Catégorie : Transports urbains

L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.

  • Espagne : Saragosse renoue avec le tramway

    Le 19 avril a été mise en service la première phase du nouveau tramway de Saragosse. En effet, cette ville d’aujourd’hui 700 000 habitants a été la dernière en Espagne à fermer en 1976 son précédent réseau de tramway. Le métro léger actuel est établi sur une voie de 1 435 mm avec électrification en 750 volts (certains passages dans la vieille ville nécessiteront l’emploi d’accumulateurs). La trame de base est une ligne sud-nord de 12,8 km avec treize arrêts (ultérieurement 25) de Valdespartera à Gran Via. Fin 2011, il est prévu de poursuivre les travaux lancés en 2009, cette fois entre Gran Via et Parque Goya. Le matériel roulant (des Urbos3) est fourni par CAF, entreprise qui a de longue date une chaîne de fabrication de ce type de véhicule précisément à Saragosse.    


    M. G.

  • Abou Dhabi : un consortium espagnol chargé du métro léger

    En partenariat avec les entreprises ibériques d’ingénierie Sener et Typsa, les Chemins de fer de la généralité de Valence (FGV) viennent de remporter l’appel d’offres pour la première étape du tramway d’Abou Dhabi. Les FGV exportent ainsi leur savoir-faire accumulé depuis 1994 dans la gestion du trafic, la maintenance des voies et du matériel roulant. Cette année-là, ils avaient introduit le tramway moderne dans la péninsule ibérique. Le projet émirati initial consiste en une ligne unique du centre vers les zones à urbaniser Al Reem et Saadiyat, soit 30 km, via les quartiers peuplés, le centre financier d’Al Sowwah Island, ainsi que les musées. Le matériel roulant devra faire face à des températures de 45° et aux tempêtes de sable. Le même consortium espagnol est également sur les rangs pour un projet au Qatar.    


    M. G.
     

  • Un tram haut en couleurs pour Reims

    Un tram haut en couleurs pour Reims

    Le 16 avril, Adeline Hazan, maire de Reims et présidente de Reims Métropole, a inauguré le dernier-né des trams français. Celui-ci se distingue par les 9 couleurs différentes appliquées à ses 18 rames, dont la face avant évoque une flûte de champagne. Organisé en deux lignes, le réseau rémois compte 23 stations réparties sur 11,2 km entre la gare Champagne TGV et le terminus de Neufchâtel. Le parcours en centre-ville est équipé de l’APS.

  • Pérou : Lima veut rattraper  le temps perdu

    Pérou : Lima veut rattraper le temps perdu

    Quand Alan Garcia a annoncé en 2009 la reprise des travaux du « train électrique », tel qu’on le nomme à Lima, la nouvelle a été accueillie avec un mélange de surprise, de méfiance et d’humour. Personne n’avait oublié l’échec de sa première tentative, dans les années 80, de créer un système de transport massif surélevé. Les neuf premiers kilomètres de rail construits sont restés suspendus au-dessus de la ville comme un rappel constant. C’est donc un geste symbolique que le président péruvien a réalisé en rouvrant ce chantier vingt ans plus tard. Mais surtout un geste de bon sens, dans une mégalopole qui compte uniquement sur ses routes pour transporter ses 8 millions et demi d’habitants.


    A Lima, se déplacer est une lutte. Le transport public dépend presque entièrement d’entreprises privées, générant un trafic gigantesque sur tous les axes de Lima aux heures de pointe. 35 000 bus et minibus, sans compter plus de 20 000 non autorisés, se partagent les 652 lignes de la métropole. Et à cela s’ajoutent quelque 330 000 taxis. Des chiffres et une pollution qui font facilement tourner la tête et qui nuisent gravement à Lima et au Pérou. Tout autant que le temps perdu dans les transports, puisqu’il faut entre une heure et demie et deux heures pour traverser la ville. Selon l’ONG Luz Ambar, ce chaos coûterait environ un milliard de dollars par an. Pour une ville qui rêve de modernité et de devenir un centre majeur en Amérique du Sud, le développement d’un système de transport massif reste incontournable. La mairie de Lima a posé une première pierre en créant l’année dernière un TCSP, le Metropolitano, semblable au TransMilenio de Bogota (Colombie). Il s’agit d’un couloir nord – sud sur 26 km, parcouru par des bus articulés. Sauf que seulement six mois après son lancement le service était déjà saturé.


