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Pologne : la vapeur pallie le manque d’autorails
L’opérateur régional de Grande-Pologne Koleje Wielkopolskie, ne disposant plus temporairement de suffisamment d’autorails, a sous-traité à partir du 19 février 2020 à l’opérateur Parowozownia Wolsztyn, l’exploitation de certains trains sur des lignes au départ de Wolsztyn, ces derniers étant assurés avec des locomotives à vapeur.
L’opérateur Koleje Wielkopolskie (KW) assure une partie du trafic régional sur des lignes électrifiées et non électrifiées de la région de Grande-Pologne. Au 1er février 2020, le parc de KW était constitué de 44 automotrices électriques, dont sept EN 57, cinq EN 57 AL, 22 Elf EN 76 et 10 Elf 2 48 WE, et de 26 autorails, dont deux SA 105, quatre SA 108, 11 SA 132, quatre SA 134, trois SA 139 et deux 628/928. Le 2 juin 2019, l’autorail SA 132-003 percutait une voiture arrêtée sur un passage à niveau et est depuis en réparation chez le constructeur Pesa. Le 17 février 2020, l’autorail 628/928.659, loué à KW par Arriva Rail Polska, assurant le train 77486/7 Wagrowiec - Poznan Glowny, percutait un camion à un passage à niveau près de Czerwonak entraînant son déraillement et son indisponibilité. Ne disposant pas de matériel de réserve, Koleje Wielkopolskie a décidé de sous-traiter à la compagnie gérant le dépôt vapeur de Wolsztyn, Parowozownia Wolsztyn, dès le 19 février 2020 trois AR Wolsztyn – Leszno du lundi au vendredi et deux AR Wolsztyn - Poznan Glowny les samedis. À partir du 16 mars 2020, date d’un mini-changement de service en Pologne, suite aux travaux de rénovation du tronçon Nowawies Mochy - Wlosakowice de la ligne Wolsztyn – Leszno entraînant sa fermeture, un nouveau roulement pour les trains assurés en traction vapeur a été établi avec trois AR Wolsztyn - Zbaszynek du lundi au vendredi, la desserte restant inchangée le samedi avec deux AR Wolsztyn - Poznan Glowny. Les trains sont assurés avec la locomotive à vapeur Ol49-59 ou avec la Pt 47-65 en fonction de leur disponibilité remorquant deux voitures de type 120 A appartenant au dépôt de Wolsztyn, qui fournit également l’équipe de conduite. Koleje Wielkopolskie fournit le personnel de bord, qui assure le contrôle et la vente des titres de transport.
Le dépôt de Wolsztyn
Cinq lignes, construites alors que Wolsztyn, Wollstein en allemand, faisait partie du royaume de Prusse, convergent vers Wolsztyn. En 1886 fut inaugurée la ligne Wolstzyn - Zbaszyn, puis en 1896 la ligne Wolstzyn - Leszno, en 1898 les lignes Wolstzyn - Grodzisk, prolongée par la suite vers Poznan, et Wolstzyn - Sulechow, puis en 1905 la ligne Wolsztyn - Konotop prolongée en 1908 vers Nowa Sol. Au service annuel 2020, ne subsistent que les lignes gérées par PKP Polskie Linie Kolejowe S.A. :
– Wolsztyn - Grodzisk Wielkopolski – Poznan Glowny (79,8 km), à voie unique de Wolsztyn à Lubon k.Poznania, où elle rejoint la ligne à double voie électrifiée en 3 000 V courant continu Leszno - Poznan ;
– Wolsztyn - Leszno (46,1 km) à voie unique ;
– Wolsztyn - Zbaszynek (29,1 km) à voie unique de Wolsztyn à Zbaszyn, où elle rejoint la ligne électrifiée en 3 000 V courant continu Poznan - Rzepin -
(Berlin).
