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Étiquette : Ile-de-france

Plaine Commune attend la ligne 14 de pied ferme
Trois réunions sur douze doivent se tenir dans le territoire de Plaine Commune, dans le cadre de la concertation renforcée en cours, qui a commencé le 18 novembre et s’achève le 18 décembre. Organisée par la SGP, elle a pour garant Henri Watissée. Plaine Commune est largement concernée par cette concertation, qui porte à la fois sur le tronçon Mairie-de-Saint-Ouen – Pleyel de la ligne 14 et sur le tronçon commun aux lignes 16 et 17, de Pleyel au Bourget.
La ligne 14 doit aller « en 2017 à Mairie de Saint-Ouen, puis en 2023 à Pleyel. Les lignes 16/17 arriveront elles aussi en 2023 à Pleyel et la ligne 15 rejoindra en 2025 ce pôle majeur » rappelle Plaine Commune dans un communiqué. De plus, « grâce à l’engagement des élus de Plaine Commune, l’Etat et la Région ont décidé de placer le prolongement du tramway T8 vers le sud jusqu’à la station Rosa-Parks, à Paris, dans le Nouveau Grand Paris, garantissant ainsi son financement. La mise en service du T8 prolongé est annoncée pour 2022. »
Plaine Commune souhaite que la ligne 14 desserve Pleyel dès 2023, sans interruption du chantier. En effet, l’Etat et la Région évoquent « la possibilité que le tunnelier creuse pour ouvrir les stations Clichy-Saint-Ouen et Mairie-de-Saint-Ouen, puis s’arrête à quelques centaines de mètres de la future station Pleyel. » La communauté d’agglomération souhaite que ce tunnel soit réalisé « en une seule fois jusqu’à la grande gare de Pleyel ». Enfin, « Plaine Commune sera attentive à ce que les délais annoncés pour le prolongement de la ligne 14 ne soient pas allongés à mesure que les décisions de prolonger la ligne au sud seraient prises. » Le prolongement de la ligne 14 au nord a pour enjeu premier la désaturation de la ligne 13 du métro qui « aujourd’hui offre de mauvaises conditions de transports aux habitants de notre territoire ».Ile-de-France : T7 débute la marche à blanc
A un mois de sa mise en service prévue le 16 novembre, le tram T7 qui reliera Villejuif (94) à Athis-Mons (91) a débuté sa marche à blanc le 14 octobre. Cette dernière phase de test permet de vérifier l’ensemble du système en conditions réelles sans voyageurs et de procéder aux derniers ajustements. Depuis mai dernier, les essais techniques se sont succédé afin de vérifier le fonctionnement du matériel, de la signalisation ferroviaire et routière et des systèmes de sécurité. Dans le même temps, une centaine de conducteurs ont été formés. Enfin, des opérations de sensibilisation ont été menées auprès des utilisateurs de la voirie, notamment les jeunes, afin de présenter les bons réflexes de cohabitation avec le tram. La ligne, longue de 11,2 km (18 stations), relie le terminus de la ligne 7 du métro Villejuif-Louis-Aragon et le futur pôle d’échanges bus et tram d’Athis-Mons, un secteur où vivent et travaillent plus de 300 000 personnes. Elle est aussi en correspondances avec le Trans-Val-de-Marne, le RER C et Orlyval.
Ile-de-France : soudure de rail inaugurale pour Tram’Y
Le 12 septembre 2013, les élus franciliens partenaires du tramway T8 ont procédé à la soudure de rail inaugurale sur le chantier de cette ligne en Y – d’où son surnom officiel « Tram’Y ». Le lieu choisi était hautement symbolique, au niveau de l’appareil de voie situé à la fourche du tracé et à la limite des trois villes desservies (Saint-Denis, Epinay-sur-Seine et Villetaneuse). Au total, plus de 2 000 soudures seront réalisées sur les 8,45 km du tracé. La mise en service du T8 est prévue pour fin 2014.
Ile-de-France : marche à blanc du tramway T5
Depuis le 26 juin, la nouvelle ligne de tramway T5 marche à blanc entre Garges-Sarcelles (95) et Saint-Denis (93). Les 13 rames et le système sont testés en conditions réelles de circulation afin d’obtenir l’autorisation préfectorale de mise en service. Cette marche à blanc se termine le 29 juillet pour l’ouverture de la ligne T5 au grand public. Long de 6,6 km et comptant 16 stations, le T5 permettra de relier ses deux terminus en 22 minutes. Le projet a coûté 163 millions d’euros.

