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Gros travaux sur la ligne Livron – Aspres-sur-Buëch
La branche ouest de l’étoile de Veynes est fermée du 15 mars au 12 décembre 2021, afin d’effectuer des travaux d’infrastructure pour assurer son avenir et supprimer les limitations de vitesse imposées par endroits par son état dégradé.
La ligne Livron – Aspres-sur- Buëch (109,2 km), branche ouest de l’étoile de Veynes, a été ouverte à l’exploitation par la compagnie PLM en trois étapes. Le tronçon Livron – Crest a été mis en service le 25 septembre 1871, le tronçon Crest – Die le 1er septembre 1885, et le tronçon Die – Aspres-sur-Buëch le 1er juin 1894, le percement et la construction du tunnel du col de Cabre d’une longueur de 3 674 m s’étant déroulés de 1886 à 1891. Au niveau signalisation la ligne est équipée du block automatique à permissivité restreinte (BAPR) de Livron à Crest et du block manuel de voie unique (BMVU) de Crest à Aspres-sur- Buëch, où la ligne rejoint la ligne des Alpes Grenoble – Veynes- Dévoluy à Aspres-sur-Buëch. La ligne comporte des déclivités maximales de 20 ‰.
Mis à part le remplacement en 1976 du tablier du viaduc du Claps très corrodé, entraînant le détournement entre Lyon et Aspres-sur- Buëch des trains de nuit Paris – Briançon par Grenoble et la ligne des Alpes, la ligne Livron – Aspressur- Buëch n’a pas connu de chantier majeur depuis 45 ans. Quelques opérations de renouvellement de voie, totalisant une vingtaine de kilomètres, ont été réalisées de 2007 à 2014 entre Livron et Die. Victime de sous-investissement chronique, la ligne s’est fortement dégradée ces 15 dernières années entraînant des limitations permanentes de vitesse dans certains endroits pénalisant les temps de parcours (voir tableau). En août 2016, la direction régionale de SNCF Réseau avait déjà estimé, après diagnostic à 33 millions d’euros, le montant des travaux destinés au sauvetage de la ligne, dont 17,2 millions d’euros nécessaires rien que pour le tronçon Die – Beaurières.
Après de nombreuses tractations un financement a été trouvé pour une première tranche de travaux permettant de pérenniser la ligne jusqu’en 2026, où de nouveaux travaux seront encore nécessaires.

