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  • Lancement prochain du Shinkansen E5 nouvelle génération au Japon

    JR East, l’une des huit sociétés du groupe Japan Railways, qui dessert l’est et le nord-est de l’île de Honshu, va mettre en service le 5 mars prochain ses trois premiers trains à grande vitesse Hayabusa (faucon pèlerin en français) sur sa ligne dite Tohoku, longue de 674 km, entre Tokyo et Shin Aomori, dernière ville avant d’aborder l’île septentrionale de Hokkaido. Les Hayabusa, Shinkansen de nouvelle génération – série E5 – dont l’opérateur a au total commandé 59 rames de 10 voitures à Hitachi et à Kawasaki, sont plus luxueux et plus rapides que les séries antérieures : ils rouleront jusqu’à 300 km/h – voire 320 km/h à partir de 2013 – sur les parties les plus véloces du trajet, qui sera couvert en 3 heures 10 contre près de 4 heures actuellement.

  • La Floride renonce à la grande vitesse

    La Floride renonce à la grande vitesse

    Le gouverneur de Floride, le républicain Rick Scott, a informé le 16 février le secrétaire fédéral aux Transports, Ray LaHood, de la décision de l’Etat de « rejeter le projet de train à grande vitesse Orlando – Tampa du président Obama ». Le gouverneur justifie sa décision par sa volonté de réduire les impôts. Selon lui, le projet représenterait un poids supplémentaire pour les contribuables de Floride de 3 milliards de dollars. Le déficit d’exploitation pèserait encore sur l’Etat. Rick Scott juge la fréquentation estimée (3 millions de passagers par an), bien trop optimiste, puisque ce trafic est quasiment celui de l’Acela (3,2 millions de passagers par an), alors que ce train Boston – New York – Baltimore dessert un bassin de population 8 fois supérieur à celui d’Orlando – Tampa.

  • Ansaldo remporte la rénovation de Turin – Padoue

    Un consortium emmené par Ansaldo a remporté le contrat de signalisation de la ligne classique Turin – Padoue. Un contrat de 486  millions d’euros (part d’Ansaldo : 200 millions d’euros). La ligne Turin – Padoue est une part du corridor D, Lisbonne – Kiev, du réseau transeuropéen, qui requiert l’ERTMS niveau 2. Le contrat comprend la fourniture de deux postes de contrôle commande.

  • Le tunnel AVE sous Madrid totalement foré

    Le vendredi 11 février, a été donné sous Madrid le dernier coup de pioche : le gros œuvre du tunnel de 6,8 km entre les gares de Chamartin au nord et d’Atocha au sud est ainsi terminé. Longue de 7,3 km, la liaison aux standards européens (écartement, courant monophasé, signalisation) permettra de relier à 45 m sous terre les réseaux à grande vitesse du Sud (Séville), du Levant (Valence) et de Catalogne avec ceux du nord et du nord-ouest du pays (de San Sebastián à La Corogne). Les trains pourront passer ainsi directement sous la capitale, qui deviendra de la sorte également le point névralgique du nouveau maillage ibérique à grande vitesse. Un investissement de 206 millions d’euros (pour l’aménagement, la plate-forme et les voies) a été engagé sur ce projet.

  • Thales fournira le système de contrôle du métro de Panama

    A Panama, le consortium Alstom/Thales/CIM-TSO/Sofratesa a été sélectionné pour fournir le système de contrôle des trains de la première ligne de métro de la capitale. Thales en assurera la supervision et les télécommunications. Celle-ci, orientée nord-sud, d’une longueur de 13,7 km, dont 7,2 km en tunnel et 6,5 km de viaducs, sera jalonnée de 13 stations. Elle sera opérationnelle fin 2013.

  • Une erreur humaine cause le déraillement du KTX-II en Corée

    Une erreur humaine cause le déraillement du KTX-II en Corée

    Le 11 février dernier, un KTX qui assurait la liaison entre Séoul et Pusan, les deux plus grandes villes de Corée du Sud, a déraillé. C’est le premier accident de ce type depuis la mise en service du train à grande vitesse, en avril 2004. Ce déraillement de six voitures (sur dix) a eu lieu dans un tunnel, à vitesse réduite. Seul un passager a été légèrement blessé. Le trafic est resté interrompu pendant 29 heures.

