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  • Sortie de révision de la dernière rame TGV SE.

    Sortie de révision de la dernière rame TGV SE.

    Le 22 mars 2017, les ateliers du technicentre de Romilly (Aube) voyaient la sortie de révision de la dernière rame TGV SE, la n° 31, ayant pour conséquence une importante baisse de charge de production. Elle a été acheminée en marche 806480/81 sur le parcours Romilly – Ormoy-Villers – Creil – Le Landy. Pour marquer l’évènement, historique pour les ateliers, c’est la CC 72084, de l’AEF, dans sa livrée rutilante, qui avait été affectée à cette mission particulière. La rame est vue au passage à Verneuil-l’Étang, sur la Ligne 4 Chalindrey – Paris-Est.

  • De Livron à Veynes par le Diois

    De Livron à Veynes par le Diois

    Composante de l’étoile de Veynes, cette ligne au parcours en partie montagnard n’a jamais connu un trafic régional très fourni. Avec la généralisation des sports d’hiver, elle a vu sa fréquentation s’accroître périodiquement, mais elle n’est pas épargnée aujourd’hui par la chute du nombre des trains grandes lignes classiques et notamment des trains de nuit. Elle conserve, toutefois, une trame TER assurée par des matériels modernes.

    Artère préalpine de 116 km, numérotée 912 au catalogue SNCF Réseau (ex-RFF), elle constitue la branche occidentale de la croix de Veynes, exploitée en traction autonome. Les autres composantes de cette étoile ont fait l’objet d’études de fond parues dans des numéros antérieurs de Rail Passion (n° 94 pour Grenoble – Veynes, n° 99 pour Veynes – Briançon et n° 119 pour Veynes – Marseille).

    Faisant communiquer la vallée du Rhône et le département des Hautes-Alpes, c’est l’itinéraire de référence pour l’accès depuis Paris et Lyon à Gap et Briançon. À ce titre, la ligne a connu des pointes de trafic aiguës lors des vacances et week-ends de la saison hivernale. Le reste du temps, son activité est faible, d’autant qu’elle a perdu tout trafic fret. Par rapport à l’époque PLM, ses installations ont été sérieusement allégées, mais en contrepartie la sécurité des circulations a été améliorée.

    Le tracé de ligne, remontant sur les trois quarts de son parcours la vallée de la Drôme, est dans l’ensemble assez curviligne, avec pas moins de 245 courbes, ne s’abaissant jamais en dessous de 300 m de rayon. Son profil en long est sévère pour accéder à son point culminant : 885 m, à l’intérieur du grand souterrain de faîte du col de Cabre, au Km 95,970, marquant la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Drôme et du Buëch, ainsi que la limite entre les départements de la Drôme et des Hautes-Alpes.

    Les nombreux ouvrages d’art ont justifié deux coupures de longue durée pour assurer leur pérennité, l’une en 1976 pour le remplacement spectaculaire du remarquable viaduc du Claps, l’autre en 1981 pour traiter le chapelet de tunnels du fer à cheval de Beaurières.

    Autorisée par décret impérial du 19 juin 1858, cette artère de pénétration à travers la contrée du Diois a été ouverte par la Compagnie du PLM en trois étapes espacées dans le temps :

    • le 25 septembre 1870 de Livron à Crest (17 km) ;

    • le 1er septembre 1885 de Crest à Die (37 km) ;

    • le 1er juin 1894 de Die à Aspres-sur-Buëch (55 km), retardée par les grands travaux d’ouvrages d’art.

    Au-delà de cette gare, le parcours de 6,5 km pour atteindre le noeud de Veynes, commun avec la ligne des Alpes venant de Grenoble, mise en service dès le 29 juillet 1878, reçoit alors une seconde voie. Sur celui-ci vient se greffer, à la bifurcation du Poteau Saint-Luc, la ligne remontant de Marseille depuis Sisteron, ouverte en 1875.

    Quittant l’artère impériale Paris – Marseille à la sortie sud de la gare de Livron, la voie unique vers Aspres se dirige franchement vers l’est en suivant la rive droite de la Drôme, dont la vaste plaine est plantée de vignobles et de cultures maraîchères. Desservant Crest, localité fière de son donjon du XIIe siècle, elle traverse la rivière dans un paysage de collines couronné au sud par la forêt de Saou, culminant au Veyrou à 1 589 m.

