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Relations Transmanche : des Velaro Novo de Siemens pour Gemini Trains
L’opérateur en open access Gemini Trains avait annoncé en mars 2025 son intention d’entrer sur le marché transmanche et d’exploiter, dans un premier temps, quotidiennement 10 allers-retours Stratford International – Paris-Nord et 8 allers-retours Stratford International – Bruxelles-Midi, dont 4 prolongés vers Cologne, avec la desserte, par tous les trains, de la gare d’Ebbsfleet International.
Pour exploiter ces relations, Gemini Trains a confirmé avoir conclu début octobre 2025 un partenariat avec le constructeur allemand Siemens Mobility et la société de location de matériel roulant Rock Rail pour la fourniture de 10 trains à grande vitesse de type Velaro Novo, aptes à 320 km/h et d’une longueur de 200 m. Ces Velaro Novo seront homologués pour pouvoir circuler sur les LGV françaises, belges et britannique HS1, ainsi qu’en Allemagne.
Rock Rail financera 100 % du coût d’acquisition des nouveaux trains à grande vitesse, dont la valeur n’a pas encore été divulguée. En mai 2025, Gemini Trains avait également annoncé qu’il avait conclu un partenariat innovant avec Uber pour s’imposer sur le marché transmanche face à Eurostar.

MONTRÉJEAU – LUCHON : Renaissance d’une ligne à vocation régionale
Fermée depuis 2014, la ligne de chemin de fer reliant Montréjeau à Luchon a rouvert le 22 juin 2025. Une renaissance inespérée, rendue possible grâce à une politique en faveur du train. Retour sur un chantier aux dimensions hors normes.
Histoire de la ligne La naissance d’une ligne entre Montréjeau et Luchon prend forme en 1863, grâce à la signature d’une concession entre Eugène Rouher, alors ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, et la Compagnie des Chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne. À cette époque, ladite compagnie exploite déjà une ligne entre Toulouse et Montréjeau, depuis le 9 juin 1862. Elle doit se prolonger vers Tarbes, mais ne prendra forme que 5 ans plus tard, en raison des difficultés rencontrées lors de l’étude du tracé. Par cette disposition, l’origine du maillage se fait depuis Toulouse.
La ligne entre Montréjeau et Luchon est déclarée d’utilité publique par décret impérial du 14 décembre 1865. Les travaux démarrent quatre ans plus tard en sept lots (tronçons de 5 km environ). La voie posée est de type rail double champignon posé sur traverses bois. Ils seront interrompus entre 1870 et 1871 à cause de la guerre contre la Prusse, qui engendrera la chute de Napoléon III et de son régime. Les travaux reprennent et la ligne est inaugurée le 17 juin 1873, soit 10 ans après la signature de la concession. Six AR par jour sont mis en place entre Toulouse et Luchon.
Les premiers trains sont assurés à l’aide de locomotives à vapeur Engerth 120 de 1855, qui parcourent Montréjeau – Luchon en une cinquantaine de minutes. Le succès est rapide et va permettre, très vite, le développement de thermes et apporte des richesses dans la vallée. En 1885 la Compagnie du Midi et la Ville de Luchon vont plus loin, avec la mise en place de deux AR par jour vers la capitale. Afin de desservir un grand nombre de territoires, l’un passe par Bordeaux et Tours, tandis que le second passe par Toulouse, Brive-la-Gaillarde et Limoges. L’ambition de relier Paris aux Pyrénées est déjà bien présente.
En 1886, la Compagnie internationale des wagons-lits met en place un train express baptisé le Pyrénées-Express entre Paris et Luchon. À partir de 1900, on compte sept AR entre Montréjeau et Luchon, plus un train supplémentaire dans le sens Montréjeau vers Luchon. Cependant, seuls deux AR desservent l’ensemble des gares et haltes de la ligne qui sont à l’époque : Labroquère – Saint-Bertrand-de-Comminges (halte), Loures-Barousse, Galié (halte), Saléchan, Fronsac (halte), Marignac – Saint-Béat, Lège (halte), Cier-de-Luchon (halte), Antignac (halte) et Luchon.
Dans le sens impair, les trains 633, 635, 637 et 641 permettent un départ depuis Paris par Tarbes et Bordeaux. Le train 649 offre quant à lui un départ vers Paris par Toulouse et Limoges. Dans le sens pair, les trains les trains 630, 638 et 642 permettent une arrivée à Paris par Tarbes et Bordeaux. Les trains 632, 644 et 638 offrent une arrivée à Paris par Toulouse et Limoges.

