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  • Un iLint testé dans le nord des Pays-Bas

    Un iLint testé dans le nord des Pays-Bas

    Le constructeur Alstom, la province de Groningue, le gestionnaire de l’infrastructure néerlandais Prorail, Engie, et l’opérateur voyageurs Arriva Nederland ont décidé lors du sommet sur le climat Klimaattop Noord NL, qui s’est déroulé à Groningue le 31 octobre dernier, de tester au premier trimestre 2020 un train à hydrogène iLint d’Alstom. Ces essais, jusqu’à la vitesse maximale de 140 km/h, se dérouleront pendant deux semaines sur la ligne Leeuwarden – Groningue. Arriva Nederland avait été reconduit pour 15 ans à compter de décembre 2020 pour l’exploitation de lignes non électrifiées dans le nord des Pays-Bas. Une partie de son parc de 51 automotrices diesels GTW doit être prochainement équipée de batteries et Arriva doit recevoir également 18 automotrices bimodes Wink commandées fin 2017. L’un des deux premiers iLint de présérie de l’opérateur Eisenbahn und Verkehrsbetriebe Elbe-Weser (EVB) sera utilisé. EVB utilise depuis septembre 2018 un iLint sur la relation Buxtehude – Bremervörde – Bremerhaven – Cuxhaven. L’autorité organisatrice de transport de Basse-Saxe, le LNVG, avait commandé à Alstom 14 iLint pour EVB et 89 en option et celle de la région Rhin-Ruhr, le RMV, 27 en mai 2019.

  • Réouverture en vue  pour Perpignan – Villefranche-Vernet-les-Bains

    Réouverture en vue pour Perpignan – Villefranche-Vernet-les-Bains

    La ligne Perpignan – Villefranche-Vernet-les-Bains est fermée depuis l’accident d’autocar du 14 décembre 2017 au PN 25 de Millas causant le décès de six collégiens. Le tribunal de Marseille a annoncé en octobre que le juge chargé de l’enquête donnait l’autorisation à la SNCF d’intervenir sur la ligne en vue de sa réouverture. Le débroussaillage a été effectué et les travaux liés à la remise en service sont en cours. Les travaux de réfection du PN 25 entraînent une évolution du carrefour RD 46-RD 612 à proximité. La région Occitanie a voté en octobre dans le cadre de travaux d’urgence une enveloppe garantissant les circulations jusqu’en 2022 inclus. Au programme :
    – le remplacement de traverses entre Prades et Villefranche et sur la voie d’évitement d’Ille-sur-Têt ;
    – à Villefranche le blocage de l’appareil de voie F en voie directe (voie C) et le remplacement de ballast en gare ;
    – le remplacement de voûtes surbaissées par des dalettes en béton armé sur quatre aqueducs ;
    – le renouvellement de câbles de signalisation et la remise en état des artères de ces câbles entre les PK 471,156 (bifurcation LGV) et 513,550 (Villefranche).
    Sur la ligne il y a deux types de travaux, ceux d’urgence et ceux liés à la reprise des circulations prévue pour la fin mars. Les huit allers-retours d’avant l’accident seront rétablis mais modifiés pour répondre aux inquiétudes des familles des victimes.

  • La CFTVA fête ses 30 ans

    La CFTVA fête ses 30 ans

    Les 30 ans du Chemin de fer touristique de la vallée de l’Aa (CFTVA) sont annoncés ! Pour l’occasion, un festival vapeur se tiendra les 18 et 19 avril avec une journée off prévue pour les amateurs le vendredi 17. Deux Pacific sont invitées dans la vallée de l’Aa entre Arques et Lumbres au côté de la 150 Ty 2 de l’association : la 231 K 8 du MFPN et la 231 G 558 du PVC. Ces deux Pacific étaient déjà réunies en octobre 2019 lors de la 4e Fête du rail de Longueau (en photo). D’autres surprises viendront compléter l’événement.

