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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

La rénovation des Z 20900 a commencé
Selon le vœu formulé par le Stif, la rénovation de la dernière sous-série des Z 2N, à savoir les Z 20900, vient de démarrer au technicentre de Saint-Pierre-des-Corps.
La rame de présérie (rame 203 A, Z 20905/06) a été reformée fin février. Cette opération mi-vie, avec rénovation complète des aménagements intérieurs, va concerner 54 rames entre 2018 et 2022. Sans surprise, la rame est conforme aux rames dites « RER C » avec notamment la livrée carmillon avec frise du Stif. Il se pourrait qu’en cours de route la nouvelle livrée d’Île-de-France Mobilités fasse son apparition : des pourparlers sont engagés dans ce sens. La seule nouveauté se situe au niveau des blocs-phares : il n’y a qu’une unique unité, utilisant des diodes blanches au centre et rouges à l’extérieur.
Cette première rame devrait rejoindre la ligne C en mai ou juin.
Les funiculaires lyonnais rajeunissent
Les deux funiculaires de Lyon entament leur rénovation. Depuis janvier, les cabines de Fourvière sont remises au goût du jour dans l’Isère avant celles de Saint-Just l’an prochain.
Lyon possède un réseau multimodal unique. C’est la seule agglomération française qui réunit tous les modes, véritable vitrine pour les transports urbains. On compte ainsi quatre lignes de métro, cinq lignes de tramways (dont une sixième en construction), auxquelles s’ajoute le tram suburbain Rhônexpress vers l’aéroport de Saint-Exupéry. Plus rare, Lyon fait partie du club très fermé (avec Limoges et Saint-Étienne) des exploitants de trolleybus avec neuf lignes. Les transports ont également dû s’adapter à une ville construite en partie sur trois collines. Les deux plus élevées, Fourvière, qui culmine à 294 m, et Croix-Rousse, à 250 m, sont accessibles depuis la fin du XIXe siècle par des funiculaires, les célèbres « ficelles ». La ville en a exploité jusqu’à cinq qui ont connu des fortunes diverses. Deux d’entre elles ont totalement disparu.
Ouvert en 1900, le funiculaire de Saint-Paul à Fourvière-Loyasse sert essentiellement à la desserte d’un cimetière malgré la proximité de la basilique. À son terminus, un tramway assure la correspondance. Son faible trafic ajouté à des avaries dans les tunnels conduisent à son arrêt dès 1937. L’autre ligne sacrifiée est celle de la rue Terme. Mise en service dès 1862 entre Terme et Croix-Rousse, elle alterne sur 489 m les sections en tunnels et à l’air libre. Malgré son intérêt, on préfère dans les années 60 réutiliser son infrastructure à d’autres fins. Fermée le 31 décembre 1967, la ligne est transformée… en voie routière.
L’opération pour autant marquera les esprits lyonnais et on cherchera par la suite à éviter à nouveau ce genre d’erreur. Pourtant, quand on s’interroge à la fin des années 60 sur l’avenir du funiculaire de Croix-Paquet, on envisage un temps une fin similaire avant de s’orienter vers une solution inattendue, la transformation en métro. Lyon construit alors son réseau dans lequel l’ancien funiculaire pourrait s’intégrer. Il est modernisé en 1974, recevant un nouveau matériel roulant, trois motrices à crémaillères SLM Brown-Boveri. Devenu ligne C, le métro est prolongé en 1978 à Hôtel-de-Ville et en 1984 vers Cuire. À cette occasion de nouvelles rames MCL 80 à crémaillère et pantographes construites par SLM et Alsthom entrent en service. Aujourd’hui, il ne reste plus que deux funiculaires exploités à Lyon. Les lignes partent de la même gare basse en correspondance avec la station Vieux-Lyon de la ligne D. Chacune dispose de ses installations propres et de ses quais à voie unique. Bien que proches géographiquement, les différences sont notables entre chacun des funiculaires.
La ligne de Fourvière conserve un caractère fortement touristique et patrimonial qui a conduit lors des précédentes rénovations à lui conserver un côté vieillot apprécié du public. Celle de Saint-Just au contraire s’apparente davantage à un court métro. Son matériel roulant comporte deux caisses et la ligne dispose d’une station intermédiaire à Minimes. C’est là que se croisent les véhicules montant et descendant, les conducteurs ajustant précisément les rames pour les aligner avant l’arrêt total en station. Après la fermeture de la ligne de la rue Terme, les funiculaires connaissent un regain d’intérêt.
Nancy récupère le TVR de Caen
12 rames du TVR de Caen sont parties à Nancy. Elles serviront de pièces détachées en attendant que la capitale de la Lorraine opte à son tour pour le tramway moderne.