     

  • Slovaquie : les ZSSK commandent des automotrices 861 et des voitures à ZOS Vrutky

    Slovaquie : les ZSSK commandent des automotrices 861 et des voitures à ZOS Vrutky

    Les Chemins de fer slovaques, les ZSSK, ont commandé début avril 2017 au constructeur slovaque ZOS Vrutky 21 automotrices diesels série 861, pour un montant de 77 millions d’euros, financés en partie par l’Union européenne, et cinq voitures voyageurs de 2de classe aptes à 160 km/h et qui devraient être livrées mi-2018 avec une option pour une commande complémentaire de 30 autres voitures. Les automotrices diesel 861 devraient être livrées à partir de 2018 et seront utilisées sur les relations Zvolen – Vrutky et Zvolen – Fil’akovo. Sept seront à trois caisses avec une capacité de 160 places et 14 à deux caisses offrant 110 places. Elles seront équipées de la climatisation, de prises électriques et du Wi-Fi. Les ZSSK en possèdent déjà 32 unités, livrées en deux lots, de 2010 à 2015 par ZOS Vrutky.

  • Strasbourg inaugure le tram frontalier

    Strasbourg inaugure le tram frontalier

    Le 28 avril a été officiellement inauguré le prolongement de la ligne D du tram de Strasbourg à Kehl. La ligne, mise en service le lendemain, est la 1re française à franchir les limites de l’Hexagone. L’extension de 2,7 km jusqu’à la gare de Kehl comportera à terme six nouvelles stations sur 3,9 km jusqu’à Kehl Rathaus.

  • Barreau TGV Roissy – Picardie : le projet redémarre

    Barreau TGV Roissy – Picardie : le projet redémarre

    En investissant 105,6 millions d’euros, soit plus d’un tiers du montant global, la région Hauts-de- France réveille le projet de barreau ferroviaire Roissy – Picardie. Grâce à ce nouveau tronçon de 6 km, qui sera mis en service pour 2024, des territoires jusqu’alors privés du réseau à grande vitesse vont pouvoir s’ouvrir aux lignes TGV et le sud des Hauts-de-France disposera d’un nouvel accès à l’Île-de- France.

    Concrètement, avec le barreau, les usagers pourront rejoindre sans correspondance la gare d’Aéroport-Charles-de- Gaulle-2-TGV depuis les agglomérations de Chantilly, Creil, Pont- Sainte-Maxence, Clermont, Compiègne et Amiens. Le temps de trajet sera également fortement amélioré : 22 min en train contre 31 min en voiture, 45 min en ligne routière régionale, et même 1 heure 10 en transports en commun franciliens. De plus, le réseau TER profitera de ce nouveau barreau ferroviaire : 17 nouveaux AR quotidiens Compiègne – Roissy et neuf AR Creil – Roissy seront mis en service. Par ailleurs, avec le soutien financier de la région, les TGV arriveront enfin en gare d’Amiens et deux AR quotidiens Amiens – Strasbourg et Amiens – Marseille seront proposés.

  • Un réseau bien élagué en 2016

    Un réseau bien élagué en 2016

    En 2016, le CA de SNCF Réseau a procédé à la fermeture de plusieurs sections de lignes du Réseau ferré national au cours de cinq séances, pour un total de 145 km. Ont été concernées :

    • le 9 mars, les ligne 099000 Metz – Château-Salins entre les Km 18,780 et 29 (Louvigny – Secourt) ; 100000 Nouvel-Avricourt – Bénestroff entre les Km 21,273 et 34,534 (Dieuze – Bénestroff) ; 220000 Valleroy – Villerupt-Micheville entre les Km 339,800 et 367,809 (Tucquegnieux – Villerupt) ; 907000 Saint-Rambertd’Albon – Rives entre les Km 21,990 et 49,800 (Beaurepaire – Izeaux) ;

    • le 28 avril, la ligne 203000 Longwy – Villerupt entre les Km 243,650 et 247,160 (Longwy – Saulnes) ;

    • le 22 juin, les lignes 357000 Dieppe – Fécamp entre les Km 40,857 et 70,650 (Saint-Vaast- Bosville – Fécamp) ; 366536 raccordement maritime voie du Homet entre les Km 0,000 et 4,400 (Cherbourg-Octeville – Équeurdreville- Hainneville) ; 789000 La Ferté-Hauterive – Gannat entre les Km 342,450 et 343,430 (Saint- Pourçain-sur-Sioule) ;

    • le 19 octobre, la ligne 064000 Saint-Léonard – Fraize entre les Km 0,088 et 0,344 (Saint-Léonard) ;

    • le 20 décembre, les lignes 277100 raccordement de Saint-Sauveur entre les Km 0,540 et 1,040 (Lille) ; 73100 Sète – Montbazin-Gigean entre les Km 0,860 et 5,562 (Sète – Balaruc-les-Bains) ; 780000 – Saint-Étienne-Terrasse – SaintÉtienne- Pont-de-l’Âne entre les Km 0,470 et 2,155 (Saint-Étienne) ; 948000 Aubagne – La Barque-Fuveau entre les Km 0,620 et 17,398 (Aubagne – Valdonne).