    L’idée d’un métro à Lima remonte bien avant les années 80. Dès 1965, la municipalité avait commandé une étude au suédois Traffikkonsult AB sur la viabilité d’un métro souterrain. Cela faisait suite à la suppression par le gouvernement du tramway, sur fond de mauvaise gestion et de conflit social avec les employés. Les experts avaient conclu qu’il était plus que nécessaire d’implanter un métro avant 1985, sinon la situation deviendrait ingérable. Et encore, leurs évaluations sous-estimaient la vague migratoire venue des zones rurales qui frapperait Lima. Depuis cette époque, plusieurs études ont recommandé la création d’un métro. Mais l’instabilité politique et le manque de moyens et de volonté ont eu raison à chaque fois de ces programmes, favorisant plutôt le développement du transport routier. Alan Garcia, en 1986, a donc été le premier à mettre en œuvre ce type de projet. Il crée une autorité du « train électrique », la Autoridad Autonoma del Tren Eléctrico (AATE). L’idée est de construire un rail surélevé, moins coûteux et moins complexe dans un sol au fort risque sismique. Mais l’hyperinflation et la crise économique auront raison de son gouvernement et de son métro, laissant l’œuvre inachevée.


    Les gouvernements qui suivront abandonneront le projet, en grande partie pour des raisons politiques. « Ils ne voulaient pas donner du crédit à Alan Garcia », explique Neydo Hidalgo, historien spécialiste des questions d’électricité. Pour les ingénieurs impliqués, la traversée du désert commence. « Nous étions toujours sur le projet, mais il n’y avait aucune volonté et surtout aucun financement », se rappelle Walter Arboleda, coordinateur des travaux à l’époque. « Nous ne faisions qu’attendre. »
    En 2001, la municipalité de Lima a pris le contrôle de l’AATE et a tenté de se servir des rails existants pour créer un système de transport incluant métro et bus approvisionneurs avec un ticket unique. Mais l’expérience tournera court seulement six mois plus tard, faute de rentabilité.
    Revenu au pouvoir malgré l’échec de son premier gouvernement, Alan Garcia a promis en milieu de mandat la relance des travaux du métro avec 11 km supplémentaires, reprenant exactement là où ils s’étaient arrêtés. « Ce qui avait été fait avant nous a servi de point de départ et nous avons ensuite appliqué toutes les mises à jour », raconte Oswaldo Plasencia, directeur exécutif de l’AATE, revenue dans le giron du ministère des Transports. « Grâce à la modernisation de la technologie, nous n’avons eu besoin que d’un an et demi pour réaliser ce qui aurait pris quatre ans à l’époque. »
    Cet aspect est très important, puisque le Président a insisté plus que tout sur la vitesse d’exécution de l’œuvre. 5 000 ouvriers ont travaillé sur le chantier jour et nuit. « Sans le moindre accident invalidant », se félicite Oswaldo Plasencia. Le gouvernement a par contre connu plus de difficultés sur la commande de trains. L’AATE ne dispose à ce jour que de cinq trains, ceux achetés pendant la première phase. Pourtant, le ministre des Transports s’est rendu en personne au Japon début 2010 pour négocier l’achat de plusieurs trains d’occasion. Mais n’étant pas d’accord sur le calendrier de livraison, rien n’a été signé.


    Cela pousse certains à critiquer l’empressement du gouvernement pour finir ce projet. « Le Président veut uniquement venir, se faire prendre en photo, puis repartir », regrette l’architecte urbaniste Harry Max Leon, qui a étudié le projet au cours de ses deux phases. Le fait est qu’avec seulement cinq trains pour assurer des allers-retours sur une vingtaine de kilomètres, dont un obligatoirement en réserve, le service sera vite saturé. La commande de trains revient maintenant à Consorcio Tren Electrico Lima, le concessionnaire en charge des opérations après l’inauguration du métro. Gonzalo Ferraro, responsable de l’infrastructure chez Graña y Montero, l’une de deux entreprises associées, explique que « des négociations sont en cours pour acheter les 19 trains qui manquent, mais il faudra un an et demi environ avant que la commande puisse être traitée ». Lorsque tout le matériel roulant sera disponible, le métro pourra satisfaire les besoins de 200 000 à 300 000 personnes. En attendant, le chaos continue à Lima.


