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  • Une locomotive de manoeuvre totalement automatique

    Une locomotive de manoeuvre totalement automatique

    Durant l’année 2022, Alstom a réalisé des essais de conduite automatique d’une locomotive de manoeuvre au triage de Breda. Les résultats sont probants et conduisent le groupe à envisager la prochaine étape.

     

    La course au train automatique et autonome est lancée et tous les acteurs effectuent leurs expérimentations. Si la réalisation d’opérations de niveau GOA 2 et GOA 4 est entièrement maîtrisée dans le ferroviaire urbain, en particulier le métro, il n’en est pas de même pour le ferroviaire lourd, notamment pour la maîtrise d’opérations de niveau GOA 3 et GOA 4.

    Au cours de l’année 2022, Alstom a mené plusieurs campagnes d’essais sur le triage de Breda aux Pays-Bas en partenariat avec l’opérateur fret Lineas et le gestionnaire d’infrastructure néerlandais Prorail. Lineas a mis à disposition d’Alstom une locomotive diesel de la série 77, en l’occurrence, la 7776, d’ailleurs construite par Alstom dans l’usine de Valence (aujourd’hui détenue par Stadler). Cette machine a été équipée d’un système intelligent de détection et de reconnaissance des obstacles développé par la société Niart, filiale d’Elta (une société israélienne spécialisée dans l’informatique). Ce système comprend essentiellement des caméras vidéo de stéréovision, des radars et des algorithmes informatiques afin de pouvoir se localiser en permanence et adapter la conduite. Le système est en capacité de fonctionner par tous les temps, y compris les plus dégradés.

    *Lors des essais, la traction et le freinage étaient asservis aux commandes en GOA 4. Le manipulateur de traction a été inhibé durant les circulations en GOA 4.

     

     

  • Il fallait revoir VIERZON… 1re partie

    Il fallait revoir VIERZON… 1re partie

    Entre Sologne et Champagne berrichonne, au centre du Berry, Vierzon, un des tout premiers centres ferroviaires, toujours très actif, vient de voir s’engager de profondes modifications de ses infrastructures ferroviaires. Nous vous proposons un tour d’horizon complet de ce nœud ferroviaire du centre de la France en deux parties, des origines aux années 80 dans ce numéro et des années 90 aux projets en cours dans le prochain numéro.

     

    La création d’une ligne ferroviaire desservant Vierzon, souspréfecture du Cher, est décidée dès le vote de la loi du 11 juin 1842. Cette artère doit relier Paris au centre de la France via Bourges.

    Une seconde loi du 26 juillet 1844 indique que cet itinéraire doit être prolongé vers Limoges via Châteauroux, avec une jonction vers le Bec d’Allier (sur la commune du Guétin, en face du futur noeud de Saincaize).

    La Compagnie du Centre, en réalité faux nez de la Compagnie du Paris-Orléans, est désignée pour la construction et l’exploitation de ces sections.

    Après des difficultés pour le passage de l’Alouette, envisagée initialement en tranchée ouverte et finalement réalisée en tunnel de 1 239 m (1), compte tenu de la mauvaise qualité des sols, et de fortes crues de la Loire le 21 octobre 1846 endommageant le viaduc sur celle-ci à Orléans, la section Orléans – Vierzon – Bourges est inaugurée le 19 juillet 1847. Dès le 15 novembre 1847, c’est au tour de la section Vierzon – Châteauroux, amorce du prolongement vers Limoges, d’être inaugurée, celui de Bourges à Nevers l’étant quant à lui en 20 octobre 1850, toutes lignes intégrées au réseau du Paris – Orléans en 1852.

    L’industrieux bassin montluçonnais est de son côté raccordé sur la section Vierzon – Bourges à la bifurcation de Pont-Vert le 9 décembre 1861.

