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  • Le chemin de fer libanais  d’une guerre civile à l’autre

    Le chemin de fer libanais d’une guerre civile à l’autre

    Le réseau ferré libanais, qui comptait à son apogée 417 km de lignes, n’aura pas survécu à la terrible guerre civile qui a ravagé le pays de 1975 à 1990. Quelques Libanais essayent néanmoins de préserver la mémoire de ce réseau, mais sa meilleure chance de renouveau pourrait être la reconstruction future de la Syrie voisine une fois achevée la guerre civile qui l’a dévastée, qui impliquera le transit par le Liban d’importantes quantités de marchandises et de matériaux. Ce qui conduit l’État libanais à envisager de redonner vie au rail…

    La gare de Mar Mikhael à Beyrouth n’accueille plus de trains. Longtemps abandonné, le lieu a finalement été transformé en bar-boîte de nuit d’été en 2014, avec DJ booth dans la locomotive. « Ma famille m‘a souvent parlé de l’époque où le train arrivait ici donc j’ai voulu louer le terrain et lui redonner une nouvelle forme de vie », explique Alain Hasbani, copropriétaire de Train Station. Il a laissé la gare telle quelle et simplement ajouté un bar, des tables et des chaises. L’ambiance y est festive même si tout le monde ne réalise pas la dimension historique des lieux. Lara Khoury, une jeune libanaise, est venue prendre un verre avec un groupe de copines. Entre deux cocktails, elles discutent de la décoration. « C’est sympa d’avoir mis des vieux trains, ça donne une ambiance un peu usine, ça fait industriel, mais je ne sais pas s’il y avait vraiment des trains ou une gare ici », dit-elle. « Il y a eu des trains au Liban ? Pour aller où ? », renchérit sa voisine. Du chemin de fer, les Libanais ne savent pas grand-chose. Certains pensent effectivement que cette gare en plein milieu de la ville est un faux décor. Pourtant, en parcourant le pays à la recherche des derniers coupons de rails, on raccroche un à un tous les wagons de l’histoire du Liban.

    La première ligne de train du Proche-Orient

    Retour au XIXe siècle. À l’époque, la majeure partie du Moyen-Orient vit sous l’autorité de l’Empire ottoman. Mais celui-ci, contesté en interne et menacé par ses voisins européens, s’affaiblit dangereusement. Pour sortir la tête de l’eau, les dignitaires ottomans lancent un grand programme de modernisation, les « Tanzimat », qui comprend des réformes juridiques et administratives, mais aussi grands projets d’infrastructure. Routes, services de Postes, télégraphes, tramways… industriels et hommes d’affaires européens en profitent pour rafler des contrats. C’est ainsi que le comte Edmond de Perthuis, un Français, obtient une concession pour la construction d’une première voie ferrée reliant la ville de Damas au port de Beyrouth. Le premier train du Proche-Orient s’élance en 1895. En 9 heures de trajet, il parcourt 147 km et dessert 16 gares. Un exploit d’autant plus remarquable que la géographie du Liban présente des obstacles de taille. Pour aller de Beyrouth à Damas, il faut franchir deux montagnes : le Mont-Liban et l’Anti-Liban, qui culminent à 1 400 m d’altitude. Le tracé du chemin de fer comprend des rampes, de nombreuses courbes et contre-courbes. Les ingénieurs conçoivent donc, sur mesure, des voies de 1,05 m de large sur lesquelles ils font rouler de grosses locomotives montées sur de fines roues. Les rails et le matériel de voies sont de construction belge, tandis que les locomotives à vapeur sont fabriquées en Suisse. Seules les gares sont françaises. Le trajet comprend aussi 32 km de section à crémaillère, où sont testés les premiers systèmes Abt au monde.
    En 1898, un journaliste français voyage à bord du train. Il écrit : « Une bonne partie du chemin est construite à crémaillère, et la pente atteint parfois jusqu’à sept centimètres par mètre. La montée la plus forte se trouve entre Araya et Aley. Si j’ajoute que certaines courbes ont été tracées au rayon de 100 mètres, on verra qu’aucun chemin de fer d’Europe n’est établi suivant les proportions de celui-ci. Aucun non plus ne traverse un paysage aussi splendide. » Des photos et des témoignages de l’époque décrivent un trajet aux allures bucoliques, entre les vergers d’orangers et les champs d‘oliviers. Les marchands ambulants attendaient les passagers à chaque gare pour leur vendre des produits frais.

