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Étiquette : France
Lyon met en service le chaînon manquant entre les lignes T1 et T4
Faire une ligne de tramway de 16 km avec une nouvelle construction de 2,3 km seulement, telle est l’opération réalisée – sans magie – par le Sytral qui a mis en service, le 2 septembre, un « chaînon manquant »entre les deux lignes de tramway T1 et T4. Ce nouveau trait d’union entre les stations Jet-d’Eau-Mendès-France et Part-Dieu permet ainsi de relier Feyzin-Vénissieux à Villeurbanne – le sud au nord de l’agglomération – en passant par le plus gros pôle multimodal régional. Il permet aussi de connecter les deux pôles universitaires La Doua et l’ex-Manufacture des Tabacs.
Ce prolongement de la ligne T4 vers T1 a nécessité la construction de six ouvrages d’art sur 700 mètres à l’approche de la gare de la Part-Dieu, dont un passage en souterrain sous un bâtiment Art déco et deux ponts-cadre. Avec un coût au kilomètre (78 millions d’euros pour 2,3 km) nettement supérieur à celui du T4 (185 millions pour 9,5 km en 2009). Selon les destinations, les voyageurs gagneront entre 5 et 15 minutes sur les trajets. 6 500 voyageurs sont attendus sur T4 prolongé, en plus des 32 000 qui empruntent T4 chaque jour.
Tours : une fois inauguré, le tram affronte le quotidien
Le 31 août, pas moins de deux ministres, Manuel Valls et Marisol Touraine, ancienne députée du département, avaient fait le déplacement pour rejoindre Jean Germain, président de la communauté d’agglomération de Tours et du Syndicat des transports de l’agglomération tourangelle (Sitcat), à l’inauguration de la première ligne du réseau de tramway de Tours. Puis ce sont quelque 269 000 voyages gratuits qui ont été enregistrés le premier week-end sur cette ligne de 15 km et 29 stations, censée accueillir 54 000 voyageurs par jour. La dure réalité, ce sera à partir du 2 septembre : temps de parcours difficile à tenir (47 minutes entre les terminus en théorie, plus d’une heure en réalité), pannes électriques et problèmes de billettique, suivis d’un premier accrochage avec une automobile, dès le 4 septembre.
Ligne à grande vitesse Lyon – Turin : des travaux d’accès à l’ouvrage déclarés d’utilité publique
Un décret publié au Journal officiel le 25 août a déclaré « d’utilité publique et urgents » des travaux destinés à créer un itinéraire d’accès côté français au chantier de la future ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon – Turin.
Les travaux d’accès à l’ouvrage interviendront entre Colombier-Saugnieu (Rhône) et Chambéry (Savoie). Des aménagements localisés dans les communes savoyardes de Montmélian et Francin, et entre Avressieux et Saint-Jean-de-Maurienne seront également réalisés, précise le décret.
Par conséquent, dans ces zones, les expropriations nécessaires devront être réalisées dans un délai de quinze ans maximum. « Le maître d’ouvrage devra, s’il y a lieu, remédier aux dommages causés aux exploitations agricoles », est-il précisé.
Par ailleurs, les documents d’urbanisme d’un certain nombre de communes du Rhône, d’Isère et de Savoie ont été mis « en compatibilité » avec ce projet d’utilité publique, détaille le décret. Les maires de ces communes devront donc procéder « aux mesures de publicité prévues ».
