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RP236 : Sur la ligne des Rochersde- Naye, au poste de conduite d’une Bhe 4/8 (3e partie)
Parmi les lignes de Suisse exploitées par la célèbre compagnie du chemin de fer Montreux-Oberland-Bernois (MOB), celle des Rochers-de-Naye se distingue par une spectaculaire ascension au flanc de la montagne qui surplombe le lac Léman (lac de Genève). Cette ligne de 10,36 km, à voie unique et à l’écartement inhabituel de 800 mm, gravit des déclivités jusqu’à 220 ‰, grâce à une crémaillère de type Abt. Elle s’élève de la gare CFF-MOB de Montreux, à 395 m d’altitude, jusqu’au terminus des Rochersde- Naye, à 1 973 m, en traversant des paysages idylliques. Paradis des marmottes, lesdits Rochers culminent à 2 042 m, et offrent des échappées de vues superbes sur la région du Léman. C’est au poste de conduite d’une automotrice Bhe 4/8 que nous vous invitons à parcourir, au fil de cette vidéo, l’une des infrastructures ferroviaires les plus impressionnantes d’Europe. Ph. Hérissé

Le garde des voies de communication
Le garde des voies de communication, vigile des voies ferrées durant la Première Guerre mondiale
Qui est cet homme âgé, adossé à un poteau télégraphique qui semble si las et fatigué? On distingue au loin une locomotive et dans son sillage, de gros nuages de vapeur s’échappant dans le ciel. Cet environnement ferroviaire et le brassard qu’il porte au bras gauche sont autant d’indices qui nous renseignent sur sa fonction, il est garde des voies de communication, « GVC ». Il surveille tous les passages sensibles d’une ligne, protège les abords des gares, les passages à niveau mais aussi les tunnels, les ponts, les viaducs.
Le GVC est en général équipé d’un fusil à baïonnette, il s’agit probablement ici d’un fusil modèle 1874 dit Fusil Gras. Sa tenue pouvait varier selon la saison et en fonction des stocks de vêtements disponibles au dépôt militaire. C’est à partir de 1916- 1917, que l’uniforme bleu horizon composé d’une capote et d’un pantalon de même couleur se répand au sein de l’armée mais il n’est pas obligatoire pour le GVC. Autour de sa taille, apparaît un ceinturon qui retient une cartouchière, bravant les intempéries, il se protège de la pluie et du froid avec un képi à visière et une grosse écharpe.
Le voici donc représenté en pleine page sur la couverture de ce numéro spécial de La Baïonnette consacré aux GVC. L’hebdomadaire satirique est créé en janvier 1915 par Henri Maigrot, dit Henriot (1857-1933), illustrateur et ancien directeur du journal Le Charivari. Sur un ton caricatural, la publication ridiculisait l’ennemi pour soutenir le moral des Français en évoquant la guerre sous différents angles. Elle employa de nombreux illustrateurs et caricaturistes tels que Marcel Capy, Francisque Poulbot, Charles Léandre ou Albert Robida et souhaita garder, jusqu’à la cessation de sa parution en 1920, une orientation familiale et de bon ton.
À gauche, sous le titre La Baïonnette, on distingue la signature de l’auteur, Maurice Leroy. Ce dessinateur et graveur, ancien élève des Arts décoratifs, exposa au Salon des humoristes à partir de 1913. Il réalisa beaucoup de caricatures dans les journaux de la première moitié du XXe siècle et mit son coup de crayon au service de la publicité et du livre pour enfant. Si ses dates de naissance et de mort ne sont pas connues, il est en revanche certain que son activité professionnelle se concentra de 1913 à la fin des années 1950. Maurice Leroy a pu esquisser ce GVC en situation et reprendre le croquis en atelier pour l’achever en 1916 (date mentionnée sous sa signature).

