Votre panier est actuellement vide !
Blog

LGV Montpellier – Perpignan : le prolongement en concertation
Depuis la mise en service du contournement de Nîmes et de Montpellier, il manque 150 km de ligne à grande vitesse pour atteindre Perpignan et permettre enfin des liaisons directes vers l’Espagne à grande vitesse. Une première étape a été franchie avec la concertation publique sur le projet qui s’est déroulée du 2 novembre au 4 décembre. Deux nouvelles gares sont prévues à Béziers et Narbonne, l’idée d’une gare commune entre les deux, loin des villes, ayant été abandonnée. Si le calendrier est respecté, la première phase jusqu’à Béziers pourrait ouvrir en 2030, la seconde, pas avant 2040. 30 km de raccordement viendront s’ajouter à la ligne pour rejoindre le réseau classique. Le gain de temps estimé entre Montpellier et Perpignan serait de 39 min.

Suisse. À la découverte du Tessin ferroviaire
Dès 1874, la Gotthard Bahn tisse un petit réseau ferré autour d’un axe international dans le canton suisse du Tessin, réseau repris et développé par les chemins de fers fédéraux. L’artère du Gothard connaît une croissance continue de ses trafics fret et voyageurs, locaux et internationaux depuis les années 50. Aujourd’hui les rames automotrices pendulaires montent en puissance sur un axe qui sera soulagé par la mise en service du tunnel de base du Ceneri, prévue pour décembre 2020.
Le canton du Tessin est le plus méridional de la Confédération helvétique. Influencée de tout temps par son voisin direct l’Italie, la République helvétique crée d’abord en 1798 deux anciens cantons à Bellinzone et Lugano, fusionnés en un seul en 1803 sous le nom de Tessin avec capitale à Bellinzone. Aujourd’hui avec ses 2 812 km2, il occupe en superficie le cinquième rang des cantons sur les 26, derrière ceux des Grisons, de Berne, du Valais et de Vaud. Ses 353 709 habitants répartis dans 115 communes dont une majorité en zone montagneuse le placent en huitième position, sa densité au kilomètre carré étant de 6,8.
D’orientation générale nord – sud, il est limité au nord par la chaîne du Gothard et les cantons d’Uri, du Valais et des Grisons, à l’est par celui des Grisons, à l’ouest par le Piémont italien et au sud par la Lombardie où la frontière très tortueuse recoupe les lacs alpins Majeur et de Lugano. Le cours d’eau Ticino qui a donné son nom au canton naît au nordouest du quadrilatère près du col de Nufenen, irrigue les vals Bedretto, Leventina, la Riviera et la plaine de Magadino et se jette dans le lac Majeur près de Locarno (1).

Extension des prestations du matériel Coradia Liner
Pour compenser les problèmes techniques éprouvés par des rames automotrices et tractées par BB 15000 de la région Normandie auquel s’ajoute le retard de livraison des éléments Omneo Premium par la firme Bombardier, la SNCF a pris la décision courant septembre de lui apporter une aide avec le transfert de Nantes au technicentre de Sotteville de six rames B 85000. Ces rames sont effectivement disponibles depuis les travaux de mise à voie unique La Roche-sur-Yon – La Rochelle qui vont durer jusqu’à l’été (voir Rail Passion n° 277). Depuis elles sont utilisées à la fois sur des mouvements Paris-Saint-Lazare – Rouen semi-directs, Paris – Serquigny et Rouen RD – Caen en US ou UM, voire en adjonction avec un B 85900.
Le parc de cette série de 39 rames bimodes bicourant apparue à partir de 2017 sur l’axe Paris – Troyes – Belfort – Mulhouse, s’est ensuite étendu aux relations transversales Lyon – Nantes, Nantes – Bordeaux (aujourd’hui limitées à La Rochelle – Bordeaux), Paris-Est – Châlons – Saint-Dizier et Paris-Est – Nancy – Strasbourg.

