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  • Un nouvel atelier à Clermont-Ferrand

    Un nouvel atelier à Clermont-Ferrand

    La région Auvergne-Rhône-Alpes a symboliquement engagé le 13 février le chantier de construction d’un nouvel atelier de maintenance TER à Clermont-Ferrand. Les 52,3 millions d’euros nécessaires sont intégralement financés par la région. L’objectif est d’assurer l’entretien du matériel régional local tout en évitant les transferts et la surcharge du site de Lyon- Vaise.

    Il s’agit des 62 autorails X 73500, des 12 rames Régiolis ex-Auvergne et des trois futures rames Régiolis hydrogène. Le site retenu est celui du Brézet. L’atelier comprendra trois voies de 100 m avec une chaîne de levage synchronisée et un tour en fosse. Une zone sera dédiée aux opérations spécifiques sur les moteurs des X 73500. À l’extérieur, deux nouvelles voies de remisage pour UM 2 de Régiolis B 84500 seront construites et l’ensemble sera électrifié. Des locaux techniques, de vie et un magasin complèteront l’atelier. Pour le programme hydrogène, une station de ravitaillement est construite à proximité. La livraison est prévue en 2027, comme pour l’atelier.

  • Rivesaltes – Saint-Martin-Lys : changement de gestion

    Rivesaltes – Saint-Martin-Lys : changement de gestion

    La ligne capillaire fret Rivesaltes – Saint-Martin-Lys (60,3 km) est gérée par SNCF Réseau de Rivesaltes à Caudiès (44,6 km) et par le Syndicat mixte du Train rouge audelà, selon une convention. Le trafic fret s’est arrêté début décembre 2024 entre Cases-de-Pène et Konz (Allemagne) pour le transport de carbonate de calcium. Seuls à présent, le train touristique Le Train rouge (18 000 touristes en 2024) et le vélorail entre Saint-Martin- Lys et le col de Campérié (11 000 touristes) empruntent la voie constituée de rails Midi double champignon nécessitant des travaux de maintenance depuis des années.

    Les prochains travaux, d’un montant d’un million d’euros (financés à 50 % par la région Occitanie), sont prévus au premier trimestre 2026 entre Rivesaltes et Caudiès. Ils porteront sur le remplacement de 3 500 traverses, le changement de longrines sur des ponts, le platelage sur trois PN et divers petits travaux. Ces travaux pérenniseront la ligne jusqu’à fin 2028. Le transfert de propriété de SNCF Réseau vers le syndicat mixte du Train rouge est envisagé. Dans un premier temps, à la reprise des circulations touristiques en avril, la section Rivesaltes – Caudiès bénéficiera d’une convention de transfert de gestion avec le syndicat. Un transport de colis par Le Train rouge est à l’étude. À Saint- Martin-Lys, la ligne sera prolongée de 200 m au-delà du tunnel des Oliviers jusqu’au tunnel de Rebuzo en traversant un viaduc de 95 m sur l’Aude.

  • Nouvelle commande de Regio 2N

    Nouvelle commande de Regio 2N

    Fin janvier, la SNCF a passé une nouvelle commande de rames Regio 2N pour le compte de deux régions. Il s’agit d’abord de deux rames pour les Pays de la Loire. Cette région possède déjà 13 rames Z 56500 reçues en 2018 et 2019 et utilisées en pool avec la région Centre pour la relation Nantes – Orléans dite Interloire. Ensuite deux rames sont destinées à la région Provence-Alpes- Côte d’Azur qui gère déjà 16 rames Z 55500 reçues entre 2014 et 2016. Elles sont désormais affectées à la filiale Sud Azur pour la desserte autour de Nice. La nouveauté concerne le financement qui est assuré par la Principauté de Monaco associée à la future évolution de la desserte. Ces quatre rames doivent être livrées par Alstom, début 2027. Elles sont identiques aux précédentes : huit caisses et 110 m de long. En revanche, leur construction comprend l’équipement en ERTMS, une obligation pour tout matériel sortant de production en 2025.