La fin des rames tractées sur la ligne 4…
La dernière semaine de mars, c’est par une belle météo printanière que la ligne 4 a vu circuler les dernières rames tractées par les mythiques CC 72000/72100. En effet, face à l’arrivée massive des automoteurs modernes bimodes Coradia Liner, les jours étaient comptés pour les rames Corail.
Désormais, seuls subsistent, jusqu’au mois d’août, deux AR entre Paris et Culmont-Chalindrey la semaine et le dimanche (arrivée Paris-Est 7 h 39 du lundi au vendredi et 8 h 55 le dimanche ; départ Paris-Est 16 h 42 du lundi au vendredi et 18 h 12 du lundi au vendredi + dimanche). Les Paris – Belfort et Paris – Troyes sont maintenant couverts par les Coradia.
Le samedi 25 mars 2017, l’annonce d’une des dernières circulations commerciales opérée par la CC 72084, unique exemple de la série à avoir conservé sa robe d’origine, a rassemblé bon nombre de passionnés au bord de la ligne 4. Pas loin de 150, vidéastes ou photographes, ont été recensés entre Paris et Vesoul !

Paris-Gare-de-Lyon: le week-end où tout a basculé…
L’interruption totale du trafic à Paris-Lyon les 18 et 19 mars a permis la mise en service d’un PAI moderne en remplacement des postes I et II de la gare, datant des années 30. Cette opération, qui a nécessité cinq ans de préparation, est la première étape de l’installation de la commande centralisée du réseau de Paris-Sud-Est, située à Vigneux.
En 48 heures, les 18 et 19 mars 2017, la commande des postes d’aiguillage de l’une des plus importantes gares du réseau ferroviaire français a fait un bond technologique d’un siècle. Et pourtant, ils avaient fière allure, ces postes I et II de Paris-Lyon, abrités dans ce bâtiment dominant la gare au milieu des voies, juste au bout des quais.
C’est à l’issue d’un grand remodelage de la gare, en 1927, avec la construction de la nouvelle plateforme de départ de neuf voies supplémentaires 3 à 19 et le transfert de l’atelier du matériel du Charolais à Villeneuve, que sont construits ces postes, mis en service respectivement en juin 1933 pour le poste I (plate-forme des voies à lettres) et janvier 1934 pour le poste II (plate-forme des voies à chiffres).
Ils appartiennent à la famille des postes à combinateur mécanique et à barres d’itinéraires type Thomson-Houston. 29 postes de ce type ont été installés et le premier fut celui de Lyon-Perrache 2 en 1925, remplacé par un PRS (poste tout relais à transit souple) en 1952. L’ultime exemplaire encore en service après ce weekend est celui de Mâcon, de 1952 (120 itinéraires).
Le poste I disposait de 320 leviers et le poste II de 160. Chaque poignée servait à commander un itinéraire par l’intermédiaire de deux mouvements successifs : traction pour lancer la commande des aiguilles puis rotation pour permettre l’ouverture des signaux. On disposait ainsi de 400 itinéraires au poste I et 270 au poste II. Au cours de leur longue existence, ces postes n’auront eu qu’une seule grosse opération d’adaptation : entre 1947 et 1950, pour les travaux de reprise du plan de voies des gares de Lyon et Bercy dans le cadre de l’électrification. À ce moment-là, l’ensemble de ces postes constitue le plus grand poste à leviers d’itinéraire d’Europe. Ils résisteront à la création de la gare souterraine banlieue et même à l’arrivée du TGV en 1981. Il faut dire qu’à cette époque peu de gens croient en l’avenir du chemin de fer. Les travaux de cette première LGV tout comme les installations terminales se font dans le strict respect des deniers de l’entreprise et à moindre coût. Et le renouvellement des postes d’aiguillage, qui ont déjà 50 ans, ne fait pas partie du projet. Il n’en sera pas de même pour les autres gares parisiennes, qui auront toutes des postes modernes lors de l’arrivée des rames à grande vitesse.
Et, les années suivantes, l’intensité du trafic refroidit toutes les ardeurs. La gare pourra quand même se doter de deux voies supplémentaires (21 et 23) pour l’arrivée du TGV Méditerranée.
Cependant, tout en accomplissant chaque jour le travail pour lequel ils ont été construits, en acheminant correctement près de 1 000 trains quotidiens, les postes vieillissent inéluctablement. Et l’inquiétude grandit quant à la capacité à entretenir le coeur même de leur dispositif (la table d’enclenchement, les verrous, les tringles, les relais de 1950, le câblage en fils de coton), que ce soit du côté des compétences du personnel ou du côté des pièces. Chez les industriels spécialisés, il y a longtemps qu’on a changé d’époque. L’obsolescence guette les postes I et II. Ces postes sont aussi un handicap au développement du trafic de la

