Étiquette : Industrie

  • Fret SNCF : des industriels demandent un report de la réforme

    Fret SNCF : des industriels demandent un report de la réforme
    Plusieurs fédérations professionnelles du secteur industriel et des transports ont appelé le 23 juin la SNCF à revoir ses projets concernant son activité de wagon isolé. L’Association française des wagons particuliers, la Confédération française pour l’habitat, l’Urbanisme et l’Aménagement du territoire, le Comité des constructeurs français d’automobiles, la Fédération française de l’acier, l’Association européenne de l’acier, l’Union des industries chimiques, la Fédération des entreprises de transport et de logistique de France et le Groupe des fédérations industrielles demandent « un report du démarrage du « multilots multiclients » à échéance beaucoup plus lointaine ». Ce dispositif prévu pour la fin de l’année consiste à regrouper des envois à destination de différentes entreprises, au détriment du service de wagon à la demande.

  • Hennigsdorf : les 100 ans du créateur du Zefiro

    Hennigsdorf : les 100 ans du créateur du Zefiro

    De par le vaste monde, il est de petites localités dont les noms sont intimement liés à de hauts lieux de l’industrie ferroviaire des temps présents et passés. Et l’on peut affirmer, sans hésiter, que Hennigsdorf en fait partie d’emblée. Cette commune de l’agglomération berlinoise, sise au nord-ouest de la capitale, entre bois et forêts, a toujours été associée au grand industriel allemand AEG. Il y a très exactement cent ans, en 1910, Emil Rathenau, fondateur et propriétaire de la société, annonçait déjà l’édification d’un nouveau site de production sur un vaste terrain de 750 000 m2 justement situé sur le territoire d’Hennigsdorf, entre Spandau et Tegel. Un an plus tard, apparaissait sur ce site un hangar dédié à l’assemblage d’avions, une fabrique de porcelaine pour isolateurs électriques, ainsi qu’un atelier de production d’appareils de chauffage domestique. Plutôt éclectique dans ses choix stratégiques, Hennigsdorf élargissait, dès 1913, le champ de ses compétences à la construction de locomotives électriques. Mais en 1918, au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’usine berlinoise se voit contrainte par les évènements de se reconvertir partiellement dans la réparation des locomotives à vapeur. Néanmoins, ce nouveau domaine d’activité allait visiblement inspirer les ingénieurs de l’usine, puisque ce sont eux qui préparèrent, entre autres, la locomotive BR 05 002 du fameux record du monde de vitesse sur rail à 200,4 km/h, le 11 mai 1936. Le seuil psychologique des 200 km/h était ainsi franchi…
    La célèbre exposition internationale de Paris, en 1937, révèle au monde entier les compétences d’AEG. L’industriel allemand y présente son impressionnante locomotive électrique E 18 22, qu’il a bien sûr construite à Hennigsdorf, et qui remporte, en cette occasion, plusieurs « grands prix » et autre diplômes. Mais deux ans plus tard, survient à nouveau la guerre. Le site berlinois est sévèrement touché. Il faudra alors attendre 1947 pour y voir repartir la production d’engins moteurs, cette fois sous administration militaire soviétique, et après fondation d’une nouvelle entreprise d’Etat dénommée LEW (Lokomotivbau-Elektrotechnische Werke)-Hennigsdorf. Cette entreprise sera d’ailleurs la seule à être autorisée à construire des locomotives en Allemagne de l’Est. Bien vite, LEW-Hennigsdorf se fait une vraie spécialité des engins électriques pour réseaux industriels, dont l’usine sortira 5 480 unités réparties selon 32 séries différentes, le tout en quelque 70 ans. Les mines de lignite lui offrent, en particulier, un terrain d’action privilégié. Mais l’entreprise ne délaisse pas pour autant la traction ferroviaire classique, et présente à la foire de Leipzig, dès 1982, un prototype de locomotive électrique de type BB, vite surnommé « Weisse Lady » en raison de sa livrée à dominante blanche. En découlent bientôt les célèbres séries 243 et 212 de la DR (Deutsche Reichsbahn), qui seront ensuite renumérotées 143 et 112 à la DB.
    En 1992, après la réunification de l’Allemagne, Hennigsdorf réintègre AEG sous la forme de sa division « matériel roulant ferroviaire », avec la raison sociale correspondante : AEG Schienenfahrzeuge GmbH. Commence, la même année, la livraison des rames du métro de Shanghaï, dont celles des lignes 1 et 2 seront construites à Hennigsdorf. Et, deux ans plus tard, sort du site berlinois une surprenante machine qu’on qualifiera à l’époque de « plus moderne locomotive du monde » : il s’agit du prototype 12X (numéroté 128 001), véritable précurseur de la transmission triphasée moderne, et qui conduira à la famille Traxx aujourd’hui bien connue…