Prima et ERTMS : la 27028E en essais
La 27028E (E pour ERTMS) devait débuter ce printemps ses essais en France où le système de sécurité européen doit progressivement se développer sur le RFN conventionnel. Les premières zones concernées sont sises aux abords des frontières, ce qui n’est pas sans générer des complications, à commencer pour Fret SNCF et ses 27000.
En marge des Br 186 Akiem utilisées entre la France et la Belgique, Fret SNCF ne dispose pas d’engins interopérables modernes, c’est-à-dire dotés du sésame ferroviaire européen. Cette réalité serait appelée à changer avec l’adaptation à venir de Prima bicourant. La dotation en 27000 de Fret SNCF (001 à 110 moins les 34, 37, 42, 46, 48, 51 vendues à VFLI) comporte déjà la sous-série des 27000M (001 à 020) dotées de pantographes 1,5 kV à archet large, en plus de la 27085 (dédiée aux essais de train autonome). L’apparition d’un volant de 27000 ERTMS (prédisposées niveau 2) serait à prévoir, du fait de deux projets en cours:
• Longuyon – Bâle en niveau 1 version 2.3.0d qui, avec les deux sites pilotes Mont-Saint-Martin – Longuyon et Zoufftgen – Uckange (mis en service en 2016 et 2017), permet de finaliser la branche Anvers – Bâle du corridor Mer du Nord – Méditerranée. Des mises en service étagées sont prévues jusqu’en 2025, en commençant par Longuyon – Thionville – Metz;
• Marseille – Vintimille qui sera en version 3.6.0, avec élimination de la signalisation latérale et du KVB. En lieu et place du niveau 2, il est maintenant probable que le niveau 3 hybride(1) soit mis en œuvre. Trois phases sont programmées (en commençant par l’Est et la frontière avec RFI) et devraient s’étager de 2026 à 2032.
Fret SNCF a fait procéder à la modification (par Matériel SNCF) de la 27028 qui est dotée d’un bistandard ETCS Baseline 3/KVB Alstom et qui a perdu du lest afin de compenser les nouveaux équipements. Il serait prévu d’homologuer les 27000E en France, au Luxembourg, en Suisse (Vallorbe, Genève) et en Italie (Vintimille) où la situation, sous réserve d’une issue négociée globale de type gagnant-gagnant(2) et/ou de la présentation d’un schéma alternatif, pourrait devenir inextricable. La mise en place d’une nouvelle desserte Voyageurs par la région Ligurie incite RFI à planifier à court terme le remodelage des installations de cette gare-frontière. Électrifié en 1,5 kV en 1969 et amputé de son faisceau relais dédié au fret (Parco Roja) en 2017, ce complexe ferroviaire pourrait évoluer vers une configuration selon laquelle une frontière électrique 3 kV/1,5 kV serait instaurée au droit du BV. Cette disposition aurait plusieurs implications contraignantes pour les services voyageurs et marchandises à moins, dans le cas des convois remorqués, de recourir à des locomotives multi-systèmes aptes Italie. La manœuvre par un diesel devrait autrement s’appliquer aux flux produits par des engins non interopérables et rejoignant ou quittant le faisceau relais, alias Parco Esterno, sis en aval du BV. Cette perspective mécontente fortement les opérateurs qui sont déjà tenus de se conformer aux exigences de RFI en matière de sécurité active. À moins d’engins dotés du SCMT, des consignes particulières sont dorénavant à appliquer du BV au Parco Esterno. La mise en œuvre depuis Miramas de 36300 par Fret SNCF constitue une réponse à cette contrainte. Mais cette option ne pourra être que provisoire. Il n’est pas prévu de porter les 36300 au standard ERTMS alors que les 27000 sont, pour leur part, inaptes au 3 kV !
Enfin, relevons que les 27000 de Fret SNCF pourraient être concernées par une cession d’actifs par l’EF, qui doit s’adapter à la concurrence moins chère, et qu’une unité Akiem (27111 à 180 moins la 115) a reçu son homologation en Hongrie fin 2020. La 491.001 (ex- 27155) roule dans ce pays depuis le 1er mai 2021 et devrait être rejointe par d’autres engins à transformer et à homologuer.
(1) Combinaison permettant à des trains de niveaux 2 et 3 de circuler sur une même voie. Les cantons avec détection au sol sont conservés pour la gestion des trains niveau 2, ces mêmes cantons sont virtuellement découpés en plusieurs cantons «virtuels», utilisés par le Radio Block Centre avec les rapports de positionnement des trains niveau 3 pour une libération plus rapide qu’avec la détection au sol.
(2) La réunion, le 5 mai dernier, de la com-mission intergouvernementale pour l’amélioration des liaisons franco-italiennes dans le sud des Alpes, fait apparaître la potentielle imbrication de plusieurs enjeux… De fait, il était déjà question d’un schéma alternatif pour Vintimille, fin juin 2021.
ERTMS ou EuRopean Train Management System, qui englobe ETCS (European Train Control System, la partie pure- ment contrôle-commande) et GSM-R (un support de transmission amené à évoluer vers le FRMCS).
Le niveau 1 repose sur une transmission ponctuelle des informations par balises, avec détection de la présence du train au sol (circuits de voie ou compteurs d’essieux), le niveau 2 sur une transmission continue bidirectionnelle entre sol et bord, par l’intermédiaire du GSM-R, la détection de la présence du train étant toujours faite par le sol, le niveau 3 correspondant au niveau 2 sans détection au sol, le train étant capable de se localiser en sécurité. Niveaux 2 et 3 utilisent des balises pour le recalage odométrique. Baseline : ensemble cohérent de spécification édité par l’ERA. Un changement fonctionnel majeur impose la définition d’une nouvelle Baseline. Au sein d’une même
Baseline il peut y avoir plusieurs versions compatibles. La Baseline 2 est la première à avoir été officialisée et ne comporte que la version 2.3.0d. Plus tardivement est arrivée la Baseline 3, qui comporte aujourd’hui deux versions, la 3.4.0 et la 3.6.0.
Cet article est tiré du numéro 286 de RAIL PASSION.