  • RP269 : Entre Paris et Dreux – En cabine d’une BB 27300 et d’une VB 2 (1re partie)

    RP269 : Entre Paris et Dreux – En cabine d’une BB 27300 et d’une VB 2 (1re partie)

    La conduite d’un train ne nécessite pas seulement des compétences techniques, une parfaite connaissance de la réglementation, des procédures, et de la manière de les appliquer. Elle requiert aussi un « savoir être », ou plus précisément la capacité de savoir développer, en toutes circonstances, le comportement de sécurité adapté à la situation rencontrée.
    Cette dimension fondamentale du métier, que maîtrisent nos conducteurs d’aujourd’hui, Antoine et Pierre, nous allons plus particulièrement l’observer en compagnie de Florent, cadre Transport Traction, aux trains 165815 et 165842, entre Paris et Dreux. Les deux trains sont assurés par une rame réversible VB 2N attelée à une locomotive BB 27300. Voilà en tout cas un film qui met en lumière, s’il était encore nécessaire, le professionnalisme extrêmement pointu des métiers de la conduite.

    Réalisation et montage : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
    Conception : Pascal Riffaud.
    Durée : 28 min.

  • La RATP se lance dans le TER

    La RATP se lance dans le TER

    Fin novembre, la RATP a annon­cé un partenariat avec Getlink pour créer une société susceptible de répondre aux appels d’offres ferroviaires du TER.
    La RATP serait présente à 55 % via sa filiale RATP Dev. Cette filiale est déjà active dans plusieurs réseaux de province de bus comme Boulogne-sur-Mer, Sedan, Charleville-Mézières, Vierzon, Vienne, Aix-les-Bains ou Bourges. Elle a perdu récemment Moulins au profit de Keolis, filiale de la SNCF pour l’urbain. À l’international, RATP Dev est présente pour des réseaux de bus, tramway et métro comme Londres, Séoul, Alger, Hong-Kong, Doha ou l’Afrique du Sud avec les lignes du Gautrain.
    Getlink est l’exploitant du tunnel sous la Manche et un opérateur privé fret majeur en France avec Europorte.
    La complémentarité des deux sociétés est mise en avant pour être au rendez-vous des futurs appels d’offres de gestion de lignes TER, notamment dans les Hauts-de-France et le Grand Est… pour commencer.

  • Rando-train dans le Valais

    Rando-train dans le Valais

    En Suisse, une course en montagne commence (et s’achève) souvent par un voyage en train. Ici, c’est du Martigny – Châtelard qu’il s’agit. Pour un trajet jusqu’aux Marécottes, suivi d’un parcours en minibus pour rejoindre le camping du Vent d’en Haut, point de départ d’une rando jusqu’à l’auberge de Salanfe, aux pieds des dents du Midi.