Ouverture exceptionnelle de la Petite Ceinture
La Ville de Paris poursuit son opération de « reconquête » de la Petite Ceinture à Paris. Les 1er et 2 avril dernier, neuf points répartis sur l’ensemble de l’ancienne ligne étaient ainsi ouverts au public, qui a pu descendre sur les voies. L’opération a été organisée avec des aménagements a minima en attendant que soient véritablement mises en place les conditions d’accès normales du public à commencer par celui à mobilité réduite.
Parmi les lieux ouverts, il a ainsi été possible de descendre dans la fosse de la gare de l’Avenue-de-Saint-Ouen grâce à un escalier provisoire installé par la mairie. Le public a pu découvrir ce lieu emblématique du quartier avec ses quais et sa gare devenue depuis fin avril un nouvel espace culturel. D’autres opérations portes ouvertes devraient suivre avant l’été.

Les rames d’OrlyVal rénovées
Les huit rames d’OrlyVal entrent en phase de rénovation. Mises en service il y a un peu plus de 25 ans, les voitures, qui se sont dégradées au fil du temps, ont besoin d’être rafraîchies et modernisées pour répondre aux normes actuelles de l’exploitation. L’opération, réalisée à l’atelier de Wissous par la RATP en collaboration avec l’entreprise Safra d’Albi, s’étalera sur deux ans.
Un nouvel aménagement des espaces intérieurs permettra un meilleur accueil du public tandis que les équipements techniques seront modernisés. La vidéo sera installée dans les voitures et une nouvelle livrée sera mise en peinture à l’atelier du métro de Fontenay. La première rame de présérie n° 7 (rénovée à Albi) est désormais mise en ligne tandis que la n° 4 est entrée en rénovation.

Essais de BB 75400 sur la desserte de Digoin
La desserte de Digoin au départ de Gevrey consiste à y acheminer des coils en provenance de Belgique, ensuite chargés sur camions pour rallier l’usine de Gueugnon, où les tôles sont transformées pour l’industrie. À l’aller, le train achemine aussi des tombereaux vides servant à rapatrier les déchets issus de la transformation. Cette desserte quotidienne est assurée en UM de BB 69400, éventuellement en BB 60000, conduite par des CRML (conducteurs de manoeuvre et de lignes locales) du roulement 473 de Perrigny. Le train 481067 quitte Perrigny à 4 h 53 et arrive à Digoin à 7 h 32. Après manoeuvre et reprise de la rame du retour, le départ se fait à 8 h 38 pour une arrivée à Gevrey à 10 h 51.
Afin de disposer d’engins plus puissants que les BB 69400, notamment sur le parcours en rampe précédent Saint-Julien-Écuisses, des essais ont été organisés courant mars dernier avec des BB 75400. Ces dernières sont préférées aux 75000, car affichant 2 000 kW au lieu de 1 600 pour la première sous-série.
Ainsi, le vendredi 31 mars dernier, le 481067 a été pris en charge par la BB 75414, avec la 75061 en véhicule, prête à être remis en service en cas de nécessité, acheminant sans problème un train d’une masse remorquée de 2 062 t, soit 28 véhicules remorqués pour une longueur totale de 412 m.
À noter la présence des BB 69402, 69432, 69436 et 69496, elles aussi en véhicules, dans le but d’augmenter la masse du train, les 1 704 t de la rame commerciale n’étant pas assez significative pour les essais, puisque le but est d’acheminer 2 100 t avec une seule 75400. Trois arrêts ont eu lieu dans les 5 km précédents Saint-Julien-Écuisses, secteur le plus dur de la ligne avec un profil de 10 ‰, agrémenté de courbes et contre-courbes. La 75414 s’est acquittée de sa tâche sans problème, annonçant la fin des 69400, qui seront reversées à l’Infra, et des 60000 sur cette relation.

