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Le Grand Est et les Hauts-de-France avancent sur les SERM
On en parle beaucoup et pourtant, le dossier des SERM ne donne pas l’impression de progresser énormément. Deux régions ont cependant des projets assez aboutis qui pourraient leur permettre une mise en oeuvre plus rapide. Du côté du Grand Est, on planche sur quatre réseaux dont deux sont déjà labellisés, le couloir Lorraine – Luxembourg et les circulations Mulhouse – Bâle, des liaisons transfrontalières. Ces deux SERM pourraient entrer en service dès 2026. S’y ajoutent le SERM autour de Reims et bien sûr celui de Strasbourg, le premier déjà engagé. De leur côté, les Hauts-de-France avancent aussi à grands pas. Du 19 septembre au 30 octobre, la région a invité les habitants à se prononcer sur les liaisons envisagées. Depuis Lille, le réseau partirait en étoile vers Hazebrouck, Béthune, Lens, Douai, Valenciennes et Courtrai (Belgique), desservis de 5 à 10 min à la pointe. D’autres villes comme Hirson, Saint-Quentin, Calais, Dunkerque ou Amiens auraient un train toutes les 15 à 30 min. En complément, une nouvelle ligne serait créée entre Lille, l’aéroport de Lesquin et Hénin-Beaumont tandis qu’une nouvelle gare serait établie entre Lille-Europe et Lille-Flandres. Ce schéma, établi avec la Société des grands projets, devrait se mettre en place progressivement dès 2026 et jusqu’en 2040.

Rouen débloque un million d’euros pour la LNPN
Décidément, la guerre est déclarée entre les régions Îlede- France et Normandie sur la Ligne nouvelle Paris – Normandie. Après le désengagement assumé des élus de la région capitale, la Normandie est plus que jamais décidée à se battre jusqu’au bout pour défendre la nouvelle infrastructure. Pour preuve, la métropole de Rouen qui vient de s’engager sur une enveloppe d’un million d’euros afin d’engager la phase 3 des études, nous apprend le quotidien Paris Normandie. L’objectif avoué est d’accélérer sur le dossier pour éviter « un enterrement de première classe » pour cause d’inaction. La LNPN vise à créer de nouvelles sections entre Nanterre et Mantes-la-Jolie (celle refusée par l’Île-de-France) et de Rouen (avec la réalisation d’une nouvelle gare rive gauche) à Barentin avec une traversée sous-fluviale. Le million voté vient boucler les 26 millions d’euros nécessaires aux études préliminaires à l’enquête publique.

RP 326 : LA 141 R 1187 DE LA CITÉ DU TRAIN
Aux côtés de ses salariés, la Cité du train de Mulhouse peut compter sur une équipe de bénévoles passionnés. Depuis cette saison, ceux-ci proposent une nouvelle animation baptisée « Cabines Expériences » permettant à une poignée de visiteurs de monter à bord de différentes locomotives de la collection le temps d’une visite guidée. Parmi ces machines, la 141 R 1187 a été choisie pour évoquer la grande époque de la vapeur d’après-guerre. Issue d’une série de 1 340 machines fabriquées outre-Atlantique et ayant circulé sur l’ensemble du réseau ferré national, celle-ci présente la particularité d’avoir été convertie pour la chauffe au fuel. T. Pupier

INNOTRANS 2024 Les trains de demain
Pour cette 14e édition d’InnoTrans, à Berlin, côté matériel roulant, plus de 130 véhicules ferroviaires étaient exposés, dont des automotrices à batteries ou à hydrogène, des locomotives, des tramways à hydrogène, des véhicules autonomes, des engins de chantier, des wagons de fret et des bus.
InnoTrans 2024 bat tous les records
Au total, 2 940 exposants, nombre jamais atteint auparavant, et 59 pays participaient à cette 14e édition d’InnoTrans du 24 au 27 sep- tembre 2024. InnoTrans 2024, tourné vers l’in- telligence artificielle et la durabilité, a accueilli près de 170 000 visiteurs, soit 30 000 de plus qu’en 2022. Sur les 3,5 km de voies situées en extérieur, 133 véhicules ferroviaires étaient exposés. Voici un inventaire non exhaustif des principales nouveautés présentées en matière de matériel roulant.
Les automotrices Alstom présentait un tronçon de quatre véhi- cules de l’automotrice électrique 847 033-8 à grande capacité Coradia MaxTM pour la Basse- Saxe. L’autorité organisatrice de transports de l’État de Basse-Saxe LNVG (Landesnahverkehrs- gesellschaft Niedersachsen) avait sélectionné le 25 février 2021, après appel d’offres, Alstom pour la fourniture, pour 760 millions d’euros, de 34 automotrices électriques Coradia Stream HC (High Capacity), dénommées commercialement Coradia MaxTM, composées de deux éléments non motorisés encadrant deux éléments à un niveau non motorisés. Ces Cora- dia MaxTM, destinés à être utilisés par DB Regio sur le réseau EBN (Expresskreuz Bremen/ Niedersachsen), qui comprend les relations RE 1 Hanovre – Brême – Oldenburg – Norddeich Mole/Wilhelmshaven, RE 8 Hanovre – Bremer- haven et RE 9 Osnabrück – Brême – Bremer- haven sont construits sur le site Alstom allemand de Salzgitter. En raison de retards de livraison, dus entre autres à la situation internationale et à la crise sanitaire, seuls 10 seront disponibles en décembre 2024, et prioritairement engagés sur la RE 8, les 24 restants devant êtr