On croyait définitivement tournée la page du TVR de Caen. Après l’arrêt le 31 décembre au soir, l’avenir du premier tram sur pneus développé par Bombardier semblait scellé. Caen a en effet tiré brutalement les conclusions du manque de perspectives du système en s’engageant dans la construction d’un nouveau réseau de tramway fer.
C’était sans compter avec Nancy, l’autre agglomération qui avait choisi le TVR, en décembre 2000. Envoyer à la casse les 24 rames de Caen était peut-être la solution la plus simple, mais pas forcément la meilleure. D’autant que l’un des principaux défauts du TVR est de n’avoir connu aucune modernisation ni développement après son retrait du catalogue par Bombardier. Dans ces conditions, les équipes de maintenance doivent souvent faire des prouesses pour maintenir les véhicules en service. On comprend pourquoi Nancy, qui continue à exploiter des rames de TVR, a manifesté son intérêt pour le matériel de Caen. Un arrangement a pu être trouvé entre des deux agglomérations qui s’avère au final une bonne affaire pour les deux parties. Pour Nancy, il s’agit de récupérer 12 des 24 rames du parc caennais. D’autant que la transaction est… gratuite à charge pour Nancy de s’assurer du coût du transport en convoi exceptionnel. Mais la ville normande n’y perd pas non plus puisque ce cadeau lui permet en réalité de réaliser des économies. Ainsi, ce sont près de 30 000 euros que Caen n’aura pas à débourser pour le démantèlement de la moitié de son ancien parc. Les autres rames vont en effet finir leurs jours dans l’usine de valorisation énergétique de Colombelles, solution environnementale préférée à un simple départ à la casse chez un ferrailleur.
Les rames transférées ne viendront pas pour autant renforcer le parc nancéen. Même si la compatibilité entre les deux TVR oscille entre 90 et 95 %, des différences demeurent. La plus visible concerne le captage de courant, par pantographe à Caen et par double perche à Nancy. C’est donc comme magasin de pièces détachées que seront utilisées les anciennes rames. Une aubaine pour un matériel qui n’est plus produit depuis longtemps. D’autant que les TVR de Nancy ont connu bien des soucis, à l’image de cette rame qui a pris feu l’été dernier.
C’est donc le 23 janvier que le premier convoi exceptionnel a quitté Caen pour Nancy. Les rames ont fait le voyage deux par deux, nécessitant donc six rotations étalées jusqu’en mars. Deux jours plus tard, le 25 janvier, les deux premiers trams sont arrivés à Nancy. Ce don de matériel va permettre de continuer l’exploitation du TVR durant cinq ans jusqu’en 2022. Ensuite, c’est un tramway fer tout comme à Caen qui devrait lui succéder. La concertation publique sur le nouveau mode de transport s’est achevée en janvier. On s’oriente vers une ligne principale qui reprendrait le tracé actuel de Saint-Max au Vélodrome avec des variantes en périphérie. Reste que le TVR malgré ses défauts permet la montée sans difficultés vers Brabois grâce à son adhérence pneus. Le nouveau mode retenu devra se jouer de ce rude profil qui avait déjà en son temps justifié en partie le choix du TVR. La messe n’est peut-être pas tout à fait dite pour le pneu…
Saint-Louis, nouveau terminus du BVB
La fin 2017 a été marquée par la mise en service de la ligne 3 du tramway du BVB (Basler Verkehrsbetriebe) jusqu’à la gare de Saint-Louis. Voici donc un nouveau pays desservi par les trams verts de Bâle après une extension en Allemagne en 2014. À ce titre, le BVB est le premier réseau de transport urbain au monde à gérer un réseau de trams avec des terminus implantés sur trois pays différents. La venue des trams du BVB est une renaissance puisque, jadis, ils allaient déjà Huningue et Saint-Louis. Les 3,4 km de ligne nouvelle, dont 2,6 km en France, ont été inaugurés le 9 décembre. La trame horaire départ de Saint-Louis les jours ouvrables s’étend de 4 h 55 à 1 h 28, avec un départ toutes les 30 minutes en heures creuse, et toutes les 15 min en pointe (6 h-20 h). Un prolongement est déjà à l’étude jusqu’à l’Euroairport en passant par la future zone commerciale Euro3Lys, à l’horizon 2030.