Dépôt, trams, voies… les pièces du T7 s’assemblent
Le Citadis francilien du troisième type
Déjà dix ans que le Citadis d’Alstom circule sur les lignes RATP. Alors que le Citadis 302 roule depuis fin 2002 sur le T2, à l’ouest de Paris, une autre version, le Citadis 402, est en service depuis fin 2006 sur le T3. Et pour les prolongements de ces deux lignes ouverts fin 2012, des trams supplémentaires des deux premiers types ont été mis en service. En même temps, un troisième type de Citadis était en cours de développement chez Alstom à La Rochelle pour les futurs T7 et T8 : pour une fois, deux lignes franciliennes vont avoir le même matériel, même si elles ne sont pas connectées. Les 19 rames nécessaires à l’exploitation du premier tronçon du T7 ont été commandées en mars 2011. Suite à l’accord Stif/RATP, ces rames sont financées à 100 % par le Stif dans le cadre d’un crédit-bail pour un montant de 53 millions d’euros. A terme, 12 rames supplémentaires seront nécessaires pour le prolongement du T7 jusqu’à Juvisy-sur-Orge.
Comme le matériel du T2, ce nouveau matériel est un Citadis 302 de cinq modules à plancher bas intégral, d’une longueur de 32 m (contre 43 m sur le T3) et d’une largeur de 2,4 m (2,65 m sur le T3). Il permet de transporter 200 voyageurs et propose 54 places assises. Dans ce matériel totalement accessible aux personnes à mobilité réduite, s’ajoutent deux emplacements pour usagers en fauteuil roulant et six places assises prioritaires.
Réputé économe en énergie, ce tram met en œuvre un freinage à récupération d’énergie, et son éclairage est réalisé par LED (diodes électroluminescentes). Il est également le premier tramway exploité par la RATP à bénéficier d’écrans embarqués qui annonceront les prochains arrêts, les temps de trajet jusqu’aux arrêts principaux, ainsi que les correspondances avec les lignes de bus et de RER.
Question confort, le Citadis 302 version T7 intègre une ventilation réfrigérée. Il y règne une ambiance très bleue, rappel de l’époque où la nationale 7 était la route de la Méditerranée. Sud toujours, avec les motifs de feuilles d’olivier sur les sièges ! Si le design intérieur a été élaboré par le studio interne d’Alstom Transport, l’habillage extérieur a été développé par les agences Pixelis et Sennse. Chaque rame a bénéficié d’un processus de design conjointement mené et validé par la RATP et le Stif. Ainsi, la livrée extérieure reprend les éléments d’identité de l’exploitant (vert jade au-dessus des baies vitrées) et de l’autorité organisatrice (le vif-argent sous les baies vitrées, ainsi que les codes visuels, désormais présents sur l’ensemble des matériels neufs d’Ile-de-France).
A la mi-avril, les quatre premières rames du tramway T7 se trouvaient au site de maintenance et de remisage de Vitry-sur-Seine. Leur livraison de La Rochelle, au rythme de deux par mois environ, se fait de nuit en un seul convoi. Une fois déposé, chaque tram fait l’objet des essais statiques. Ceux-ci effectués, le tram roule de nuit sur quelques centaines de mètres pour s’assurer de son bon fonctionnement (accélération, freinage…) Au rythme de la réception, soit quinze jours par rame, l’ensemble du parc devrait être opérationnel à la fin de l’automne, à temps pour la mise en service.
Patrick LAVAL
Un site de maintenance qui anticipe l’urbanisation
Sur le tracé du T7, le futur site de maintenance et de remisage (SMR) est situé très au nord, assez près de Paris : nous ne sommes ici qu’à 4,5 km de la porte d’Italie. Et pourtant, l’environnement de l’ancienne nationale 7 n’a ici pas grand-chose de celui d’un centre-ville : poste EDF en face du SMR, parc départemental Adolphe-Chérioux au nord, sans oublier les restauroutes, garages automobiles et autres magasins de bricolage…
Quant au SMR lui-même, il est implanté dans la commune de Vitry-sur-Seine, sur une superficie de plus de 24 000 m2 à l’emplacement d’une ancienne casse auto. Bordé à l’ouest par la RD7 (ancienne nationale 7) et directement embranché sur le T7, ce nouveau site a été construit sous maîtrise d’ouvrage RATP pour accueillir les infrastructures nécessaires aux fonctions d’exploitation, de remisage et de maintenance des tramways de cette nouvelle ligne.