    Une envie de train, ça ne s’explique pas. Ça ne se retient pas. En fait, on peut y résister. Dans l’absolu. Et même en pratique : on peut refuser d’entendre monter ce désir impétueux du fond de nos tripes. Mais il convient de savoir comprendre que c’est un appel intérieur… qui est aussi un appel supérieur. Et donc d’y répondre. C’est quasi systématiquement générateur d’un plaisir à la fois simple mais aussi intense, profond, subtil ou plus diffus… Et, quand bien même cette émotion serait brève, il se passe quelque chose au fond du corps de particulier qui n’appartient qu’au train et à cette envie de train. Ça peut demander un long voyage ou un très court.
    J’ai ressenti cette impulsion, ce besoin, alors que je me trouvais côté suisse, à quelques battements d’ailes de choucas de la frontière française, non loin du mont Blanc. D’une part, de nombreux kilomètres effectués en voiture dont une partie sur de petites routes très étroites (quand on a ce besoin permanent d’aller voir ce qu’il y a dans les coins reculés) et finalement épuisantes. D’autre part, une ligne de chemin de fer croisée plusieurs fois avec ses trains différents de ceux que j’ai l’habitude de voir en France – une grande ligne, certes, mais aussi un parfum d’ailleurs. Le stimulus avait commencé à agir… La journée était orageuse : parfaite pour prendre le temps de discuter. Alors, je discute avec les gens du cru. « … J’ai été pris par une envie soudaine de train… » « De train ? » « Oui : de faire une excursion en utilisant le train. Je cherche des idées. » « Ici ? En Suisse ? » « Oui. En Suisse. J’aimerais prendre un train local. Pour visiter de préférence la région où l’on est – c’est-à-dire du côté massif du Mont-Blanc, le secteur des portes du Soleil… Dans cette région, la première pensée qui vient à l’esprit, c’est Chamonix-train du Montenvers, côté France, donc. En tant que Français, on sait – enfin : plus ou moins – qu’il existe des trains en Suisse, et plus particulièrement dans le Valais, qui desservent des stations en montagne. Je cherche un petit truc original, bien local… » De quelques échanges, je retiens l’excursion au lac de Salanfe. Excursion qui demande de prendre le train au départ de Martigny (1), puis un bus qui assure la continuité avec le train et, enfin, d’effectuer une rando pas très exigeante. Cela, pour le lendemain. On verra comment ça se passe quand ça correspond à une impulsion.
    Pour tout dire : il est possible de se rendre au bout de la route en voiture. Il s’y trouve d’ailleurs un camping. Mais cela impose de prendre sur plusieurs kilomètres une route très étroite (de montagne, faut-il le rappeler ?) où croiser est quasi impossible d’un bout à l’autre – et, sur ce plan j’ai déjà bien donné. Et puis, outre le surplus de fatigue et de tension épargné, je suis pour tout ce qui peut aider à conforter les dessertes par train. Par ailleurs, la desserte – j’ai obtenu une fiche des horaires à un office de tourisme d’un village local – est suffisamment importante pour garantir un voyage sans précipitation : un train quitte Martigny toutes les heures ou presque à partir de 6 h du matin ; même chose pour les retours – jusqu’aux alentours de minuit. Dans mon cas, il convient d’ajouter une demi-heure de route depuis mon logement… Et de ne pas négliger le fait que je repars le lendemain. Il serait donc bien d’éviter l’un des derniers trains mais aussi de profiter de la journée. Est-ce qu’en m’y prenant en dernière minute au cœur de l’été, cela pourrait s’avérer difficile ?

  • Pays-Bas : vers le transfert de certains vols KLM sur le train

    Pays-Bas : vers le transfert de certains vols KLM sur le train

    La compagnie aérienne néerlandaise KLM exploite cinq vols quotidiens entre Schiphol, l’aéroport d’Amsterdam, et l’aéroport de Bruxelles-National, situé à Zaventem, distants d’environ 160 km. Dans le cadre de la suppression des vols courts en Europe pour répondre au défi climatique, KLM va supprimer fin mars 2020 l’aller-retour Schiphol – Zaventem de fin d’après-midi. Les passagers concernés de KLM emprunteront le Thalys entre les gares de Schiphol et Bruxelles Midi, plus écologique que l’avion. Le ministère néerlandais des Infrastructures, KLM, les chemins de fer néerlandais, les NS, et l’aéroport de Schiphol étudient déjà depuis mars 2019 le report vers le rail des vols courte distance. L’opérateur Thalys dessert l’aéroport de Schiphol, avec 14 trains quotidiens, mais pas celui de Bruxelles Zaventem. Ce premier transfert constitue un test pour KLM. En cas de succès, KLM envisage de transférer vers le train certains vols de Schiphol vers Cologne, Düsseldorf voire Hambourg. KLM étudie également la possibilité du report sur Eurostar de certains vols entre Londres et Schiphol. Outre la lutte contre le réchauffement climatique, la suppression de certains vols courte distance au départ ou à l’arrivée de l’aéroport de Schiphol, à la limite de la saturation, au profit du train permettrait de dégager des créneaux supplémentaires pour des vols intercontinentaux plus rémunérateurs.