Les S-DT 8.16 de Stuttgart : une nouvelle génération se profile
Les transports publics de Stuttgart renouvelleront en 2026 les automotrices S-DT 8.4. Lancées en 1985, elles avaient atteint leur durée de vie technique et économique. L’ancien matériel fera ainsi place à une nouvelle génération, résolument moderne.
La Stuttgarter Straßenbahnen AG (SSB) exploite un réseau à voie normale comprenant 23 lignes pour une longueur totale de 239 km. Chaque année, la SSB transporte environ 180 millions de passagers avec 204 véhicules légers sur rail et 263 bus. Après la radiation des trois ZT 4 à crémaillère, la SSB poursuit le renouvellement de sa flotte de véhicules légers. Environ 16 mois après l’attribution du contrat à Stadler, la SSB dévoile le nouveau design de la prochaine génération de véhicules. La série de véhicules nouvellement développés en matière de technologie et de design porte la désignation de type S-DT 8.16, l’abréviation de Doppeltriebwagen pour « autorail double » type Stuttgart à huit essieux et correspondant à la 16e série. Ils feront leur apparition dans le centre-ville au printemps 2026 et remplaceront les véhicules de la première génération, les S-DT 8.4 construits entre 1985 et 1986. Au total, 40 rames sont commandées de manière ferme et une option est convenue avec Stadler Deutschland GmbH pour 30 véhicules supplémentaires qui remplaceront à leur tour les DT 8.S. D’ici fin 2028, les 40 nouvelles rames construites à l’usine berlinoise de Pankow seront toutes mises en service. À terme, la flotte de tramways de la SSB devrait compter environ 250 unités. La structure de base des futures

De NANTES à QUIMPER par la ligne de Bretagne sud
La ligne de Nantes à Quimper, longue de 254 km, bénéficie d’un tracé favorable avec de grandes courbes, des alignements et un nombre réduit d’ouvrages d’art. Son trafic fret a considérablement baissé au profit du transport de voyageurs de Paris vers Saint-Nazaire et Le Croisic dès 1990, et de Paris à Quimper via Redon et Rennes en 1993 grâce au TGV Atlantique. Les dessertes TER intrarégionales et interrégionales connaissent aujourd’hui un beau développement.
Longue de 254 km, cette artère implantée dans les dépar- tements de la Loire-Atlantique (Loire-Inférieure jusqu’en 1957), de l’Ille-et-Vilaine, du Morbihan et du Finistère, numérotée 515 jusqu’à Savenay, puis 470 au-delà au cata- logue du RFN, est partagée actuellement entre les régions SNCF de Nantes et de Rennes. De tout temps, elle a servi au transit de trois courants de trafics conjugués : • Paris – Nantes – Le Croisic s’échappant à Savenay ; • Paris – Nantes, puis Rennes – Redon – Lorient – Quimper ; • Nantes – Rennes via Redon. Sa triple fonction ne s’est pas démentie de nos jours, bien que l’accès depuis Paris aux villes de la Bretagne sud se fasse systématiquement par les TGV tracés par Rennes – Redon. Si le volume des transports fret qui l’empruntent s’est désa- grégé, elle joue un rôle prééminent pour les liaisons voya- geurs de Paris vers Saint-Nazaire, les stations de la Côte d’Amour et Le Croisic dès 1990, ainsi que celles de Paris à Quimper via Redon, Rennes en 1993 confiées aux TGV Atlan- tique, ainsi qu’aux dessertes TER intrarégionales et interré- gionales de Bretagne et des Pays de la Loire, fortement améliorées ces dernières années avec la régionalisation. Établie dans les terres, elle ne permet en aucun cas une vision sur l’océan Atlantique.

