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Le tram de Caen reçoit sa première rame
La première des 24 rames du tramway Alstom X 05 est arrivée au centre de maintenance de Caen le 4 octobre 2018. L’arrivée de la seconde rame est prévue dès janvier 2019 et les 23 rames constituant le parc seront toutes livrées à l’été 2019. Les premiers essais auront lieu dès la fin de cette année autour du quartier de la Grâce-de-Dieu. La mise en service de ce nouveau tramway, déployé sur trois lignes, dans la capitale normande est prévue en septembre 2019 en remplacement du TVR, arrêté depuis décembre 2017.

Retour des rames TGV POS sur la LGV EE
Certains week-ends de septembre et octobre, les travaux de renouvellement de voies entre Blaisy-Bas et Dijon ont engendré des circulations détournées des rames POS TGV Lyria Paris-Lyon – Bâle et retour via l’interconnexion IdF et la LGV EE. Un retour dans le temps pour ces rames POS, conçues à l’origine pour la desserte des liaisons internationales au départ de Paris-Est en direction du sud de l’Allemagne et de la Suisse, via la LGV EE et Strasbourg, leur cession à la filiale Lyria intervenant au changement de service annuel SNCF 2012. Pour l’avenir, Lyria, filiale de la SNCF et des CFF, pour les liaisons franco-suisses, va se doter de 21 rames Duplex type 3 UA en remplacement des rames POS, qui seront restituées au parc SNCF avec transformation et recomposition des rames.

Le tram de Liège choisi Tram’Ardent
C’est bientôt le bout du tunnel pour le dossier du tram de Liège. Après un appel d’offres pour la réalisation d’une première ligne, deux consortiums étaient toujours en lice au printemps 2018, Mobiliège 2.0, associant Alstom et l’entreprise de travaux publics BAM, et Tram’Ardent, réunissant Colas et CAF. Après les offres finales, Tram’Ardent semble bien placé pour remporter le marché de construction du tramway. Le génie civil devrait revenir à Colas tandis que le matériel roulant serait fourni par CAF. Le marché en partenariat public-privé de type DBFM (Design, Build, Finance, Maintain, soit conception, construction, financement et maintenance) comprend la construction d’une ligne de 11,7 km desservant 21 stations et la fourniture d’une vingtaine de rames ainsi que leur maintenance. La signature définitive du contrat est prévue pour fin 2018 avec une mise en service attendue au second semestre 2022.

Le prolongement du T 3 b à Porte-d’Asnières en service
Depuis le 24 novembre, le tramway T 3 b a reporté son terminus de Porte-de-la-Chapelle à Porte-d’Asnières. La nouvelle section, longue de 4,3 km, avec huit nouvelles stations, devrait accueillir 89 000 voyageurs quotidiens supplémentaires, s’ajoutant aux 117 000 que compte actuellement la ligne. Cette mise en service n’est qu’une étape avant une nouvelle extension à Porte-Dauphine, dont l’enquête publique s’est déroulée du 26 septembre au 31 octobre 2018. Attendu pour 2023 juste avant les Jeux olympiques, ce prolongement pourrait bien être le dernier avant longtemps, l’avenir de la ligne étant ensuite plus incertain, sans jonction entre les deux branches du T 3 entre Porte-Dauphine et Pont-du-Garigliano.

Sous les pavés : le tramway parisien !
Les galeries d’égout véhiculent, outre les eaux usées, un certain nombre d’idées préconçues et néanmoins bien réelles : c’est labyrinthique, c’est noir, c’est plus que salissant car c’est franchement sale, et ça pue ! Et pourtant, et pourtant… on peut y retrouver les empreintes du Paris de la surface, jusqu’aux traces de ces voies ferrées disparues depuis bien longtemps et qui constituaient le plus grand réseau de tramway de France.
L’histoire de Paris incrustée sur les parois des égouts
Eugène Belgrand écrivit à propos des « anciennes eaux de Paris » : « Les traditions se perdent : quand j’aurai disparu avec trois ou quatre collaborateurs et autant d’anciens serviteurs qui surveillent les tronçons d’aqueducs comme chose sacrée, qui en jaugent l’eau comme si elle était encore indispensable à Paris, il ne restera pas même un souvenir de ces vieilles choses… C’est pour cela que j’ai considéré comme un devoir d’écrire ce livre ».