    Les lignes 064000, 100000, 357000, 731000 et 90700 bénéficient du maintien des emprises de la voie dans le domaine public en vue de préserver la possibilité de mise en place ultérieure d’un système de transports.

  • Modélisme. Le réseau oublié de l’Afac

    Modélisme. Le réseau oublié de l’Afac

    Dans son numéro 26 26 de juillet 2013, Historail présentait dès sa couverture les réseaux modèles de l’Afac (Association française des amis des chemins de fer) : le réseau en H0 (1/87) et le réseau en 0 (1/43,5). Mais, en fait, un 3e réseau modèle existe dans les sous-sols de la gare de l’Est de Paris, auprès des deux autres réseaux, lui aussi ayant été construit et étant exploité par les membres de l’Afac : à savoir, une installation fort peu commune, en « Im » ; c’est-à-dire à l’échelle « I », le 1/32, et en écartement métrique. C’est ce réseau tout à fait original, une vraie pièce de musée en réalité, que nous vous présentons aujourd’hui.

    Ce réseau représente un chemin de fer secondaire, un tortillard comme on disait autrefois, et même encore jusque dans les années 1950-1960! Côté historique, ce réseau aurait été commencé en 1947, selon la tradition orale, à l’époque, de la « bande à Crevier ». L’éminent Edmond Duclos en faisait partie, et a laissé deux BV (bâtiments voyageurs) dans le style des CGB, les « Chemins de fer de grande banlieue », qui desservaient Paris et ses halles depuis nombre de points de départ en banlieue parisienne: Poissy, Pontoise, Saint-Germain, Versailles, etc. Le réseau des CGB a fermé en 1949. Il possédait même des voies interconnectées avec les grands réseaux. Les plans d’origine du réseau n’ont pas pu être retrouvés par les membres actuels de l’Afac. En revanche, Bernard Bonnet et William Boulley ont pu retracer et mettre à jour leurs propres dessins, ceux-ci permettant fort bien de découvrir les tracés des différents circuits de circulation et les plans des voies dans les gares et les embranchements. L’échelle est le 1/32, l’échelle « I » en terme normalisé des échelles des trains miniatures.

    Les voies sont alimentées en courant redressé et filtré de 10 à 20 volts, pôle « + » par rail central et pôle « – » (retour du courant de traction) par les deux rails de roulement en parallèle ; un peu à la manière des métros ou de la ligne à voie métrique du Petit Train jaune dans les Pyrénées ; avec quand même une différence: ces derniers ont un 3e rail qui est installé latéralement, alors qu’ici le 3e rail est central, posé dans l’axe de la voie. Ce rail central est d’ailleurs un petit fil de laiton, plus discret qu’un vrai rail. L’alimentation des trains est donc en courant continu d’une valeur moyenne de l’ordre de 15 volts.

    Actuellement, l’activité du réseau en « Im » est l’apanage de William Boulley qui en est devenu de facto le nouveau responsable. En effet, le responsable du réseau jusqu’à récemment, Michel Plion, est décédé. Robert Metron et Jean Gouault, autres membres actifs ces dernières années également. Et Daniel Bécoulet est reparti en son Territoire de Belfort il y a bien longtemps. Cela étant, William Boulley s’est toujours efforcé de présenter un convoi en rotation sur le réseau des voies métriques quand il est présent à l’Afac. Ceci n’a peut-être l’air de rien, mais la 030 Corpet de la Mayenne, qui fonctionne à présent de manière totalement fiable, a demandé pas mal de travail étalé sur 5 ans : réfection des boîtes d’essieu et des échancrures du châssis, fabrication de nouveaux axes d’essieu avec fraisage de méplats à leurs extrémités pour un emmanchement carré au milieu des roues, récupération d’une transmission Slatter’s et mise en place d’un moteur adéquat, ainsi que la confection d’une selle pour accoler le moteur à la cage de transmission, et réfection des poulies de contre-excentrique sur les manivelles de l’essieu 3 pour montrer au public la distribution Gooch, etc. Ce travail remarquable présente ainsi de beaux résultats que le public peut découvrir !