Un A TER d’Occitanie dédié aux vélos
L’autorail X 73633 de la région Occitanie a été modifié pour transporter plus de vélos. La capacité est passée de six vélos à 13 en enlevant 18 sièges entre les deux plateformes. Extérieurement il a reçu un pelliculage spécifique en sus de la livrée liO avec les inscriptions « Vivez l’Occitanie en Train + Vélo » et « Je suis une rame spéciale vélos ».
Cet autorail a assuré du 5 juillet au 31 août la relation quotidienne Toulouse (8 h 57) – Figeac (11 h 19) avec retour Figeac (18 h 05) – Toulouse (20 h 31). Il était en UM avec un autre X 73500 effectuant la relation Toulouse – Figeac – Aurillac. Entre Toulouse et Figeac, la ligne dessert plusieurs itinéraires cyclotouristiques. La réservation de l’emplacement vélo était obligatoire.
La fréquentation a été bonne, certains jours affichant complet. Cette expérience a été déployée sur la ligne des Cévennes entre Nîmes et Langogne avec un AR les weekends des 6-7 et 13-14 septembre, l’aller en matinée et le retour en début d’après-midi.

La maintenance des rames Oxygène
Après la commande en 2019 de 103 rames Oxygène dont 28 fermes pour les Intercités, il a fallu leur attribuer des centres de maintenance adaptés. Des 28 rames en construction, 12 seront affectées à la liaison Paris – Clermont et 16 à Paris – Toulouse. Les sites retenus en région parisienne pour leur maintenance sont l’atelier de Villeneuve qui a été adapté et celui d’Ivry où un bâtiment neuf a été construit.
En 2016, lorsque l’État dévoile sa feuille de route pour les trains Intercités, un volet important apparaît pour le matériel roulant. Plutôt vétuste, vieillissant et inadapté aux besoins du moment notamment en termes de confort et de services, il fait l’objet de commandes de matériel neuf pour les lignes transférées aux régions. Ce sera du matériel sur étagère, repris dans les commandes en cours de Régiolis ou de Regio 2N/Omneo. Il en sera de même pour les transversales au départ de Nantes vers Lyon et Bordeaux. Pour les deux lignes structurantes radiales, il faut un matériel plus spécifique et un appel d’offres est lancé. La société CAF est désignée attributaire en juin 2017. Le contrat est officiellement signé le 5 décembre 2019 pour 103 rames dont 28 fermes. La maintenance est également citée comme un facteur important de la qualité du service offerte aux trains Intercités. Là encore, les ateliers existants qui traitent donc les voitures Corail sont jugés inadaptés à une maintenance moderne. Des crédits sont fléchés pour moderniser les installations. Et puis, un nouvel élément de contexte va apparaître : l’ouverture à la concurrence. L’État qui est toujours l’autorité organisatrice de ces trains d’équilibre du territoire

Finlande : 63 trams Tango Nordic de Stadler pour Helsinki
L’autorité organisatrice des transports d’Helsinki (PKO) a commandé, après appel d’offres, le 7 octobre 2025 au constructeur suisse Stadler Rail 63 tramways de type Tango Nordic, dont 30 unidirectionnels et 33 bidirectionnels. Le constructeur Škoda Group avait également remis une offre mais n’a pas été sélectionné. D’un montant estimé à 1,6 milliard d’euros, la commande comporte leur maintenance pendant 30 ans et une option pour la fourniture de 120 Tango Nordic supplémentaires.
Conçus par Stadler en partenariat avec le designer finlandais Aivan, les Tango Nordic pour Helsinki comporteront de l’acier vert à zéro émission et des matériaux recyclés. Ils sont destinés à remplacer les trams Valmet construits en 1973-1975 (série NRV I) et en 1983-1987 (série MLNRV II). Le réseau de tram d’Helsinki, à écartement de 1 000 mm, est exploité par l’opérateur HKL.

Royaume-Uni : La première rame de métro léger nouvelle génération de CAF en service sur le DLR
Transport for London (TfL), l’autorité organisatrice des transports de la capitale britannique, a annoncé le 1er octobre 2025 la mise en service de la première des 54 rames de métro léger fabriquées par le constructeur espagnol CAF pour le Docklands Light Railway (DLR), le métro léger automatisé d’une longueur d’environ 38 km desservant, dans l’est londonien, 45 stations réparties sur trois lignes, et qui est exploité par l’opérateur KeolisAmey Docklands Limited, détenu à 70 % par Keolis et à 30 % par Amey. Commandées en 2019, ces rames de métro léger à cinq caisses remplaceront progressivement les rames B90, âgées de plus de trente ans.
À terme, 33 unités assureront le renouvellement des B90, tandis que les 21 restantes permettront une hausse de capacité de 50 % sur le réseau DLR, emprunté par environ 90 millions de voyageurs par an. Offrant 10 % de capacité supplémentaire par rapport aux B90, elles disposent, entre autres, de la climatisation, d’un système d’information en temps réel pour les voyageurs, de prises électriques et de ports USB, comportent également trois zones multifonctionnelles pour les vélos, poussettes et bagages, et peuvent transporter jusqu’à trois fauteuils roulants. Elles devraient toutes être livrées d’ici fin 2026