Loin de moi de me comparer à cet ingénieur, mais je reprends volontiers cette réflexion mise en exergue en changeant le mot aqueduc par celui d’égout. En effet, même les passionnés de l’histoire de Paris n’osent pousser leurs investigations dans ce site parisien intensément réticulé et protéiforme, car reconnaissons qu’il est repoussant au premier abord, et que ce n’est pas une fausse impression. On sait maintenant, suite à l’article sur la visite publique des égouts parisiens, qui avait été organisée entre 1862 et 1974, qu’il y a différentes plaques indicatives dans ce labyrinthe pour permettre aux ouvriers de s’y déplacer, mais aussi de localiser ce qui peut se trouver en surface et qui pourrait donc interagir avec ce sous-sol indispensable au fonctionnement quotidien de la capitale. Les plus anciennes de ces plaques sont en terre cuite (texte blanc sur fond bleu), les plus modernes en plastique (noir sur jaune), entre les deux elles étaient en tôle émaillée (également blanc sur bleu).
Au gré des changements de la toponymie parisienne, des plaques modernes sont donc venues, non pas se substituer aux autres, mais bien s’y ajouter, laissant souvent la plus ancienne visible et donc parfaitement lisible. Si on a pour habitude de dire que le réseau des égouts parisiens constitue un double de la topographie parisienne, une ville sous la ville, c’est aussi une strate qui porte imprimée sur les pages de ses parois les traces des pièces de théâtre dont la ville de Paris a été la scène. À défaut d’avoir la faculté de jouer les apprentis alchimistes ayant la capacité de pouvoir transmuter les immondices des égouts en or, faites-moi confiance et laissez-moi vous guider dans ce dédale nauséabond pour y trouver des pépites historiques pour les amoureux de l’histoire de Paris en général et de ses tramways en particulier.
Désormais, le seul élément très ponctuel des égouts qui était offert à la curiosité des touristes, et aussi des Parisiens tentés par ce genre de voyage interstitiel, est fermé jusqu’à début 2020. Les amateurs se donnaient rendez-vous au niveau du pont de l’Alma pour parcourir une véritable portion du réseau, mais uniquement à pied, contrairement à leurs plus chanceux prédécesseurs qui avaient l’opportunité de faire une visite non seulement dans une plus longue portion, mais en train et en barque ! Il peut d’ailleurs sembler surprenant aujourd’hui, si l’on y réfléchit bien, à la fois à cause des normes hygiénistes en vigueur de plus en plus draconiennes, mais également devant la judiciarisation de nos sociétés occidentales sur le modèle nord-américain, qu’aucun parapluie de la taille d’un parasol ne se soit ouvert devant la crainte d’une action en justice si un incident avait affecté (ou infecté) un visiteur de ces sous-sols particuliers, du genre blessure ou contamination.
Un X 72500 toulousain en région Paca
Le 29 juin dernier, l’ultime X TER toulousain opérationnel sur les huit du parc, l’X 72575/76, assurait son dernier train. Sur les sept autres, cinq étaient inutilisés et deux autres (X 72653/54 et 657/58) avaient été prêtés à la région Nouvelle-Aquitaine de décembre 2017 à juillet 2018. Ces deux derniers sont revenus en juillet à Toulouse et l’un des deux, l’X 72657/58, a été muté le 9 août à la région Paca pour un prêt ponctuel. Il est parti de Toulouse le 14 août et est engagé en pool avec les 17 X TER de Paca.

Les rames Sprague de l’Ademas au pied du château de Versailles
L’association Ademas répare et entretien des rames de métro Sprague dans une caserne de Versailles. Un matériel emblématique qui circule sur une boucle de 5 km à deux pas du château.
Difficile de trouver du matériel Sprague depuis son retrait du réseau parisien en avril 1983. Ce matériel emblématique du métro des années 30 à 80 est toujours bien présent dans les mémoires. Les nostalgiques peuvent se rendre au musée des Transports urbains de Chelles, où ils y trouveront une motrice prêtée par la RATP. Une autre est visible à la maison de la RATP, exposée dans la rue intérieure. Malheureusement, ce beau matériel est protégé par une vitre et il est difficile de l’approcher correctement.
Où donc alors est-il possible de voir des vieux métros parisiens ? Les mauvaises langues (faisant de l’humour) répondront sur la ligne 11. Si ce n’est pas du Sprague, on y trouve tout de même les dernières séries du MP 59 mises en service en 1963 sur la ligne 1. Ces rames, qui ont déjà 55 ans, vont rouler encore quelques années avant l’arrivée des nouvelles MP 14 à l’occasion du prolongement de la ligne vers Rosny-Bois-Perrier en 2022.