Le SMR du T7 s’organise autour d’un bâtiment principal de 5 000 m2 regroupant les locaux d’exploitation, le hall de maintenance, la station-service et la station de lavage. Un bâtiment secondaire regroupe les locaux techniques. Et en extérieur une aire de remisage est prévue pour le stationnement des 31 rames attendues à terme. Deux des voies traversent le bâtiment principal de part en part, l’une passant par le tour en fosse, alors que l’autre, électrifiée par caténaire rigide escamotable, est équipée de passerelles et posée sur fosse.
A double titre, ce nouveau site joue un rôle « environnemental », que ce soit pour la gestion durable des ressources (énergie, eau) ou pour son insertion dans son environnement immédiat. Econome de par sa conception, le SMR n’en offre pas moins un réel confort hygrothermique et visuel. Avec « un parti pris architectural affirmé », ce bâtiment a été pensé pour une isolation thermique « performante », tout en optimisant le nombre d’ouvertures, donnant une large part à la lumière naturelle. Parmi les aménagements mis en place, les eaux pluviales seront récupérées et les eaux de la machine à laver les rames seront recyclées « à 100 % ». Enfin, une centrale solaire permet la production d’eau chaude.
Concernant l’intégration du SMR dans son environnement en pleine mutation (création de ZAC et programmes immobiliers au nord, à l’est et au sud), des mesures conservatoires ont été prises pour permettre la construction d’un front bâti (logements étudiants, foyer jeunes travailleurs et hôtels) en limite nord du site. Pour cela, une dalle socle surplombant partiellement l’aire de remisage des tramways pourra accueillir de futurs bâtiments.P.âL.
T7 La ligne du sud
Quoique fondamentalement rectiligne, en suivant l’ancienne nationale 7 – aujourd’hui RD7 – entre le terminus de la ligne 7 du métro à Villejuif et Athis-Mons, le tracé du premier tronçon du T7 s’écarte de cet axe nord-sud pour desservir Rungis avant de le retrouver à l’aéroport d’Orly. Plus au sud, le prolongement du T7 doit gagner Juvisy-sur-Orge ultérieurement.
Quiconque n’a pas emprunté l’ancienne artère majeure entre Paris et le sud de la France ces dernières années ne la reconnaîtra pas le long du tracé du T7. Aux carrefours, les passages souterrains réservés aux automobiles ont disparu. Mais surtout la chaussée de deux fois deux voies bordée de grands arbres, où circulaient les bus 185 et 285 (héritiers du tram 85 d’avant-guerre), a cédé la place à une très large emprise où les deux voies du futur T7, maintenant posées (voire végétalisées par plantation de sedums), sont encadrées par deux fois deux voies de circulation plus une file de stationnement et une piste cyclable, sans oublier les trottoirs. C’est ainsi qu’entre Villejuif et Thiais l’arrivée du tram (plateforme de 6 à 7 m de large) et la « requalification » de la RD7 ont entraîné un doublement de la largeur de la voirie, passant de 20 m à 40 m entre façades ! Par conséquent, en plus des travaux préparatoires habituels (déviation des réseaux souterrains, remplacement du mobilier urbain, signalisation), il a fallu également procéder à des acquisitions foncières par le conseil général du Val-de-Marne pour démolir les immeubles si nécessaire. Il a également fallu couper les grands arbres qui bordaient la route, mais cette opération a été « limitée au maximum » selon les promoteurs de la ligne T7, qui soulignent que « cet abattage est largement compensé, car de nouvelles plantations, plus nombreuses, sont largement prévues », essentiellement des pins parasols et des chênes verts ayant grandi en pépinière. Bref, « deux arbres replantés pour un arbre coupé ». Mais pas moins de six phases de travaux ont été nécessaires pendant quatre ans pour transformer l’ancienne nationale 7, tout en y maintenant en permanence deux fois deux voies en circulation.