Le métro de Hambourg va être partiellement automatisé
La Hamburger Hochbahn, qui exploite le métro et qui vise sur certaines lignes un train toutes les 100 secondes, a commandé en juillet 2024 des rames de métro DT 6 semiautomatiques et automatiques. Alstom doit également équiper avec le CBTC la nouvelle ligne U 5 en cours de construction, et Siemens la ligne U 4 qui sera exploitée avec des DT 6.
Un métro dès 1912 En 1906, le Sénat de Hambourg attribue à Siemens & Halske et à AEG un contrat pour la construction de lignes de chemin de fer aériennes et souterraines. Le 7 octobre 1906 se déroule la cérémonie de lancement des travaux de construction de la ligne circulaire (Ring) Hamburg Hbf – Berliner Tor – Barmbeck – Kellinghusenstraße – Schlump – Landungsbrücken – Rathausmarkt – Hamburg Hbf et trois embranchements vers Elmsbüttel, vers Ohlsdorf et vers Rothenburgsort. Pour son exploitation, la société Hamburger Hochbahn AG est créée en 1911. Le premier tronçon entre les stations de Barmbeck et Rathausmarkt, renommée par la suite Rathaus (Mairie), est inauguré le 15 février 1912, Hambourg devenant ainsi la troisième ville allemande à disposer d’un réseau de métro, après celui de Berlin inauguré en 1902 et celui de Schöneberg mis en service en 1910 puis intégré à celui de Berlin en 1920 à l’occasion de la création du Grand Berlin. Le 29 juin 1912, le Ring est achevé ainsi que les trois embranchements. De 1918 à 1931, le réseau s’agrandit avec la construction des lignes Ohlsdorf – Ochsenzoll, Barmbeck – Ohlstedt et de la ligne KellJung. En raison des dégâts causés lors de la Seconde Guerre mondiale par les bombardements, l’exploitation du métro doit être temporairement suspendue au cours de l’été 1943. En 1948 l’ensemble du réseau est

AUTRICHE: Les Desiro ML au complet dans le Tyrol
Les 20 Desiro ML commandés en 2021 par les ÖBB à Siemens Mobility pour le Tyrol sont tous en service depuis juin 2024.
Des Desiro ML dès 2015
En 2010, les chemins de fer autrichiens ÖBB signent avec le constructeur allemand Siemens Mobility un contrat-cadre pour la fourniture d’au plus 200 automotrices électriques Desiro ML (Mainline) dénommées commercialement Cityjet. Dans le cadre de ce contrat, les ÖBB commandent, en plusieurs fois, 70 Desiro ML à trois caisses et à quatre portes par côté immatriculés dans la série 4744 (4744 001-070), destinés principalement aux relations régionales, et 130 à trois caisses à six portes par côté immatriculés dans la série 4746 (4746 001 à 130), et destinés aux relations de banlieue (S-Bahn). Les premiers Desiro ML entrent en service dès 2015. Dans le cadre du projet d’élimination de la traction diesel à l’horizon 2035, le Desiro ML 4746 049 est doté de batteries afin de réaliser des essais et désigné Cityjet eco.

La Rheintalbahn détournée par l’itinéraire alsacien Strasbourg – Lauterbourg
Du 9 au 30 août, la Rheintalbahn a fait l’objet d’une fermeture totale en raison de travaux d’ampleur menés à Rastatt, ce qui a conduit à des détournements de trains de marchandises notamment en France sur la ligne Strasbourg – Lauterbourg. En absorbant environ un quart du trafic fret de la rive droite du Rhin, l’artère alsacienne a connu cet été une activité internationale peu commune.
L’achèvement des travaux relatifs à la NBS Karlsruhe – Bâle entrepris par la DB qui intègrent une déviation des voies de la Rheintalbahn au niveau du noeud ferroviaire de Rastatt, sous forme d’un tunnel sous la ville de 4 270 m et la rivière la Murg débouchant côté nord à Ötigheim, suppose une coupure totale du trafic de cet axe international Nord – Sud du 9 au 30 août. À son ouverture à l’exploitation pour le service 2025, le tunnel pourra ainsi accueillir les ICE, TGV à 250 km/h au lieu de 110 en surface actuellement. Suite à la fermeture des voies de la Rheintalbahn, des mesures sont prises pour le trafic voyageurs à grande distance avec des transbordements par autobus des ICE de Berlin, Kiel, Hambourg, Cologne mais aussi Francfort-sur-le-Main vers Bâle, Zurich, Interlaken entre Karlsruhe ou Rastatt et Baden- Baden d’une à deux fréquences par heure, la gare de Rastatt étant desservie pendant les travaux du tunnel uniquement par l’itinéraire est via Ettlingen. La déviation des TGV Paris – Stuttgart – Munich et du train de nuit Paris – Vienne par Sarrebruck, Mannheim, est également prévue, tout comme la suppression du TGV 9580/9583 Francfort – Marseille. Par ailleurs la desserte par tramway de la ligne S 7 de la S-Bahn de Karlsruhe vers Achern est suspendue.

Les wagons de retour à Oxycentre après 16 ans d’absence
En matière de fret ferroviaire, il faut souvent faire preuve d’une grande pugnacité. Alors qu’une réelle volonté politique dans ce domaine peine à émerger, des chargeurs se retroussent les manches pour renouer avec le fer. C’est le cas du groupe Origin Steel dont les premiers wagons viennent d’être livrés en mai 2024 sur son ITE remise en état de Pont-du-Château. Gros plan sur cette belle réussite.
Comme nombre d’industriels, Oxycentre s’est vu priver unilatéralement en 2008 de sa des- serte ferroviaire. Un comble pour cette entreprise métallurgique qui s’était justement installée en 1991 à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme) au bord de la ligne SNCF reliant Clermont-Ferrand à Saint-Just- sur-Loire, au Km 11,841, afin de pouvoir recevoir via un embranchement particulier 7 000 t de plaques d’acier. Ces voies utilisées par le fret aux rails oxydés dor