Les lignes Wolsztyn – Nowa Sol (52,1 km) et Wolsztyn – Sulechow (38,9 km) ont été fermées à tout trafic en 2001. Toutefois elles ont vu sporadiquement passer des trains spéciaux vapeur de Wolsztyn à Konotop pour la première et de Wolsztyn à Powodowo pour la seconde.
Le dépôt de Wolsztyn a été construit en 1907. L’invasion par les Allemands de la Pologne en 1939 relança les activités du dépôt, qui étaient très réduites depuis la fin de la Première Guerre mondiale. En 1940, 30 locomotives à vapeur étaient à l’effectif du dépôt de Wolsztyn, principalement des séries Pd 5, TK 13, Tp 4 et Od 2. Le dépôt de Wolsztyn a connu son apogée dans les années 70 et 80. Il comptait alors près de 300 employés et ses 30 locomotives étaient intensément utilisées. Les trains de voyageurs étaient assurés par des Ok 1 et les trains de fret par des Ty 2 et des Ty 42.
European Mobility Expo reporté
C’est à Paris en juin 2020 que devait se tenir European Mobility Expo, la nouvelle appellation du Salon des transports publics.
En raison de la crise sanitaire, l’exposition prévue porte de Versailles n’est heureusement pas annulée mais simplement reportée du 15 au 17 décembre. Ce salon qui se tient dans la capitale tous les deux ans permet de découvrir les dernières nouveautés en matière de mobilité urbaine, tous modes confondus. Le dernier jour de cette manifestation professionnelle, le salon est traditionnellement ouvert au public.
Royaume-Uni : First reconduit Govia pour la franchise Southeastern
Le ministère britannique des Transports (le DfT) a reconduit directement le 30 mars l’opérateur Govia pour l’exploitation de la franchise Southeastern pour la période du 1er avril 2020 au 16 octobre 2021, avec prolongation possible jusqu’au 31 mars 2022. Govia est une joint-venture entre Go-Ahead (65 %) et Keolis (35 %) du groupe SNCF. Cette reconduction directe est liée à la crise sanitaire due au Covid-19. La franchise Southeastern comprend l’exploitation de relations régionales au départ des gares londoniennes de Blackfriars, Cannon Street, Charing Cross et Victoria vers le Kent et l’est du Sussex, ainsi que depuis Saint Pancras International vers Douvres Priory, Margate et Ramsgate, via la ligne à grande vitesse HS 1. La procédure d’appel d’offres lancée en juin 2017 pour le renouvellement de la franchise Southeastern, auquel avaient répondu Govia, une joint-venture composée du néerlandais Abellio et des japonais East Japan Railway et Mitsui & Co et une autre composée du groupe Stagecoach et du constructeur Alstom, avait été stoppée en août 2019. L’opérateur London & South Eastern Railway Ltd. filiale à 100 % de Govia, qui exploite depuis le 1er avril 2006 la franchise Southeastern, dispose de 29 automotrices électriques Javelin Class 395 utilisées sur la HS 1 à 225 km/h et de 171 Electrostar Class 375, 376 et 377 et de 190 Networker Class 465 et 466.

Un trafic voyageurs très réduit en Occitanie
Suite au confinement lié à la crise sanitaire la desserte TER a été adaptée dès le 16 mars et est très réduite. Les horaires sont communiqués la veille à 17 h pour le lendemain mais la trame reste la même au fil des jours. Seules deux zones d’activités subsistent : une autour de Toulouse et une autour de Montpellier.
Autour de Toulouse en TER seules les dessertes suivantes intégralement omnibus circulent du lundi au samedi :
– Toulouse – Saint-Sulpice-Tarn avec quatre AR ;
– Toulouse – Montauban avec quatre AR ;
– Toulouse – L’Isle-Jourdain avec trois AR ;
– Toulouse – Muret avec 10 AR ;
– Toulouse – Auterive avec trois AR ;
– Toulouse – Castelnaudary avec trois AR dont le dernier est prolongé jusqu’à Carcassonne. À retour le premier y est amorcé.