Menace sur la ligne des Causses
Interrompue sur sa partie nord depuis le 4 décembre dernier, la ligne des Causses est de nouveau sur la sellette. La bataille pour le sauvetage et la régénération effective de la ligne étant lancée, c’est l’occasion de se pencher sur sa desserte actuelle. Où l’on peut constater que le combat de ses défenseurs pour une revitalisation n’est pas inutile…
Hélas, la ligne des Causses a de nouveau une épée de Damoclès au-dessus de la tête. En effet, le 4 décembre 2020, le train Surveille, train dédié à la sécurité du réseau, effectue une tournée de contrôle de la voie et détecte des sur-écartements sur la section Saint-Chély-d’Apcher-Neussargues. Il est donc décidé la fermeture immédiate de cette section par mesure de sécurité. Les quatre trains qui empruntent cette partie, les Intercités 15940/15940 Aubrac et le train de coils pour Saint-Chély sont donc transférés sur route.
Beaucoup craignent que certains profitent de cette interruption pour fermer définitivement l’ensemble de la ligne.
C’est l’occasion de nous pencher sur la desserte ferrée proposée sur la ligne des Causses. Rappelons quelques chiffres : longue de 277 km et reliant Béziers à Neussargues, elle est mise en service par étapes de 1858 à 1888 par la Compagnie du Midi. Électrifiée en 1 500 V en 1931 et 1932, elle dessert deux régions (Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes) et traverse de splendides contrées mais avec une relativement faible densité d’habitants et d’activités industrielles. La ligne est frontalement concurrencée par l’A 75, entièrement gratuite(1)

Feu vert pour trois nouvelles LGV
Même si la prudence est de mise, trois projets de lignes à grande vitesse pourraient finalement voir le jour : les LGV Paca, Montpellier – Béziers et Bordeaux – Toulouse. Les annonces gouvernementales récentes sont de bon augure pour ces lignes très attendues par les régions concernées et venant en prolongement des LGV Méditerranée, Nîmes – Montpellier (CNM) et Paris – Bordeaux (SEA).
Soyons prudents. Ce n’est pas encore l’heure du premier coup de pioche et encore moins celle de la coupure du ruban inaugural. Mais le gouvernement vient de donner en avril et mai aux collectivités concernées de bonnes nouvelles sous forme de modalités de financement. Ces annonces concernent les LGV Paca, Montpellier – Béziers et Bordeaux – Toulouse. Trois LGV qui viennent en fait compléter le réseau existant en prolongeant les LGV Méditerranée, Nîmes – Montpellier (CNM) et Paris – Bordeaux (SEA). Ces lignes reviennent de loin.
Lors du Grenelle de l’environnement de 2007, le gouvernement de l’époque annonce la construction de 2 000 km de nouvelles LGV d’ici 2020 et 2 500 km supplémentaires d’ici 2030. À ce jour, il n’y a qu’environ 800 km nouveaux dont la première phase du Rhin-Rhône, la deuxième phase de la LGV Est- européenne, les deux prolongements de la LGV A (BPL et SEA) et la première phase de Nîmes – Perpignan.

Nouveau numéro disponible ! (Août 2021)
Le numéro 286 est arrivé !Au sommaire de ce numéro :Les raccordements. Des installations souvent méconnues
La tempête Alex a-t-elle sauvé les lignes de la Roya ?
Feu vert pour trois nouvelles LGV
Menace sur la ligne des Causses
Les panaches auvergnats de la 141 R 420
France-Allemagne : vers une nouvelle offre ferroviaire transfrontalière
Afrique du Sud : un grand réseau ferré à l’activité fret dominante (1re partie).
Vidéo en ligne : Entre Paris-Saint-Lazare et Pontoise. Découvrez la ligne J avec l’œil du conducteur (1re partie)
etc.