    Cédric sanchez

     

    Cinq rames pour 20 km de ligne

    La construction des 20 km de rail de la ligne 1 qui sera inaugurée en juillet s’est donc faite en deux temps. Aux 9,2 km bâtis entre 1986 et 1990, s’ajoutent 11 km, qui permettront d’unir le quartier périphérique de Villa el Salvador au centre de Lima, pour un coût total de 520 millions de dollars.
    Pour le moment, le métro de Lima ne dispose que de cinq trains, achetés dans les années 90 à l’entreprise italienne Ansaldo Trasporti. Ce sont des ensembles de six voitures, dont quatre voitures motrices, semblables aux MB300 de la ligne B du métro de Rome. Selon le directeur exécutif de l’Autoridad Autonoma del Tren Eléctrico (AATE), Oswaldo Plasencia, il s’agit de trains
    « neufs-anciens », puisqu’ils sont actuellement modernisés, notamment au niveau des résistances de puissance et avec l’implémentation d’air conditionné.
    L’AATE, qui dépend du ministère des Transports, est l’organisme qui a élaboré les plans et supervise la construction, mais les opérations en elles-mêmes sont réalisées par des entreprises concessionnaires.
    Pour la construction des rails, l’Etat a fait appel à un consortium formé par les brésiliens d’Odebrecht (66 %) et Graña y Montero, numéro un du bâtiment au Pérou. En ce qui concerne la gestion du système final, l’appel d’offres réalisé en février a été remporté par Graña y Montero encore, en collaboration avec l’argentin Ferrovias. Ils auront à charge notamment l’expansion de l’atelier de réparation actuel et la création d’un entrepôt moderne pour l’entretien des 24 trains que comptera à terme la ligne 1 du métro.


    Le métro en quelques dates

    • 1965 : Première étude de faisabilité, menée par l’entreprise suédoise Traffikkonsult AB.
    • 1972 : Deuxième étude, menée par le consortium « Metrolima » et acceptée par le gouvernement militaire. Le projet sera finalement abandonné sur fond de crise politique et institutionnelle.
    • 1986 : Début du « train électrique » actuel, sous l’impulsion du gouvernement d’Alan Garcia.
    • 1990 : Fin du gouvernement Garcia, crise économique et arrêt du financement des travaux, interrompus en plein milieu.
    • 2009 : Alan Garcia, revenu au pouvoir, annonce la réouverture du chantier.
    • Décembre 2010 : Signature d’un décret implémentant la création d’un réseau de métro de cinq lignes sur toute la métropole.
    • 11 juillet 2011 : Date prévue d’inauguration de la première ligne du métro de Lima.

     

    Walter Arboleda, responsable des travaux :
    « Nous avons patienté et continué à travailler sur le projet »

     

    Ville, Rail & Transports : Comment vit-on l’arrêt d’un projet d’une telle envergure, alors qu’il est en pleine construction ?
    Walter Arboleda : Nous avons connu beaucoup de difficultés et beaucoup de désillusions au cours de toutes ces années. Je fais partie de ceux qui ont cru à ce projet dès le début et nous nous sommes toujours efforcés de le voir un jour aboutir. Lorsque les travaux se sont arrêtés dans les années 90, avec le gouvernement d’Alberto Fujimori, nous n’imaginions pas forcément que la pause serait si longue. Nous avons donc patienté et continué à travailler dessus.
    Pour mieux faire connaître notre œuvre, nous avons organisé des opérations auprès du public, qui pouvait voyager gratuitement dans le train. Puis en 2001, lorsque l’AATE est passé sous le contrôle de la municipalité de Lima, nous avions espoir que tout allait reprendre. Dans un premier temps, la mairie a mis en place un système de transport incluant à la fois le train électrique et des bus, avec un ticket unique à 1,20 soles (environ 0,30 euro). Le train entrait donc enfin en fonctionnement, mais nous avons vite dû arrêter au bout de six mois, puisque ce n’était pas assez rentable sur une simple portion de 9 km, qui plus est dans une des extrémités de la ville.


    VR&T : Pourquoi, selon vous, ce projet s’est-il retrouvé bloqué si longtemps ?
    W. A. : Malheureusement, c’est une question avant tout politique, puisque les études menées en amont étaient sérieuses. Il y a eu comme un divorce entre la partie politique et technique. Il n’y avait pas de financement pour le métro. Mais surtout il n’y avait aucune volonté.