Les dimanches et jours fériés les dessertes sont très limitées. Le jour de Pâques par exemple, on ne notait que deux lignes desservies : Montauban et Muret.
En grandes lignes seul circule un AR en TGV entre Toulouse et Paris-Montparnasse desservant Montauban, Agen et Bordeaux.
Autour de Montpellier en TER, six AR sont programmés entre Narbonne et Nîmes dont certains sont origine/destination Perpignan et Avignon-Centre.
En grandes lignes seuls circulent un AR Montpellier – Paris-Lyon et un AR Montpellier – Lyon.
BRB marque unique de Transdev en Bavière
Les deux filiales à 100 % de Transdev GmbH, Bayerische Oberlandbahn GmbH (BOB) et Bayerische Regiobahn GmbH (BRB), exploitent quatre réseaux en Bavière sous trois marques différentes BOB, BRB et Meridian. Pour simplifier l’offre proposée aux clients par le groupe Transdev en Bavière, les marques BOB et Meridian deviendront BRB. Toutefois BRB et BOB conserveront leur structure actuelle. Les différentes prestations seront renommées Chiemgau-Inntal pour les relations Meridian : Munich – Rosenheim, Rosenheim – Salzbourg, Rosenheim – Kufstein et Holzkirchen – Rosenheim, Oberland pour celles du BOB : Munich – Holzkirchen, Holzkirchen – Bayrischzell, Holzkirchen – Lengggries et Schafflach – Tegernsee, Ostallgaü-Lechfeld pour les relations BRB : Munich – Füssen, Augsbourg – Füssen et Augsbourg – Landsberg am Lech, et Ammersee-Altmühltal pour les relations BRB : Augsbourg – Schongau, Augsbourg – Ingolstadt et Ingolstadt – Eichstätt Stadt. Le changement de marque s’effectuera en plusieurs étapes, d’abord avec la mise en service à partir de mi-juin 2020 des nouveaux Lint sur le réseau Oberland avec le nouveau logo BRB, puis à partir de juillet 2020 pour le matériel du réseau Chiemgau-Inntal et à la fin de l’année 2020 pour le parc affecté aux réseaux Ostallgaü-Lechfeld et Ammersee-Altmühltal. Si rien ne change pour le personnel, pour les clients, l’opérateur sera le BRB pour les quatre réseaux.

Nîmes. Le rail au cœur de la Rome française
Un bâtiment voyageurs sur un viaduc construit en plein centre-ville : c’est la gare de Nîmes, intégrée à la puissante compagnie du PLM en 1852. Continuant à s’étoffer, l’étoile ferroviaire à six branches voit circuler les express de jour comme de nuit, les trains de pèlerins, elle connaît un trafic marchandises florissant. Au début des années 80, la trame des trains de nuit transitant par Nîmes est encore étoffée et l’entrée en scène des TGV soutient la croissance du trafic voyageurs. L’ouverture de la LGV Méditerranée, le contournement Nîmes – Montpellier et la nouvelle offre ferroviaire – des TGV Ouigo aux TER cadencés – sont autant d’étapes marquantes dans l’évolution récente de cette gare à l’activité prometteuse.
Ville peuplée aujourd’hui de 151 000 habitants, préfecture du département du Gard, connaissant des températures très élevées en été, Nîmes est établi dans une vaste plaine entre les contreforts cévenols et la Méditerranée. Tirant ses racines de l’Antiquité, riche de monuments célèbres comme les arènes dont l’amphithéâtre est fort bien conservé, la Maison carrée, la tour Magne au pied de laquelle se situe le site du sanctuaire de la Fontaine, c’est une localité à la fois romaine, provençale, camarguaise, cévenole, languedocienne et hispanique.