RP286 : Entre Paris-Saint-Lazare et Pontoise. Découvrez la ligne J avec l’œil du conducteur (1re partie)
Le réseau ferroviaire de la banlieue de Paris-Saint-Lazare a toujours exercé un attrait singulier. Sa densité, ses multiples bifurcations, et son plan de voies véritablement unique, avec un découpage en six groupes indépendants, identifiés chacun par un chiffre romain, n’y sont certainement pas étrangers. Hormis le groupe I – ancienne « ligne d’Auteuil » partiellement reprise par la VMI (Vallée de Montmorençy-Invalides), tous les autres groupes subsistent, même si, désormais, l’identification commerciale par lettres de l’alphabet pour les principales familles de dessertes les a quelque peu éclipsés. Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir l’intégralité de l’itinéraire Paris – Pontoise, tel que le perçoivent, kilomètre après kilomètre, les conducteurs. Appartenant à la ligne J, cet itinéraire emprunte le groupe VI, qui chemine parallèlement aux autres dans l’impressionnant ensemble ferroviaire de Paris-Saint-Lazare…Ph. H.Durée : 35 min
Réalisation : Nello Giambi et Philippe Hérissé
Montage et conception : Nello Giambi

Modélisme : l’actualité du mois
BB 66400
Jouef continue de décliner les BB 66400 à l’échelle HO. Ces locomotives diesels de 830 kW ont sillonné une partie du réseau ferré français à partir de 1968 en tête de trains de marchandises mais aussi de trains de voyageurs sur des lignes non électrifiées. Cette locomotive est issue des BB 66000. Jouef propose trois versions, une dans sa livrée d’origine (BB 66428) avec ses marquages en relief qui représente les années 70 et 80. Elle œuvrait autour de Lyon jusqu’en Auvergne, elle est affectée au dépôt de Vénissieux. La seconde est la BB 66413 du dépôt de Chalindrey dans son état depuis le milieu des années 80 jusqu’à la fin des années 90 avec le logo nouille. Elle assurait la traction de trains sur les lignes de l’Est. La dernière est la BB (5)66455 du dépôt de Longueau qui tractait majoritairement des TER (rames RIO) en région Nord-Pas-de-Calais dans son état du début des années 2000 avec le logo casquette, par suite de la gestion par activités. Ces locomotives ont fait l’objet d’une modification du châssis. Leur moto- risation est puissante. Elles disposent d’attelages courts à élongation montés dans des boîtiers NEM, ils sont montés en usine que d’un côté. Les feux s’inversent selon le sens de la marche. Elles peuvent être digitalisées grâce à une prise NEM à 21 broches. Des versions déjà équipées d’un décodeur digital et d’un haut-parleur sont également commercialisées. Un sachet avec quelques pièces de détail est fourni.
Réf. : HJ 2374 (BB 66428), HJ 2375 (BB 66413), HJ 2376 (BB [5] 66455), pour les versions digitales et sonorisées, ajouter S aux références.
Prix : 183 € (version analogique) et 240 € (version digitale).
Traxx 2 Lineas
Roco a sorti la Traxx 2 MS 2 E polycourant ou BR 186 de Lineas (opérateur fret de la SNCB) à l’échelle HO en version deux et trois rails. Cette locomotive assure la traction des trains de marchandises entre

À bord de l’OWE au temps de la guerre froide
L’auteur de ce récit, historien et ferroviphile issu d’une famille de cheminots, nous fait revivre son premier voyage en train au début des années 80. Un périple de plus de 1 500 km en direction de la Pologne, à bord de l’Ost West Express.

Christophe Dally Depuis mon plus jeune âge, l’univers ferroviaire fait partie de ma vie, pour ne pas dire de mon ADN : un grand-père et un arrière-grand-père cheminots respectivement chef de gare et aiguilleur au temps du PLM, des voyages ferroviaires au long cours. C’est donc tout naturellement que le virus s’est installé en moi.
Ma première expérience ferroviaire remonte à l’été 1981. J’ai tout juste deux ans. Départ pour un périple de plus de 1 500 km. Cap à l’est, vers le bloc soviétique et la République populaire de Pologne et plus exactement la région de la Grande Pologne (Poznan‘ ). Je prends place avec ma famille à bord de l’Ost West Express (OWE) ou D 240/241. C’est un des rares trains à relier le bloc de l’Est et le bloc de l’Ouest depuis la France. Le train, à destination de Varsovie et de Moscou, part de Paris gare du Nord vers 16h. L’arrivée à Poznan‘ est prévue le lendemain dans l’après-midi. Le récit qui suit provient des souvenirs de mes parents, souvenirs qui m’ont été racontés lorsque j’ai voulu reconstituer ce train en modèle réduit et lorsque j’ai commencé mes études d’histoire. Les premières voitures que nous voyons sont les voitures de la tranche soviétique (des WLA ou des WLAB) pour Moscou ou Kiev, puis la tranche pour Varsovie avec voitures PKP, un fourgon SNCF et enfin des voitures SNCF/DB.
Pour les amateurs, les voitures soviétiques sont reconnaissables du premier coup d’œil,