    En 1996, le groupe Daimler-Benz, qui avait repris, entre-temps, l’activité ferroviaire d’AEG, décide de la fusionner avec celle de l’industriel ABB, lui-même issu de deux noms mythiques de la traction électrique, à savoir le suédois Asea et le suisse Brown-Boveri. Naît ainsi Adtranz, dont l’usine de Hennigsdorf commence à livrer, la même année, les rames des séries 481 et 485 pour la S-Bahn de Berlin, désormais exploitée par la BVG (Berliner Verkehrs Gesellschaft). Ce fut sans doute l’un des plus juteux contrats que le site berlinois ait enregistré depuis qu’en 1954 il décida de se lancer dans la production d’éléments automoteurs électriques…
    Le dernier changement de propriétaire intervient en 2001, quand Adtranz, devenu dans l’intervalle la propriété à 100 % de Daimler Chrysler, est repris par Bombardier Transportation. Hennigsdorf se positionne alors comme son plus grand site d’assemblage. Sept ans plus tard, en 2008, la première rame de présérie de la nouvelle famille de tramways dite « Flexity Berlin », destinée à la capitale, est présentée puis testée sur le réseau. A partir de 2011, cette famille doit être produite en série à Hennigsdorf, qui renoue ainsi avec l’activité tramway, après avoir assemblé, pour le même réseau, les fameux GT6 N, toute première génération à plancher bas intégral…
    C’est en 2009 que le 25 000 € véhicule ferroviaire est finalement sorti des ateliers. Cette année-là, a également démarré la production dans la halle 71 flambant neuve, dotée d’installations ultramodernes, et qui a été édifiée incidemment en lieu et place de l’ancienne fabrique de porcelaine ! Actuellement, cette halle est utilisée pour l’assemblage final des Talent 2, tout nouveau matériel régional commandé à 146 exemplaires par la DB, et qui sera numéroté chez elle BR 442. La cadence de production doit y monter bientôt à deux voitures par jour…
    Aujourd’hui, le site de Hennigsdorf s’étend sur quelque 650 000 m2, emploie plus de 2 000 collaborateurs, et regroupe trois divisions : passagers, propulsion et contrôles, et enfin service. La division passagers, dont le siège international se trouve également à l’usine, assure le développement des projets, l’industrialisation, la production, les essais et homologations, ainsi que le marketing et la vente pour tous les matériels roulants transportant des voyageurs. Au rang des projets actuellement en cours de développement, on recense bien sûr le Zefiro 380, mais aussi le métro de Singapour DTL et les éléments automoteurs électriques ET 430 pour Stuttgart.
    La grande spécialité de Hennigsdorf demeure la fabrication des structures de caisse en aluminium. Dans les halles de montage, l’activité actuelle intéresse principalement les Talent 2 pour la DB (S-Bahn de Nuremberg) et les Regina pour les SJ (chemins de fer suédois), auxquels on doit encore ajouter quelques Contessa pour les DSB (chemins de fer danois). La quasi-totalité des tests avant livraison pratiqués sur ces matériels s’effectue sur le site, qui dispose à ces fins de deux voies d’essai de 800 m chacune, autorisant une vitesse maximale de 70 km/h (une voie extérieure de 4,1 km permet, si nécessaire, de monter en vitesse jusqu’à 140 km/h). Sur le réseau interne à l’usine, stationnaient, le jour de notre visite, pas moins d’une quarantaine de Talent 2 en attente de livraison : l’homologation de ce matériel reste prévue pour août prochain, et le service commercial pour décembre. L’accompagnement d’un Talent 2 sur voie d’essai nous a certes convaincus d’un certain nombre de points forts inhérents à ce matériel, mais pas franchement du confort dynamique « en vertical » : ce n’est toutefois pas le bogie qu’il faut incriminer, mais bien plus vraisemblablement l’armement et la qualité géométrique des voies et aiguilles en certains endroits… Lieu d’essais dynamiques, usine d’assemblage pour le matériel roulant, Hennigsdorf est aussi, et avant tout, un gisement de « matière grise ». C’est sur ce site centenaire qu’ont été développés nombre de matériels révolutionnaires. Tel est, fort à propos, le cas du Zefiro, qui devrait arriver juste à l’heure pour souffler les 100 bougies de son créateur…
     

