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Un projet de métro pour Riyad
Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite, qui compte quelque 6 millions d’habitants, projette de se doter d’un système de métro monorail dont le principe vient d’être arrêté, a déclaré le 18 janvier le gouverneur de la ville, le prince Salmane Ben Abdel Aziz. Le projet prévoit deux lignes totalisant 42 km et n’attend que le financement, a-t-il précisé devant la commission d’infrastructure de la ville, selon l’agence officielle Spa. En complément, un réseau de bus couvrant toute la ville est également au programme. Aucune précision n’a été donnée sur le coût de ce projet.
Thales fournira léquipement ERTMS embarqué de deux séries de locomotives en Slovaquie
Le 18 janvier, Thales a annoncé avoir été choisi par les ZSSK (chemins de fer slovaques) pour fournir dans un délai 17 mois l’équipement embarqué ETCS/ERTMS destiné à leurs locomotives des séries 350 et 362. Une fois équipées, ces locomotives fonctionneront à la fois en mode ETCS niveau 1 et en mode local de contrôle des trains.
De Lijn commande 13 trams Hermelijn de plus à Siemens
Le 19 janvier, Siemens Mobility a annoncé avoir reçu de la société de transports en commun de Flandre De Lijn une levée d’option portant sur 13 tramways à plancher bas du type Hermelijn pour le réseau d’Anvers. Cette option, qui doit être livrée d’octobre 2011 à avril 2012, se chiffre à environ 32 millions d’euros. De 1999 à 2007, 112 autres Hermelijn ont été livrés à De Lijn, qui transfère une partie de ce parc pendant l’été pour renforcer la desserte sur la célèbre ligne de la côte (La Panne – Knokke).
Jean Faussurier, directeur du projet Eole
Jean Faussurier 53 ans, ingénieur des TPE, HEC, est nommé directeur du projet Eole, piloté par Réseau Ferré de France. Arrivé à Réseau Ferré de France en 2000, Jean Faussurier était directeur délégué aux affaires européennes et internationales, et directeur du service d’animation stratégique. Auparavant, il avait été rattaché à la direction générale de la Concurrence de la Commission européenne. Jean Faussurier aura pour mission de conduire le projet de prolongement du RER E à l’ouest, pour lequel la Commission nationale du débat public (CNDP) a été saisie en décembre dernier.
Alstom poursuivi pour surfacturation à São Paulo
Le 8 janvier, selon le numéro de Challenges daté du 14 janvier, le ministère public brésilien aurait saisi la première chambre d’instruction des finances publiques de l’Etat de São Paulo du dossier des surfacturations du métro de la ville, dans lequel est impliqué Alstom. L’hebdomadaire précise que le 2 décembre, le tribunal des comptes de l’Etat de São Paulo a considéré qu’un contrat de 110 millions de dollars (76 millions d’euros) datant de 2005 était entaché d’irrégularités.
Chine : le vrai bond en avant
En inaugurant le 26 décembre sa ligne à grande vitesse Wuhan – Guangzhou, la Chine a fait un bond considérable. Certes, ce n’est pas comme on a pu le lire de-ci, de-là une ligne de 1 068 km mais de 922 km. Les meilleurs trains ne font pas du 350 km/h de moyenne mais du 313 km/h, et seulement deux trains sur une douzaine réalisent cette performance. De plus, même s’il faut admettre que c’est bien la première fois qu’une ligne de plus de 900 km est ouverte d’un coup, elle n’est pas la plus grande LGV au monde : si on additionne nos LGV hexagonales, on arrive à 1 059 km de Calais-Fréthun à Marseille. Bien ! Ces précisions méritent d’être apportées, et les Français de SNCF International ou d’Alstom le font volontiers. Mais une fois qu’on a ramené l’exploit à de plus justes proportions, et qu’on se penche sur les bons chiffres… on voit d’autant mieux qu’il s’agit d’un exploit. « C’est énorme ! », dit simplement Pierre-Louis Rochet. Ancien patron de Systra, de SNCF International, de Siemens Transportation Systems, aujourd’hui conseiller de Vossloh, entreprise qui a fourni les attaches de rails de la voie chinoise, Pierre-Louis Rochet est un des meilleurs connaisseurs des évolutions de la grande vitesse dans le monde, duquel la Revue générale des chemins de fer va publier prochainement une synthèse sur le sujet.
