Étiquette : International

  • Debrecen commande 18 tramways à CAF

    Seconde ville de Hongrie avec 200 000 habitants, Debrecen remplacera une partie de ses tramways anciens par 18 rames commandées à l’espagnol CAF pour 44 millions d’euros. L’entreprise publique DKV a signé fin février ce contrat qui inclut la maintenance des véhicules. Ces trams à air conditionné et plancher bas sont à livrer au plus tard en 2012 et équiperont la deuxième ligne du réseau de la ville. Après Belgrade en novembre 2009, le constructeur ibérique consolide ses marchés en Europe de l’Est et perce à nouveau en Hongrie où il avait déjà vendu, il y a presque vingt ans, 76 voitures Eurocity aux chemins de fer hongrois.

  • L’offre ZELC refusée pour le métro de Montréal

    Le 8 mars, la Société de transport de Montréal (STM) a rejeté l’offre remise un mois auparavant par l’industriel chinois Zhuzhou Electric Locomotive Company (ZELC), qui proposait 762 voitures de métro pour 3 milliards de dollars canadiens (un peu plus de 2 milliards d’euros). Motif : avec de classiques roues en acier au lieu du roulement sur pneus en vigueur dans le métro de Montréal, ZELC « ne satisfait pas à une exigence technologique formulée dans l’avis public international ». En réponse, le constructeur chinois menace de recourir aux tribunaux et demande de rencontrer des représentants du gouvernement de la province du Québec afin de démontrer que sa solution serait la plus économique. Toujours est-il qu’en poussant la STM à lancer un nouvel « avis d’intention » pour le rajeunissement du parc montréalais – marché qui semblait acquis au consortium Bombardier-Alstom – ZELC a suscité la candidature de l’espagnol CAF… qui sait construire des métros à pneus.