  • Trenitalia voit double

    Trenitalia voit double

    Chose promise… Comme annoncé, depuis le 14 février 2025, Trenitalia met en circulation des trains en UM de rames Frecciarossa. Ce jour-là, cinq trains (deux Paris – Lyon et trois Lyon – Paris) ont circulé en composition double. C’est une première pour ce type de train. Cela fait suite à la progression de 40 % du nombre de voyageurs entre 2023 et 2024 sur cet axe. Cette possibilité technique sera utilisée en fonction des besoins commerciaux. Il n’y a pas de roulement spécifique.

  • L’autorail du général de Gaulle rentre au musée de Mulhouse

    L’autorail du général de Gaulle rentre au musée de Mulhouse

    Construit à Reichshoffen en 1937, l’autorail De Dietrich X 42511 a quitté le 7 janvier dernier l’usine Intuis de Laon où il était préservé par l’ancien directeur depuis décembre 2006. À destination de la collection de la cité du Train à Mulhouse par convoi exceptionnel routier, il sera placé en réserve dans l’attente de sa mise en valeur pour exposition. Ancien autorail de commandement pour les tournées de direction SNCF et autorail présidentiel, il a servi pour les déplacements du général de Gaulle de Paris à Barsur- Aube (Colombey-les-DeuxÉglises). Il est équipé d’une cuisine avec une salle à manger pour 12 personnes, d’une chambrebureau avec un grand lit, de trois cabines couchettes simples et d’une cabine couchette double pour le personnel de conduite ou d’accompagnement. Radié le 6 décembre 1974, il sera ensuite utilisé comme salon VIP par une filiale de Coca-Cola à Lunéville (peint en livrée Coca-Cola). La Fédération des amis des chemins de fer secondaires (FACS) et le Chemin de fer touristique du Vermandois (CFTV) ont apporté leurs connaissances et compétences techniques pour ce transfert.

  • Un nouveau terminal ferroviaire à Sète en septembre 2025

    Un nouveau terminal ferroviaire à Sète en septembre 2025

    Le port de Sète et VIA-Rail, filiale de la SNCF, ont lancé la dernière phase de modernisation du terminal ferroviaire de Sète. L’objectif de ces nouvelles installations est de permettre d’augmenter le nombre de remorques transportées pour passer de 12 000 à 40 000 par an. Les rotations ferroviaires entre Calais et Sète, actuellement au nombre de trois par semaine, pourraient ainsi augmenter de façon significative sur une route multimodale entre le nord de la Grande-Bretagne et la Turquie via les ports français. Ce chantier de 20 millions d’euros bénéficie du plan de relance des pouvoirs publics, parallèle au développement croissant du port de Sète. Les travaux en cours permettront de charger les conteneurs horizontalement sur des wagons Modalhor, de façon plus simple et plus rapide, sans nécessiter l’usage de grues.

  • Un nouveau versement régional mobilité

    Un nouveau versement régional mobilité

    Peu de voyageurs le savent, mais leur mode de transport quotidien est souvent financé, au moins en partie, par le VM, versement mobilité, (ex-versement transport), mis en place en 1971 en Île-de-France. Le dispositif, unique au monde, peut également être activé par une métropole en tant qu’autorité organisatrice des transports, pour soutenir ses projets de mobilité. Depuis la nouvelle loi de finances, les régions, chargées du transport régional, ont également cette possibilité, à partir du budget 2026. Sans entrer dans le détail du dispositif, ce nouveau VM doit répondre à des conditions précises prévues par la loi, notamment par le développement de l’offre, en particulier dans les secteurs peu denses. Les régions qui le souhaitent peuvent prélever un taux maximal de 0,15 % de la masse salariale des entreprises de plus de 11 salariés. Dès l’annonce de la mesure, certaines régions (Hauts-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie, Pays de la Loire) ont décidé de ne pas l’appliquer pour ne pas faire peser un nouvel impôt sur les entreprises.

