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Montréjeau – Luchon : les travaux pour la réouverture
La ligne Montréjeau – Luchon, gérée depuis le 4 avril 2023 par la région Occitanie suite à son transfert depuis SNCF Réseau, est en pleine reconstruction depuis quelques mois.
La maîtrise d’oeuvre de la reconstruction de la ligne Montréjeau – Luchon (36 km) est confiée à Systra. Les travaux de la dépose de la voie, de l’enlèvement des installations des PN et de l’arasement des quais ont commencé en décembre 2023. Depuis la mi-juillet, les travaux principaux ont débuté. Ils concernent les 171 ouvrages (ouvrages d’art, hydrauliques ou en terre) qui jalonnent le parcours. Généralement bien conservés, ils sont remis en état. Des travaux d’étanchéité sont faits sur 19 ponts dont neuf ont fait l’objet de travaux de maçonnerie. Tous les garde-corps sont soit neufs soit réparés et mis aux normes. En sus, trois ouvrages sont remplacés dont celui du pontcanal de Lafforgue (Km 111,611). Les tabliers métalliques du pontcanal de Loures (Km 111,082), du pont du Calvaire (Km 116,330) et du pont de Cavergue (Km 132,712) sont remplacés par des tabliers en béton armé. Le pont-rail avec tablier métallique de Juzet (Km 138,889), à l’entrée de la gare de Luchon, bénéficie d’une reconstruction avec une ouverture portée à 5 m au lieu de 3,80 m. Le remblai de la Pique a son talus conforté par la réalisation de parois clouées (avec parement en béton projeté) sur le talus actuel à l’aval de la voie ferrée sur 50 m du Km 128,370 au Km 128,420. Une protection anti-affouillement de type bêche en enrochement en pied de paroi clouée est réalisée. La paroi rocheuse nord (du Km 125,935 au Km 125,950) et sud (du

L’infrastructure face aux intempéries
Les épisodes météorologiques se suivent avec deux caractéristiques : leur fréquence et leur violence. Les reportages sur les dégâts nous laissent sans voix. Le domaine ferroviaire n’échappe pas à ces événements. Les tempêtes Kirk et Leslie de ce mois d’octobre ont frappé en plusieurs endroits.
La tempête « Kirk » passe sur la France le 9 octobre avec 35 départements en vigilance orange pour pluie, inondations et vents violents. Les conséquences sont accentuées par des sols déjà saturés d’eau, des nappes phréa- tiques pleines et la stagnation de certains orages. Selon les experts de Météo France, les pluies extrêmes sont dues aux consé- quences des émissions de gaz à effet de serre. Pour un degré de réchauffement des mers et océans, il y a 7 % d’humidité en plus dans l’atmosphère.
Il y a jusqu’à 200 mm de pluie dans les Alpes-Maritimes avec « Kirk » en 48 heures et même jusqu’à 600 mm avec « Leslie » dans le Centre est. Dès le 8 octobre vers 18 h 30, un énorme trou est découvert dans le talus de la ligne reliant Givors à Saint-Étienne sur la commune de L’Horme suite à un affaissement de terrain. Les trains sont arrêtés. La reprise se fera sur une voie vers midi le lendemain. « Kirk » laisse des séquelles en plusieurs endroits avec principalement des arbres sur les voies ou les caténaires : entre Grenoble et Saint-André-le-Gaz, Brive et Ussel, Nexon et Saint-Yrieix, Pau et Olo- ron, Lozanne et Paray-le-Monial, à Roanne, entre Tassin et Sain-Bel.
Pour pallier le risque de trains arrê- tés en pleine voie avec des voya- geurs, des opérations préventives « Stop circulation » sont mises en œuvre sur: Saintes – Royan, Bayonne – Hendaye, Dax – Tarbes, Bayonne – Saint-Jean-Pied-de- Port, Nantes – Pornic/Saint-Gilles-

