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Allemagne : les iLint d’Alstom enchaînent les premières mondiales
Depuis fin août 2022, des automotrices à hydrogène Coradia iLint de série sont engagées en Basse-Saxe en service commercial, et l’une d’elles a battu mi-septembre 2022 le record du monde d’autonomie d’un train à hydrogène.
Le constructeur Alstom avait réalisé en 2016 deux prototypes d’automotrice à hydrogène, dénommée Coradia iLint (les 654 101/601 et 654 102/602), à partir de Coradia Lint 54 diesels. L’iLint 654 101/601 a été la première automotrice à hydrogène à être présentée, et cela à InnoTrans 2016. Par la suite, ces deux iLint, ont été utilisés en essais de septembre 2018 à février 2020 par l’opérateur EVB (Eisenbahnen und Verkehrsbetriebe Elbe-Weser) sur des trains commerciaux de la relation RB 13 Buxtehude – Bremervörde – Bremerhaven – Cuxhaven, parcourant sans problème majeur environ 180 000 km sur une période de 530 jours.
Fret : trafic en baisse de 31 % en France et en hausse de 43 % en Allemagne
Entre 2003 et 2013, le trafic de fret ferroviaire a chuté de 31% en France, de 6,4% en Italie, mais a augmenté de 43% en Allemagne et de 15% au Royaume-Uni, selon des données publiées par l’Association française du rail (Afra).En France, 32 milliards de tonnes-kilomètres –unité correspondant au déplacement d’une tonne de marchandises sur un kilomètre– ont été transportées par le rail en 2013, soit une chute de 31% par rapport à 2003, selon l’Afra, qui regroupe des entreprises privées de transport ferroviaire, et cite des chiffres d’Eurostat.En Italie, où le trafic a baissé de 6,4% sur cette période, 19 milliards de tonnes-kilomètres ont été transportées en 2013. Mais au Royaume-Uni, ce sont 21,5 milliards de tonnes-kilomètres qui ont transité par train en 2013, en hausse de 15%, tandis que l’Allemagne reste le meilleur élève, avec 112,6 milliards de tonnes-kilomètres en 2013, un bond de 43% par rapport à 2003.L’Afra fait encore état d’une « part modale du rail (qui) progresse en Europe mais décline en France », où elle est passée de 18,1% à 14% entre 2003 et 2013.Selon l’Afra, dans sa lettre interne, « les nouveaux opérateurs (compagnies privées de fret, ndlr) enrayent la baisse du trafic ».Allemagne : à Iéna, le premier Tramino allemand dévoilé au public
Le 9 novembre, les quelque 107 000 habitants d’Iéna ont eu l’occasion de découvrir le nouveau tramway Tramino, commandé à cinq unités par le réseau métrique de leur ville. Deux ans presque jour pour jour après la signature du contrat avec la compagnie de transports d’Iéna (Jenaer Nahverkehr GmbH), le premier en Allemagne pour le tramway du constructeur polonais Solaris, ce véhicule bidirectionnel articulé de trois modules (29 m) à plancher bas a été présenté au public. Sa partie électrique est fournie par Vossloh Kiepe (Düsseldorf) et comprend la traction, le système d’information voyageurs, ainsi que l’équipement en cabine, la vidéosurveillance et la climatisation. Côté économies, les onduleurs de traction permettent la réinjection à la ligne aérienne de contact de l’énergie de freinage. Côté fiabilité et disponibilité, les convertisseurs pour les auxiliaires et les équipements de contrôle et de communication sont redondés. Le système de diagnostic Kiepe est censé simplifier la maintenabilité de ce tram, qui doit entrer en service au début de l’an prochain.

