ans (dont 3,4 milliards d’euros provenant de la RATP) pour moderniser les réseaux, prolonger les lignes et renouveler les matériels roulants. Les premières rames du RER B seront livrées d’ici à 2025 tandis que huit lignes de métro recevront les trains MF 19, (un contrat de 1,6 milliard d’euros). Les rames TFS du tram T 1 seront pareillement remplacées par de nouveaux matériels. À l’échéance de 2025, le diesel aura disparu du réseau de surface. Les prolongements en cours sur le métro, notamment sur les lignes 4, 11, 12 et 14 sont bien sûr pérennisés tout comme sur les lignes de tramway.

    Le contrat organise également la mise à disposition par la RATP des informations nécessaires pour organiser les futurs appels d’offres. Au volet financier, le document met en place un intéressement de l’entreprise sur les recettes et les validations. Ainsi les subventions versées chaque année par IdFM baisseront de 230 millions d’euros sur la période pour s’établir à 4,480 milliards d’euros.

  • Nouveau numéro disponible ! (Juillet 2021)

    Nouveau numéro disponible ! (Juillet 2021)

    Le numéro 285 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Viva OUIGO ! Le low cost français à la conquête de l’Espagne
    ? Paris – Nice de nuit, c’est à nouveau possible
    ? Le Mans – Angers, la voie d’accès au val de Loire
    ? Gisors – Serqueux sous caténaires
    ? Les nouvelles énergies arrivent
    ? Pandémie : les transports ferroviaires à l’épreuve
    ? Thaïlande : de Bangkok à Aranyaprathet en train
    ? Vidéo en ligne : Dans les rampes de 16 ‰ entre Grenoble et Sibelin (3e partie)
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Le saut-de-mouton de Bezons, un ouvrage primordial du RER E

    Le saut-de-mouton de Bezons, un ouvrage primordial du RER E

    Le saut-de-mouton de Bezons est un élément clef du prolongement du RER E. Situé sur la berge et au-dessus de la Seine, il a entraîné la construction d’un nouveau franchissement complété par une passerelle pour les modes doux.

    Si le prolongement à l’ouest du RER E fait couler beaucoup d’encre, on s’est focalisé, à juste titre, sur les deux gares sou­terraines de Porte­Maillot et La Défense. C’est d’ailleurs sur cette section mise en service dès 2022 que se situent les trois nouvelles gares (avec Nanterre­ La Folie). Mais au-­delà, on s’active également sur les chantiers pour adapter l’ancienne ligne J à la circulation des nouvelles rames du RER. Il y a des infrastructures à moderniser et de nouvelles connexions à créer. Le RER empruntera les voies de la bifur­cation de La Folie, il s’en déta­chera après la gare de Nanterre s’engageant sur le raccordement de Bezons pour rejoindre le fais­ceau des voies de Paris ­ Le Havre. Pour assurer la sécurité des circu­lations, il est bien sûr indispen­sable de dissocier les flux en créant un saut­-de-­mouton entre le RER et les voies existantes.

    Malheureusement, la configura­tion des lieux a conduit à réaliser cette connexion en partie au­-des­sus de la Seine. Des travaux qui ont tout de même été simplifiés par la présence de l’île Saint­Martin qui partage le fleuve en deux bras à cet endroit. Début mars, ce com­plexe saut-­de-­mouton s’est para­doxalement achevé par la pose du dernier élément d’une… passerelle réservée aux vélos et aux piétons.

  • Tram de Lyon : plus de 100 Citadis pour un réseau qui s’étoffe

    Tram de Lyon : plus de 100 Citadis pour un réseau qui s’étoffe

    Pour la mise en service des sixième et septième lignes de tram, les Transports en commun lyonnais (TCL) ont acquis 15 tramways supplémentaires qui viennent compléter un parc qui comprend déjà 73 Citadis 302 à cinq caisses, suivis de 19 Citadis 402 à sept caisses. Cette dernière livraison concerne des Citadis 402 NG, des 402 équipés de cabines de conduite de Citadis 405, modèle plus récent, qui respectent des normes plus sécuritaires.