Marseille – Nice : Transdev arrive…
Depuis le 30 septembre, un nouvel opérateur ferroviaire circule sur le réseau ferré national. Filiale du groupe Transdev, TRSI (Transdev Rail Sud Inter-métropoles) exploitera pour le compte de la région Sud, Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’offre intervilles Marseille – Nice à partir du 29 juin 2025.
Une nouveauté majeure pour le marché conventionné des trains express régionaux commencera le 29 juin 2025 en Pro- vence-Alpes-Côte d’Azur. En rem- portant le marché d’exploitation des TER intervilles de Marseille à Nice, Transdev fait une entrée remarquée dans le secteur ferro- viaire national. Cette victoire est le fruit d’une évolution majeure du secteur orchestrée au plus haut niveau européen.
Depuis 1986, les TER de la région sont exploités dans le cadre d’une convention. À chaque fois, la SNCF est intégralement reconduite dans ses missions d’exploitant. Tout a changéen2016avecl’expiration de la convention liant la région à la SNCF, signée en 2007. Malgré d’intenses tractations, la région refuse de signer avec la SNCF une nouvelle convention. Il faut dire que sa relation avec la SNCF est alors houleuse: « Nous avons le plus mauvais réseau de France et des résultats catastrophiques », pointe alors Philippe Tabarot, le vice-président de la région chargé des transports. Pendant deux ans, le service est donc exploité sans cadre légal. Finalement, les deux parties trouvent un accord sur une nouvelle convention en jan- vier 2019. Arrivant à échéance fin 2023, le texte reconduit la SNCF comme exploitant unique sur toutes les lignes TER Paca.

Allemagne : jusqu’à 50 Vectron pour la nouvelle Rosco Green Mobility Partners
Green Mobility Partners (GMP), nouvelle société de location de locomotives basée à Vienne et dirigée par l’ancien PDG de la Rosco ELL, a signé le 18 octobre 2024 avec le constructeur Siemens Mobility un contratcadre pour la fourniture d’un maximum de 50 locomotives électriques Vectron MS (MultiSystèmes) aptes à 200 km/h. À cette occasion une première commande de huit Vectron MS, qui comprend également une assistance technique 24 heures sur 24, et leur maintenance prédictive et corrective, a également été passée. Ces Vectron, qui seront construites sur le site Siemens de Munich-Allach, sont destinées à être engagées en Europe centrale et orientale.

La deuxième ligne du tram de Tours en enquête publique
Du 23 septembre au 31 octobre, le projet de deuxième ligne de tramway et de BHNS de Tours a été soumis à l’enquête publique. Une étape décisive avant les travaux, qui confirme l’avancée du dossier. Longue de 12,5 km, la nouvelle infrastructure s’étendra de La Riche au nord-ouest à Chambray-lès-Tours au sud-est et sera en tronc commun avec la première ligne entre les stations Verdun et Liberté, au sud de la gare de Tours. Le réseau sera complété par une ligne de bus à haut niveau de service entre Saint-Pierre-des-Corps et Choiseul, également en correspondance avec les deux axes de tramway. Si le calendrier est respecté, la déclaration d’utilité publique pourrait intervenir courant 2025, suivie du début des travaux. La mise en service pourrait alors avoir lieu au premier trimestre 2028.

Italie : Bologne choisit des Urbos de CAF pour son futur réseau de tram
La ville de Bologne a signé avec CAF début octobre 2024 un contrat-cadre pour la fourniture d’un maximum de 72 tramways Urbos dont 12 en option, et a passé une première commande de 33, pour un montant de 130 millions d’euros comprenant également leur maintenance pendant quatre ans et la fourniture de pièces de rechange ainsi que de l’outillage nécessaire à leur entretien. À cinq sections, les Urbos pour Bologne, qui seront équipés du système OESS (On Board Energy Storage Systems) de stockage d’énergie développé par CAF leur permettant de circuler sur des sections de voie dépourvues de caténaires, auront une longueur de 35 m et une capacité totale 200 places. Un réseau de tramway de 57 km comportant quatre lignes, les rouge, jaune, verte, bleue, est en cours de construction à Bologne. La première, la ligne rouge, devrait ouvrir en 2026, et le réseau être achevé en 2030.