Un train spécial Rouen – Évreux pour défendre une liaison de cabotage via Serquigny…
Le 27 septembre 2025, un train spécial reliant Rouen-Rive droite à Évreux et transportant300 personnes a été mis en circulation à l’initiative de l’association Brionne Éco Mobilités, avec le soutien de nombreuses collectivités. Au-delà de l’aspect voyage historique avec la rame du PacificVapeur Club, l’association d’usagers plaide pour la création d’une liaison directe régulière de cabotage entre les deux villes,via le raccordement ouvert au fret de Serquigny. Le projet impliquerait des investissements limités, comme l’automatisation du passage à niveau gardésur le raccordement ainsi que lacréation d’un quai sur cette même voie. La région Normandie et SNCF Réseau ne ferment pas la porte àcette solution visant à améliorer les déplacements entre les deux préfectures, possible en1 heure 20. Cette liaison desservirait notamment Beaumont-le-Roger, Conches ou encore Brionne.
le train marque un arrêt à Conches (Eure), ville pouvant être desservie par les futurs TER à destination de Rouen Rive Droite. © M. Le Rochais … et une attente forte pour une liaison Rouen – Évreux maisviaLouviers
De nombreuses voix s’élèvent également pour demander une liaison Rouen – Évreux, cette foisvia Louviers, notamment la Métropole de Rouen, au trafic potentiel très important (3 000 voyageurs par jour) et permettant une liaison performante en moins d’une heure. La région qui va remettre en service le tronçon Val-de-Reuil – Louviers à l’horizon 2030, dont la concertation se termine, n’envisage pas actuellement la réhabilitation de cette infrastructure, qui comporte plusieurs problématiques à intégrer mais pas insurmontables (passages à niveau, site Natura2000…). SNCF Réseau souhaite conserver plusieurs sections non circulées mais présentant un intérêt dans le cadre du projet LNPN (Ligne nouvelle Paris – Normandie). Le gestionnaire du réseau n’a pas soumis au ministre des Transports la fermeture administrative du tronçon central, dont la voie est déposée par endroits mais avec l’emprise toujours dans le domaine public ferroviaire, un temps convoité par un vague projet de voie verte. Une création de section nouvelle le long de la RN 154 entre Acquigny et Gravigny fait aussi partie des options étudiées.
Turquie : Akdoğan Train Cargo commande cinq Vectron MS à Siemens
L’opérateur fret turc Akdoğan Train Cargo a commandé le 2 octobre 2025 au constructeur allemand Siemens Mobility cinq locomotives électriques Vectron multisystèmes (MS). Ces Vectron MS seront dotées du système XLoad développé par Siemens Mobility, qui augmente les performances d’adhérence et de traction.La commande comporte également leur maintenance pendant 10 ans, prolongeable de deux années supplémentaires, ainsi qu’une option pour la fourniture de cinq autres Vectron MS. Akdoğan Train Cargo déploiera ces Vectron MS sur des trains de fret internationaux en Allemagne, Autriche, Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Serbie, Slovaquie et Slovénie, ainsi que sur des trains de fret ne circulant qu’en Turquie.Les Vectron, que l’opérateur historique turc TCDD immatricule dans la série E87000, sont homologuées pour circuler sur le réseau turc depuis le 7 novembre 2024.
RP 336 : Balade sur les rails des Chemins de fer de Provence
Entre Nice et Digne, l’une des dernières lignes à voie métrique encore en exploitation en France s’étend sur 151 km. Dans la banlieue de la capitale des Alpes-Maritimes, elle assure une desserte de proximité comprenant de fréquents arrêts. Au-delà, les trains se font plus rares, mais circulent sur l’un des plus beaux parcours ferroviaires de l’Hexagone. Sur le tronçon compris entre Puget-Théniers et Annot, s’élance en saison le célèbre Train des Pignes à vapeur. Toujours limitée à Saint-André-les-Alpes en raison de l’effondrement du tunnel de Moriez qui s’est produit en 2019, la ligne devrait être rétablie dans son intégralité début 2026, l’annonce de cette nouvelle date intervenant après plusieurs reports.
Durée : 11 min

Allemagne : Akiem va louer 14 Flirt Akku à l’ODEG
La Rosco Akiem a signé mi-juillet 2025 un contrat avec l’opérateur ODEG pour la location pendant 13 ans de 14 automotrices hybrides électriques-batterie Flirt Akku, qui devraient être livrées par le constructeur Stadler Rail à partir de 2027 et qui sont financées par le ministère fédéral allemand des Transports.
L’ODEG les utilisera sur les relations Westmecklenburg RB 13 Rehna – Schwerin – Parchim, RB 14 Parchim – Hagenow Stadt – Zarrentin, RB 15 Waren – Malchow et RB 19 Parchim – Plau am See. D’une capacité de 98 places assises, ces Flirt Akku auront une vitesse maximum de 140 km/h, et une autonomie en mode batterie de 100 km.