Strasbourg s’étend vers l’Allemagne
La Compagnie des transports strasbourgeois va lancer, fin 2013, le chantier du pont du tramway qui franchira le Rhin et permettra de relier, début 2017, les parties française et allemande de l’agglomération. Le projet élaboré par Bouygues propose d’aménager, pour 24 millions d’euros, un double bow-string entièrement métallique d’une portée de 260 m au-dessus du fleuve. Sur 16 m de largeur, le pont présentera deux voies engazonnées pour le tramway, une piste cyclable et un trottoir en enrobé coloré, réservé aux piétons. Le nouvel ouvrage se situera à 130 m en amont du pont TGV, en service depuis 2011, et à une centaine de mètres en aval du pont routier existant. Ce dernier n’aurait pas pu, selon Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, supporter un tablier élargi pour le tramway.
Roland Ries présente cette extension transfrontalière de la ligne D (2,6 km pour 87 millions d’euros) comme la « colonne vertébrale » de l’urbanisation des friches industrielles proches du Rhin, sur 250 ha, « sur les dix ou quinze prochaines années ». La ville de Kehl (35 000 habitants) souhaite s’engager à financer, pour 35 millions d’euros, une extension complémentaire sur 1 km jusqu’à son hôtel de ville. Pour obtenir les cofinancements fédéraux de la construction du pont, à parts égales entre la France et l’Allemagne, les collectivités ont mobilisé les ressources juridiques d’Ernst&Young, qui ont notamment conseillé aux Allemands de qualifier la partie piétonne de « voie d’évacuation ».
Olivier Mirguet
Wuppertal commande à Vossloh Kiepe sa prochaine génération de métro suspendu
Mondialement connue pour son métro monorail suspendu, qui compte depuis 1901 une seule ligne de 13 km, la ville allemande de Wuppertal a commandé à Vossloh Kiepe 31 nouvelles rames articulées pour un total de 122 millions d’euros. Destinées à remplacer le matériel actuel, des années 1970, et à améliorer les performances de la ligne (vitesse, capacité…), les nouvelles rames seront assemblées à Valence (Espagne) par Vossloh Rail Vehicles, et leur équipement de traction sera fourni par Vossloh Kiepe. Les deux premières rames sont attendues à la mi-2014 pour essais, suivies des autres entre fin 2014 et fin 2015.

Le consortium Vossloh livrera 25 métros légers à Karlsruhe
En consortium, Vossloh Kiepe (Düsseldorf) et Vossloh Rail Vehicles (Valence) livreront à VBK (transports de Karlsruhe) et AVG (transports de la vallée de l’Alb) 25 métros légers pour 75 millions d’euros avec une option sur 50 rames. Destinés aux réseaux interconnectés du tram de Karlsruhe et des lignes de la vallée de l’Alb, ces véhicules à plancher bas seront du type Citylink NET 2012 produit par l’usine espagnole de Vossloh avec des équipements électriques Vossloh Kiepe. Aptes à 80 km/h, ces rames tricaisses longues de 37,2 m et larges de 2,65 m transporteront 224 voyageurs, qui bénéficieront d’une suspension secondaire pneumatique. La livraison de ce matériel similaire aux trams-trains destinés à Majorque, León et Gijón doit débuter en octobre 2013.
Les fraudeurs allemands s’organisent sur Facebook
Difficile d’en mesurer l’ampleur avec exactitude, mais le phénomène a été observé dans plusieurs grandes villes allemandes : les usagers des transports en commun s’organisent sur Facebook pour échapper aux contrôles des billets. Le principe est simple : les fraudeurs créent une page sur le fameux réseau social, qui invite les usagers à signaler la présence de contrôleurs sur une ligne de métro ou dans une station de S-Bahn. Grâce à leurs smartphones, les resquilleurs peuvent ainsi alerter et être prévenus en temps réel du risque de subir un contrôle, un peu à la manière des automobilistes qui signalent les radars de la police par un appel de phares. Ces pages Facebook ont été signalées à Dortmund, Francfort ou Hambourg. A chaque fois, les « fans » sont nombreux. De quoi inquiéter les opérateurs qui n’ont aucun recours possible. Tant qu’il n’est pas explicitement appelé à frauder, la loi n’interdit pas aux usagers de se prévenir mutuellement des opérations de contrôle des titres de transports.