La RATP a tout de même conservé une rame Sprague rénovée et classée monument historique, servant pour des animations et des tournages. On a pu la voir circuler à l’occasion sur la ligne 10 pour les Journées du patrimoine. Malheureusement encore, depuis quelques années aucune sortie publique n’a été organisée, la rame restant remisée dans un point tenu secret du réseau [pour lui épargner les outrages de nos « amis » tagueurs ? Ndlr].
Malgré cela, le Sprague n’est pas encore totalement renvoyé au musée. Il existe même un endroit où il roule régulièrement. Pour le voir, il faut se rendre… à Versailles, où bien sûr aucun métro n’a jamais circulé. C’est là qu’est implantée l’Ademas, l’Association d’exploitation du matériel Sprague qui, comme son nom l’indique, entend faire circuler les rames de ce matériel mythique. C’est en 1992 qu’un groupe de passionnés de moins de 20 ans décide de créer une association visant à la préservation, la restauration et surtout la circulation du Sprague. À cette époque, tout n’a pas encore disparu malgré les nombreuses voitures parties pour la casse. Il y a même un petit marché de banquettes en bois et de plaques émaillées alimenté par les ferrailleurs. On les retrouve comme décor de certaines brasseries ou chez des particuliers. Il est donc possible de se procurer des pièces détachées, voire de racheter des voitures entières qui n’ont pas trouvé preneur. L’Ademas se lance donc à la recherche de ce qui peut encore être sauvé.
En parallèle, elle propose des circulations sur le réseau de métro. À l’origine, c’est le Copef (Cercle ouest-parisien d’études ferroviaires) qui a organisé pour la première fois à la fin des années 70 une balade en Sprague sur le réseau parisien. Il s’agissait de découvrir durant une nuit entière les raccordements de service et les stations fantômes. Devant le succès rencontré, l’opération est plusieurs fois renouvelée jusqu’au début des années 90. Ensuite, l’Ademas prend le relais, organisant des visites conférences qui se terminent au matin avec un petit-déjeuner. Ces circulations nocturnes deviennent au fil du temps de plus en plus fréquentes.
Travaux sur Rennes – Saint-Malo
Du 21 mai au 26 juillet des travaux de renouvellement de voie (950 m) et de remplacement d’un aiguillage (n° 303) ont été réalisés par Meccoli de nuit en gare de Montreuil-sur-Ille. Du 2 septembre au 20 octobre ont eu lieu des travaux préparatoires de confortement des ouvrages d’art, notamment en périphérie de Rennes, ainsi que la sécurisation des fossés, le décapage des pistes le long des voies et le confortement de talus avec pose de ribardières entre Saint-Médard et Dingé. Depuis le 22 octobre et jusqu’au 1er février prochain, un RVB est en cours sur 38 km de voie. 17 km sont traités sur la voie 1 entre Chevaigné et Dingé, 21 km sur la voie 2 entre Pontchaillou et Betton et entre Saint-Germain-sur-Ille et Dingé. Une suite rapide y est engagée du 22 octobre au 22 décembre. Les travaux sont réalisés de nuit par Transalp. 51 millions d’euros sont investis par SNCF Réseau sur le chantier, qui mobilise 500 personnes. Les travaux de suppression du PN 11 à Montreuil-sur-Ille, où un accident avait fait trois morts le 12 octobre 2011, sont en cours avec une nouvelle déviation routière de la RD 106 qui franchira les voies en aval du PN à l’aide d’un viaduc métallique routier long de 240 m qui sera mis en service en avril 2020.

La DB investit pour ses ICE
La DB a annoncé le 27 septembre 2018 qu’elle allait investir 1 milliard d’euros pour moderniser son parc d’ICE. Tout d’abord, 320 millions d’euros seront investis pour moderniser le parc d’ICE 1, construits de 1989 à 1993 et qui devraient être utilisés jusqu’en 2030. En plus des 5,3 milliards d’euros engagés dans la commande des ICE 4, 700 millions d’euros sont budgétés pour une commande supplémentaire de 18 ICE 4 à sept caisses prévue dans l’accord-cadre signé par la DB et Siemens en 2011, et la commande de 50 voitures intermédiaires de 2de classe destinées à porter à 13 caisses 50 des 100 ICE 4 à 12 caisses que possédera à terme la DB. Au 1er juillet 2018, 14 ICE 4 série 412 étaient déjà à l’inventaire de la DB. Un relèvement de la vitesse maximale des ICE 4 de 250 à 265 km/h est à l’étude. Par ailleurs, la DB va investir 825 millions d’euros pour moderniser par étapes la LGV Hanovre – Wurtzbourg. Le tronçon Hanovre – Göttingen sera traité du 11 juin au 14 décembre 2019, puis du 23 avril au 15 juillet 2021 ce sera Göttingen – Cassel, en 2022 Fulda – Wurtzbourg et en 2023 Cassel – Fulda. La LGV Mannheim – Stuttgart sera rénovée du 10 avril 2019 au 31 octobre 2019, induisant une fermeture de la ligne pendant 205 jours.