    Le ministère des Transports, en charge de l’enquête, a pointé une cascade de négligences humaines. A l’origine du déraillement, une pièce mal fixée sur un aiguillage par l’équipe de maintenance, qui a ensuite omis de prévenir le centre de contrôle d’une réparation temporaire faite sur l’appareil de voie. « Si les réparateurs et le centre avaient correctement communiqué avant que le train n’entre dans le tunnel, cet accident aurait pu être prévenu », a conclu le ministère.

    Selon la Korail, l’exploitant du réseau, les agents mis en cause étaient des intérimaires, embauchés via des entreprises privées. La Korail a de plus en plus recours à ces travailleurs temporaires. Une pratique qui met en danger la sécurité des trains, a dénoncé le syndicat de l’entreprise.

    Le modèle qui a déraillé est un KTX-II : construit par le sud-coréen Hyundai Rotem, c’est le successeur du premier KTX, en fait un dérivé du TGV Réseau vendu par Alstom à la Corée du Sud en 1994. Depuis sa mise en service en mars 2010, le KTX-II a connu une douzaine de pannes. Ce nouvel accident pourrait donc nuire aux ambitions sud-coréennes en matière d’exportation de trains à grande vitesse, alors que Hyundai Rotem ambitionne de décrocher d’importants contrats en Californie et au Brésil.

  • Le ministre chinois des Chemins de fer accusé de corruption

    Le ministre chinois des Chemins de fer accusé de corruption

    Liu Zhijun, 58 ans, le ministre chinois des Chemins de fer, fait l’objet d’une enquête pour « violation disciplinaire », selon une dépêche du 12 février de l’agence officielle chinoise XinHua. L’agence cite une déclaration de la Commission centrale de contrôle de la discipline (CCCD) du Parti communiste chinois. Liu Zhijun, 58 ans, a été démis de ses fonctions de chef du parti du ministère. Il serait remplacé à ce poste par Sheng Guangzu, 62 ans, chef de l’administration générale des Douanes. Xinhua précise que Liu Zhijun est le dernier haut officiel à être le sujet d’une enquête dans la campagne de lutte contre la corruption en Chine. C’est sous la gouverne de cet ingénieur, en poste depuis 2003, que la Chine s’est ouverte aux technologies étrangères pour développer son réseau à grande vitesse. Ce réseau se monte, selon un bilan présenté en décembre 2010 par Liu Zhijun, à 7 531 kilomètres (lignes à très grande vitesse et lignes réservées aux voyageurs) et devrait quasiment doubler d’ici la fin 2012 , grâce à 120 milliards d’investissements.

  • La Stib veut automatiser le métro de Bruxelles

    En réponse à la croissance de la fréquentation, la Stib et la région de Bruxelles-Capitale lancent une série de grands projets parmi lesquels l’automatisation progressive du métro à partir de 2015, afin de doubler sa capacité et de répondre à la saturation du réseau. La Stib a le feu vert pour faire avancer le projet, en commençant par les lignes 1 et 5, où des portes palières seront installées, sur lesquelles le métro automatisé et le métro traditionnel coexisteront jusqu’en 2018. Ce changement permettra par ailleurs à la Stib de renouveler ses anciennes rames. Principal avantage attendu : réduire l’intervalle entre deux rames à 2 minutes, pour faire passer 30 métros par heure contre 20 actuellement. Le métro automatique offre en outre plus de régularité et permet, « en augmentant l’encadrement en station, d’accroître le confort et le sentiment de sécurité des voyageurs », souligne la Stib. Le coût du projet est estimé à 629 millions d’euros, matériel roulant compris.

  • 2011, l’année du Rhin-Rhône

    2011, l’année du Rhin-Rhône

    Si le Premier ministre a tenu à se rendre sur place, cela ne doit rien au hasard. Il cherchait l’événement lui permettant de mettre en lumière les perspectives du réseau à grande vitesse à venir, de louer « l’excellence française » en la matière, avec la volonté affirmée de faire fructifier « l’atout majeur dans la compétition internationale » légué par De Gaulle et Pompidou, précurseurs du programme TGV. Un événement, donc, destiné à célébrer l’infrastructure plus que l’exploitation, RFF plus que la SNCF. D’où cette soudure de dernier rail, aussi photogénique que symbolique. Avec cette ligne à grande vitesse qui, pour la première fois, va relier plusieurs régions sans passer par Paris. Une ligne à « très forte vocation européenne », susceptible d’ouvrir de nou- veaux horizons et de démontrer que les LGV sont « un formidable moyen de développement et d’aménagement du territoire ».