  • A New York, le métro le plus cher du monde

    Dans l’imaginaire new-yorkais, un souvenir revient souvent : le « El ». El pour elevated railway, c’est-à-dire littéralement chemin de fer aérien, ou plutôt métro aérien. Avec leurs arches d’acier et leurs stations ouvragées aux quais de bois, ces quatre lignes ouvertes du sud au nord de Manhattan entre 1868 et 1880 ont fait pendant des décennies le bonheur des poètes et des photographes. Les riverains étaient visiblement moins enthousiastes : passant au raz de leurs fenêtres, les trains étaient fort bruyants. Et les 2e, 3e, 6e et 9e Avenues au-dessus desquelles ils circulaient manquaient d’air et de lumière. Du coup, leur démolition à partir de 1938 a semblé aller de soi. Mais si le centre et l’ouest de la grande île new-yorkaise avaient entre-temps été bien maillés par des métros souterrains, rien n’a remplacé à l’est les Els des 2e et 3e Avenues, disparus en 1940 et 1955. Une seule ligne de métro passe dans le coin. Elle est aujourd’hui complètement saturée. L’idée était de construire une ligne nouvelle le long de la 2e Avenue. Quatre-vingt-dix ans après avoir lancé les premiers plans, et quarante ans après avoir creusé les premiers trous – en partie rebouchés depuis –, New York s’est enfin lancée dans ce chantier spectaculaire. Il devrait l’occuper pendant une bonne vingtaine d’années. Et coûter une vingtaine de milliards de dollars (une quinzaine de milliards d’euros), ce qui devrait en faire le métro le plus cher du monde.
    Le métro de la 2e Avenue est apparu sur les cartes avec le schéma directeur ébauché en 1919. Dix ans plus tard, les projets se sont précisés, dans la perspective de la démolition des Els (de même que la municipalité s’est lancée dans la construction d’une ligne de métro sous la 6e Avenue pour y remplacer la ligne aérienne). Mais la crise, puis le déclenchement de la guerre ont tout remis à plus tard. L’idée a été reprise à la fin des années 1940, puis dans les années 1960, avec un début des travaux en 1972. Mais la ville de New York s’est bientôt retrouvée en cessation de paiement, et le chantier s’est arrêté. Dans les années 1980, la MTA, l’agence métropolitaine des transports, a proposé de louer les morceaux de tunnels déjà creusés : ils auraient été transformés en prison, en caves à vin, en discothèques, en bowlings ou en champignonnières… Serpent de mer des transports de la mégalopole nord-américaine, le métro de la 2e Avenue est peu à peu devenu « the most famous thing that’s never been built in New York City » (la chose la plus célèbre qui n’a jamais été construite à New York). Jusqu’à ce que la MTA reprenne les études en 1995. Ensuite, il aura encore fallu près de dix ans pour que le dossier soit bouclé. Les travaux ont été officiellement (re)lancés en avril 2007.
    Appelé SAS par les intimes, pour Second Avenue Subway, le métro tel qu’il est maintenant en construction fera 13,7 km de long lorsqu’il sera achevé. Avec seize stations. Il reliera du nord au sud la gare de la 125e Rue, à Harlem, au quartier des affaires, tout en bas de Manhattan. Mais on ne fera pas tout d’un coup : les travaux concernent actuellement une première phase de 2,7 km, supposée ouvrir en décembre 2016 au mieux. Ce petit bout doit déjà coûter 4,45 milliards de dollars (3,25 milliards d’euros). Concrètement, il s’agit de connecter un bout de tunnel inutilisé sous Central Park à la 2e Avenue (vers le nord), où seront d’abord ouvertes trois stations, jusqu’à la 96e Rue. Il est prévu d’y prolonger la ligne Q, venue du fin fond de Brooklyn, qui s’arrête actuellement au centre de Manhattan (au niveau de la 57e Rue).
    La deuxième phase prévoit d’ajouter trois stations à cette ligne Q prolongée jusqu’à la 125e Rue. Pour ce tronçon, deux morceaux de tunnels creusés dans les années 1970 – de la 99e à la 105e et de la 110e à la 120e Rues – seront réutilisés. C’est ensuite avec la troisième phase que le métro de la 2e Avenue prendra toute sa dimension : il aura alors sa propre ligne, la T, qui figure en bleu clair sur les cartes de la MTA. On aura alors progressé de six stations vers le sud, tout le long de l’avenue. Une ultime phase enfin doit ajouter quatre stations supplémentaires dans le bas de Manhattan. Pour ce dernier tronçon, la future ligne T ignorera un autre bout de tunnel creusé dans les années 1970. Elle passera quelques mètres plus bas.
    Reste qu’on ne sait pas très bien quand cette ligne T verra le jour… si elle doit voir le jour. Car la ligne de la 2e Avenue semble décidément maudite. Depuis le premier coup de pioche en avril 2007, la première phase a déjà pris près de quatre ans de retard ! Il faudra donc une dizaine d’années de travaux pour que le métro new-yorkais progresse de moins de 3 km. Et encore : de nombreux esprits chagrins, dont l’Administration fédérale des transports en commun (FTA), estiment qu’ils ne seront pas finis avant 2017, voire 2018… et que la facture augmentera encore. La première phase doit déjà coûter 20 % de plus que prévu, alors qu’on a renoncé à la voie d’évitement dans la station de la 72e Rue pour faire des économies.
    Dans ces conditions, quid des deuxième, troisième et quatrième phases ? Elles sont plus que jamais au programme, jure-t-on à la MTA. Mais toute mention des dates d’ouverture prévues à l’origine – respectivement 2017, 2018 et 2020 – a disparu. Le service de presse a même oublié qu’elles aient pu être évoquées ! De fait, la MTA n’a pas réuni le début du financement pour la suite des événements. Il sera compris, si tout va bien, dans son plan d’investissement 2015-2019. D’ailleurs, plus personne n’ose dire combien coûtera(it) la ligne dans son ensemble. Vingt milliards ? Plus ? Autant dire que les travaux ne sont pas pour tout de suite et que la ligne T n’est pas près d’arriver en bas de Manhattan. D’autant que New York a lancé de nombreux autres chantiers, que les projets concurrents ne manquent pas… et qu’il est à nouveau question de restrictions budgétaires. Cent ans après les premières études, le métro de la 2e Avenue sera peut-être une fois encore enterré !
     

    François ENVER

    Un réseau gigantesque, entre rêve et réalité
    Les grands projets de New York

  • Les grands projets de New York

    Le prolongement de la ligne 7
    Ce petit projet ne devrait coûter « que » 2,1 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros). Il s’agit de prolonger vers l’ouest, sur 2,1 km, la ligne 7 du métro new-yorkais depuis son terminus de Times Square vers des terrains ferroviaires, actuellement isolés du reste de la ville par des autoroutes suspendues, sur lesquels doit être édifié un nouveau quartier futuriste. Les travaux vont bon train, et la mise en service est prévue pour la fin 2013.