Long de 11,2 km, l’itinéraire du T7 n’est pas exempt d’obstacles routiers, ce qui a nécessité la construction de trois ouvrages d’art : une passerelle piétonne entre l’arrêt Belle-Epine et le centre commercial du même nom, ainsi que deux franchissements d’axes routiers au nord (160 m au-dessus de la RN186 et de l’A86) et à l’ouest d’Orly (100 m au-dessus de l’A106 et de la RD7). Mais un obstacle bien plus inhabituel se dresse sur cet itinéraire : rien de moins que l’aéroport d’Orly, dont les pistes sont franchies en souterrain entre les arrêts Orly-Sud et le terminus sud du premier tronçon, au futur pôle d’échanges bus/tramway d’Athis-Mons (sur ce passage souterrain, il a fallu limiter la circulation à un sens unique pendant les travaux).
Lorsqu’il sera en service, officiellement fin 2013, le premier tronçon du T7 sera parcouru « en un peu plus d’une demi-heure », soit une vitesse commerciale de l’ordre de 20 km/h, avec un intervalle de 8 min en heure creuse et un passage « toutes les 5 à 6 min aux heures de pointe ». Cet intervalle minimum devrait être réduit à 4 min après le prolongement jusqu’à la gare de Juvisy-sur-Orge, prévu en 2018.
Le trafic quotidien attendu sur le premier tronçon est de 36 000 voyageurs, soit 9,7 millions par an, dans un secteur où vivent ou travaillent plus de 300 000 personnes (très majoritairement des usagers de la route), à cheval sur deux départements (Val-de-Marne et Essonne) et 10 communes (Villejuif, L’Haÿ-les-Roses, Vitry-sur-Seine, Chevilly-Larue, Thiais, Rungis, Paray-Vieille-Poste, Orly, Villeneuve-le-Roi et Athis-Mons). Remplaçant le bus 285 au nord d’Athis-Mons, le T7 desservira 18 arrêts (interstation moyenne de 650 m) dont 4 « correspondances principales » avec les autres transports publics : Villejuif-Louis-Aragon (ligne 7 du métro), Porte-de-Thiais (bus TVM), Rungis-la-Fraternelle (RER C) et Orly-Sud (OrlyVal). Bien entendu, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite et aux malvoyants a été prise en compte dès la conception des arrêts (pas de rampes supérieures à 5 %), qui comprennent généralement deux quais en vis-à-vis de 30 m de long sur 4 m de large.
Déjà sous tension (750 V, courant continu) là où les panonceaux le signalent, la LAC (ligne aérienne de contact) du T7 est à fil simple. La RATP s’est-elle convertie à cette solution ? Toujours est-il que les prolongements du T3 parisien ouverts en décembre dernier sont également sous LAC à fil simple, alors que toutes les autres lignes de tram ouvertes jusque-là en Ile-de-France sont équipées de fil double. Et pour alimenter le premier tronçon du T7, six postes de transformation électrique ont été installés (grosso modo tous les 2 km).P.âL.
Chronologie
De la concertation à l’inauguration, treize ans auront été nécessaire pour ouvrir le premier tronçon du T7, dont quatre ans de travaux proprement dits. Après une concertation préalable en novembre 2000-janvier 2001, le schéma de principe a été approuvé par le conseil d’administration du Stif en octobre 2002. L’enquête publique (décembre 2003-février 2004) a été suivie, un an plus tard (février 2005), de la déclaration d’utilité publique par les préfets des deux départements traversés. En décembre 2006, l’avant-projet a été adopté par le conseil d’administration de la RATP, le conseil général du Val-de-Marne, puis le conseil du Stif. Des évolutions ayant été apportées au programme (coûts, maîtrise d’ouvrage dans le cadre de la décentralisation, projet immobilier à Orly, périmètre du site de maintenance, retards dans les expropriations et montage du dossier préliminaire de sécurité), il a fallu attendre octobre 2008 pour l’approbation de l’avant-projet modificatif.
Les travaux préliminaires, qui comprennent la première phase de requalification de la RD7, ont pu débuter en 2009 et se sont poursuivis jusqu’à l’été 2011. Entre-temps, les travaux d’aménagement du tramway ont commencé fin 2010 et doivent se terminer à la mi-2013.