Cette publication a aussitôt été dénoncée par les opposants au projet, notamment par la Coordination des opposants au Lyon – Turin, qui estime dans un communiqué que ce décret est « un mauvais coup porté à la démocratie et aux finances publiques, au moment où l’on sait que ce projet est inutile, que rien ne le justifie, que le déficit public est toujours plus important, comme les efforts demandés aux contribuables ». Rappelons que la ligne à grande vitesse Lyon – Turin doit permettre de raccourcir le trajet Paris – Milan à un peu plus de 4 heures, contre 7 actuellement, grâce notamment au percement d’un tunnel sous les Alpes.Nice : Estrosi soulagé par la décision du tribunal administratif concernant la ligne 2 de tram
Christian Estrosi, député, maire de Nice et président de la métropole Nice Côte d’Azur (46 communes et 550 000 habitants) a accueilli « avec satisfaction »le rejet mercredi 26 juin par le tribunal administratif des trois recours lancés contre le projet de ligne 2 du tramway. Cette nouvelle ligne Ouest-Est prévoit de relier le quartier du port de Nice à l’aéroport de Nice Côte d’Azur en 26 minutes. « L’entêtement de quelques-uns, dont certains élus d’opposition, à faire échouer un projet attendu par une immense majorité de nos concitoyens a fait perdre une année au chantier », a regretté M. Estrosi. Les opposants peuvent encore saisir la cour administrative d’appel de Marseille. Le maire de Nice assure cependant que « le chantier démarrera comme prévu avant la fin de l’année 2013 ».
Billettique : le sans-contact en rodage à Lille
La billettique est arrivée le 25 juin à Lille de manière presque optionnelle. Plutôt que de risquer un bug géant, Lille métropole a choisi de conserver ses anciens tickets de métro jusqu’au 30 septembre. Sur les quais, deux types de valideurs cohabitent, en attendant que les fonctionnalités de la nouvelle carte sans contact soient mises en services, notamment le très attendu forfait « liberté » en postpaiement. « C’était très tendu. Jusqu’à 48 heures avant, je ne savais pas si on allait pouvoir lancer la billettique. C’est une montée en puissance lente et régulière », reconnaît Eric Quiquet, vice-président de LMCU en charge des transports.
Ile-de-France : marche à blanc du tramway T5
Depuis le 26 juin, la nouvelle ligne de tramway T5 marche à blanc entre Garges-Sarcelles (95) et Saint-Denis (93). Les 13 rames et le système sont testés en conditions réelles de circulation afin d’obtenir l’autorisation préfectorale de mise en service. Cette marche à blanc se termine le 29 juillet pour l’ouverture de la ligne T5 au grand public. Long de 6,6 km et comptant 16 stations, le T5 permettra de relier ses deux terminus en 22 minutes. Le projet a coûté 163 millions d’euros.

Dépôt, trams, voies… les pièces du T7 s’assemblent
Le Citadis francilien du troisième type
Déjà dix ans que le Citadis d’Alstom circule sur les lignes RATP. Alors que le Citadis 302 roule depuis fin 2002 sur le T2, à l’ouest de Paris, une autre version, le Citadis 402, est en service depuis fin 2006 sur le T3. Et pour les prolongements de ces deux lignes ouverts fin 2012, des trams supplémentaires des deux premiers types ont été mis en service. En même temps, un troisième type de Citadis était en cours de développement chez Alstom à La Rochelle pour les futurs T7 et T8 : pour une fois, deux lignes franciliennes vont avoir le même matériel, même si elles ne sont pas connectées. Les 19 rames nécessaires à l’exploitation du premier tronçon du T7 ont été commandées en mars 2011. Suite à l’accord Stif/RATP, ces rames sont financées à 100 % par le Stif dans le cadre d’un crédit-bail pour un montant de 53 millions d’euros. A terme, 12 rames supplémentaires seront nécessaires pour le prolongement du T7 jusqu’à Juvisy-sur-Orge.
Comme le matériel du T2, ce nouveau matériel est un Citadis 302 de cinq modules à plancher bas intégral, d’une longueur de 32 m (contre 43 m sur le T3) et d’une largeur de 2,4 m (2,65 m sur le T3). Il permet de transporter 200 voyageurs et propose 54 places assises. Dans ce matériel totalement accessible aux personnes à mobilité réduite, s’ajoutent deux emplacements pour usagers en fauteuil roulant et six places assises prioritaires.