  • Les TGV Paris – Milan en sursis ?

    Les TGV Paris – Milan en sursis ?

    Les relations France – Italie par le tunnel-frontière du Fréjus ont été confiées aux six rames TGV tricourant 4501-4506 de la SNCF à partir de 1996. Leur fréquence a progressé avec trois AR desservant Chambéry, Modane, Bardonnèche, Oulx-Sesana-Claviere-Sestrières, Turin Porta Susa, Vercelli, Novare et pour certains Lyon-Part-Dieu, Lyon-Saint-Exupéry-TGV, Saint-Jean-de-Maurienne. Un jumelage avec des rames Annecy et Grenoble est aujourd’hui prévu entre Paris, Chambéry et Saint-Exupéry. Dans la capitale lombarde, le terminus a été reporté de Milan Centrale à Milan Porta Garibaldi. En 2021, les FS exigeront la présence d’équipements anti-incendie dans les salles voyageurs dont sont dépourvus les TGV tricourant. Il avait donc été prévu récemment de remplacer ce matériel par six EuroDuplex à commander pour soutenir l’activité industrielle du constructeur Alstom. Cette hypothèse étant tombée à l’eau, le sort du miniparc de 4500 semble donc s’assombrir, avec vraisemblablement une reprise par un matériel d’appartenance étrangère, la SNCF ne disposant pas de rames répondant à cette spécificité.

  • Remise à niveau de 19 ETR 610 des CFF

    Remise à niveau de 19 ETR 610 des CFF

    19 ETR 610 des CFF sont en cours de révision et de remise à niveau. Le premier exemplaire est sorti de l’usine Alstom de Savigliano (Italie). Les 18 autres rames seront aussi traitées d’ici 2021 pour un coût d’environ 88 millions de francs. Parmi les aménagements intérieurs notons les porte-bagages qui sont agrandis, l’amélioration du wifi et l’installation de détecteurs d’incendie (seule la deuxième série en était équipée dès la sortie d’usine). Rappelons que les ETR 610 des CFF assurent depuis décembre dernier un AR quotidien entre Francfort et Milan.

  • Changements de livrée  pour certains EuroDuplex

    Changements de livrée pour certains EuroDuplex

    Des changements commencent actuellement à devenir perceptibles au niveau du parc des EuroDuplex de la SNCF. Les missions Alleo (France – Allemagne) doivent ainsi bénéficier de rames (4701-4715) arborant la livrée propre à la nouvelle offre de services InOui. Une noria est actuellement menée à cet effet sur ce sous-parc – les 4702 et 4706 ont déjà été traitées –, qui devra être prêt pour la fin 2018. Le sous-parc (4716 à 4730) dédié aux relations franco-suisses Lyria sera pour sa part traité en 2019. Un lien entre affectation et livrée est en train d’être institué.