    Alors que, pour les prolongements promis de ce Rhin-Rhône, un certain mystère demeure quant aux financements, le Premier ministre sort sa carte des « grands projets », une bonne quinzaine à l’horizon 2020, du Lyon – Turin à la LGV Paca en passant par la LGV Paris – Clermont – Lyon, pour dédoubler le Paris – Lyon en passant par l’Auvergne, l’interconnexion par le sud de l’Île-de-France, affichée depuis des années comme une priorité, la LGV Paris-Normandie, en point d’orgue sur le dossier du Grand Paris… Certaines lignes sont promises à une mise en service plus proche, comme s’en réjouit François Fillon : « Si l’on ajoute à la ligne Bretagne-Pays de la Loire la ligne Tours – Bordeaux, la deuxième phase de la LGV Est et le contournement de Nîmes – Montpellier, cela va faire quatre lignes en construction pour une mise en service entre 2016 et 2017. C’est un effort sans précédent qui dit bien l’importance que le gouvernement attache au domaine ferroviaire. »

    Pour le reste, au-delà de l’ambitieuse carte que certains sceptiques qualifient de catalogue de projets qui ne se feront pas, « il faudra conduire des études sérieuses et trouver des financements », souligne le Premier ministre. Certes, le financement des études est devenu un exercice bien rodé. Tout comme leur multiplication, accompagnée d’ambitions affichées, susceptibles de mieux enterrer, en douceur, un projet. À ces égards, le Lyon – Turin, la LGV Paca, voire la branche sud du Rhin-Rhône, pourraient faire figure de cas d’école.

    Car le financement bien calé des projets est un exercice nettement plus délicat. Et de plus en plus. François Fillon l’affirme : « Dans l’état actuel des finances publiques, il est impératif que tous s’engagent pour mettre en œuvre des projets de cette envergure. L’État ne palliera pas les défauts de financement, il ne le peut pas. » De quoi renvoyer la balle aux collectivités, en particulier régionales, incitées à se référer de plus en plus généreusement à la « jurisprudence » TGV Est, première ligne à grande vitesse pour laquelle les collectivités ont joué un rôle financier moteur.

    Si la carte des lignes à venir est établie, François Fillon précise : « Nous devons hiérarchiser les projets. Et nous devrons impérativement évaluer chacun d’entre eux avant de l’engager. » Ce qui laisse à penser qu’au-delà des quatre déjà placés dans les starting-blocks, la concurrence sera sans doute sévère pour passer des rêves et des études à la réalité de mises en service d’ambitieuses lignes nouvelles. Cela d’autant plus que, sur le marché de la grande vitesse, le poids des péages rend chaque année plus délicate l’équation économique du « modèle TGV ». Et que la remise en bon état d’un réseau existant trop longtemps et délaissé est désormais affichée comme priorité absolue. Nécessitant, là aussi, de mettre chaque année davantage la main au portefeuille.
     

     

    L’étoile va se faire attendre

    La visite de François Fillon, avec une brochette de ministres, au premier rang desquels Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani, suscitait tous les espoirs. Elle a débouché sur une certaine frustration chez les élus alsaciens, bourguignons et franc-comtois concernés par les prolongements à venir de la ligne Rhin-Rhône. L’Est républicain résume le sentiment général sous le titre : Franche-Comté : LGV, Fillon parle… et déçoit. Et ironise même : « Caramba… encore raté. »

    Conçue comme une étoile à trois branches, la LGV garde tout son mystère quant à l’avenir de deux de ses branches, vers l’ouest et le sud, et des incertitudes quant à l’achèvement de la première. Car ce qui va être mis en service en décembre 2011, ce sont « seulement » 140 km de cette branche Est. Après cinq ans de génie civil et de pose d’équipements, pour un coût de 2,3 milliards, ils vont permettre de relier Villiers-les-Pots, à l’est de Dijon, à Petit-Croix, au sud-est de Belfort. Comme s’en est félicité François Fillon, Strasbourg ne sera plus qu’à 2 heures de Dijon, contre 3 heures 40 actuellement, et la nouvelle gare de Belfort-Montbéliard à 2 heures 15 de Paris.