Revenons sur Calais – Marseille, dont les 1 067 km de gare à gare furent parcourus, le 26 mai 2001, d’un seul tenant, en 3 heures 29, par un TGV à la vitesse moyenne de 306 km/h. Ce record d’endurance est resté dans les mémoires ferroviaires sous le nom mirobolant d’opération Sardine. Or, ce que les Chinois font depuis le 26 décembre, c’est Sardine tous les jours, deux fois par jour. Un peu moins longtemps, mais un peu plus vite. Et en service commercial ! Il n’y a d’ailleurs pas de doute : selon les tableaux dressés par Pierre-Louis Rochet, la Chine fait maintenant la course en tête. Les 313 km/h de moyenne de gare à gare, sur 922 km, sont à comparer au record mondial, jusqu’à ce jour détenu par le TGV : 272 km/h entre Champagne TGV et Lorraine TGV, sur 168 km. Et la performance chinoise suppose que les rames font bel et bien sur certaines portions du 350 km/h en service commercial !
Deux types de rames assurent la nouvelle relation. Ce sont les CRH 2 (de technologie japonaise, dérivée des E2 de Kawasaki) et les CRH 3 (de technologie allemande, de la famille Velaro de Siemens). Mais ce sont seulement ces dernières qui assurent les temps de parcours records et qui relient les deux énormes agglomérations (chacune de plus de dix millions d’habitants) en 2 heures 58 pour les meilleurs trains, au lieu de 10 heures 30 précédemment. La prouesse chinoise est aussi une prouesse allemande. Les Chinois s’approprient naturellement le train qu’ils ont acheté, avec le transfert de technologie afférent. Cette technologie, la maîtrisent-ils ? C’est la grande question, sur laquelle les interprétations divergent. Un expert proche des milieux industriels français dit entendre tout et son contraire sur le sujet : pour les uns, les Chinois dépendent complètement de leurs fournisseurs, pour d’autres, ils sont en train de remporter leur pari technologique et de sauter en peu d’années toute une génération. Ce qui est sûr, c’est que dans la grande vitesse, à l’exception d’Alstom, les grands constructeurs ont décidé de parier sur la Chine et de s’en faire les partenaires durables. Pour des raisons diverses, explique ce même expert. Pour Siemens, le ferroviaire, qui ne représente que 3 % du chiffre d’affaires du groupe, n’est pas stratégique mais offre une vitrine prestigieuse. Bombardier, qui n’était pas présent dans la grande vitesse, n’avait rien à perdre, bien au contraire, à nouer un partenariat avec le ministère des Chemins de fer (MOR), afin de lancer son Zefiro promis à 380 km/h. Enfin, le marché chinois est le débouché naturel des industriels japonais. Dans ce concert, Alstom fait exception. D’abord, les ingénieurs d’Alstom ont eu le sentiment, même s’ils ne l’ont pas dit publiquement, de se faire piller toute une part de leur savoir-faire à l’occasion de la commande de 60 automotrices électriques remportée en 2004, les Chinois ayant demandé nombre d’études supplémentaires et varié les spécifications comme à loisir… Quoi qu’il en soit, Philippe Mellier, patron d’Alstom Transport, a dit publiquement il y a un an, le 2 janvier 2009, au New York Times, que le marché chinois se fermait graduellement, alors qu’on commençait « à voir des entreprises chinoises qui répondent à des offres dans le monde avec des locomotives chinoises dont la fabrication de certaines est basée sur des transferts de technologie ». Ce qui est sûr, c’est que le marché chinois de la grande vitesse, lui, s’est fermé en 2009 pour Alstom. Le MOR a commandé l’an dernier 80 Zefiro à la joint-venture chinoise de Bombardier, 140 rames à Kawasaki-Sifang, 140 rames à Siemens-Tangshan-Changhchun et rien à Alstom.
Alstom, avec la SNCF, a depuis des années arrêté une politique : pour garder un temps technologique d’avance, on ne transfère pas la toute dernière technologie mais la précédente. C’est par exemple ce qui a été fait en Corée pour le premier KTX. On comprend Alstom, qui avait un rôle de leader mondial à défendre et pour qui le ferroviaire représente près de la moitié du CA. Mais on peut se demander si c’est le bon choix. Cela n’a d’ailleurs pas empêché les Coréens d’assimiler très vite la technologie de la grande vitesse, qu’ils vont tenter de vendre prochainement au Brésil. S’agissant de la Chine, la crainte de Philippe Mellier est fondée. Mais ce n’est pas dans le seul marché des locomotives, c’est dans celui de la grande vitesse aussi que les Chinois répondent à des appels d’offres : deux ans après la mise en service de leur première LGV, Pékin – Tianjin, ils partent très fort sur la ligne à grande vitesse Médine – La Mecque, dont les offres doivent être remises avant la fin janvier. Certes, ils ont de vraies faiblesses : on n’est pas sûr, on l’a dit, qu’ils maîtrisent la technologie ; ils n’ont de toute façon aucun retour d’expérience. Mais on voit bien qu’on ne saurait sous-estimer la portée historique de l’événement Wuhan – Guangzhou.