Avant même la fin de ces travaux, les essais de réception des rames ont commencé sur quelques centaines de mètres de la ligne en mars dernier, peu après l’arrivée de la première rame (21 février), et se succéderont jusqu’en septembre. La ligne elle-même fera l’objet d’essais entre Villejuif et Orly-Fret 2 à partir de mai, puis plus au sud à partir de juillet. C’est à ce moment que débutera la formation pratique des conducteurs, sélectionnés parmi les machinistes du centre bus de Thiais. Puis en automne, alors que s’achèvera la formation, auront lieu les marches à blanc, avant l’autorisation officielle de mise en circulation délivrée par le préfet, et l’ouverture au public « fin 2013 ».P.âL.
Qui paye quoi ?
Le coût du premier tronçon du T7, hors matériel roulant, est de 318,35 millions d’euros (valeur janvier 2006).
Cofinancé dans le cadre des contrats de plan (2000-2006) et de projets (2007-2013) Etat-régions, ce coût associe le conseil régional d’Ile-de-France (73,6 %), les conseils généraux du Val-de-Marne (17 %) et de l’Essonne (3,8 %), l’Etat (3,2 %, dans le cadre d’un accord de décroisement entre l’Etat et l’Ile-de-France pour le T7 et le prolongement de la ligne 12 du métro), la communauté d’agglomération des Portes de l’Essonne (0,8 %) et la RATP (1,6 %). Le Stif, en tant qu’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, pilote le projet. Le coût de l’exploitation sera financé à 100 % par le Stif.P.âL
Fiche technique
Type : tram bidirectionnel de 5 modules (Bo2Bo)
Masse : 38 t à vide, 55,2 t en charge
Longueur : 32,7 m
Largeur : 2 400 mm
Hauteur : 3 400 mm
Plancher bas : 100 %
Écartement : 1 435 mm
Tension d’alimentation : 750 V continu (LAC)
Traction : 4 moteurs de 120 kW
Vitesse maximale : 70 km/h
Places assises : 54
Capacité : 200 voyageurs
Portes par face : 4 doubles (1 300 mm) et 2 simples (800 mm)
Grand Paris : le projet de CDT des Grandes Ardoines est validé
Jean Daubigny, préfet de la région Ile-de-France, Daniel Davisse, maire de Choisy-le-Roi et président de la communauté d’agglomération Seine-Amont, Alain Audoubert, maire de Vitry-sur-Seine, Luc Carvounas, maire d’Alfortville, et les représentants des communautés d’agglomération Plaine centrale du Val-de-Marne et Seine-Amont ont validé le mercredi 22 mai le projet de contrat de développement territorial Les Grandes Ardoines. Le CDT sera mis en enquête publique en septembre 2013. Le territoire sera traversé par la ligne 15 et accueillera trois gares du Grand Paris Express : Vitry-Centre, Les Ardoines et Le Vert-de-Maisons (Alfortville), ces deux dernières en interconnexion avec les RER C et D. Ce CDT, qui a pour objectif la construction d’une ville complète, prévoit l’aménagement de la zone des Ardoines à Vitry, du Lugo à Choisy et du sud d’Alfortville.

Ile-de-France : le tram T7 pousse son 3e tablier
Dans le cadre de la construction du 3e ouvrage d’art de la ligne de tramway T7 Villejuif – Athis-Mons, le poussage du tablier du pont de franchissement de la RN7 et de l’A106 a eu lieu les nuits des mercredi 1er février, jeudi 2 et vendredi 3 février 2012. Le tablier (96 m de long, 2 500 t) permettra de relier deux stations situées sur la plateforme aéroportuaire d’Orly. Cette nouvelle ligne de tramway francilienne desservira le pôle d’activités d’Orly-Rungis, le 2e bassin d’emplois d’Ile-de-France.