    Philippe HÉRISSÉ

  • Quelles perspectives pour l’industrie de la grande vitesse américaine ?

    A quoi ressemblera le TGV américain ? « Notre seule référence, c’est le corridor nord-est (de Washington à Boston et New York), qui n’est pas si rapide, indique Art Guzzetti, à l’American Public Transportation Association (Apta). Regardons les meilleurs exemples à l’étranger, en France, en Allemagne, en Espagne, en Corée ou au Japon. Et comprenons le contexte américain ! » Outre la fourniture de locomotives diesel rapides susceptibles de rouler jusqu’à environ 200 km/h – elles existent déjà –, cette adaptation au contexte dépendra beaucoup des orientations prises par le gouvernement américain, notamment en matière de sécurité. Pour l’instant, les normes sont en effet beaucoup plus sévères qu’en Europe (par crainte d’un crash contre un convoi de fret). D’où du matériel plus lourd.
    L’Administration fédérale des chemins de fer, la FRA, devra fournir un cahier des charges d’ici le 15 septembre. « Il y a ici une croyance tenace qui veut qu’un train soit plus sûr s’il y a une locomotive devant, relève notamment Roelof van Ark, le président d’Alstom en Amérique du Nord. C’est le cas du TGV, mais pas de l’AGV, ni de l’ICE III ou du Shinkansen japonais, qui ont une motorisation répartie. C’est le genre de problème qu’il faudra régler. » Ce qui n’est pas vraiment gênant pour le constructeur français : « De toute façon, chez Alstom, nous avons les deux technologies au catalogue avec le TGV et l’AGV ! », ajoute-t-il.
    Quelles que soient les solutions retenues, le matériel roulant devra être en bonne partie made in USA. « Il y a clairement une clause “buy American” liée au programme de trains à grande vitesse », indique Barbara Pelletier, à la FRA. Trente-deux constructeurs ferroviaires, parmi lesquels Alstom, Bombardier, Siemens, Talgo, AnsaldoBreda, Kawasaki ou Hyundai Rotem, ont déjà pris langue avec le gouvernement fédéral. Ils se sont engagés à s’établir aux Etats-Unis ou à s’y agrandir au cas où ils remporteraient des contrats. Comme l’a résumé le secrétaire aux Transports Ray LaHood dans un discours, début décembre : « Notre but est de développer un réseau ferré à grande vitesse nationale, de créer de bons emplois ici en Amérique et de revigorer notre base industrielle. »
     

    François ENVER

  • Un dispositif pour réduire les champs magnétiques des tramways

    Comme tous les circuits électriques parcourus par un courant, les lignes aériennes de contact (qui assurent l’alimentation) et les rails de tramway (qui assurent le retour du courant) créent des champs magnétiques dans leur environnement. Ces champs ont beau diminuer avec le carré de la distance en partant de leur source (par exemple, ils sont quatre fois moins importants pour une distance double), ils n’en sont pas moins proportionnels aux courants mis en jeu, qui sont ici relativement élevés (500 A à 1 000 A) pour des engins de petite puissance, vu que la tension d’alimentation n’est que de 750 V continu. Les champs magnétiques créés par l’alimentation de traction des tramways ne sont donc pas négligeables, surtout quand il est question de faire passer une ligne nouvelle à proximité d’instruments de mesure particulièrement sensibles. L’université allemande de Heidelberg, équipée de tels instruments, sera protégée des perturbations par l’absence de ligne aérienne de contact sur une ligne appelée à la traverser, les tramways étant équipés d’un stockage d’énergie. Mais pour la nouvelle ligne traversant l’université polytechnique néerlandaise de Delft, pas question de commander de nouveaux trams ou de modifier le parc existant : la ligne est donc restée équipée de lignes aériennes de contact. Mais le montage classique est ici associé à un dispositif de compensation, à base de câbles reliés au circuit de traction et enterrés parallèlement entre les quatre rails de roulement. De plus, ces derniers sont de leur côté reliés électriquement pour répartir le retour de courant. Grâce à ce montage, étudié par le bureau de conseil néerlandais EM Power Systems et l’université de Delft, le champ magnétique émis a été divisé par 10.