Réputé économe en énergie, ce tram met en œuvre un freinage à récupération d’énergie, et son éclairage est réalisé par LED (diodes électroluminescentes). Il est également le premier tramway exploité par la RATP à bénéficier d’écrans embarqués qui annonceront les prochains arrêts, les temps de trajet jusqu’aux arrêts principaux, ainsi que les correspondances avec les lignes de bus et de RER.
Question confort, le Citadis 302 version T7 intègre une ventilation réfrigérée. Il y règne une ambiance très bleue, rappel de l’époque où la nationale 7 était la route de la Méditerranée. Sud toujours, avec les motifs de feuilles d’olivier sur les sièges ! Si le design intérieur a été élaboré par le studio interne d’Alstom Transport, l’habillage extérieur a été développé par les agences Pixelis et Sennse. Chaque rame a bénéficié d’un processus de design conjointement mené et validé par la RATP et le Stif. Ainsi, la livrée extérieure reprend les éléments d’identité de l’exploitant (vert jade au-dessus des baies vitrées) et de l’autorité organisatrice (le vif-argent sous les baies vitrées, ainsi que les codes visuels, désormais présents sur l’ensemble des matériels neufs d’Ile-de-France).
A la mi-avril, les quatre premières rames du tramway T7 se trouvaient au site de maintenance et de remisage de Vitry-sur-Seine. Leur livraison de La Rochelle, au rythme de deux par mois environ, se fait de nuit en un seul convoi. Une fois déposé, chaque tram fait l’objet des essais statiques. Ceux-ci effectués, le tram roule de nuit sur quelques centaines de mètres pour s’assurer de son bon fonctionnement (accélération, freinage…) Au rythme de la réception, soit quinze jours par rame, l’ensemble du parc devrait être opérationnel à la fin de l’automne, à temps pour la mise en service.
Patrick LAVAL
Un site de maintenance qui anticipe l’urbanisation
Sur le tracé du T7, le futur site de maintenance et de remisage (SMR) est situé très au nord, assez près de Paris : nous ne sommes ici qu’à 4,5 km de la porte d’Italie. Et pourtant, l’environnement de l’ancienne nationale 7 n’a ici pas grand-chose de celui d’un centre-ville : poste EDF en face du SMR, parc départemental Adolphe-Chérioux au nord, sans oublier les restauroutes, garages automobiles et autres magasins de bricolage…
Quant au SMR lui-même, il est implanté dans la commune de Vitry-sur-Seine, sur une superficie de plus de 24 000 m2 à l’emplacement d’une ancienne casse auto. Bordé à l’ouest par la RD7 (ancienne nationale 7) et directement embranché sur le T7, ce nouveau site a été construit sous maîtrise d’ouvrage RATP pour accueillir les infrastructures nécessaires aux fonctions d’exploitation, de remisage et de maintenance des tramways de cette nouvelle ligne.
Le SMR du T7 s’organise autour d’un bâtiment principal de 5 000 m2 regroupant les locaux d’exploitation, le hall de maintenance, la station-service et la station de lavage. Un bâtiment secondaire regroupe les locaux techniques. Et en extérieur une aire de remisage est prévue pour le stationnement des 31 rames attendues à terme. Deux des voies traversent le bâtiment principal de part en part, l’une passant par le tour en fosse, alors que l’autre, électrifiée par caténaire rigide escamotable, est équipée de passerelles et posée sur fosse.
A double titre, ce nouveau site joue un rôle « environnemental », que ce soit pour la gestion durable des ressources (énergie, eau) ou pour son insertion dans son environnement immédiat. Econome de par sa conception, le SMR n’en offre pas moins un réel confort hygrothermique et visuel. Avec « un parti pris architectural affirmé », ce bâtiment a été pensé pour une isolation thermique « performante », tout en optimisant le nombre d’ouvertures, donnant une large part à la lumière naturelle. Parmi les aménagements mis en place, les eaux pluviales seront récupérées et les eaux de la machine à laver les rames seront recyclées « à 100 % ». Enfin, une centrale solaire permet la production d’eau chaude.