    Il faut attendre le 18 octobre 1869 pour mettre en service la ligne de Vierzon à Saint-Pierre-des-Corps (initialement à voie unique, puis mise à double voie de 1868 à 1907), et donner ainsi à Vierzon la configuration définitive de son étoile ferroviaire.

    À la croisée d’axes de première importance, entre le trafic radial Paris – Limoges – Toulouse et de la transversale Lyon – Nantes, au point de contact des flux voyageurs provenant à l’époque d’une grande partie du Massif central via Bort-les- Orgues, Eygurande-Merlines et Montluçon, du trafic marchandises provenant des centres houillers et industriels de Saint-Éloy-les-Mines/Commentry/Montluçon (2) empruntant la branche ouest du raccordement de Pont-Vert vers le triage, ainsi que de celui de Bourges, les activités ferroviaires de Vierzon croissent fortement

  • À Nantes, des Citadis nouvelle génération pour remplacer le plus vieux tram de France

    À Nantes, des Citadis nouvelle génération pour remplacer le plus vieux tram de France

    Pionnier du renouveau du tramway avec le TFS, Nantes est la première métropole dotée d’un Citadis de toute dernière génération. Des rames destinées à remplacer les anciens trams et à accompagner le développement du réseau.

     

    Le tramway a fait un retour remarqué à Nantes il y a plus de 38 ans. Depuis, toute une gamme de matériels a été déployée sur près d’une trentaine de réseaux. Il y en a (presque) pour tous les goûts, du TFS (Tramway français standard) jusqu’à l’Urbos de CAF, en passant par le Flexity Outlook, sans oublier bien sûr le Citadis d’Alstom qui est présent sur près de 90 % des réseaux. Réalisés en bientôt quatre décennies, les progrès en matière de confort et d’aménagement sautent aux yeux. Aujourd’hui vient le temps de renouveler les matériels les plus anciens, conçus à l’origine pour une durée de vie de 30 ans. Après Rouen qui remplace prématurément son TFS 2 pour des Citadis en 2012, c’est désormais le tour de Nantes avec son tramway mis en service en janvier 1985.

    Une très importante commande est passée à Alstom pour remplacer 46 rames de TFS et accompagner le développement du réseau : pas moins de 61 Citadis X 05 qui vont profondément modifier la physionomie du parc nantais.

    Si l’X 05 circule déjà à Nice, Caen ou encore en Île-de-France sur les lignes T 9 et bientôt T 10, c’est un tout autre matériel que découvriront les voyageurs en fin d’année. Ce tramway unique est avant tout destiné à Nantes où il fait l’objet de consultations auprès de ses futurs utilisateurs. Grâce à cette étroite collaboration, la métropole et l’exploitant, la TAN, vont répondre plus spécifiquement aux attentes du public.

    À l’usine d’Aytré située près de La Rochelle, Alstom commence l’assemblage des premières rames. Une centaine d’agents au total est affectée à la construction de ce matériel. Il faut six semaines pour sortir une rame complète, ce qui permet au site d’en produire 110 par an avec des équipes qui travaillent en 2 x 8.

  • Allemagne : National Express conforte ses positions dans la Ruhr

    Allemagne : National Express conforte ses positions dans la Ruhr

    Le britannique National Express a remporté mi-janvier l’appel d’offres pour l’exploitation de deux relations Rhein-Ruhr-Express auparavant exploitées par le néerlandais Abellio, le plaçant comme deuxième opérateur dans la Ruhr après DB Regio.

     

    Présent en Allemagne depuis décembre 2015

    Créé en 2014 pour répondre à des appels d’offres en Allemagne, National Express Holding GmbH est basé à Düsseldorf. La holding est une filiale à 100 % du groupe britannique de transports National Express Group PLC, qui a dans le passé exploité au Royaume-Uni les trains grandes lignes de la franchise Intercity East Coast du 9 décembre 2007 au 13 novembre 2009, et de 2000 à 2017 les trains de banlieue de la franchise London Tilbury & Southend renommée Essex Thameside le 8 novembre 2014. National Express Holding GmbH a créé en Allemagne deux filiales National Express Rail GmbH (NX Rail) basées à Cologne et National Express Südwest GmbH à Francfort- sur-le-Main.