François DUMONT
Angoulême enterre son tramway
Trop cher, des rues trop étroites. En Charente, la Communauté d’agglomération du Grand Angoulême (Comaga) a définitivement abandonné l’idée de construire un tramway. Cette piste faisait partie d’un appel d’offres lancé l’année dernière. Il concernait le choix d’un mode de transport en commun en site propre sur une ligne de quelque 5 km. L’alternative au tramway était le busway. Ce dernier est toujours dans la course. Les élus qui souhaitent avancer rapidement sur ce dossier ont lancé une nouvelle étude afin de retenir le moyen de transport le plus adapté et de déterminer la zone la plus à même de recevoir ce site propre. Il y a un an, les édiles avaient donné leur préférence pour l’axe Sillac – centre-ville d’Angoulême – gare SNCF et le quartier de Soyaux. Ce choix permettrait de désenclaver six lignes de bus actuellement bondées aux heures de pointe. Le tracé retenu sera dévoilé avant l’été prochain.
Nouveau calendrier pour Campinas – São Paulo – Rio
Selon un calendrier qu’on savait très optimiste, l’appel d’offres pour la LGV Rio – São Paulo – Campinas devait sortir en octobre 2009. Le 18 décembre, un schéma de principe a été mis en ligne et transmis pour avis au Tribunal de Contas da Union (l’équivalent de notre Conseil constitutionnel). Selon le nouveau calendrier présenté par Paulo Sergio dos Passos, secrétaire exécutif du ministère des Transports, l’avis d’appel public à concurrence sera publié le 3 février prochain, avec un délai de réponse de 90 jours. Le choix du consortium sera fait en juin, avec comme principal critère la plus faible demande de financement de la part de l’Etat, qui doit apporter 60 % de la facture. Les Brésiliens veulent signer avant l’élection présidentielle, qui aura lieu en octobre 2010. Les travaux devraient s’achever en 2015, pour une mise en service mi-2016, et non en 2014 comme initialement prévu. Les Français (Alstom et SNCF) n’ont pas encore pris la décision formelle de se présenter. Les Coréens et les Japonais sont très actifs sur ce dossier.
Egis et Systra maître duvre de Kénitra – Tanger
Officiellement, les Marocains n’ont a pas encore pris la décision. Mais à SNCF International, assistant au maître d’ouvrage, on confirme : Egis sera maître d’œuvre du tronçon nord de la LGV Kénitra – Tanger, et Systra maître d’œuvre de la partie sud. Pour le matériel, sans surprise non plus, Alstom devrait fournir 14 rames Duplex, dont 2 de réserve. Par contre, pour l’atelier, un appel d’offres international est lancé. Rappelons que le budget prévisionnel du projet est de 20 milliards de dirhams (1,8 milliard d’euros). Le contrat d’assistance à maîtrise d’ouvrage représente pour l’ensemble de la SNCF 69 millions d’euros. Il mobilise une vingtaine de personnes au Maroc, avec pour chef de mission André Leboucher (anciennement chez Systra), et une vingtaine en France, principalement d’Inexia. Pour le financement de l’ensemble du projet, rappelons que 1,3 milliard d’euros sont d’ores et déjà financés. Le Maroc doit donc apporter 500 millions d’euros. Reste à affiner le budget prévisionnel, ce qui permettra notamment de savoir si on reste dans le calendrier initial, qui prévoit la mise en service en 2015.
Un Alsacien en service à Shanghai
Le Translohr de Shanghai est entré en service ce 1er janvier. 15 stations sont réparties le long d’une ligne de tramway de 9,8 kilomètres, au sud-est de Shanghai. Une correspondance avec la ligne 2 du métro est possible à la station de Zhangjiang. La commande, signée en décembre 2007 par l’exploitant Pudong Modern Tramway, portait sur neuf rames de Translohr de trois caisses pour un montant de près de 20 millions d’euros.