  • Lafarge veut prendre le train

    Le groupe Lafarge et RFF ont signé, le 20 novembre, un protocole de partenariat pour développer les transports de l’industriel par voie ferrée. Pour le gestionnaire des infrastructures, c’est la première convention qui concrétise l’engagement national pour le fret ferroviaire annoncé le 16 septembre par le gouvernement. De son côté, « Lafarge s’est engagé à réduire ses émissions de CO2 depuis quinze ans. Nous avons commencé avec le fluvial : nous avons aujourd’hui la première flotte fluviale privée de France. Maintenant, nous allons développer le ferroviaire », explique Denis Maître, le président des activités granulats et bétons de Lafarge en France. Avec ce partenariat, l’industriel s’engage à augmenter de plus de 50 % ses volumes de granulats transportés par fer en dix ans, ce qui représentera un total de plus de 4 millions de tonnes annuels. Pour cela, l’entreprise envisage de doubler assez rapidement le nombre de ses carrières embranchées à des voies ferrées. Actuellement, elle en a une dizaine sur les quelque 200 sites (carrières, sablières, ports et dépôts) où elle est présente. « Nous travaillons sur neuf projets avec RFF, dont un en Picardie, dans l’Yonne et dans le Sud-Est », poursuit Denis Maître. Dans l’Yonne, par exemple, Lafarge projette d’ouvrir une carrière de roches massives à Perrigny-sur-Armançon. Plus de 90 % des livraisons destinées au bassin parisien se feront par voie ferrée, représentant un trafic annuel de 1 million de tonnes. Pour chaque projet, RFF désigne des correspondants régionaux chargés de répondre en amont à toutes les questions de Lafarge : la création d’un terminal ferroviaire embranchée est-elle possible ? A quel coût ? Des sillons performants peuvent-ils être proposés ? Quel est le marché visé ? « Nous sommes dans une logique de recherche de solutions. Nous intégrons notre partenaire en amont », explique-t-on chez Lafarge. Le groupe souhaite également jouer un rôle moteur dans la constitution de futurs opérateurs ferroviaires de proximité. En particulier dans le Morvan, où il planche avec Eiffage pour donner naissance à CFR (Compagnie ferroviaire régionale). VFLI devrait également faire partie du capital. La société devrait voir le jour en début d’année prochaine. Elle devrait prochainement déposer une demande de licence d’entreprise ferroviaire car c’est elle qui jouera le rôle d’opérateur ferroviaire. Elle sera également chargée d’entretenir le réseau, comme le permet la nouvelle loi sur la régulation des activités ferroviaires adoptée début novembre, actuellement en attente de promulgation. « Nous suivons aujourd’hui 25 projets d’OFP qui couvrent quasiment toutes les régions françaises », précise Hervé de Tréglodé, le directeur du pôle commercial de RFF. « C’est une véritable brèche qui s’ouvre dans l’histoire du chemin de fer français », conclut Hubert du Mesnil, le président de RFF.

     

    Marie-Hélène Poingt

  • La France propose de rénover le métro de Caracas

    Le gouvernement français a présenté à l’exécutif vénézuélien une proposition de rénovation du métro de Caracas qui intéresserait le groupe industriel Alstom et aurait un coût initial de 500 millions d’euros. De sources diplomatiques, ce projet a été présenté le 30 septembre à la demande des autorités vénézuéliennes. La France propose une modernisation complète de la voie ferrée de la ligne 1 du métro ainsi que l’ajout de 10 trains de nouvelle génération qui permettrait une augmentation du service de 30 %. L’offre inclut aussi un plan de financement, des améliorations du service et des transferts de technologie (en ouvrant un Institut ferroviaire d’Amérique latine pour former localement des techniciens et des ingénieurs). La rénovation de la ligne 1 a suscité l’intérêt de plusieurs entreprises, dont Alstom qui a déjà participé à sa construction. Le métro de Caracas est utilisé chaque jour par 1,5 million de personnes.