Concernant l’intégration du SMR dans son environnement en pleine mutation (création de ZAC et programmes immobiliers au nord, à l’est et au sud), des mesures conservatoires ont été prises pour permettre la construction d’un front bâti (logements étudiants, foyer jeunes travailleurs et hôtels) en limite nord du site. Pour cela, une dalle socle surplombant partiellement l’aire de remisage des tramways pourra accueillir de futurs bâtiments.P.âL.
T7 La ligne du sud
Quoique fondamentalement rectiligne, en suivant l’ancienne nationale 7 – aujourd’hui RD7 – entre le terminus de la ligne 7 du métro à Villejuif et Athis-Mons, le tracé du premier tronçon du T7 s’écarte de cet axe nord-sud pour desservir Rungis avant de le retrouver à l’aéroport d’Orly. Plus au sud, le prolongement du T7 doit gagner Juvisy-sur-Orge ultérieurement.
Quiconque n’a pas emprunté l’ancienne artère majeure entre Paris et le sud de la France ces dernières années ne la reconnaîtra pas le long du tracé du T7. Aux carrefours, les passages souterrains réservés aux automobiles ont disparu. Mais surtout la chaussée de deux fois deux voies bordée de grands arbres, où circulaient les bus 185 et 285 (héritiers du tram 85 d’avant-guerre), a cédé la place à une très large emprise où les deux voies du futur T7, maintenant posées (voire végétalisées par plantation de sedums), sont encadrées par deux fois deux voies de circulation plus une file de stationnement et une piste cyclable, sans oublier les trottoirs. C’est ainsi qu’entre Villejuif et Thiais l’arrivée du tram (plateforme de 6 à 7 m de large) et la « requalification » de la RD7 ont entraîné un doublement de la largeur de la voirie, passant de 20 m à 40 m entre façades ! Par conséquent, en plus des travaux préparatoires habituels (déviation des réseaux souterrains, remplacement du mobilier urbain, signalisation), il a fallu également procéder à des acquisitions foncières par le conseil général du Val-de-Marne pour démolir les immeubles si nécessaire. Il a également fallu couper les grands arbres qui bordaient la route, mais cette opération a été « limitée au maximum » selon les promoteurs de la ligne T7, qui soulignent que « cet abattage est largement compensé, car de nouvelles plantations, plus nombreuses, sont largement prévues », essentiellement des pins parasols et des chênes verts ayant grandi en pépinière. Bref, « deux arbres replantés pour un arbre coupé ». Mais pas moins de six phases de travaux ont été nécessaires pendant quatre ans pour transformer l’ancienne nationale 7, tout en y maintenant en permanence deux fois deux voies en circulation.
Long de 11,2 km, l’itinéraire du T7 n’est pas exempt d’obstacles routiers, ce qui a nécessité la construction de trois ouvrages d’art : une passerelle piétonne entre l’arrêt Belle-Epine et le centre commercial du même nom, ainsi que deux franchissements d’axes routiers au nord (160 m au-dessus de la RN186 et de l’A86) et à l’ouest d’Orly (100 m au-dessus de l’A106 et de la RD7). Mais un obstacle bien plus inhabituel se dresse sur cet itinéraire : rien de moins que l’aéroport d’Orly, dont les pistes sont franchies en souterrain entre les arrêts Orly-Sud et le terminus sud du premier tronçon, au futur pôle d’échanges bus/tramway d’Athis-Mons (sur ce passage souterrain, il a fallu limiter la circulation à un sens unique pendant les travaux).
Lorsqu’il sera en service, officiellement fin 2013, le premier tronçon du T7 sera parcouru « en un peu plus d’une demi-heure », soit une vitesse commerciale de l’ordre de 20 km/h, avec un intervalle de 8 min en heure creuse et un passage « toutes les 5 à 6 min aux heures de pointe ». Cet intervalle minimum devrait être réduit à 4 min après le prolongement jusqu’à la gare de Juvisy-sur-Orge, prévu en 2018.