    National Express avait remporté en février 2013 l’appel d’offres européen qu’avaient lancé les autorités organisatrices de transport de l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, des régions de Rhénanie NVR (Nahverkehr Rheinland), de Westphalie-Lippe NWL (Zweckverband Nahverkehr Westfalen- Lippe) et Rhin-Ruhr VRR (Verkehrsverbund Rhein-Ruhr) concernant l’exploitation des relations :

    • Rhein-Münsterland-Express RE 7 Rheine – Münster (Westfalen) – Hagen Hbf – Wuppertal Hbf – Cologne Hbf – Krefeld ;

    • Rhein-Wupper-Bahn RB 48 Wuppertal Oberbarmen – Cologne Hbf – Bonn Hbf – Bonn-Mehlem. Ce contrat d’une durée de 15 ans débutant le 13 décembre 2015 représente un volume annuel de 5,1 millions de km-trains par an. National Express avait alors commandé au constructeur Bombardier Transportation 35 automotrices électriques Talent 2, dont 10 à trois caisses et 25 à cinq caisses, aptes à 160 km/h.

    Les Talent 2 à trois caisses, numérotés dans la série 9442.1 (les 9442 151 à 160), ont une puissance de 2 020 kW, une capacité de 160 places dont six en 1re classe. Les Talent 2 à cinq caisses numérotés dans la série 9442.3 (les 9442 351 à 375) ont une puissance de 3 030 kW et une capacité de 255 places dont 12 de 1re classe.

  • Île-de-France : peut-être une nouvelle ligne S

    Île-de-France : peut-être une nouvelle ligne S

    Pour améliorer la qualité de service de la ligne D du RER, une étude préconise la création d’une ligne S, indépendante de la D, avec des trains directs Juvisy – Paris depuis Malesherbes ou Melun.

     

    L’idée s’est précisée fin 2022 avec la remise d’un rapport d’études d’un cabinet indépendant financé par cinq communes de l’Essonne (Soisy-sur-Seine, Étiolles, Ris-Orangis, Corbeil-Essonnes et Ballancourt) et Malesherbes dans le Loiret. Depuis le service horaire 2019, pour améliorer la qualité du service, trois branches du sud de la ligne D ont été « débranchées » au niveau de Corbeil-Essonnes : le littoral vers Melun, la vallée par Ris-Orangis et Malesherbes. Environ 15 000 voyageurs quotidiens doivent désormais prendre une correspondance à Corbeil, Viry- Châtillon ou Juvisy pour gagner Paris. Avec un allongement des temps de parcours non négligeable car ces correspondances annoncées rapides et quai à quai ont de réelles difficultés à être réalisées en qualité. Le point positif est l’introduction de rames neuves Regio 2N. Quant à la régularité de la ligne D (près de 700 000 voyageurs par jour), même si elle a progressé, elle n’était que de 88 % en 2021.

    Les élus, associations et voyageurs demandent le retour de trains sans changement pour Paris pour ces trois axes. Dans leur cahier des charges, le terminus à Paris-Lyon convient de même que l’absence de connexion au Grand Paris en gare du Vert-de-Maisons. Jusqu’à présent, l’exploitant a plutôt soutenu une impossibilité technique d’insertion de ces trains.

    Le cabinet SMA démontre dans une étude sérieuse que les trains directs Juvisy – Paris depuis Malesherbes ou Melun via la vallée sont réalisables. Avec un temps de parcours d’environ 31 min entre Corbeil- Essonnes et Paris. Indépendante de la ligne D, cette ligne baptisée S s’inspire de la ligne R avec des trains directs de Melun à Paris. La gare parisienne choisie est la gare de Paris-Lyon surface. Le Regio 2N est incompatible avec les quais de 92 cm de la gare souterraine et des gares intermédiaires depuis Juvisy.