Avec 147 millions de voyageurs transportés en ICE en 2017, en progression constante, la DB, confrontée à des mauvais chiffres de régularité en particulier pour les ICE, investit massivement dans la grande vitesse afin d’augmenter ses capacités, d’améliorer le confort des voyageurs et de rajeunir son parc.
Sur les rails et sur les flots à travers la Norvège
En juillet dernier, Historia Swiss proposait au départ de Bâle un large parcours à travers la Scandinavie, à la découverte de ses lignes de chemin de fer mais aussi de ses fjords, de ses côtes et plus généralement de ses fascinants espaces naturels et de ses accueillantes et prospères métropoles. Nous avons suivi la partie norvégienne de ce parcours, la plus dépaysante…
Partenaire au long cours de Rail Passion pour l’organisation de voyages touristiques à thématique ferroviaire (mais pas que…), Historia Swiss organisait du 8 au 19 juillet dernier un large périple en Scandinavie au départ de Bâle qui devait mener les participants successivement en Allemagne, au Danemark, en Suède, en Norvège, et à nouveau en Suède, au Danemark et en Allemagne pour revenir à Bâle (rien que de très normal puisqu’il s’agissait d’un périple…).
Fort aimablement invité par Sylvain Meillasson – animateur attitré des voyages d’Historia Swiss, apprécié pour son érudition et sa disponibilité, et collaborateur régulier de notre magazine bien connu de nos lecteurs – à y prendre part, j’étais fort tenté de répondre par l’affirmative à la réserve près que le menu était un peu trop copieux pour moi compte tenu de mon emploi du temps. Sur le conseil de Sylvain, il fut alors convenu que je rejoindrais nos amis voyageurs pour six jours sur la partie norvégienne de leur parcours, la plus spectaculaire. Un choix qui avait de plus l’immense avantage de me tenir éloigné de ma patrie natale lors de la phase finale de la Coupe du monde de football, activité parfaitement honorable au demeurant mais à laquelle je ne m’intéresse que très modérément, et génératrice de débordements publics et alcoolisés que je n’apprécie guère… Et c’est ainsi qu’un beau jour de juillet j’ai pris le chemin du pays des Vikings, un pays où la terre et la mer s’entremêlent fréquemment, ce qui n’est pas sans conséquence sur les modes de locomotion…11 juillet – De Paris à Oslo
Passons sur les choses qui fâchent (le RER B, ses retards et ses haltes intempestives, le terminal 1 de Roissy et sa lugubre architecture de béton, et aussi le fait qu’on nous demande de plus en plus de tout faire nous-mêmes dans les aéroports avec pour seul interlocuteur une borne informatique dont on ne partage pas toujours la logique), pour en venir à l’essentiel : un voyage Scandinavian Airlines sans encombre et une arrivée à l’heure prévue (16 h 25) à Oslo Gardermoen. Situé à 35 km au nord-est d’Oslo, l’aéroport, intérieur et international, peut surprendre par sa taille, compte tenu de la modeste population du pays, mais c’est un hub important pour plusieurs compagnies scandinaves et les Norvégiens recourent facilement à l’avion pour se déplacer à travers leur vaste contrée.
Premier objectif : trouver le Flytoget, autrement dit la liaison ferroviaire pour Oslo. Un fléchage « Airport Express Train » plutôt bien fait m’y conduit rapidement. Sur un terminal de paiement dédié, je prends un billet Oslo Gare centrale au prix de 190 couronnes, soit environ 20 euros, une somme raisonnable vu la distance et le coût de la vie très élevé du pays. Seule relation à grande vitesse du réseau (210 km/h de vitesse maximale), le Flytoget, détenu par une société publique, n’est pas à proprement parler une navette aéroportuaire puisqu’il circule sur une ligne de 101 km qui, au-delà d’Oslo, pousse jusqu’à Drammen. Cadencé aux 10 min, il dessert cette destination une fois sur deux en 1 heure, Oslo est atteint quant à lui en 19 ou 22 min selon qu’il s’arrête ou non (une fois sur deux également) à la station intermédiaire de Lillestrom.