    Manquent donc pour achever cette branche 15 km à l’ouest et 35 à l’est. Et la seule certitude, c’est que le chantier ne pourra pas être mené dans la continuité, ce qui était envisagé logiquement à l’origine. Une mission pilotée par Claude Liebermann, qui s’est déjà penché sur le contournement Nîmes – Montpellier, étudie le financement – estimé autour du milliard – et cela pourrait, au mieux, donner lieu à un lancement des travaux en 2012 pour une livraison en 2016-2017, selon RFF.

    Pour le reste, François Fillon n’a pu que constater que les branches ouest (de Dijon vers Paris) et sud (Dijon – Lyon) sont dans « des phases moins avancées ». Ajoutant : « Certains ont cru pouvoir en tirer argument pour dire qu’elles ne se feraient pas. Je vous le dis clairement : nous restons bien déterminés à faire avancer ces projets. Dès cette année, d’importantes étapes vont être franchies. » Ainsi, pour la branche ouest, la Commission nationale du débat public devrait être saisie avant la fin de l’année. Quant à la branche sud, « qui donnera au projet toute sa dimension européenne », des « études complémentaires » sont en cours, qui devront être finalisées avant l’été. Pour ces deux branches, 36 millions sont prévus pour les études.

    Pas d’annonce « spectaculaire » donc au programme pour ces lignes considérées comme des affaires à suivre. Du coup, les mauvaises langues ont avant tout lié cette visite du Premier ministre à la proximité des cantonales dans des secteurs susceptibles, lors des élections en mars, de basculer à gauche. Un événement juste pour la photo ? En décembre, 140 km seront mis en service à 320 km/h. Soit le tiers du projet global.
     

     

    Nouveau schéma national des infrastructures de transport

    Le ministère de l’Ecologie a présenté le 27 janvier une nouvelle version de l’avant-projet du schéma national des infrastructures de transport (Snit). Ce document, qui concerne tous les modes de transport, programme les investissements pour les 20 ou 30 années à venir, soit un montant de 166 milliards d’euros.

    Ce qui représente un recul par rapport à la précédente version (juillet dernier), qui prévoyait 170 milliards. Le ministère a expliqué à l’AFP que les projets de transports publics du Grand Paris ont été retirés de l’addition, tandis que certains projets de transports en commun en province ont été rajoutés, ce qui a modifié l’enveloppe.

    La répartition fait toutefois toujours la part belle aux transports publics, avec plus de 80 % des investissements, contre 7,8 % à la route, 9,7 % au transport fluvial, 1,8 % aux ports et 0,6 % à l’aérien. Les transports ferroviaires se taillent en particulier la part du lion (62,2 % du total).

    Il s’agit notamment de réaliser plus de 2 000 km de LGV d’ici à vingt ans. Parmi les projets ferroviaires, le nouveau document prolonge le TGV Paca (Marseille – Toulon – Nice) jusqu’à la frontière italienne et pose l’objectif de temps de parcours en 3 heures entre Paris et Brest et Paris et Quimper. Côté route, plusieurs axes du dernier programme autoroutier en date, celui de 2003, ont été définitivement enterrés, comme l’A24 (Amiens – Lille) ou l’A51 (Grenoble – Gap).
     
    Enfin, le document énumère la liste des 81 projets de transport en commun en site propre (TCSP) qui devraient bénéficier de l’aide de l’Etat. « Ce document de planification est utile. Mais il apparaît un peu simpliste : les députés ont voté la réalisation de 2 000 km supplémentaires de lignes ferroviaires à grande vitesse, et donc on a dessiné une carte avec ces lignes, sans préciser lesquelles sont les plus urgentes, ou du moins utiles, et avec quels moyens financiers on pourra les lancer », commente un porte-parole de TDIE. Cette association, qui rassemble des élus et des experts favorables à l’intermodalité, réclame un débat « sans tabou » sur les financements. D’autant que les collectivités locales, qui seront forcément invitées à mettre la main à la poche, voient leurs budgets se restreindre de plus en plus. Ce document est ouvert à la consultation publique jusqu’au 27 février et devrait faire l’objet d’un débat parlementaire. Le gouvernement espère qu’il sera adopté avant l’été.