  • Les premières Vectron électriques de DB Cargo  en service

    Les premières Vectron électriques de DB Cargo en service

    DB Cargo Deutschland et le constructeur Siemens avaient signé en août 2017 un contrat-cadre d’environ 370 millions d’euros pour la fourniture de 100 locomotives électriques Vectron. Afin de poursuivre son expansion en Europe, 60 Vectron MS (multisystèmes) ont été commandées dans la foulée, et sont en cours de livraison, 40 autres étant en option. Au 15 mai 2018, 12 exemplaires étaient déjà livrés par le site Siemens de Munich Allach. Numérotées dans la série 193, ces Vectron, pouvant fonctionner sous 1 500 V courant continu, 3 000 V courant continu, 15 kV 16 2/3 Hz et 25 kV 50 Hz, développent une puissance de 6 400 kW, et sont limitées à 160 km/h en service commercial. Étant configurées pour circuler en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Italie et aux Pays-Bas, elles seront principalement employées sur le corridor fret Pays-Bas – Italie. Elles devraient être également à l’horizon 2020 utilisées en Belgique. Les cinq premiers exemplaires (193.300 à 304) ont été livrés en décembre 2017 et ont servi dans un premier temps à la formation du personnel de conduite à Munich Nord, Gremberg, Maschen et Oberhausen. À l’origine en livrée rouge, certaines ont reçu une livrée spéciale dans le cadre de la campagne pour la défense de l’environnement « Das ist grün » (« C’est vert ») lancée par la DB, axée dans ce cas sur la conduite économique. Les Vectron ont été homologuées aux Pays-Bas en novembre 2017, et les Vectron de DB Cargo remplaceront à terme les locomotives électriques série 189 de DB Cargo utilisées jusqu’à présent en particulier sur la Betuwelijn, qui relie le port de Rotterdam à la frontière allemande. Les 189 seront alors redéployées sur les relations fret Allemagne – Pologne après l’installation des systèmes de sécurité polonais. Au fur et à mesure de leurs livraisons, les nouvelles Vectron sont engagées en service régulier, remplaçant des locomotives série 143 que DB Cargo avait louées à DB Regio ou des Vectron louées à MRCE.

  • Léman 2030 : grands travaux  sur l’axe Lausanne – Genève

    Léman 2030 : grands travaux sur l’axe Lausanne – Genève

    Pour faire face à une saturation qui va aller en augmentant, cette ligne, située dans une région en pleine croissance, fait l’objet de très importants aménagements qui s’étaleront encore tout au long de la prochaine décennie

    Long de 60 km, cet axe ferroviaire des CFF implanté au pied des contreforts jurassiens et à distance de la rive nord-ouest du beau lac de Genève, outre les villes principales de Lausanne et Genève, fortes de 136 000 et 202 000 habitants, rassemblant de nombreuses institutions internationales, dessert un chapelet de communes des cantons de Vaud et de Genève, en pleine expansion démographique.
    Le territoire traversé compte aujourd’hui 1 600 000 âmes et 600 000 emplois, soit l’équivalent du bassin zurichois. Désigné « Arc lémanique », il possède des caractéristiques qui en font une ligne de plaine électrifiée avec des courbes de grand rayon, des déclivités n’excédant pas 8 ‰, avec deux voies banalisées aptes à des vitesses de 140 à 150 km/h, la section orientale Lausanne – Renens (4,5 km), avec trois voies, recevant aussi le trafic de la ligne du pied du Jura, se dirigeant vers Vallorbe, Yverdon, Neuchâtel, Bienne. Il en résulte un cisaillement du courant du sens Genève – Lausanne par celui Lausanne – Yverdon. Le trafic voyageurs de la ligne a connu une augmentation spectaculaire, passant de 25 000 voyageurs quotidiens à 50 000 de nos jours, favorisé par l’application du plan Rail 2000 en 2008 et l’introduction du système RER Vaud en 2012. Malgré l’abondance des dessertes mises en place, les échanges entre les deux métropoles par voie routière, utilisant notamment l’autoroute A 1, restent élevés, avec des périodes de congestion fréquentes.
    Aujourd’hui, cette artère, qui souffre de la saturation des deux grandes gares extrêmes, connaît une régularité dégradée à 88 % dès que des travaux de maintenance sont entrepris. La grille de desserte, très copieuse, associe des circulations nationales (IC, ICN, IR), internationales (EC, TGV) et régionales (RE et RER).
    Elle va devoir faire l’objet d’importants travaux touchant la capacité des installations pour pouvoir affronter le futur trafic voyageurs à l’horizon 2030, évalué à 100 000 voyageurs/jour, résultant d’une progression de la population de 344 000 personnes dans les 25 prochaines années. Pour cela, les CFF, en symbiose avec l’Office fédéral des transports, les cantons de Genève et de Vaud, ont mis sur pied l’ambitieux projet Léman 2030, accepté par votation populaire en février 2014. Il intègre sur le parcours Genève – Coppet les retombées de la future desserte Ceva à caractère international, baptisée « Léman-Express », devant entrer en service fin 2019.
    Tout au long du tronçon Lausanne – Genève, un foisonnement d’opérations ont été décidées pour augmenter la capacité et la fiabilité des installations. Il s’agit d’est en ouest :
    – de la gare de Lausanne avec élargissement et allongement des quais voyageurs, augmentation du nombre de passages souterrains, déplacement du grand hall métallique, amélioration du parvis nord et de l’entrée de la gare au sud, nouveau poste d’aiguillage ;
    – du passage de trois à quatre voies de Lausanne à Renens avec saut-de-mouton, réappropriation de la gare de Renens et nouveau poste d’enclenchement ;