D’intéressantes et importantes évolutions pour Viia
Viia, filiale de SNCF Logistics, a procédé le 18 avril dernier au test d’un train circulant entre Moerdijk (Pays-Bas) et Valence (Espagne), le retour devant intervenir le 25 avril. Ce convoi était chargé de conteneurs frigorifiques, transportant des produits alimentaires, entre le Royaume- Uni, le Benelux et l’Espagne. Viia et son client Frigo Breda décideront ou non du lancement de la liaison avant l’été 2017. S’il se concrétise, l’acheminement de ce flux impliquera Captrain Netherland, Sibelit, DFCE (en France) et Comsa (25 % à SNCF Logistics) en Espagne. Notons que Breda Frigo pourrait être le chaland principal mais que d’autres sociétés, avec d’autres types d’unités à transporter, seraient aussi impliquées.
Par ailleurs, Viia confirme le lancement de l’AF Calais – Orbassano en octobre prochain, ainsi que l’augmentation du format des trains de l’AFA (autoroute ferroviaire alpine). Ces derniers sont déjà passés de 11 à 12 wagons. Ils atteindront bientôt les 14 wagons, avec dans ce cas l’application d’une configuration push-pull pour les deux BB 36300 placées en tête et en queue de convoi, avec, à terme très probablement, télécommande via la liaison MUX équipant les rames AFA.
Un autre projet (trains de 750 m à 21 wagons) fait l’objet d’un travail en commun avec Trenitalia et nécessitera la mise en oeuvre d’une BB 36300 en tête et d’une UM en queue de convoi. SNCF Réseau est associé à ce projet. Viia fait également savoir son intérêt pour un nouveau terminal avec système Lohr en région lyonnaise, au plus près de l’intersection entre la ligne pour Grenoble/ Chambéry, le futur contournement de Lyon et le futur accès au Lyon – Turin. Il serait souhaitable que le dimensionnement de la nouvelle plateforme permette non seulement de traiter les flux France – Italie, mais aussi ceux concernant l’Espagne et le nord de l’Europe. Du reste, Viia évoque désormais ouvertement la mise en place d’une liaison entre Barcelone (avec un terminal dans ce port) et la Région parisienne (vraisemblablement du côté de Rungis) à l’horizon 2020.

Angers construit sa deuxième ligne de tram
Tout juste six ans après la mise en service de la première ligne de tramway, Angers Loire Métropole se lance dans la construction d’une seconde. Le projet d’agrandissement du réseau a été déclaré d’utilité publique le 20 février dernier et les travaux de voirie ont commencé quasiment tout de suite. Géographiquement, la ligne A, qui relie les stations Avrillé-Ardenne à La Roseraie, reprend un tracé nord – sud. La future ligne B aura une orientation ouest – est de Belle- Beille-Technopole à Monplaisir. Longue de 9,9 km, elle comprendra 19 stations (dont deux déjà existantes) et un nouveau pont franchissant la Maine.
Mais les projets ne s’arrêtent pas là car une troisième ligne sera créée : la C, qui reliera Belle-Beille- Technopole à la Roseraie. La ligne A, quant à elle, changera cependant en centre-ville et ne marquera plus les arrêts Place-Molière et Ralliement. La première de ces stations se retrouvera sur le tracé de la B et de la C et la seconde uniquement sur la ligne C. La ligne A desservira les nouvelles stations Saint-Serge-Université et Centre-des-Congrès, se trouvant également sur la C. Un quadrillage complexe qui permettra d’encercler le centre-ville et de mieux le desservir.
Le montant des travaux, évalué en 2014, s’élève à 245 millions d’euros ; 2,8 millions par rame Citadis, 24,5 millions par kilomètre de voie et 8 millions pour ériger le nouveau pont. La ville commandera à Alstom 18 nouvelles rames de 30 m de long, de même type que les premières, aptes à circuler indifféremment sur les autres lignes et minimisant les dépenses de maintenance. Le gros des travaux interviendra en 2019 et la mise en service est programmée fin 2022, la construction du pont, quant à elle, débutera l’an prochain.

Automatisation en vue du métro de Bruxelles
Systra aux côtés de Geste et Tractebel vient de remporter un contrat pour préparer la modernisation du métro de Bruxelles. Le marché, étalé sur six ans, porte sur la conception et la mise en service d’un nouveau système de marche automatique. Les lignes 1 et 5, les plus importantes du réseau, seront à terme équipées du CBTC tandis qu’un nouveau dépôt à la station Érasme sera créé. À terme, la future ligne 3 devrait elle aussi être automatisée.