  • Italie : des compagnies régionales modernisent leurs parcs d’automotrices

    Italie : des compagnies régionales modernisent leurs parcs d’automotrices

    Afin de moderniser et parfois verdir leurs parcs de matériel roulant, des opérateurs régionaux italiens ont publié certains appels d’offres pour de nouvelles automotrices, parfois à hydrogène. L’opérateur EAV utilise déjà depuis fin novembre 2022 des automotrices bimodes électrique-batteries.

     

    Nazionale di Ripresa e Resilienza [PNRR]), des fonds ont été alloués pour financer des projets de trains à hydrogène dans certaines régions italiennes, en particulier en Calabre et en Sardaigne. D’autres entreprises ferroviaires, comme EAV, FAL, modernisent leur matériel dans la perspective d’un accroissement du trafic voyageurs.

     

    Ente Autonomo Volturno

    Ente Autonomo Volturno (EAV) est créé en 1904. À l’origine, EAV exploitait une centrale hydroélectrique sur la rivière Volturno en Campanie. Lorsque les producteurs d’électricité sont nationalisés en 1962, EAV se tourne exclusivement vers l’exploitation de réseaux de transport en commun : bus, tramway, métro et funiculaire. En décembre 2012, EAV reprend les activités des compagnies Circumvesuviana, SEPSA (Società per l’Esercizio di Pubblici Servizi Anonima) et MetroCampania NordEst, qui exploitent des trains en Campanie. La holding Ente Autonomo Volturno s.r.l., opérateur ferroviaire et gestionnaire d’infrastructure dépendant du conseil régional de Campanie, exploite les réseaux :

    • Circumvesuviana électrifié en 1 500 V CC à voie de 950 mm comprenant les lignes Naples Porta Nolana – Nola – Baiano (38 km), Pomigliano d’Arco – Acerra (3 km), Naples Porta Nolana – Ottaviano – Sarno (38 km), Naples Porta Nolana – Scafati – Poggiomarino (35 km), Naples Porta Nolana – Torre Annunziata – Sorrente (26 km) et Naples Porta Nolana – San Giorgio a Cremano (8 km) ;

    • SEPSA à voie de 1 435 mm et électrifié en 3 000 V, comprenant les lignes Naples Montesanto – Pozzuoli – Bacoli – Torregaveta (20 km) et Naples Montesanto – Licola – Bacoli – Torregaveta (27 km) ;

    • MetroCampania avec voie de 1 435 mm comprenant les lignes Alifana Santa Maria Capua Vetere – Piedimonte Matese (42 km), Caudina Naples Centrale – Cancello – Benevento (47 km) électrifiée en 3 000 V CC, et Arlechino Naples Piscinola Scampia-Giugliano – Aversa Centre (10 km) électrifiée en 3 000 V.

  • Les trains pendulaires en Europe et dans le monde

    Les trains pendulaires en Europe et dans le monde

    En 2023, des automotrices à pendulation active circulent dans 12 pays d’Europe à des vitesses supérieures à celles des trains conventionnels sur des lignes classiques. Toutefois le parc d’automotrices pendulaires, majoritairement construites par Fiat Ferroviara, est assez âgé. À l’exception d’une commande récente de l’Amtrak à Alstom, aucun programme d’acquisition de nouveau matériel pendulaire n’est lancé.