A. H.
Fret : DB Schenker envisagerait de fermer sa filiale américaine
Alors que ses activités sur le sol américain patinent, DB Schenker envisagerait de fermer sa filiale outre-Atlantique, selon le Financial Times Deutschland. Il faut dire que depuis le rachat de BAX en 2006, les allemands n’ont jamais vraiment réussi à s’imposer sur le marché des transports routier et aérien de marchandises aux Etats-Unis. En cinq exercices, BAX n’a connu qu’à deux reprises un bénéfice.
Un résultat jugé insuffisant, alors que DB Schenker s’efforce d’accroître sa très modeste marge bénéficiaire, tombée à 2,1 % l’an dernier. De fait, ordre aurait été donné de se séparer des « poids morts ».
La compagnie se refuse à tout commentaire, mais d’après le journal le couperet pourrait tomber avant la fin de l’année, peut-être même dès le mois d’août. S’il se confirme, ce scénario constituerait une rupture avec la course au gigantisme lancée dans les années 2000.
La DB relance sa ligne de fret entre la Chine et l’Allemagne
Transporter des marchandises entre la Chine et l’Allemagne par voie de chemin de fer : la DB est en passe de remettre sur les rails sa prestigieuse liaison Trans Eurasia Express, deux ans après avoir renoncé à cause de la crise. Début avril, un convoi test chargé d’une cinquantaine de conteneurs est arrivé à Duisbourg dans la Ruhr au terme d’un périple de 10300 km qui avait débuté 16 jours plus tôt à Chongquing dans le Sichuan.
Un trajet « deux fois plus rapide que la voie maritime et moins cher que l’avion », avance la Bahn qui vise l’industrie chimique et automobile ou les fabricants de produits électroniques grand public.
« Nous espérons mettre en place un service régulier entre les deux continents avant la fin de l’année », annonce Karl-Friedrich Rausch, le directeur des activités de fret et de logistique. Il y a deux ans, la compagnie espérait un aller-retour par semaine, avant d’être rattrapée par la crise et l’effondrement des commandes. Cette fois-ci et malgré la reprise soutenue des échanges, la DB se montre prudente et n’avance aucun objectif. Le rythme de croisière « dépendra de la demande », souffle-t-elle.
Au total, le convoi doit traverser sept pays dont le Kazakhstan ou la Biélorussie. Mais contrairement aux essais effectués avant la crise, l’itinéraire passe par le sud de la Mongolie et non plus par le nord. Résultat : un trajet plus long de 2 000 km. Un « détour » toutefois compensé par des contrôles douaniers moins nombreux. Ce nouveau parcours a même fait gagner un jour de voyage au convoi.
Lorry-Rail allonge l’autoroute ferroviaire Perpignan – Bettembourg
Lorry-Rail a annoncé le 12 mai le lancement d’une nouvelle route entre la frontière espagnole et le sud de la Suède dès aujourd’hui, via Krefeld, puis à partir de cet automne via Hanovre. La société, dont SNCF Geodis détient le contrôle, élargit ainsi son offre d’autoroutes ferroviaires, dans le prolongement de la liaison actuelle entre Perpignan (Le Boulou) et le Luxembourg (Bettembourg). « Cette offre, réalisée avec Green Cargo, premier opérateur ferroviaire suédois, s’adresse aux transporteurs et leur permet dès à présent de faire voyager sur le train des semi-remorques préhensibles, des conteneurs et des caisses mobiles », précise SNCF Geodis dans un communiqué. Dans un premier temps, trois allers-retours par semaine seront proposés. « A l’automne, cette liaison permettra de parcourir en train, en 48 heures, les 2 000 km du trajet, contre trois jours a minima par la route », souligne SNCF Geodis.