Appartenant à la région Languedoc-Roussillon, elle a été intégrée à la nouvelle région Occitanie en 2016. Son passé historique a profondément été marqué par une identité culturelle remarquable. Ce qui lui vaut une activité touristique évidente rehaussée par les ferias avec spectacle de tauromachie, les Grands Jeux romains dans les arènes au printemps et les Fêtes des vendanges en septembre. En outre des concerts attirent une foule nombreuse.La fin de la vapeur et l’âge d’or des rapides de nuit
Le 8 mai 1960 la caténaire 1,5 kV devient continue d’Avignon à Nîmes, ce qui permet d’assurer avec des BB 9200 jusqu’à Narbonne des trains origine Paris, Lyon, ou repris à Valence, des 2D2 5500 venant jusqu’à Avignon avec des convois RA. La vapeur régresse de ce fait sensiblement, conservant pour un temps sa primauté en direction du nord via Alès, de Lyon par la rive droite du Rhône et vers Marseille. Pas pour bien longtemps puisque le 5 juillet 1961, le parcours Tarascon – Miramas est électrifié, suivi le 22 juin 1962 de Miramas – Marseille. Cette fois les 231 G doivent capituler et les 141 R se contenter de courses vers Lyon via Le Teil et Alès.
De plus pour 1962 des diesels 040 DG, futurs BB 66000 commencent à s’attaquer en UM aux express des Cévennes, remplacés peu après par des BB 67000 de Nîmes, éliminant définitivement les fumées sur le viaduc et en gare de Nîmes à la satisfaction des habitants.
Des éléments automoteurs Z 7100 s’emparent de courses omnibus de Marseille et Avignon à Montpellier et Narbonne.
Pour l’été 1963, un rapide de nuit baptisé Hispania-Express relie la Scandinavie à Port Bou via Puttgarden, Genève et Lyon.
Un an plus tard une liaison rapide de 1re classe éphémère, la Tramontane, par RGP 2 est créée de Marseille à Port Bou.
En direction de Narbonne où une plateforme recevant des trains autocouchette a été ouverte, des trains spécialisés transitent par Nîmes depuis l’Allemagne et l’Est.
La fermeture au trafic voyageurs du parcours Sommières – Le Vigan le 9 mars 1969 est suivie de celle de Saint-Césaire – Sommières le 18 janvier 1970, éliminant les autorails depuis Nîmes.
Le 6 août 1973, la SNCF supprime brutalement les deux TA Lyon – Le Teil – Nîmes et les trois TA omnibus Avignon – Nîmes rebroussant à Villeneuve-lès-Avignon.
Le 27 mai 1979 les autorails X 2800 du Cévenol laissent la place à une rame Corail effectuant le trajet Paris – Marseille via Clermont. Avec l’apparition du 1,5 kV sur la rive droite du Rhône de Givors à Nîmes bénéficiant au trafic fret issu de Lyon et en deçà, cet itinéraire est emprunté notamment la nuit par des TAC vers Narbonne.
À l’été 1980, la trame des trains de nuit au passage à Nîmes en dehors de ces derniers est encore bien étoffée avec trois trains de Genève dont l’Hispania-Express, deux de Vintimille, un de Lyon, un de Metz, un de Strasbourg et un de Paris.L’entrée en scène des TGV
Dès le service d’été 1982, les rames orange TGV Sud-Est assurent quatre rotations Paris – Montpellier, ce qui entraîne la suppression des trains de jour de pleine journée. Aux horaires de l’hiver 1983 alors que la LGV Paris – Lyon est exploitable en totalité, le nombre de TGV directs est en augmentation. Des éléments Z 7300 neufs chassent peu à peu les Z 7100 passant en modernisation. Pour l’été 1989 un Talgo nocturne est mis en marche d’abord de Berne à Barcelone via Genève, Avignon, Narbonne, puis origine Zurich, avec rame Milan – Barcelone couplée à Chambéry l’année suivante.