     

    Lorsqu’un train circule en courbe à grande vitesse, les passagers ainsi que le matériel subissent une force centrifuge proportionnelle au carré de la vitesse et inversement proportionnelle au rayon de courbure, qui si elle est trop élevée peut endommager l’infrastructure, voire faire dérailler le train. L’une des solutions et d’incliner la voie. La différence de hauteur entre les deux rails correspond au dévers, qui permet de diminuer la force centrifuge. Les trains pendulaires sont conçus pour contrer cette force centrifuge en inclinant les voitures vers l’intérieur de la courbe, sans toutefois modifier les efforts sur la voie. Le train peut être construit de telle sorte que les forces d’inertie provoquent l’inclinaison (pendulation passive), ou il peut être équipé avec un mécanisme (pendulation active), qui provoque l’inclinaison des caisses. Le système Tiltronix développé par le constructeur Fiat Ferroviara, qui a été racheté par Alstom en 2001, fonctionne avec des capteurs comportant des gyroscopes, fournissant un signal proportionnel à la vitesse de rotation du bogie autour de son axe longitudinal, et des accéléromètres mesurant l’accélération transversale, qui transmettent le mouvement de la voiture à l’ordinateur du train. Celui-ci calcule en quelques millisecondes l’angle d’inclinaison nécessaire de la caisse pour franchir la courbe, et commande les vérins qui inclinent les caisses des voitures. Pour un train à pendulation passive avec une inclinaison maximale des caisses de 3,5°, les vitesses maximales sont supérieures de 11,4 % pour un dévers de 160 mm et de 14 % pour un dévers de 100 mm. Pour un train à pendulation active avec une inclinaison maximale des caisses de 8°, avec une insuffisance de dévers de 300 mm, la vitesse maximale admissible est supérieure de 21,8 % pour un dévers de 160 mm et de 26,5 % pour un dévers de 100 mm. Cette technologie permet l’augmentation des vitesses commerciales des trains (1), des capacités des lignes d’environ 25 %, avec des coûts de travaux de modernisation de l’infrastructure, comme entre autres le renforcement de la voie et de l’alimentation électrique, parfois la modification de la signalisation et l’installation de balises, et l’allongement des distances d’annonce des passages à niveau, bien inférieurs à la construction de lignes nouvelles. Le lissage des vitesses permet aussi des économies d’énergie diminuant le nombre de freinages et de reprises de vitesse au franchissement de certaines courbes. En 2023, les pays suivants voient circuler des trains à pendulation active.

  • Suisse : du nouveau sur la WSB

    Suisse : du nouveau sur la WSB

    Dans le canton d’Aargau en Suisse, trois générations de véhicules différents empruntent la ligne du Wynental et de la Suhrentalbahn (WSB). Le matériel le plus ancien doit être remplacé à partir de 2026 tandis que d’autres véhicules sont actuellement modernisés.

    La Wynental und Suhrentalbahn est une ligne de 32,2 km à écartement métrique, la S 14 selon la nomenclature de son opérateur Aargau Verkehr (AVA), elle dessert Aarau – Menziken (Wynental) et Aarau – Schöftland (Suhrentalbahn).

    Depuis la fin de l’été dernier la compagnie investit dans le confort des passagers et renouvelle une série phare de la ligne : les rames ABe 4/8 de 1993 construites au nombre de 12 par le consortium SWA/SIG/ABB. Ainsi actualisé, le premier véhicule (n° 39) circule à nouveau depuis ce mois de janvier. Une fois rénovés dans les ateliers de Schöftland les véhicules devraient encore être opérationnels au moins jusqu’en 2033 pour le WSB. Outre la partie technique entièrement révisée, l’habitacle répond désormais aux normes lumineuses et conviviales des jeunes générations de véhicules d’Aargau Verkehr. Des aménagements sont réalisés : installation de leds et de nouvelles housses de siège aux motifs textiles d’AVA. Les moquettes sont remplacées par des revêtements de sol clairs plus adaptés au déplacement des personnes en situation de handicap. Notons la suppression des poteaux centraux au niveau des portes passagers pour une meilleure entrée et sortie des fauteuils roulants, des poussettes ou encore des vélos.