Grand Paris Express : Roissy voient rouge
La ligne Rouge interrompue au Bourget ? C’est le risque que fait encourir le rapport Auzannet sur le métro du Grand Paris Express. En fait, Pascal Auzannet laisse la ligne en pointillé, dans l’attente des décisions du gouvernement sur Roissy-CDG. Les élus de la zone de Roissy ne l’entendent pas de cette oreille. Pour eux, le métro, qui concerne plus de 500 000 habitants autour de Roissy, est prioritaire. Emmenés par Patrick Renaud, président de la communauté d’agglomération de Roissy, soutenus par les conseils généraux du Val-d’Oise, de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne (où se trouvent la commune du Mesnil-Amelot, terminus de cette branche en suspens de la ligne Rouge, ainsi que la moitié du territoire de Roissy-CDG), ils ont, tous ensemble, à l’Assemblée nationale, le 23 janvier, signé une lettre au Premier ministre et lancé une pétition. Ce qu’ils demandent à Jean-Marc Ayrault ? De réaliser, selon l’accord Etat-Région du 26 janvier 2011, la branche nord-est de la ligne Rouge d’ici 2025. De rééquilibrer réellement le développement de la région vers l’est et le nord.
Ils ont de solides arguments. Le métro doit desservir, selon eux, le premier bassin d’emplois d’Ile-de-France, avant La Défense. Mais ce bassin souffre d’un taux de chômage important. Selon leurs calculs, 165 000 emplois pourraient être créés dans la zone, dont 100 000 sont suspendus au futur métro. Ils déplorent d’avoir travaillé sur trois contrats de développement territorial (Val-de-France Gonesse, Grand Roissy, Le Bourget), prometteurs de développement, mais qui n’ont pas de sens si la ligne et ses gares ne sont pas au rendez-vous. Parmi les signataires, toutes les sensibilités politiques sont confondues, comme c’est la règle dans ces dossiers. Et Yves Albarello, député UMP de Seine-et-Marne, maire de Claye-Souilly, fait part de sa « complicité de vue » avec Jean-Paul Huchon sur le sujet.
Les élus ne mettent pas en doute l’augmentation de la facture, de 20 à 30 milliards, qui pour eux n’est pas une « dérive » mais le résultat d’adaptations indispensables. Comment s’en sortir ? Pour Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse et député socialiste, il faudra en passer par des adaptations techniques, réaliser la ligne en surface ou en tranchée plutôt qu’en souterrain, afin de réduire les coûts et les délais. Pour Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, il faut emprunter sur le long terme pour le Grand Paris, comme on l’a fait pour le métro parisien, payé en 77 ans. Et puisqu’on parle finances, tous se demandent comment revenir devant les administrés, qui ne sont pas les plus riches d’Ile-de-France, et qui déjà payent pour le Grand Paris pour la deuxième année consécutive… s’ils ne voient rien venir ?Ile-de-France : ouverture de la concertation sur le tram Antony – Clamart
Ouverte depuis le 21 janvier, la concertation sur le projet de tramway Antony – Clamart s’achèvera le 1er mars. Elle constitue le premier temps d’information et de participation du public sur ce projet. La création de cette ligne, sur 8,2 km avec 14 stations, a pour principal objectif de renforcer l’offre de transport dans le sud des Hauts-de-Seine et d’accompagner les projets urbains de ce secteur en plein développement. 30 000 voyageurs par jour sont attendus sur cette nouvelle ligne. Elle sera en correspondance avec le RER B, la ligne TVM à La Croix-de-Berny, le futur tramway T6 et de nombreuses lignes de bus. Montant estimé du projet : 311 millions d’euros HT, hors matériel roulant.

Paris : la ligne 12 traverse le périphérique
Avec la mise en service de son prolongement de 1,1 km jusqu’à la nouvelle station de métro Front populaire, à Aubervilliers, la ligne 12 représente un beau symbole : il dépasse le périphérique et fait tomber la frontière Paris-banlieue. Front Populaire n’est d’ailleurs qu’une étape d’un prolongement qui va mener, fin 2017, à deux autres nouvelles stations : Aimé Césaire, située au Pont de Stains, et Mairie d’Aubervilliers. La nouvelle station va accueillir chaque jour, selon les prévisions de la RATP, près de 15 000 voyageurs et permettra de joindre Saint-Lazare en 16 minutes, Montparnasse en 28 minutes. D’un montant de 198,5 millions d’euros, ce prolongement jusqu’à Front Populaire a été financé conjointement par la région Ile-de-France (95 millions), l’État (54,5), la RATP (32,3) et le conseil général de Seine-Saint-Denis (16,7).