Le Train de l’Ardèche a repris du service
Embarquez à bord du « train des Gorges », pour 1 heure 30 de voyage dans la partie la plus sauvage de la vallée du Doux, ou à bord du «Mastrou» pour profiter d’un voyage à toute vapeur jusqu’à Lamastre. Les locomotives Mallet sont sorties de leur sommeil hivernal, mécanicien et chauffeur ont repris les gestes ancestraux dont ils ont le secret. Depuis plus de 100 ans, ce sont les mêmes locomotives qui emmènent les amoureux de la nature découvrir gorges du Doux. Traversez viaducs et tunnels, serpentez le long du Doux et laissez-vous emporter dans un voyage historique, depuis Saint-Jean-de- Muzols. La ligne entre Tournon-Saint-Jean et Lamastre (28 km) a été achevée en 1891. Deux locomotives à vapeur sont en fonctionnement, avec des circulations d’avril à décembre.
Train à vapeur et vélorail : au départ de la gare de Tournon-Saint-Jean, embarquez à bord du Mastrou jusqu’à Boucieu-le-Roi pour découvrir les gorges du Doux. En début d’après-midi, montez à bord de nos vélorails pour la descente des Châtaigniers avec une vue panoramique sur les villages de la vallée. À Boucieu, reprenez le Mastrou pour un retour en fin de journée.
Réservation obligatoire : www.trainardeche.fr
Le vélorail des gorges du Doux et le vélorail des étoiles : à l’occasion de la Nuit des étoiles, prenez de la hauteur pour contempler la voûte céleste, les étoiles et planètes. Activité proposée en partenariat avec l’Arche des Métiers et l’Observatoire Hubert-Reeves. Les 26 juillet et 2, 9 et 16 août 2021.
Réservation des billets vivement conseillée : www.velorailardeche.com

49 rames et trois nouvelles lignes de tramway à Nantes
En 1985, le tramway de Nantes a ouvert la voie à tous les réseaux modernes. Il continue d’innover avec de nouvelles rames et trois nouvelles lignes bientôt en chantier.
Si le succès est au rendez-vous dès la mise en service du tramway de Nantes, le 7 janvier 1985, avec des montées en puissance très rapides, c’est en partie grâce au matériel roulant, le TFS. Livré à 20 exemplaires, il fait l’unanimité. Un tramway qui finalement n’aura de standard que le nom puisqu’il ne circulera sur aucun autre réseau. C’est encore la genèse du tram moderne et il est facile aujourd’hui avec le recul de lui trouver quelques défauts de conception. Le savoir-faire français en termes de tramway s’est perdu. Le matériel, tout comme cette première ligne, est par certains côtés plus proche du TER que du tram, à l’image de ces voies dotées de traverses à mesure qu’on s’éloigne du centre. Le tram a d’ailleurs repris les bogies du métro MF 77. Le constructeur lui- même ne croyait pas beaucoup en l’avenir de ce matériel, très loin d’imaginer qu’il deviendrait pour lui une activité de premier ordre. À demi-mot, certains ingénieurs avouent avoir conçu une sorte de véhicule expérimental plus proche du prototype que de la production en série. À nos yeux, ce tram un peu massif semble mal adapté au transport de masse. Le premier défaut flagrant, ce sont ces quelques marches à monter, 62 cm, pour prendre place à bord. La plupart des équipements se trouvent encore sous la caisse, comme sur la plupart des matériels ferroviaires de l’époque. Quand Grenoble demandera un tramway accessible aux personnes à mobilité réduite, le constructeur imaginera un plan- cher surbaissé au centre de la rame pour son TFS de deuxième génération.
L’autre défaut, beaucoup moins prévisible, c’est la longueur de ces rames, 29,40 m, qui peinent à absorber un trafic en hausse constante. En 1988, on ajoute un attelage automatique Scharfenberg permettant les circulations en unités doubles. Mais c’est à