  • Siemens remporte un contrat juteux à Helsinki

    HKL, l’exploitant du métro d’Helsinki, a choisi Siemens pour équiper le prolongement de sa ligne 1. Le contrat, d’une valeur de 56 millions d’euros, porte sur l’équipement de 13,9 km supplémentaires de voies, 7 stations et 24 trains. Pour l’exploitation en mode automatique du prolongement (tout comme le reste de la ligne, qui a déjà fait l’objet d’un contrat en décembre 2008), Siemens Transportation Systems fournira les automatismes Trainguard MT CBTC, la signalisation, les communications embarquées ainsi que les portes palières et le système dynamique d’information voyageurs. Lorsque le prolongement sera ouvert, en 2014, les voyageurs pourront se rendre de la capitale finlandaise à Espoo sur une ligne entièrement automatisée de 35,4 km pour 24 stations.

  • La SNCF dévoile son plan

    Après l’enveloppe de 7 milliards d’euros annoncée la semaine dernière par le gouvernement pour relancer le fret ferroviaire, c’était au tour de la SNCF, le 22 septembre, de présenter au comité central d’entreprise sa stratégie de redressement de son activité fret pour laquelle elle s’attend à 600 millions d’euros de pertes cette année. Son « schéma directeur pour un nouveau transport écologique de marchandises » décrit les neuf projets industriels retenus, dont le développement de quatre autoroutes ferroviaires, celui du transport combiné terrestre, maritime et fluvial, ainsi que celui du réseau fret ferroviaire européen à grande vitesse d’ici à 2020. La SNCF prévoit d’y consacrer un milliard d’euros au total. Pour devenir plus compétitive, elle va constituer « quatre entités spécialisées » par marché, qui représentent aux yeux des syndicats la voie vers la mise en place de filiales de droit privé. Ceux-ci craignent aussi que la SNCF abandonne près de 60 % de l’activité wagons isolés, qu’elle entend traiter différemment par un ensemble de lignes « multilots/multiclients ». Le nouveau plan de transport qui sera mis en place doit permettre de massifier la plus grande partie possible de ces trafics. Reste une grande interrogation : les suppressions de postes, qui n’ont pas été chiffrées, alors que les syndicats les évaluent entre 4 000 et 6 000. La direction renvoie la réponse à de nouvelles rencontres avec les syndicats, à commencer par une table-ronde qui se tiendra le 5 octobre.

  • La LGV Barcelone – Figueras relancée

    La semaine dernière, le Conseil des ministres espagnol a autorisé le ministère de l’Industrie à mettre en œuvre l’installation de 52 km de voies entre Barcelone et Figueras. Selon La Clau, magazine en ligne d’actualité en Catalogne, l’Adif (l’équivalent espagnol de RFF) a déjà posé 26 km de voies et procède aux travaux d’électrification et de sécurité. Il s’agit de construire plusieurs tronçons : entre Figueras et Gérone, Gérone et Riudellots de la Selva, ainsi que de La Roca del Vallès à Mollet del Vallès, à l’approche de Barcelone. Le coût du chantier est évalué à 82 millions d’euros. Selon les prévisions, la LGV devrait être opérationnelle en 2014, soit cinq ans après l’achèvement du tronçon allant de Perpignan à Figueras.

  • Dans l’attente des subventions TGV, les industriels américains se positionnent

    Les États candidats à des subventions fédérales, dans le cadre du programme américain à grande vitesse, avaient jusqu’au lundi 24 août pour remettre leur dossier de candidature. Les premières annonces de financement devraient intervenir fin septembre, début octobre, a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère américain des transports. Plus d’un milliard de dollars par an devrait être attribué sur une période de 5 ans. Après le couple Alstom/SNCF et les industriels espagnols, les Allemands et les Canadiens ont manifesté cet été leur intérêt pour la grande vitesse américaine. Selon l’hebdomadaire le Spiegel, Siemens et la DB proposeront leur expérience de constructeur et d’opérateur de l’ICE 3 et Bombardier, en voisin, fait valoir sa bonne connaissance des règles en vigueur aux États-Unis et son implantation industrielle locale, selon l’agence de presse La Presse Canadienne.