  • Fin des travaux de creusement au tunnelier sur la ligne 14

    Fin des travaux de creusement au tunnelier sur la ligne 14

    Les travaux prennent une bonne tournure sur le prolongement de la ligne 14 vers Mairie-de-Saint-Ouen. Le 3 mai, le tunnelier Yolène, parti de Pont-Cardinet, a terminé sa course à la future station Clichy-Saint-Ouen. En avril, c’est l’autre tunnelier, venu de Mairie-de-Saint-Ouen, qui a fini de creuser à quelques dizaines de mètres de cette même station. La toute dernière partie du tunnel doit passer à cet endroit sous le RER C dans les fondations même de la ligne, qui prendra appui sur l’ouvrage de la 14. Cette opération délicate sera réalisée avec de simples engins de terrassement pour éviter tout incident. Le génie civil du prolongement devrait s’achever d’ici une année pour une mise en service annoncée à l’été 2020.

  • État annuel du matériel moteur SNCF au 3 janvier 2018 (1re partie)

    État annuel du matériel moteur SNCF au 3 janvier 2018 (1re partie)

    En 2017, la mutation du parc moteur SNCF s’est poursuivie, avec la baisse continue des séries anciennes, tout particulièrement des locomotives, inéluctablement supplantées par des matériels automoteurs électriques ou bimodes dont les livraisons s’étaleront encore sur plusieurs années. Quand elles s’achèveront, les rames tractées auront vécu, à l’exception de celles formées par les convois de fret, activité toutefois en baisse…

    Le bilan de l’année 2017 en quelques chiffres

    Le bilan de l’année 2017 se traduit en chiffres par 5 679 engins moteurs et automoteurs à l’inventaire, soit un effectif en diminution, pour l’année, de 40 unités, un chiffre inférieur à celui enregistré en 2016 (- 106 engins). 185 radiations ont été prononcées en 2017, contre 220 en 2016. 145 engins ont été intégrés aux inventaires des activités, soit cinq locomotives louées par Fret auprès de Akiem pour remplacer les BB 36000 interdites de Belgique (BR 186 n° 192 à 195 et 260), 78 éléments automoteurs électriques bicourant, 38 éléments automoteurs bimodes, 14 rames TGV de la gamme RGV 2N 3 UFC (Océane), ainsi que 15 éléments trams-trains destinés à la ligne T 11 (Épinay-sur-Seine – Le Bourget), ouverte le 2 juillet 2017. Trois parcs sont en nette diminution : celui des locomotives électriques avec – 43 engins, celui des locomotives à moteur thermique, avec – 53 engins et celui des automoteurs à moteur thermique, – 25 engins. Les progressions s’observent dans les effectifs des éléments automoteurs électriques, avec + 42 unités, et des éléments automoteurs bimodes, + 36, soit une tendance à l’exploitation par éléments automoteurs (suppression de postes d’agents de manœuvres attachés aux activités voyageurs, réduction des parcs locomotives et voitures…) qui se confirme. Cette progression des effectifs automoteurs est due aux quatre grands programmes qui contribuent au renouvellement des matériels arrivant en fin de vie : le Francilien, avec 23 éléments livrés en 2017, le Régiolis avec 45 éléments, le Regio 2N, avec 48 éléments, et enfin le programme EuroDuplex RGV 2N 3 UFC (14 rames).