  • TGV Rhin-Rhône, le prêt à porter du cadencement

    TGV Rhin-Rhône, le prêt à porter du cadencement

    La future desserte du Rhin-Rhône prend forme. La SNCF a présenté le 6 janvier les horaires de ce TGV qui doit relier à partir du 11 décembre prochain Dijon à Mulhouse. Il pourra rouler à 320 km/h sur cette ligne de 140 km entre Villers-les-Pots, côté Dijon, et Petit-Croix au nord de Belfort. Ils permettront aussi d’accélérer et d’augmenter l’offre notamment entre Strasbourg et Marseille, faisant de cette relation la plus importante offre TGV province – province avec des gains de 25 minutes à plus de 1h30.

    La grille horaire s’inscrit dans la trame présentée il y a un an, après concertation avec l’État, RFF et les régions Alsace, Franche-Comté, Bourgogne et Rhône-Alpes. Sa publication doit permettre aux autorités organisatrices des transports, c’est-à-dire aux régions pour les TER, aux départements pour les autocars et aux agglomérations pour les bus d’adapter les horaires pour favoriser des correspondances optimales.

    Pour la première fois, les horaires d’un nouveau TGV ne sont pas créés sur mesure mais choisis au sein d’un catalogue « prêt-à-porter » proposé par RFF dans le cadre du cadencement de l’ensemble du réseau qui sera mis en place le 11 décembre 2011, au moment du lancement du Rhin-Rhône, explique la SNCF. Et elle ajoute : « Ce projet de refonte globale des horaires TGV explique les modifications apportées aux horaires des trains sur les lignes existantes Paris – Dijon – Chalon-sur-Saône, Paris – Dijon – Lausanne/Berne et Metz – Dijon – Lyon – Méditerranée qui n’empruntent pas le nouveau tronçon à grande vitesse. »

    Pourtant, en regardant de près les grilles, le cadencement ne saute pas aux yeux. « L’offre est différente de ce qui se passe sur certaines relations qui proposent des départs à la même minute toutes les heures, voire toutes les demi-heures ou les quarts d’heure avec les mêmes dessertes intermédiaires. Le Rhin-Rhône, ce n’est pas un seul type de train mais plusieurs types de trains qui desservent des gares intermédiaires différentes. C’est une grande diversité de l’offre », explique Isabelle Rochais, chargée d’études dessertes et horaires à la direction SNCF TGV Rhin-Rhône. « Un client qui partira de Paris-Lyon pour aller à Zurich pourra prendre un train partant toujours à la même minute à des horaires répétitifs. Même chose pour la relation Mulhouse – Paris par exemple. En revanche, sur une gare intermédiaire comme Dijon, le cadencement est peu visible. »

    L’effet augmentation de l’offre devrait en revanche être marqué. Les relations Dijon – Mulhouse (qui n’existent pas en direct actuellement) ne proposeront pas moins de 11 liaisons quotidiennes. Autre exemple, « Paris – Zurich qui passe par le TGV Est va être basculé sur le Rhin-Rhône au départ de Paris-Lyon. La liaison a démarré avec trois allers-retours quotidiens, puis est passée à cinq. On va en ajouter un sixième », précise un porte-parole de la SNCF. Conséquence, Dijon devient un carrefour grâce à ses relations supplémentaires vers Paris, le Midi et l’Alsace, voire au-delà. Une extension vers Francfort est en discussion avec la Deutsche Bahn.

    Ailleurs, dans certains cas, des Corails seront remplacés par des TGV. Exemple : la relation Paris – Mulhouse, sept allers-retours quotidiens de TGV actuellement, est complétée par 4 Corail. Ces Corails seront transformés en TGV. « Ce qui ne veut pas dire qu’ils disparaîtront. Ils deviendront des trains d’équilibre du territoire et c’est l’État qui décidera de leur sort », ajoute la SNCF. Pas sûr toutefois que l’État, qui a participé au financement du TGV, maintienne aussi ces trains souvent déficitaires.

    Les tarifs seront présentés aux collectivités locales en juin, puis les réservations ouvertes le 11 octobre. Deux mois avant l’ouverture.