La capacité des trams lyonnais va augmenter
Franc succès pour les tramways lyonnais. Entre 2009 et 2015, la fréquentation a connu une augmentation de 80 % et la hausse se poursuit. Elle devrait même s’accentuer avec l’ouverture de la ligne T 6 actuellement en travaux. Dans le cadre du projet Capacité tramway, le Sytral, en charge des transports lyonnais, a décidé d’investir 60 millions d’euros pour désengorger ses trams. T 1 et T 2 disposeront ainsi d’une capacité augmentée de 15 % ; elle sera portée même à 30 % pour le T 4. Pour y parvenir, 17 nouvelles rames de 43 m seront livrées, permettant d’exploiter la ligne T 4 avec des trams longs. Une mesure possible après des travaux d’allongement des quais et d’adaptation des remisages de Meyzieu et Saint-Priest. Les rames actuelles de 32 m du T 4 seront affectées sur les lignes T 1 et T 2, et T 6 lors de sa mise en service.

L’adieu de Caen au TVR
Le 31 décembre 2017 aura vu les ultimes circulations du TVR de Caen. En dépit des problèmes d’exploitation qu’a pu poser ce matériel, en raison de défauts de conception rédhibitoires, les Caennais n’ont pas voulu le voir partir dans l’indifférence pourtant annoncée. Retour sur ce triste final et sur 15 ans de carrière à parcourir les rues de la ville.
La météo de ce dernier jour de décembre fut exécrable mais le TVR assura ce jour-là son service comme un autre jour impotenciastop.pt. Enfin, ça, c’était sur le papier car dans les faits, ce ne fut pas tout à fait la même chose. Car de nombreux observateurs ont comme souvent oublié le côté humain des choses et ce matériel ne pouvait pas, ne devait pas partir dans l’indifférence. Une journée très particulière, bien sûr, et pleine d’émotion pour l’ensemble du personnel du réseau. De nombreux conducteurs (actuels ou anciens) avaient fait le déplacement soit pour tenir les commandes une dernière fois, soit simplement pour partager ce moment d’histoire. Il en est de même pour la présence de nombreux membre des équipes de maintenance et d’entretien qui œuvreront sans relâche pour tenir en exploitation ce matériel. Pied de nez à ceux qui, dès 2012, prédisaient sa fin bien avant 2017. Mais la plus grosse surprise peut-être ce jour-là sera la présence de nombreux Caennais qui n’hésitèrent pas à venir simplement effectuer un ultime voyage.
L’émotion était palpable dans les rames et il ne fut pas rare de voir au cours de cette journée des discussions très spontanées se créer entre les agents et les clients, évoquant souvenirs et anecdotes. Malgré la pluie et le vent, le public était là, signe d’un attachement probablement insoupçonné pour beaucoup. Cette journée se conclura par une ultime marche à destination de Hérouville-Saint-Clair, terminus de la ligne B. C’est la rame 506 qui aura donc l’honneur d’assurer cet adieu où chaque arrêt sera marqué par un concert de klaxon. À son bord, Rodolphe Thomas, vice-président du conseil régional de Normandie en charge des transports, et premier vice-président de la Communauté d’agglomération Caen-la-Mer, qui souhaitait simplement montrer par sa présence son émotion à voir partir ces rames, lui qui assista à l’inauguration de 2002, mais aussi remercier l’ensemble du personnel du réseau pour ces 15 années pas toujours faciles. Peu avant 20 h 00, la rame
Année record pour le tram d’Édimbourg
2017 aura encore été une année record pour le tramway d’Édimbourg avec près de 6,6 millions de voyageurs, soit une hausse de 19 % par rapport à 2016. Depuis sa réintroduction en 2014, sa fréquentation ne fait que croître avec un taux de satisfaction de 97 %. Cette ligne de 14 km facilite les échanges entre l’aéroport international et le centre-ville mais aussi la province avec des correspondances aux gares ScotRail de Warweley (gare principale), Haymarket, Édimbourg Park Station et Gateway. Ce tramway est devenu un élément clé des transports à Édimbourg avec une large amplitude d’horaires pour des liaisons optimales avec l’aéroport. Sept jours sur sept, il circule avec un intervalle de 10 min en heures creuses et 7 min en pointe. Sauf embouteillages, le trajet est couvert en 37 min à bord de l’un des 27 Urbos bidirectionnels de chez CAF.

T 5 et T 6 : les trams sur pneus n’aiment pas la neige
Si le tramway sur pneus dispose d’une exceptionnelle d’adhérence, cette qualité reste sujette aux conditions climatiques. Durant l’épisode neigeux qui a traversé le nord de la France au début du mois de février, l’ensemble des lignes de trams d’Île-de-France ont continué à circuler peu ou prou à l’exception des deux lignes T 5 et T 6, dotées de rames NTL STE 3 et 6. Impossible en effet de dégager totalement la neige sur la plate-forme des deux tramways. Le rail gelé a également empêché pendant plusieurs jours la reprise totale du service. Il aura fallu attendre la fin du week-end pour un retour à l’exploitation sur ces deux lignes. De telles chutes de neige, qui n’avaient pas été rencontrées depuis près de 30 ans, restent toutefois exceptionnelles.