Orlyval : de nouvelles pistes
Depuis la mise en service de la ligne 14 à Orly, le métro automatique Orlyval qui relie l’aéroport au RER B a perdu une bonne part de sa clientèle. Pour l’heure aucune décision n’est prise quant à son avenir, d’autant que le coup le plus rude, la mise en service de la ligne 18 entre Orly et le RER B à Massy, n’interviendra qu’en 2028. En attendant, les élus des communes traversées continuent à faire pression auprès d’Île-de-France Mobilités pour obtenir un maintien de la ligne avec des stations supplémentaires. Désormais, c’est Aéroports de Paris qui fait entendre sa voix, souhaitant conserver tout ou partie de la ligne pour une desserte interne de l’aéroport. D’autant qu’Orlyval pourrait devenir l’une des nouvelles portes d’entrée sur la plateforme prévue dans le cadre du plan Orly 2035. Il s’agirait notamment de créer des parkings relais éloignés des aérogares et accessibles par le métro automatique. Reste la question clé, le coût. Le matériel est en fin de vie, tout comme le système de gestion des automatismes. Mais rien n’est simple dans ce dossier puisque Siemens a cessé la production du VAL au profit du Cityval incompatible, et qu’Alstom peine 14 ans après la signature du contrat, à mettre en service un remplaçant pour le réseau de Lille.

Le tramway TW 20 arrive (enfin) sur la ligne T 1
C’est une très bonne nouvelle pour les habitués de la ligne T 1 en région parisienne. Avec plus de 200 000 voyageurs par jour, leur tramway est souvent en surchauffe, d’autant que le matériel mis en service en 1992, et complété des rames du T 2 construites en 1995 et 1996, n’est plus du tout adapté. Le TFS 2 version Grenoble est aujourd’hui complètement déclassé avec ses portes centrales et ses plateformes étroites. Ce matériel n’en a plus pour très longtemps sur la ligne, alors que les premières rames de son remplaçant arrivent au site de maintenance et de remisage (SMR) de Villetaneuse. Déjà six trams de livrés début octobre, sur les 37 attendus en remplacement des 35 TFS. Le TW 20, son nom technique à la RATP, est identique au tramway de Nantes. Ce Citadis X 05 de deuxième génération dispose de six doubles portes et trois plateformes sur seulement cinq éléments, pour une longueur de 32 m. Comme à Nantes, la cabine de conduite est placée sur le boggie, libérant de plus vastes espaces intérieurs. Sa mise en service avec voyageurs intervient comme un cadeau juste avant Noël, dans la semaine du 9 décembre.

Les extensions du tramway de Dijon à l’étude
Mis en service en 2012, le tramway de Dijon est devenu un élément clef du réseau de transport. À tel point qu’une campagne de travaux a été lancée cet été et se poursuivra jusqu’en 2025 pour en augmenter la capacité. Cette réussite pose logiquement la question du prolongement de ce réseau à trois branches qui filent, depuis la gare, vers le sud, le nord et l’est. Depuis le terminus de Chenôve, le T 2 pourrait poursuivre plus au sud pour s’enfoncer davantage dans le coeur de la commune, tandis qu’on évoque également une extension du T 1 vers Chevigny- Saint-Sauveur. Afin de trancher sur le mode retenu, bus à haut niveau de service (BHNS) ou tramway, le groupe Egis vient d’être désigné pour réaliser les études concernant les extensions du réseau de transport et les résultats pourraient être connus dans les prochains mois. Reste que les coûts de construction, de 20 à 25 millions d’euros du kilomètre, auront également un impact sur la décision finale

Ça coince pour les TER Marseille – Aix
La liaison des TER Marseille – Aix est fortement perturbée depuis le 30 septembre et elle le restera jusqu’au 13 décembre. Durant la semaine, il n’y a aucun train entre 8 h 55 et 14 h 45, les circulations ferroviaires étant remplacées par des liaisons routières. C’est une vraie gêne pour les voyageurs même si les horaires des interruptions de trafic évitent soigneusement les pointes du matin et du soir. En cause, des travaux réalisés au niveau de Septèmes-les-Vallons pour sécuriser l’infrastructure. Des grillages de protection ont été installés sur deux sites, aux alentours des tunnels de Peragallo et des Patrons, exposés aux risques de chutes de blocs de pierre. Les travaux réalisés par SNCF Réseau devraient permettre de fiabiliser les circulations et réduire les retards sur le réseau TER.