Le trafic quotidien attendu sur le premier tronçon est de 36 000 voyageurs, soit 9,7 millions par an, dans un secteur où vivent ou travaillent plus de 300 000 personnes (très majoritairement des usagers de la route), à cheval sur deux départements (Val-de-Marne et Essonne) et 10 communes (Villejuif, L’Haÿ-les-Roses, Vitry-sur-Seine, Chevilly-Larue, Thiais, Rungis, Paray-Vieille-Poste, Orly, Villeneuve-le-Roi et Athis-Mons). Remplaçant le bus 285 au nord d’Athis-Mons, le T7 desservira 18 arrêts (interstation moyenne de 650 m) dont 4 « correspondances principales » avec les autres transports publics : Villejuif-Louis-Aragon (ligne 7 du métro), Porte-de-Thiais (bus TVM), Rungis-la-Fraternelle (RER C) et Orly-Sud (OrlyVal). Bien entendu, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite et aux malvoyants a été prise en compte dès la conception des arrêts (pas de rampes supérieures à 5 %), qui comprennent généralement deux quais en vis-à-vis de 30 m de long sur 4 m de large.
Déjà sous tension (750 V, courant continu) là où les panonceaux le signalent, la LAC (ligne aérienne de contact) du T7 est à fil simple. La RATP s’est-elle convertie à cette solution ? Toujours est-il que les prolongements du T3 parisien ouverts en décembre dernier sont également sous LAC à fil simple, alors que toutes les autres lignes de tram ouvertes jusque-là en Ile-de-France sont équipées de fil double. Et pour alimenter le premier tronçon du T7, six postes de transformation électrique ont été installés (grosso modo tous les 2 km).P.âL.
Chronologie
De la concertation à l’inauguration, treize ans auront été nécessaire pour ouvrir le premier tronçon du T7, dont quatre ans de travaux proprement dits. Après une concertation préalable en novembre 2000-janvier 2001, le schéma de principe a été approuvé par le conseil d’administration du Stif en octobre 2002. L’enquête publique (décembre 2003-février 2004) a été suivie, un an plus tard (février 2005), de la déclaration d’utilité publique par les préfets des deux départements traversés. En décembre 2006, l’avant-projet a été adopté par le conseil d’administration de la RATP, le conseil général du Val-de-Marne, puis le conseil du Stif. Des évolutions ayant été apportées au programme (coûts, maîtrise d’ouvrage dans le cadre de la décentralisation, projet immobilier à Orly, périmètre du site de maintenance, retards dans les expropriations et montage du dossier préliminaire de sécurité), il a fallu attendre octobre 2008 pour l’approbation de l’avant-projet modificatif.
Les travaux préliminaires, qui comprennent la première phase de requalification de la RD7, ont pu débuter en 2009 et se sont poursuivis jusqu’à l’été 2011. Entre-temps, les travaux d’aménagement du tramway ont commencé fin 2010 et doivent se terminer à la mi-2013.
Avant même la fin de ces travaux, les essais de réception des rames ont commencé sur quelques centaines de mètres de la ligne en mars dernier, peu après l’arrivée de la première rame (21 février), et se succéderont jusqu’en septembre. La ligne elle-même fera l’objet d’essais entre Villejuif et Orly-Fret 2 à partir de mai, puis plus au sud à partir de juillet. C’est à ce moment que débutera la formation pratique des conducteurs, sélectionnés parmi les machinistes du centre bus de Thiais. Puis en automne, alors que s’achèvera la formation, auront lieu les marches à blanc, avant l’autorisation officielle de mise en circulation délivrée par le préfet, et l’ouverture au public « fin 2013 ».P.âL.
Qui paye quoi ?
Le coût du premier tronçon du T7, hors matériel roulant, est de 318,35 millions d’euros (valeur janvier 2006).