    VR&T : C’est une grande victoire alors que de voir le train bientôt en fonctionnement…
    W. A. : Oui, parce que nous nous sommes énormément investis. Je dirais que c’est une question d’amour du maillot, du projet, et un espoir qui ne nous a jamais totalement quittés. Aujourd’hui, c’est comme si l’on voyait naître notre bébé.     

     

    Propos recueillis par Cédric sanchez

     

    Les futures lignes seront souterraines

    En décembre 2010, le Président Alan Garcia a fait promulguer un décret prévoyant la création d’un réseau de métro de cinq lignes sur l’ensemble de la métropole de Lima et Callao. Pour l’instant, les tracés sont uniquement indicatifs, puisque toutes les études n’ont pas encore été menées. La ligne 2,
    qui traversera la ville d’est en ouest, est encore en phase d’élaboration, et le début des travaux est prévu pour l’an prochain. Cette fois, les autorités prévoient la création de lignes majoritairement souterraines. Avant cela, l’objectif est de terminer la ligne 1, reliant le sud-est et le centre-ville au très dense quartier de San Juan de Lurigancho, dans le nord-est de Lima. Il s’agit d’une rallonge de 13 km, dont la construction sera décidée via un appel d’offres qui se fera entre fin mars et début avril.

  • Le consortium Vossloh Alstom livrera la nouvelle génération du métro léger de Hanovre

    Le 18 avril, Vossloh Electrical Systems a annoncé avoir remporté le contrat pour la fourniture de la nouvelle génération de Stadtbahn (métro léger) de Hanovre. Dénommé TW 3000, ce nouveau modèle « économe en énergie » reprend en partie le design très particulier des TW 2000 commandés pour l’Exposition universelle de 2000 par Üstra (les transports de Hanovre). C’est à la tête d’un consortium formé avec Alstom que Vossloh a remporté ce marché dont la tranche ferme porte sur 50 rames à livrer en 2013-2014, plus 96 rames en option. La part de l’industriel allemand dans cette première tranche est chiffrée à environ 100 millions d’euros, ce qui porte le total du carnet de commandes de la division transport de Vossloh à environ 300 millions d’euros pour le premier trimestre 2011, à comparer au total de 358 millions d’euros pour l’année fiscale 2010.
     

  • Le métro à Bogota en 2012

    Lors d’un forum économique à Berlin, le Président colombien Juan Manuel Santos a confirmé, le 14 avril, que la capitale colombienne disposerait de sa première ligne de métro en 2012. « Nous avons déjà déterminé le choix de ceux qui vont financer le projet, reste à connaître maintenant l’entreprise qui sera chargée de construire la ligne de métro, a-t-il expliqué. Le gouvernement devrait financer 70 % du coût de la construction, et nous espérons que la ligne de métro sera mise en service pour la fin 2012. » Le réseau de BRT Transmilenio est aujourd’hui le premier moyen de transport à Bogota, mais l’extension du réseau se trouve aujourd’hui entachée d’accusations de corruption. Le seul système de métro existant en Colombie se trouve à Medellin, la seconde ville du pays.

  • Le tramway espéré à Dubaï pour 2014

    Le tramway espéré à Dubaï pour 2014

    Le projet de tramway de Dubaï est reparti et devrait, selon les espoirs d’Alstom, voir le jour en 2014, avec trois ans de retard. Mis sous le boisseau suite à la crise financière internationale et au retard pris dans l’acquisition des terrains, le chantier de construction de cette ligne de tramway de 10 km (dont 2 km en viaduc) et de 13 stations a été relancé. Associé au géniciviliste Besix, Alstom Transport est le responsable de ce projet de tramway « clés en main » de 550 millions d’euros (soit 55 millions d’euros du kilomètre, contre 15 à 25 millions pour un projet classique). L’originalité de ce tram tient au particularisme climatique (températures extrêmes, vent de sable, sel) autant qu’à la volonté des autorités locales de s’équiper avec ce qui se fait de mieux. A la clé, une grande première : l’alimentation électrique au sol (APS) sur la totalité de la ligne ; la climatisation et l’accès aux onze rames par portes palières dans la station ; des caméras embarquées et de signalisation (système CBTB Urbalis). Tout comme le métro, le tram longera le front de mer, l’axe le plus embouteillé de Dubaï. Il devrait, selon les projections de trafic, transporter 100 000 passagers par jour. La segmentation des voyageurs devrait se faire comme dans le métro, avec une classe « Gold », une classe réservée aux femmes et enfants, et une dernière classe pour les autres voyageurs. Il reste à la RTA (Road and Transport Authorithy) à préciser le contrat de maintenance qui la liera à Alstom, et à attribuer l’exploitation du tramway, pour laquelle la RATP est sur les rangs. Pour Alstom, ce tram à la face avant ciselée comme un diamant pourrait constituer une magnifique vitrine de son savoir-faire, dans un contexte ou plusieurs villes de la zone Mena ont également des projets de tramways.