    La capitale des Gaules a long- temps misé sur le métro comme solution à ses transports en commun, avec des autobus et des trolleybus pour rabattre les voyageurs sur ses lignes (1). Mais le prolongement de lignes de métro vers la banlieue ne se justifie que si le trafic espéré peut en amortir le prix. La proximité de Grenoble, qui fait rouler des TFS (2) depuis 1987, montre que le tramway moderne peut jouer un rôle intermédiaire bien moins onéreux et à la satisfaction générale. Ce n’est pourtant que fin 2000 (3) que les deux premières lignes du tram sont inaugurées à Lyon. Leur construction n’a pas vraiment fait l’unanimité mais ce sont les voyageurs qui, en répondant présent, ont vite fait comprendre aux détracteurs qu’ils se trompaient.

    Si la première ligne (T 1) a un trajet compliqué, celui de la ligne T 2 est plus simple mais seule une courte section Perrache – Porte- des-Alpes est inaugurée le 18 décembre 2000, en même temps que la ligne T 1 (Perrache – IUT-Feys- sine). Il faudra attendre octobre 2004 pour voir le prolongement du T 2 à Saint-Priest-Bel-Air et septembre 2005 pour celui du T 1 à Montrochet.

     

  • Un nouveau contrat entre IdFM et la RATP

    Un nouveau contrat entre IdFM et la RATP

    C ’est par ces mots que Valérie Pécresse et Catherine Guillouard ont résumé les négociations concernant le nouveau contrat entre l’autorité organisatrice des transports et son prestataire : « C’était compliqué, mais c’est signé ». Prévu pour la période 2021-2024, le nouveau document de plus de 500 pages replace le voyageur au centre du transport. L’investissement de 8,4 milliards d’euros, soit près de 1,6 milliards par an, permet d’améliorer les conditions d’exploitation du réseau, tout en assurant les investissements prévus sur les matériels et les extensions. Il y aura ainsi le renouvellement du parc métro d’ici à 2033 avec le nouveau MF 19, l’achat confirmé le même jour de nouvelles rames pour le RER B, ou encore l’achèvement du plan bus 2025 qui fera disparaître les véhicules diesels de la RATP. La qualité de service sera primordiale sur la sécurité, la propreté et l’information voyageurs, entraînant pour la RATP un système de bonus/malus qui permettra d’indemniser sous certaines conditions les abonnés lésés. Ce contrat, le dernier avant l’ouverture à la concurrence, prépare l’entreprise publique à davantage de productivité, de quoi lui permettre de mieux affronter les futurs appels d’offres.

  • Un nouveau tram pour le BLT

    Un nouveau tram pour le BLT

    Indépendamment de la ligne 19 de la Waldenburgerbahn, un nouveau tramway sera bientôt mis en service sur les quatre autres lignes du BLT.

    Suite à l’appel d’offres lancé en avril 2020, Stadler Rail AG a remporté le marché pour l’acquisition de 25 véhicules destinés au BLT (Baselland Transport). La com- mande officielle devrait intervenir d’ici à septembre prochain, entre- temps, le cahier des charges sera ajusté, complété d’une demande de financement soumise au gouvernement fédéral et aux cantons. Le volume d’investissement, options et pièces de rechange comprises, s’élèvera à environ 114 millions d’euros. Le BLT appartient majoritairement au canton de Bâle- Campagne, à hauteur de 43,1 %, 21,8 % à ses communes, 16 % au gouvernement fédéral. Les can- tons de Bâle-Ville et Soleure détiennent respectivement 9 % et 7,9 % du capital de la société de transport. Le reste est partagé entre les communes du canton de Soleure et des fonds privés.