    Évolution de la flotte TGV

    L’année aura vu la mise en service de deux LGV (n° 9 et 10) : Tours – Bordeaux, Connerré – Rennes, ainsi que de la « virgule de Sablé » (2 juillet 2017). La mise en service de Tours – Bordeaux va entraîner le retrait progressif des rames Atlantique de cet axe au profit des RGV 2N 3 UFC (rames n° 851 à 865-867 à 891). Depuis l’entrée en vigueur du service annuel 2018, le 10 décembre 2017, les rames Atlantique ne descendent plus au sud de Bordeaux (perte des services sur Hendaye et Tarbes), et ne conservent plus que quatre AR terminus Bordeaux, ayant perdu Toulouse dès l’ouverture de la LGV. Si la flotte conserve un niveau global similaire à celui de la fin de 2016 (419/415 rames), on notera la radiation de 19 rames, soit, les trois dernières rames de type Sud-Est non rénovées (n° 84-98 et 101), d’une rame Réseau domestique (n° 553) ainsi que de 15 rames Atlantique. Le maintien de la flotte au même niveau global est dû à l’intégration de 14 rames neuves EuroDuplex RGV 2N 3 UFC. C’est en interne à cette flotte que les choses ont bougé. Les principaux mouvements observés sont repris dans les observations annexées à l’inventaire du parc TGV au 3 janvier 2018.

  • Réseau ferré régional Occitanie : un gestionnaire désigné

    Réseau ferré régional Occitanie : un gestionnaire désigné

    La région Occitanie a hérité le 1er février 2017 de l’ancienne ligne de chemin de fer de l’Hérault de Colombiers (SNCF) à Maureilhan (6,3 km). Cette région est également propriétaire des voies ferrées portuaires de Sète et de Port-la-Nouvelle. Ces trois sites constituent le Réseau ferré régional Occitanie (RFRO). Sur le port de Sète, où les voies ont été dévolues à la région le 1er janvier 2015, des travaux de remise en état des faisceaux ont eu lieu en 2015 et 2016. Sur l’ex-ligne Hérault, c’est la RDT 13 qui assure depuis le 2 mai 2005 l’exploitation avec sa BB 1201 et son locotracteur 302. Suite à un appel d’offres pour la gestion de l’exploitation et de la maintenance des voies ferrées sur ces trois sites, c’est un groupement qui a été retenu. Il est composé de Sferis, la RDT 13, ETF et SNCF Réseau, et commencera ses activités le 1er juillet prochain pour une durée de quatre ans. Avant ce démarrage, un audit de l’exploitation et de la maintenance a été réalisé. Un poste de responsable gestionnaire délégué infrastructure a été créé pour ces trois sites. Sur l’ancienne ligne Hérault de Maureilhan à Cazouls-lès-Béziers (3,5 km), fermée le 31 décembre 2016, la dépose a été effectuée pour réaliser une voie verte.

  • Taxi Cab sans conducteur  au Salon Viva Technology

    Taxi Cab sans conducteur au Salon Viva Technology

    La société Navya, partenaire de Keolis, a profité du Salon Viva Technology fin mai à Paris pour présenter son taxi autonome à six places. Pour l’heure, la circulation d’un tel véhicule sans conducteur dans les rues des grandes villes est interdite, mais les choses pourraient évoluer prochainement, ouvrant la porte au déploiement de toute une flotte autonome.