    Extérieurement, les voitures revêtiront le bleu foncé et le blanc d’Aargau Verkehr. Il en sera de même pour les cinq nouvelles automotrices Saphir II Abe 4/8 commandées auprès de Stadler Rail en janvier dernier. Pour le constructeur c’est un rachat d’une option du contrat d’approvisionnement existant de 2016 pour la flotte Saphir qui s’élève à 39,5 millions de francs suisses (environ 39,9 millions d’euros). Les voitures seront construites dans l’usine mère de Stadler à Bussnang.

  • Le TGV M en essais à Velim Le TGV

    Le TGV M en essais à Velim Le TGV

    Le TGV M a entamé une longue série d’essais en vue de sa mise en service commercial en décembre 2024. Une étape importante a été franchie fin 2022 à Velim lors des marches en autonomie à 200 km/h de la rame PS 1 du TGV modulaire.

     

    Une phase importante du projet TGV M lancé en 2015 se concrétise en fin d’année 2022 avec l’arrivée de la rame de présérie n° 1 à Velim : le TGV M peut enfin rouler de façon autonome jusqu’à 200 km/h. C’est un pas important dans le processus qui doit mener à l’exploitation commerciale.

    En juin 2022, les deux premières motrices construites à l’usine Alstom de Belfort rejoignent le site d’Aytré près de La Rochelle où sont fabriquées les voitures pour la première mise en rame. La présentation officielle a lieu le 9 septembre (voir Rail Passion n° 301). Des essais statiques et jusqu’à 30 km/h se déroulent à Aytré. Puis fin novembre, la rame est acheminée jusqu’à Velim, le centre d’essai ferroviaire européen, situé en République tchèque, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de la capitale, Prague.

    Mi-décembre, sans perdre de temps, c’est le début des essais dynamiques pour cette rame PS 1 dans sa livrée toute blanche, portant le numéro (non définitif ) 996 et composée de deux motrices encadrant sept voitures à deux niveaux. La rame est totalement vide de tout aménagement. Le poids des sièges, cloisons et habillages est simulé par des blocs de fonte. Par contre, c’est un vrai laboratoire roulant qui enregistre les paramètres en temps réel au travers d’une forêt de câbles et d’ordinateurs.

    Les essais ont lieu sur la voie électrifiée de l’anneau de Velim long d’environ 14 km. Durant plusieurs mois, la rame va circuler jusqu’à 8 heures par jour et cinq à six jours sur sept. Ce qui représente entre 400 et 500 km parcourus chaque jour. Très rapidement, dès la première semaine, le bon comportement de la rame permet de rouler à 200 km/h. Les essais dynamiques concernent la chaîne de traction, le freinage normal et d’urgence, la captation du courant et les liaisons sol-bord. Sept conducteurs d’essais de l’Agence d’essai ferroviaire sont présents pour prendre en main l’engin.

  • RP307 : DE PARIS-AUSTERLITZ À TOURS – En cabine d’un V200 (3e partie)

    RP307 : DE PARIS-AUSTERLITZ À TOURS – En cabine d’un V200 (3e partie)

    Voilà déjà longtemps que Rail Passion ne vous avait proposé un film réalisé sur l’ancien réseau du Sud-Ouest. C’est aujourd’hui chose faite, avec ce tournage en cabine d’une BB 26000, au train 14061, de Paris-Austerlitz à Tours. Tracé pour une masse de 600 t, ce V200 quitte la capitale à 17 h 37, et arrive au terme de son parcours après une heure et cinquante-et-une minutes de temps alloué par la marche. L’origine du premier tronçon autorisé à la vitesse limite de 200 km/h se situe au Km 62,3, 6 km environ après Étampes, et l’extrémité du dernier, au Km 223,6, une dizaine de kilomètres avant Saint-Pierre-des-Corps. La conduite d’un V200 requiert un très haut niveau de savoir-faire. Illustration, ce soir-là, avec Antoine, conducteur, et Aurélien, cadre Transport-Traction…

    Ph. Hérissé

    Durée : 21 min