Alors que le service voyageurs surfe sur une vague positive, l’activité marchandises montre les signes d’une nette dégringolade, mais les transports combinés de et vers l’Espagne prennent l’ascendant. Les remises de charbon du bassin d’Alès vont bientôt cesser, tandis que les wagons isolés chargés en débords deviennent de plus en plus rares.
Des IPCS sont posées de Nîmes en direction de Lunel facilitant les travaux de maintenance et le cas échéant le règlement d’incidents d’exploitation.
Les gares du funiculaire de Montmartre en rénovation
Après les cabines et les installations techniques, c’est au tour des deux gares du funiculaire parisien du quartier de Montmartre d’entrer en rénovation. Des échafaudages ont été mis en place pour réaliser ces travaux finalement suspendus par la crise sanitaire. En attendant, le funiculaire est resté fermé, ce qui en période de confinement et en l’absence de touristes n’a pas véritablement occasionné de gêne.

Les 4000 MOB. Véritables icônes de la Suisse
Les quatre ABDe 8/8, alias 4000, de la compagnie privée du Montreux – Oberland – Bernois (MOB) ont connu une longue carrière (1968 à 2020) et peuvent être tenues pour de véritables icônes à part entière des chemins de fer suisses. Si la préservation d’un exemplaire s’avère problématique, la reproduction en modèle réduit des 4000 a connu un grand succès.
Les 4000 n’ont pas été achetées « sur étagère » mais ont été acquises au terme d’une procédure d’analyse assez poussée, menée durant les années 60. Le parc moteur du MOB est encore à cette époque essentiellement constitué d’automotrices particulièrement anciennes : ABDe 4/4 4 de 1903, ABFe 4/4 5 de 1903, ABDe 4/4 7-20 de 1904-1920, ADZe 4/4 23-26 de 1912, BDZe 4/4 27-28 de 1924 Nonobstant l’arrivée des CFe 4/4 3001-3004 et 3005-3006 en 1944-1946, cette flotte (à laquelle s’ajoutent les DZe 6/6 2001-2002 de 1932) n’est pas vraiment à même de faire face à l’augmentation des charges remorquées et plus encore, de satisfaire aux attentes en matière de confort des voyageurs. Le MOB envisage un moment d’acquérir des véhicules de type ABe 4/4 aptes à l’UM et semblables aux 41-49 de la Bernina. Mais la nature du trafic et la nécessité de pouvoir bénéficier d’un fourgon conduisent finalement au choix d’un véhicule double de type 8/8. Le MOB se tourne alors vers les constructeurs SIG, BBC et SAAS, alias Société anonyme des ateliers de Sécheron (Genève), dont le chef de la division Traction électrique n’était autre que Roger Kaller, le « père » des 4000. Ces dernières dérivent mécaniquement des ABDeh 8/8 (1965) du BVZ mais sont conçues pour être plus confortables et plus esthétiques. Les 4000, qui constituèrent en leur temps un véritable bond technologique pour le MOB, seront toutes livrées par voie ferroviaire à Zweisimmen, puis acheminées en véhicules jusqu’aux ateliers de Chernex.