Le tramway d’Avignon en chantier
Après un premier projet abandonné, le tramway d’Avignon est désormais en chantier. Limité à 6 km, il s’intègre dans un plan global de mobilité complété par des lignes de bus à haut niveau de service.
Fallait-il construire un tramway à Avignon ? La question un peu provocatrice résume tout l’enjeu du projet. Existe-t-il un seuil minimal de population permettant la construction d’un réseau ? Difficile de répondre aujourd’hui à cette question. D’autant que les données du problème ont évolué avec le temps. Dans la France des années 50, il y a encore 40 réseaux en fonctionnement, même si la plupart sont plutôt à bout de souffle et demandent d’importants travaux de modernisation. Ce qui frappe au premier coup d’œil, c’est la taille des villes équipées, la plupart de moyenne importance. On trouve dans le lot, à côté des métropoles comme Bordeaux, Lyon ou Toulouse, des villes beaucoup plus modestes à l’image de Dunkerque, Saint-Quentin ou encore Bourges. À Avignon même, un petit réseau, à voie unique pour l’essentiel, et à écartement métrique, a fonctionné jusqu’en 1932. Ces villes aujourd’hui ne seraient plus en mesure de construire un tramway compte tenu des coûts importants engendrés. Quand la France a renoué avec ce mode de transport (à partir de 1985), il n’a concerné que des agglomérations importantes, Nantes, Grenoble, Montpellier, Orléans… Ce ne sont plus des villes qui portent un projet de TCSP (transport en commun en site propre), mais des conurbations qui cherchent à résoudre des problèmes de mobilité. Elles s’engagent dans la création de liaisons entre l’hypercentre et les périphéries souvent mal desservies par les transports. Les projets de tramways dépassent ainsi souvent le cadre purement local, soutenus financièrement par le département, la région et l’État. Un grand nombre de réseaux ont été construits dans le cadre des appels à projets où l’État s’est engagé à financer une partie des nouvelles infrastructures. S’y ajoutent des instruments comme le versement transport, une taxe payée par les employeurs, qui est généralement relevé quand un projet de tramway se profile.
Tous ces mécanismes semblaient jusqu’à présent réservés à des agglomérations d’environ au moins 250 000 habitants. Les autres se contentaient d’améliorer leurs réseaux d’autobus. Néanmoins, la demande de transports est de plus en plus forte et des solutions nouvelles ont été recherchées pour élargir le club du tramway. Le TVR (transport sur voie réservée), un tram sur pneus, est apparu un temps comme LA solution, abaissant les coûts de construction d’environ 20 %. Nancy d’abord puis Caen se sont lancés dans l’aventure, observés de près par des agglomérations comme Tours, Le Mans ou Clermont-Ferrand, prêtes à leur emboîter le pas. On le sait, le système ne sera jamais tout à fait au point et d’autres solutions seront mises en œuvre, généralement des BHNS (bus à haut niveau de service), requalifiés pompeusement de tramway comme Mettis à Metz, un bus à trois caisses en site propre. L’arrivée du Citadis d’Alstom à partir de 2000 a permis de standardiser les matériels roulants et d’en abaisser les coûts. On a vu ainsi émerger des projets low cost, comme le tram du Mans qui bat alors le record du moindre coût au kilomètre. Progressivement, les seuils de population pour construire un tramway s’abaissent, passant sous la barre des 200 000 habitants. Alors que les plus grandes agglomérations ont construit leur réseau, les villes moyennes se montrent à leur tour intéressées. Il y a même un nouveau marché potentiel pour les constructeurs.
Le tunnelier du Grand Paris Express baptisé
Depuis le 3 février le premier tunnelier de la ligne 15 répond au nom de « Steffie-Orbival », qui rappelle que le métro du Val-de-Marne, Orbival, est pleinement intégré au projet du GPE. La première partie de la machine est en cours de montage au fond du puits de Champigny, de quoi lui permettre d’avancer d’une centaine de mètres pour terminer son assemblage. C’est en juin que le tunnelier devrait commencer à creuser les 2 200 m du tunnel de raccordement entre le SMR de Champigny et la ligne 15. Un second tunnelier sera à l’œuvre dès la rentrée et en 2020. Pas moins de 10 engins seront engagés sur l’ensemble des 33 km de la ligne.