  • La ligne C du RER s’offre un nouveau poste d’aiguillage informatisé

    La ligne C du RER s’offre un nouveau poste d’aiguillage informatisé

    Faute du moindre « bug » au programme, l’événement serait presque passé inaperçu : le 23 mars, la gestion de l’ensemble des circulations de trains sur la partie centrale de la ligne C du RER a « basculé » sur le nouveau poste d’aiguillage informatisé de Paris-Invalides. Cela doit permettre d’assurer un service plus performant et régulier aux 500 000 voyageurs de la ligne C. C’est pour s’adapter aux évolutions technologiques, aux normes d’exploitation que RFF a choisi de remplacer l’ancienne installation, datant de 1978, par un système d’exploitation informatisé. C’est également pour anticiper son obsolescence et prendre les devants. Pas négligeable, lorsque l’on sait que la croissance du trafic attendue sur la ligne C, portée notamment par le développement économique et urbain des secteurs desservis, devrait être de 30 % d’ici 2020.

  • Finmeccanica réalisera le métro sans conducteur d’Honolulu

    A travers ses filiales Ansaldo STS et AnsaldoBreda, le groupe de transport et de défense italien Finmeccanica a décroché un contrat de 574 millions de dollars pour réaliser le métro sans conducteur d’Honolulu, capitale de l’Etat d’Hawaï (Etats-Unis). Dans le détail, l’italien sera chargé de concevoir cette ligne et de fournir le matériel roulant. La part revenant à Ansaldo STS, spécialiste des systèmes de signalisation ferroviaire, est de 367 millions de dollars (254 millions d’euros) celle d’AnsaldoBreda, fabriquant de trains, de 207 millions (143 millions d’euros). Selon le groupe, ce contrat prouve « l’excellence » que Finmeccanica « a développée dans les systèmes de transports urbains innovants ». L’italien a déjà décroché des marchés pour des métros comme celui de Copenhague ou de Riyad, en Arabie Saoudite.

  • Le métro lyonnais réaménage ses rames sur les lignes A et B

    Le métro lyonnais réaménage ses rames sur les lignes A et B

    Le métro lyonnais poursuit sa cure de rajeunissement des rames qui vise autant à offrir un nouveau look – plus design et plus lumineux – qu’à augmenter la capacité de transport. Depuis le 31 mars, les lignes A et B accueillent le prototype des nouvelles rames qui équipent déjà la ligne D, la plus fréquentée du réseau, avec 36 rames mises en service entre fin 2008 et 2010.
    Le Sytral a, sans surprise, confirmé les principes qui ont fait leurs preuves. Le changement le plus visible porte donc sur le réaménagement intérieur avec l’adoption de banquettes latérales, contre les parois de la rame, en remplacement des sièges rectilignes. En libérant ainsi de l’espace, le nombre de voyageurs devrait augmenter de 12 % environ : plus de places debout (une centaine) et moins de places assises (réduites d’une quinzaine, à 72 places). La réorganisation de l’espace permettra aussi de faciliter l’accès et la descente, et de réduire le temps de stationnement en station. Des modifications techniques concernent la mise aux normes européennes des sièges pour la prévention incendie, l’accès des personnes à mobilité réduite ou les nouveaux montants de portes. Les rames réaménagées des lignes A et B seront mises en service progressivement, au rythme d’une toutes les six semaines, jusqu’à fin 2012. Au total, le Sytral va investir 20 millions d’euros dans l’opération pour les 32 rames du métro A et B, après avoir investi 17 millions dans la ligne D.