  • Villejuif-Gustave-Roussy : déjà les travaux d’aménagement

    Villejuif-Gustave-Roussy : déjà les travaux d’aménagement

    Ça se présente plutôt bien pour les travaux de prolongement de la ligne 14 à Orly, tout comme pour ceux de la ligne 15. Alors que le tunnelier de la 14 a fini de creuser, la SGP vient d’attribuer le marché des travaux d’aménagement de la station Villejuif-IGR qui servira de correspondance entre les deux lignes. D’un montant de 82 millions d’euros, ce contrat a été attribué au consortium Bouygues, Brézillon et Axima. Le chantier devrait commencer dès le mois d’août avec en ligne de mire la mise en service de la ligne 14 dès le printemps 2024, au rendez-vous des JO de Paris.

  • Une nouvelle étape pour le tunnelier Sofia

    Une nouvelle étape pour le tunnelier Sofia

    Le 2 avril, le tunnelier Sofia qui creuse les tunnels de la ligne 11 est arrivé au niveau de la future station Place-Carnot à Romainville. La machine lancée au début de l’année 2020 a déjà creusé 2 km depuis La Dhuys, où elle a été baptisée. Après Hôpital- de-Montreuil, c’est une nouvelle étape avant l’arrivée à Serge- Gainsbourg, la dernière station avant de se raccorder au tunnel existant des Lilas. Le prolongement de 6 km avec six nouvelles stations permettra de relier Mairie-des-Lilas à Rosny-Bois-Perrier en tunnel et en viaduc en 2023. Fabriquée par le constructeur allemand Herrenknecht, Sofia, longue de 106 m, a été démontée avant son réassemblage au fond du puits de La Dhuys. À l’occasion de son extension, la ligne 11 sera dotée de nouvelles rames MP 14 de 75 m en remplacement des MP 59 actuelles, qui friseront les 60 ans de service.

  • Keolis, l’oublié du T 9

    Keolis, l’oublié du T 9

    Depuis le 10 avril, le tramway T 9 est le premier urbain d’Île-de-France à échapper à la RATP. Le nouvel exploitant, Keolis, vainqueur de l’appel d’offres, entend bien profiter de cette vitrine pour montrer son savoirfaire, même s’il est déjà à la tête de gros réseaux comme celui de Lyon. Si les organisations syndicales ont fait entendre leur voix contre ce qu’elles considèrent comme une privatisation larvée, les subtilités de l’exploitation de ce nouveau tram échappent largement au public. Et pour cause… Alors que les opérateurs ont toujours apposé leur logo sur les véhicules qu’ils font circuler pour le compte d’IdFM, cette mention est désormais abolie. Aucune référence donc à Keolis sur les rames qui n’arborent que la livrée d’IdFM, un souhait exprès de l’autorité organisatrice. Chez Keolis, on reste philosophe, précisant que les milieux concernés, notamment les décideurs, savent bien qui opère le nouveau T 9.

  • Nantes, un premier pas vers la gratuité

    Nantes, un premier pas vers la gratuité

    Comment faire face à la crise sanitaire qui secoue le monde des commerces et par ricochet celui des transports urbains ? Le réseau TAN de Nantes tente à son tour la très décriée gratuité. L’agglomération vient en effet de la voter pour les week-ends sur l’ensemble du réseau, trams, BHNS et bus. La mesure devrait profiter aux commerçants tout en dopant la fréquentation des transports publics. Les études réalisées par l’UTP (Union des transports publics) montrent pourtant le contraire, la gratuité conduisant davantage à des effets d’aubaine qu’à un véritable report modal de la voiture vers le tram et le bus. La mesure prévue pour s’appliquer à la rentrée de septembre a finalement été avancée au mois d’avril. Une « précipitation » dénoncée par les agents de la TAN qui redoutent une forte affluence à moyens constants. La gratuité ponctuelle du week-end est déjà en oeuvre dans d’autres réseaux à l’image de celui d’Amiens gratuit uniquement le samedi.