D’une longueur de 33,4 m et d’une masse de 60 t, les 4000 sont dotées de réels raffinements, dont une électronique de commande assurant la surveillance des accélérations et décélérations ainsi que la vitesse imposée en freinage, tout en demeurant très représentatives de la technologie de leur époque. Chaque demi-élément est relié électriquement à sa contrepartie, afin d’assurer la continuité de l’alimentation en cas de décollement de l’un des deux pantographes, et est doté en propre d’une commande par contacteurs électropneumatiques et d’un rhéostat alimentant quatre moteurs de traction. En traction, il y a deux couplages (série et parallèle) avec 23 crans, plus quatre crans de shuntage, contre deux systèmes de freinages électriques (rhéostatique avec 26 crans et récupération avec 30 crans) qui feront l’objet en 1992 d’une mise à niveau (excitation séparée par hacheur) sur le modèle de l’ABeh 4/4 II du BOB. La transition série/parallèle s’effectue selon l’effort de traction, entre 18 et 26 km/h, le second couplage étant utilisé pour atteindre la vitesse maximale autorisée (70 km/h). Afin d’améliorer l’adhérence, les rames sont dotées d’origine de sablières et ont reçu, en 1992, des brosses frottant contre les rails. Sous 840 V, les 4000 sont capables de produire 883 kW en régime unihoraire (705 kW en continu) et produisent un effort maximum de 186 kN (72,5 kN à 33,5 km/h en régime continu) contre 157 kN en freinage rhéostatique ou 118 kN en récupération. La plage d’utilisation des deux systèmes est fonction de la tension en ligne et de la vitesse pratiquée, la récupération prévalant pour les allures les plus soutenues. Pour les efforts de retenue élevés, des sabots de frein ainsi que les patins du frein électromagnétique viennent en complément. Les 4000 sont en sus dotées d’un frein d’immobilisation à ressort. Le frein mécanique fonctionne selon le mode suivant. La commande du frein agit sur la conduite du frein pneumatique à vide (1), cette dernière actionnant le frein à vide du train et le frein pneumatique à air comprimé de l’automotrice. La configuration des aménagements intérieurs va évoluer au cours des années.
Des chantiers ralentis ou à l’arrêt à la RATP
Difficile sinon impossible de respecter les distances de sécurité et les gestes barrières dans les chantiers d’Île-de-France. C’est notamment le cas à la RATP où la sécurité des agents et des ouvriers a conduit à l’arrêt le 16 mars de plusieurs chantiers en cours. D’autres connaissent un sérieux ralentissement à l’image de l’automatisation de la ligne 4. Des essais systèmes se poursuivent néanmoins mais à moindre rythme. Ils permettront la mise en service du nouveau PCC nécessaire à l’engagement en ligne de rames automatiques. Les travaux de prolongement en revanche sont suspendus. Même chose pour la ligne 14 dont les extensions au nord et au sud sont à l’arrêt. Pareillement, les essais du nouveau matériel MP 14 qui devaient commencer au printemps avec voyageurs sont fortement ralentis.

Royaume-Uni : First reconduit pour la franchise Great Western
Le groupe First a été reconduit directement fin mars 2020 par le ministère britannique des Transports (le DfT) pour l’exploitation de la franchise Great Western pour la période du 1er avril 2020 au 31 mars 2023, avec une prolongation possible d’un an. Cette reconduction directe est due à la crise sanitaire liée au Covid-19. La franchise Great Western comprend l’exploitation de 2 129 km de lignes dans la région de Londres, la vallée de la Tamise, le sud-ouest de l’Angleterre et le sud du pays de Galles. Le groupe First exploite cette franchise depuis le 1er avril 2006 et avait déjà été reconduit directement en novembre 2017. L’opérateur Great Western Railway (GWR), filiale à 100 % du groupe First, dispose au 1er janvier 2020 de 93 automotrices électriques Hitachi IEP Class 800 et 802 engagées sur les relations grandes lignes au départ de la gare de Londres Paddington vers Cardiff Central, Swansea, Bristol Temple Meads, Plymouth, Penzance, Oxford, Great Malvern et Cheltenham Spa, et de quatre locomotives diesels Class 57 et 18 voitures Mark 3 pour l’aller-retour de nuit Night Riviera Londres Paddington – Penzance. Pour le trafic régional GWR utilise 45 automotrices électriques Class 387 (Electrostar), 104 autorails, dont huit Class 143 (Pacer), 21 Class 150 (Sprinter), 18 Class 158 (Express Sprinter), 36 Class 165 (Networker Turbo) et 21 Class 166 (Networker Turbo Express), et 28 locomotives diesels Class 43 et 48 voitures Mark 3 pour former des rames HST de quatre voitures encadrées par deux motrices.