Fret, BB 67400 et grands espaces entre Cantal et Lozère
Passionné de photographie ferroviaire, Léonard Michel sillonne régulièrement les grands espaces du Cantal et de la Lozère à la recherche du bon cliché, avec une prédilection pour la desserte Fret SNCF.
Cela tient sans doute à la qualité de l’air, à sa luminosité, à son odeur, à son goût et aussi aux BB 67400. Il y a un matin tout pareil, des matins pareils, où je parcours les grands espaces du Cantal et de la Lozère. Nous sommes fin juin, c’est la première vraie journée d’été, d’autant plus limpide que les avions laissent d’éphémères traînées de condensation. Le mariage de mes couleurs préférées, le vert des herbes et le bleu du ciel, invite à la chasse photographique aux trains. Mon objectif est la desserte de l’usine Arcelor- Mittal de Saint-Chély-d’Apcher (Lozère) effectuée normalement trois fois par semaine depuis l’ex-triage de Clermont-Les Gravanches (Puyde- Dôme). Les coils, des bobines de tôles d’acier issues du laminage à chaud, ont pour origine les installations du groupe situées à Fos-sur- Mer (Bouches-du-Rhône) et Dunkerque (Nord). L’attraction réside dans les contraires. J’apprécie aussi bien la desserte Fret SNCF en moyenne montagne que la traction diesel sous caténaire Midi. Considérant l’interdiction de circulation des BB 75000/75400 sur la section équipée de voie champignon Midi arrivée à limite d’usure, la présence des BB 67400 est garantie. Au sud de Neussargues, la rampe de 30 ‰ menant au tunnel du col de Mallet impose quasi systématiquement l’acheminement en deux rames et le recours à l’UM (unité multiple). Fait saillant, la vitesse modérée du convoi me permet de le doubler tout en autorisant une courte pause-café à la station-service de Saint-Flour placée près de l’A 75 Clermont- Ferrand – Béziers ! Cette autoroute, qui longe opportunément la ligne Béziers – Neussargues, dite ligne des Causses, concède une photo facile du viaduc de Garabit depuis l’aire de repos éponyme. Aussi, au crépuscule pendant l’heure bleue et même si aucune circulation n’est prévue, l’éclairage met bien en valeur le célèbre ouvrage.

Des travaux sur la ligne sur Toulouse – Auch
La ligne Toulouse – Auch a bénéficié de travaux et elle a été fermée du 26 au 30 octobre entre Colomiers et L’Isle-Jourdain et du 26 octobre au 13 novembre entre L’Isle-Jourdain et Auch. Les travaux réalisés :
• création d’un réseau hydraulique dans les gares de Mérenvielle, Gimont-Cahuzac et Auch ;
• RVB des voies 1 et 2 en gare d’Auch et remplacement de l’appareil de voie n° 6 ;
• remplacement de neuf aqueducs dans le secteur d’Aubiet par des éléments préfabriqués ;
• assainissement de la voie et renouvellement de ballast en gare de Gimont-Cahuzac ;
• réfection du PN 54 (sur RD 924 à l’entrée de la gare d’Auch) avec enrobé refait, voie et platelage neufs. On note la suppression de la TJD (traversée jonction double) juste à côté qui donnait accès à la ligne fret abandonnée d’Agen et au faisceau des voies 7, A, B et 11. Rappelons que la ligne Toulouse – Auch avait bénéficié d’un RVB dans le cadre du Plan rail Midi- Pyrénées en 2008-2009. Les vitesses d’avant les limitations drastiques de 2006 avaient été remises sans être relevées (bien que le tracé le permettre) soit : Bif Empalot – Arènes : 70 km/h, Arènes – Colomiers : 120 km/h, Colomiers – Mérenvielle : 100 km/h, Mérenvielle – Auch : 90 km/h.

Elron sélectionne Škoda en Estonie
Après appel d’offres lancé le 1er juin 2020, l’opérateur voyageurs estonien Elron a sélectionné fin octobre le constructeur tchèque Škoda Vagonka pour la fourniture de six automotrices électriques, à trois caisses, bicourant 3 000 V cc – 25 kV 50 Hz à écartement de 1 520 mm aptes à 160 km/h. Le contrat, d’un montant de 55,2 millions d’euros, prévoit la fourniture de pièces détachées pendant cinq ans et comporte une option pour la fourniture de 10 automotrices supplémentaires. Elles seront livrées en 2024, et engagées dans un premier temps sur la ligne Tallinn – Tartu. D’une longueur de 85 m et d’une puissance de 2 040 kW, elles disposeront de plus de capacité que le matériel actuel, d’un coin bistro, de distributeurs de titres de transport, et d’espaces dédiés aux transports de vélos, poussettes et fauteuils roulants. L’offre remise par le constructeur suisse Stadler Rail, l’autre concourant, n’a pas été retenue, bien qu’Elron possède actuellement 38 automotrices Stadler (18 Flirt et 20 GTW), et lui ait commandé mi-2019 six bimodes.

Les « nez cassés » connaissent une deuxième vie… sur Train Simulator
Après avoir modélisé les BB 22000, qui peuvent maintenant circuler sur d’autres lignes que les LGV Rhône-Alpes et Méditerranée, SimExpress a étendu sa gamme en publiant un pack de 27 machines supplémentaires avec les 22200 et les 7200.
Après des BB 26000 et des voitures Corail plébiscitées par la communauté française de Train Simulator, Hervé Pertoldi, animateur du site SimExpress s’est attaqué au développement de la série des BB 4 400 kW : les « nez cassés ». Et il n’a pas commencé par le plus simple puisque les premières locomotives publiées ont été les BB 22000 TVM qui additionnent à leur spécificité bicourant les équipements leur permettant de circuler sur la ligne à grande vitesse Marseille – Lyon, la seule ligne française éditée à ce jour par DTG, développeur de Train Simulator.
Le pack publié comprend quatre machines, deux en livrée classique et deux en livrée infra.
Depuis, des lignes françaises gratuites de qualité ont été éditées par des créateurs amateurs. Électrifiées en 1 500 V ou 25 000 V, elles ont permis à ces machines d’exprimer leur puissance dans un environnement réaliste en dehors des LGV Rhône-Alpes et Méditerranée, mais ont fait naître chez les « trainsimmers » un désir d’extension de la gamme que SimExpress vient de satisfaire en publiant un pack de pas moins de 27 machines : 22200, 7200 GV et PV, certaines en livrée classique, d’autres en béton, fret, fantôme, « en voyage… » ou multiservice. De plus, les 7200 PV peuvent fonctionner en UM.
Les illustrations montrent les « nez cassés » en action sur des lignes terminées ou en cours de réalisation (Poitiers – La Rochelle, Dijon – Vallorbe, Maurienne – Tarantaise). Une mention spéciale pour la (trop) courte ligne « La Bresse », de Maxime Espinoza (Max1116), d’une fidélité remarquable à la ligne réelle. Enfin, pour offrir une gamme complète de « nez cassés », le pack « BB 15000 » (non finalisé au moment où est écrit cet article)