    L’Afac, William Boulley en tête, souhaite ainsi absolument poursuivre l’oeuvre de ses prédécesseurs et faire découvrir au public un « monde oublié », celui des tramways et des chemins de fer secondaires. Quant au trafic sur les lignes à voie normale, celui-ci est « momentanément interrompu »; selon la formule consacrée, parfois entendue sur certains quais de gare. Il y a du métrique (32 mm d’écartement des voies : du « Im » en abrégé) et de la voie normale (45 mm d’écartement), les voies étant par endroits construites à trois files de rails (avec de jolis appareils de voie).

     

    I La voie, les appareils de voie, les infrastructures I

    La voie est partout faite en rail léger à double champignon. Le ballast est en vraie pierre concassée ! La voie est insonorisée (à la différence du réseau

  • 53 Coradia Continental pour DB Regio

    53 Coradia Continental pour DB Regio

    Fin mars 2017, DB Regio a commandé à Alstom, pour un montant d’environ 300 millions d’euros, 53 automotrices électriques Coradia Continental, dont 26 à trois et cinq caisses pour une utilisation en Rhénanie-du-Nord- Westphalie et en Rhénanie-Palatinat et 27 à quatre caisses pour l’exploitation du réseau de S-Bahn de Nuremberg. Cette commande fait partie d’un contrat-cadre signé en 2012 entre DB Regio et Alstom pour la fourniture de 400 automotrices, dont 28 sont déjà en service, livrées à DB Regio en 2014 et utilisées en Rhénanie-du Nord-Palatinat.

  • « Iris-320 » : la vigie des LGV remise à neuf

    « Iris-320 » : la vigie des LGV remise à neuf

    Chargé de la surveillance technique des voies à grande vitesse, ce TGV très particulier a repris l’an dernier du service après avoir subi une opération mi-vie. C’est à bord d’une rame entièrement rénovée que nous vous invitons à prendre place.

    Pendant pratiquement une année, la rame Iris-320, de l’Infra, utilisée pour la surveillance des lignes à grande vitesse, était en opération de maintenance mi-vie. Cette cure de jouvence a été réalisée au technicentre SNCF de Lille-Hellemmes. Comme toutes les rames TGV, 20 ans c’est l’âge légal pour se refaire une santé. Cette rame tricourant mise en service commercial en 1995 entre la Belgique et la France n’a donc pas échappé à cette règle. Pourtant, déjà, en 2004, ce train avait été retiré du service voyageurs pour être affecté à l’Infra. Depuis maintenant 10 ans, ce TGV rebaptisé Iris-320, bardé de capteurs, caméras, divers instruments de mesures et rempli d’ordinateurs, scrute les moindres détails des voies à grande vitesse.

    Cette opération de maintenance d’envergure a consisté pendant 11 mois à réviser l’ensemble de la structure de ce train pour une remise à neuf y compris de la peinture et, accessoirement, des installations du personnel à bord, comme la cuisine et les chambres. Dans la foulée, les techniciens et ingénieurs en ont profité pour rénover une grande partie des systèmes de mesures.

    À noter tout de même que, pendant sa convalescence, la surveillance des lignes a pu être assurée grâce à une rame commerciale, renommée « Iris by TGV », équipée d’un certain nombre de systèmes de mesures.

    Depuis octobre 2016, l’Iris-320 a repris du service, flambant neuf dans sa livrée Vigirail il sillonne à nouveau le réseau LGV à la fréquence de quatre jours par semaine pour environ 120 000 km par an. Ce rythme permet à toutes les voies principales d’être contrôlées tous les 15 à 20 jours maximum.

    De l’extérieur, exception faite de la livrée, il est difficile de le distinguer d’un TGV classique hormis pour les plus observateurs, qui seront intrigués de voir les deux vigies qui sortent du toit et qui permettent l’inspection des caténaires et des pantographes. En revanche, à l’intérieur, c’est un véritable fleuron de technologie qui se trouve à bord, où les ordinateurs occupent une place prépondérante. Le 2 novembre 2016, c’est entre Paris et Le Mans que l’Iris-320 a effectué sa mission de contrôle. À son bord, quatre techniciens mais aussi des ingénieurs venus s’assurer du fonctionnement des nouvelles installations, sans oublier évidemment les deux conducteurs du pool essai.

  • Métro : les Chinois font main basse sur le marché

    Métro : les Chinois font main basse sur le marché

    D’après une étude réalisée par la société de consulting SCI Verkehr, spécialisée dans les transports, le marché du métro, en hausse constante, devrait connaître un tassement avec une progression de 1 à 2 % attendue en 2017 pour les constructeurs de matériel roulant. Un marché dominé par le chinois CRRC Corp. Ltd., qui s’approprie 57 % du total en nombre de caisses. Une montée en puissance due notamment à de nouveaux contrats aux États- Unis, en Inde, en Turquie, mais aussi en Afrique et au Moyen- Orient.