  • Première radiation de Z 2N

    Première radiation de Z 2N

    Avec l’arrivée massive des rames neuves Regio 2N sur les lignes D et R (61 rames attendues début 2020), le besoin en rames Z 2N est moins pressant. Et notamment pour les rames de la première génération, Z 5600, qui ont pour principal défaut d’être monocourant 1,5 kV. Ce qui limite leur emploi aussi bien sur la ligne D que sur la ligne C. Le couperet est donc tombé pour les Z 5600 de Villeneuve. Pour les quatre rames à quatre caisses, trois regagnent la ligne C car elles sont équipées du freinage renforcé et des anti-enrayeurs. La 4e rame, Z 5631/32 (16 C), est radiée fin 2019.
    Six autres rames, à six caisses, sont remisées au Mans selon la formule du « garé bon état ». En précurseurs, les rames 01 C et 08 C ont déjà été acheminées en novembre.

  • Commande de métro fer à Alstom-Bombardier pour Paris

    Commande de métro fer à Alstom-Bombardier pour Paris

    Après avoir renouvelé le matériel pneu du métro (MP 89, MP 05 puis MP 14 à venir) pour cinq lignes, et le matériel fer de trois lignes (MF 01 sur les lignes 2, 5 et 9), Île-de-France Mobilités et la RATP ont passé fin novembre une commande historique au consortium Alstom-Bombardier pour étudier, construire et fournir jusqu’à 410 trains dénommés MF 19. Ils sont destinés aux lignes 3, 3 bis, 7, 7 bis, 8, 10, 12 et 13. Le montant du marché est de 2,9 milliards d’euros. La tranche ferme porte sur 44 rames avec cabines de conduite : 30 trains de cinq voitures pour la ligne 10 et 14 trains de quatre voitures pour les lignes 7 bis et 3 bis.
    Les livraisons sont programmées entre 2024 et 2026. Ces trois lignes sont équipées aujour­d’hui de MF 67 ou MF 88.
    Aux couleurs d’Île-de-France Mo­­­bi­li­tés, le MF 19 sera moderne, économe, confortable : trois portes de 1,65 m par face, intercirculation totale large type boa, éclairage led, vidéoprotection, information dynamique, comptage des voyageurs, ventilation réfrigérée, prises USB.
    À partir de 2026, le MF 19 viendra sur la ligne 13 pour remplacer le MF 77. Des commandes complémentaires assureront la couverture des autres lignes, selon un calendrier non encore défini. Le marché prévoit une clause pour adapter le matériel à chaque ligne, y compris éventuellement l’automatisation.

  • Les CFF et TransN fixent les règles pour le RER neuchâtelois

    Les CFF et TransN fixent les règles pour le RER neuchâtelois

    Un contrat de coopération stratégique qui fixe les bases du futur RER neuchâtelois a été signé par CFF SA et TransN le 22 novembre dernier. Les deux entreprises qui ont déjà une coopération opérationnelle sur Neuchâtel – Travers – Buttes et Neu­châtel – Corcelles-Peseux – La Chaux-de-Fonds – Le Locle, ont ainsi posé le cadre d’un partage accru des tâches qui devient effectif dès le SA 2020. TransN reprend ainsi la concession de la liaison Neuchâtel – Buttes mais loue des rames Domino aux CFF. Ces derniers conservent la concession des relations R Neuchâtel – Corcelles-Peseux et RE Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds mais ce sont des Flirt TransN qui demeurent utilisés. De fait, les prestations de TransN dans le domaine de la conduite sont très sensiblement augmentées. Ce développement ne semble cependant pas présager de la création d’une filiale ou de prise de parti­cipation. Les CFF sont désireux d’accentuer leur ancrage régional dans une partie de la Suisse poten­tiellement très disputée. Les relations Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds et Berne – La Chaux-de-Fonds passeront dans le giron de Grandes Lignes au SA 2021. Berne – La Chaux-de-Fonds relèvera de la concession des CFF mais demeurera opérée par le BLS jusqu’à nouvel avis.