Croisement de chasse-neige
Après une grande révision générale réalisée en 2019 sur le CNS, une fuite à un cylindre de frein avait été détectée, nécessitant son retour au technicentre industriel de Nevers. Durant cette période d’immobilisation, le CN 1 de Chambéry sortant lui aussi de GVG (grande visite générale) avait été acheminé le 28 novembre 2019 sur Aurillac pour assurer l’intérim dans le Cantal. De nouveau opérationnel, le CNS a été acheminé entre le 28 et le 29 septembre à Aurillac avec les BB 67234 et 67235 à la peinture largement défraîchie. Par décalage le CN 1 a pu rejoindre à Chambéry son jumeau, le CN 2. Ce fut l’occasion de voir ces deux types de chasse-neige côte à côte au dépôt d’Aurillac entre le 29 et le 30 septembre. Le 30 septembre et le 1er octobre, le CN 1 a d’abord été transféré à Vénissieux via Clermont- Ferrand et le col des Sauvages. Il y est resté deux semaines, le temps de passer au tour en fosse pour reprofilage de ses essieux, avant de rallier la rotonde de Chambéry derrière la BB 75090 le 15 octobre.

Les chemins de fer en Biélorussie (2de partie)
Dans la première partie de notre dossier ont été abordés l’histoire des chemins de fer en Biélorussie, le réseau ferré ainsi que le parc électrique. Ce second volet concerne le parc diesel et les services voyageurs et fret.
Le parc diesel
Le parc d’automotrices diesels est composé en partie de matériel hérité de l’URSS construit par RVR (Rīgas Vagonbūves Rīpnūca) et d’automotrices diesels du constructeur polonais Pesa.
Au 15 novembre 2020, il était constitué de :
• 52 DR1A (ДР1А), dont 21 à cinq caisses les 124, 131, 135, 145, 147, 148, 151, 179, 214, 231, 234, 268, 281, 282, 294, 295, 303, 314, 319, 321 et 326 et 31 à six caisses les 126, 130, 132, 136, 152, 155, 160, 163, 164, 166, 173, 175, 177, 192, 193, 202, 207, 213, 250, 256, 265, 269, 270, 293, 306, 309, 313, 315, 320, 323 et 325 ;
• 15 DR1B (ДР1Б), dont 11 à trois caisses les 502 à 504 et 507 à 514, une à quatre caisses la 500, deux à cinq caisses les 501 et 505 et une à six caisses la 506 ;
• six autorails DP1 (ДП1), les 001 à 006, à une caisse « Partner » de type 620M de Pesa construits en Biélorussie en 2012-2013 par Belkommunnash Minsk. Le DP1-006 est à ce jour hors service. Les DP1 consomment trois fois moins de carburant que les DR1A ;
• sept automotrices diesels DP3 (ДП3), les 001 à 007, à trois caisses, livrées par le constructeur polonais Pesa en deux lots, en 2014 trois de type 730M (les 001 à 003) et en 2019 quatre de type 731M (les 004 à 007) ;
• sept automotrices diesels DP6 (ДП6), les 001 à 007, à six caisses de type 760M livrées par le constructeur polonais Pesa en 2020. Elles sont destinées aux relations interrégionales au départ de Minsk.

Luxembourg : CFL Cargo commande 10 Traxx MS 3
L’opérateur fret luxembourgeois CFL Cargo a commandé le 18 novembre 2020 au constructeur Bombardier Transportation 10 locomotives électriques Traxx MS 3, dont cinq Last Mile équipées d’un moteur diesel pour pouvoir effectuer des petits parcours sur des tronçons non électrifiés. Elles sont destinées à circuler au Luxembourg, en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Belgique et en France. Ces Traxx MS 3 devraient être livrées en 2021. Cette commande est la première de Traxx MS 3 avec un équipement Last Mile, et également la première dans la configuration L-DAT- PL-B-F. Ces Traxx 3 devront cependant être homologuées pour circuler en France, en Belgique et au Luxembourg. Elles devraient être utilisées sur les corridors fret est – ouest.