Cofinancé dans le cadre des contrats de plan (2000-2006) et de projets (2007-2013) Etat-régions, ce coût associe le conseil régional d’Ile-de-France (73,6 %), les conseils généraux du Val-de-Marne (17 %) et de l’Essonne (3,8 %), l’Etat (3,2 %, dans le cadre d’un accord de décroisement entre l’Etat et l’Ile-de-France pour le T7 et le prolongement de la ligne 12 du métro), la communauté d’agglomération des Portes de l’Essonne (0,8 %) et la RATP (1,6 %). Le Stif, en tant qu’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, pilote le projet. Le coût de l’exploitation sera financé à 100 % par le Stif.P.âL
Fiche technique
Type : tram bidirectionnel de 5 modules (Bo2Bo)
Masse : 38 t à vide, 55,2 t en charge
Longueur : 32,7 m
Largeur : 2 400 mm
Hauteur : 3 400 mm
Plancher bas : 100 %
Écartement : 1 435 mm
Tension d’alimentation : 750 V continu (LAC)
Traction : 4 moteurs de 120 kW
Vitesse maximale : 70 km/h
Places assises : 54
Capacité : 200 voyageurs
Portes par face : 4 doubles (1 300 mm) et 2 simples (800 mm)
A Toulouse, le tram Canal pour relier la gare à l’aéroport
Tisséo SMTC a lancé officiellement les études préliminaires du tramway Canal. Cette ligne de sept à neuf kilomètres bouclera le centre-ville de Toulouse via le canal du Midi. Elle connectera le palais de justice au sud-est (terminus de la ligne Garonne qui entrera en service à la fin de cette année) à la gare Matabiau, réaménagée en pôle multimodal pour l’arrivée de la LGV, puis traversera la Garonne au nord-ouest (en créant un nouveau pont ou en doublant celui de périphérique) avant de se brancher sur la ligne E en direction de Blagnac et de l’aéroport (ligne Envol en service fin 2014). Le coût estimé est de 300 millions d’euros, dont un million pour les études. La concertation publique est envisagée au deuxième semestre 2014, les travaux en 2017-2019 pour une mise en service à l’horizon 2020.
Enquête régularité : le transport ferroviaire plus ponctuel que l’aérien
Un peu plus d’un an après sa mise en place, l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST), dont la mission consiste à collecter des indicateurs de ponctualité – théoriquement – de tous les modes, dresse un premier bilan. Principal constat, « les liaisons aériennes sont globalement moins régulières et ponctuelles que les liaisons ferroviaires ».
Sur l’année 2012, le retard à l’arrivée des trains longue distance (TGV, trains internationaux et Intercités) tourne autour de la demi-heure en moyenne mensuelle. Dans le transport aérien, le retard moyen des vols se situait entre 37 et 39 min au départ et entre 39 à 44 min à l’arrivée pour les vols internationaux, intérieurs et outre-mer. Le suivi de la régularité va s’étendre aux TER, au Transilien et aux RER cet été.
Grand Paris : le projet de CDT des Grandes Ardoines est validé
Jean Daubigny, préfet de la région Ile-de-France, Daniel Davisse, maire de Choisy-le-Roi et président de la communauté d’agglomération Seine-Amont, Alain Audoubert, maire de Vitry-sur-Seine, Luc Carvounas, maire d’Alfortville, et les représentants des communautés d’agglomération Plaine centrale du Val-de-Marne et Seine-Amont ont validé le mercredi 22 mai le projet de contrat de développement territorial Les Grandes Ardoines. Le CDT sera mis en enquête publique en septembre 2013. Le territoire sera traversé par la ligne 15 et accueillera trois gares du Grand Paris Express : Vitry-Centre, Les Ardoines et Le Vert-de-Maisons (Alfortville), ces deux dernières en interconnexion avec les RER C et D. Ce CDT, qui a pour objectif la construction d’une ville complète, prévoit l’aménagement de la zone des Ardoines à Vitry, du Lugo à Choisy et du sud d’Alfortville.