  • Retour du fret à Tartas

    Retour du fret à Tartas

    Le 3 février, un premier train de fret a de nouveau circulé entre Laluque et Tartas dans Les Landes. Cette ligne a fait l’objet d’une rénovation totale sur 12,6 km. L’investissement d’environ 17 millions d’euros a été financé par la région Nouvelle-Aquitaine et l’État au titre des lignes capillaires de fret. Cette ligne de 1890 avait été transférée à la région en 2017 après avoir appartenu au département des Landes comme voie ferrée d’intérêt local. En mars 2019, un train de marchandises a déraillé à la suite d’un affaissement et la ligne a été fermée à tout trafic. Des travaux sont réalisés en 2022 et 2023 : réfection de la plateforme, reprise de l’assainissement, remplacement de rails, traverses et ballast, régénération de deux ponts, automatisation de trois PN. Plusieurs entreprises y sont embranchées : papeterie, silos de maïs et future plateforme multimodale de Laluque. L’objectif est le transport de 200 000 t par an. Ce projet fait partie du programme régional Néo Terra en faveur de la transition écologique et énergétique.

  • RP 330: EN CABINE DES BB 25660 ET 25639 DE VALENCE À LYON (2de partie)

    RP 330: EN CABINE DES BB 25660 ET 25639 DE VALENCE À LYON (2de partie)

    Nous vous présentons ici la seconde partie du trajet réalisé en cabine de conduite entre Valence et Lyon à bord du train spécial Fête des Lumières de l’APCC 6570 (Association pour la préservation de la CC 6570). Nous sommes arrivés à mi-parcours. Dans la machine de tête Quentin, l’un des bénévoles de l’association, s’apprête à céder sa place à Roland, son président, aux commandes de la BB 25660. Derrière, Victorien reste au manche de la BB 25639. Les deux machines assurent une double traction faute de pouvoir être exploitées en UM, ces deux locomotives n’ayant pas encore été testées et validées dans cette configuration. La rame tractée est composée d’un ensemble de voitures Corail circulant habituellement en Provence-Alpes-Côte d’Azur. T. Pupier Durée : 35 min

  • Allemagne : la NEB verdit son parc

    Allemagne : la NEB verdit son parc

    Depuis le 15 décembre 2024, des Mireo Plus H à hydrogène et des Mireo Plus B à batteries construits par Siemens Mobility remplacent des automotrices diesels sur des relations régionales exploitées par la NEB dans les États de Berlin et du Brandebourg.

    Deux contrats pour la NEB

    La Niederbarnimer Eisenbahn AG (NEB) est détenue à 66,92 % par Industriebahn Gesellschaft Berlin GmbH, filiale à 50,2  % de Captrain Deutschland et à 49,8  % de Behala, et à 33,08  % par cinq arrondissements et 10 communes, et est gestionnaire d’infrastructure. Sa filiale NEB Betriebsgesellschaft  mbH est également opérateur ferroviaire. La NEB exploite trois contrats. Le premier concerne le réseau Ostbrandenburg qui comprend les relations RB1 2 Berlin Ostkreuz - Oranienburg  – Templin Stadt, RB  25 Berlin Ostkreuz  – Werneuchen, RB 26 Berlin Ostkreuz - Müncheberg (Mark)  – Kostryn (Pologne), RB  35 Fürstenwalde (Spree) - Bad Saarow-Süd, RB 36 Königs Wusterhausen - Francfortsur- l’Oder, RB 54 (Berlin-Lichtenberg/ Berlin Gesundbrunnen  -) Löwenberg (Mark)  – Rheinsberg (Mark), RB 60 Eberswalde - Francfort- sur-l’Oder, RB  61 Angermünde   – Schwedt (Oder), RB  62 Prenzlau - Angermünde, et RB 63 Eberswalde - Joachimsthal (- Templin). Le second contrat concerne le réseau Heidekrautbahn, qui comprend les relations RB  27 (Berlin-Gesundbrunnen  -) Berlin- Karow  – Basdorf  – Groß Schönebeck/ Schmachtenhagen. Enfin, depuis septembre 2023 un contrat s’applique à la relation Tesla TES Erkner - Fangschleuse Tesla Süd. Pour exploiter ces relations, la NEB disposait au 1er janvier 2024 de 46 automotrices diesels, dont 16 Regio-Shuttle RS1 série 650 à une caisse, 19  Talent série  643 (deux à deux caisses et 17 à trois caisses), et 11  Link série  632 à deux caisses.