    Le pôle de correspondances de Fulton Street
    Dans le grand plat de spaghetti que forment les métros new-yorkais au sud de Manhattan, Fulton Street est une station de correspondance majeure. Ou plutôt des stations, puisqu’il y en a quatre – dont trois s’appellent vraiment Fulton Street et la quatrième, qui relie les trois autres entre elles, Broadway Nassau –, fréquentées chaque jour par plus de 280 000 personnes. Y passer d’une ligne à l’autre est assez compliqué, au prix de cheminements souvent tordus. La faute à l’histoire, et à la construction du réseau par des compagnies concurrentes ! L’attentat du 11 septembre 2001 au World Trade Center tout proche a accéléré les réflexions de la MTA visant à améliorer les choses. Et non contente de rénover les quatre stations et de mieux les connecter entre elles, elle a entrepris de les relier à deux autres stations des environs, Cortlandt Street et World Trade Center. Douze lignes seront ainsi interconnectées (les 2, 3, 4, 5, A, C, E, J, M, Z, R et W), en attendant un accès ultérieur vers le World Trade Center reconstruit, sa station de la ligne 1 et sa gare du métro Path conduisant vers le New Jersey. Au centre de l’ensemble, accessible aux handicapés, le projet comprend un pôle de correspondances monumental avec pignon sur rue que le plan de relance gouvernemental a sauvé l’an dernier. Il était menacé pour cause d’escalade des coûts… Il y en a en tout pour 1,4 milliard de dollars (1 milliard d’euros), payés à 91 % par Washington. L’ouverture est prévue à l’été 2014.

    L’accès ouest à Penn Station

    C’est en quelque sorte le pendant à l’ouest de Manhattan du projet précédent. Appelé successivement Access to the Region’s Core (ARC, accès au cœur de la région), Trans-Hudson Express Tunnel (ce qui donne The Tunnel) puis Mass Transit Tunnel, il doit permettre d’améliorer fortement l’accès à Penn Station, la principale gare new-yorkaise, depuis le New Jersey. Pour l’instant, les deux tunnels sous l’Hudson qui y mènent, d’une voie chacun, en limitent le débit à environ 23 trains par heure. Or, les très nombreux trains de banlieue de NJ Transit, l’agence publique du New Jersey, se mêlent sur cet axe aux grandes lignes de la compagnie nationale Amtrak, et en particulier aux trains rapides Acela Express conduisant à Philadelphie et Washington. L’idée est de creuser un nouveau tunnel à deux voies réservées aux lignes de banlieue, qui aboutira à une annexe de Penn Station parallèle au bâtiment actuel, sous la 34e rue. On pourra ainsi passer à 48 trains par heure. L’ensemble est estimé 8,7 milliards de dollars (6,3 milliards d’euros), financés par le gouvernement fédéral, l’Etat du New Jersey et le port (mais pas par New York !). Les travaux ont démarré l’été dernier. L’inauguration est annoncée en 2017.

    L’East Side Access
    L’East Side Access, littéralement « accès au côté est » de Manhattan, est prévu depuis les années 1960. Il s’agit de créer une nouvelle gare terminus pour le Long Island Rail Road (LIRR), le très fréquenté train de banlieue qui comme son nom l’indique dessert toute l’île suburbaine de Long Island. Depuis 1910, ce dernier arrive à la gare de Penn Station, à l’ouest de Manhattan. Or, les études ont montré qu’une bonne moitié des voyageurs travaillant à Midtown (le centre de Manhattan) revenaient en arrière pour aller travailler à l’est… Un comble, alors que le LIRR passe en souterrain sous leurs bureaux sans s’arrêter ! D’où l’idée d’amener une partie des trains à l’autre grande gare new-yorkaise, Grand Central, actuellement réservée aux trains de la banlieue nord. Un tunnel à deux niveaux destiné au métro et au LIRR a déjà été percé sous l’East River entre 1969 et… 1989. Si la ligne de métro qui l’emprunte a fini par être achevée en 2001, le passage des trains de banlieue avait été remis à plus tard. Les travaux ont finalement été relancés en 2007 : il reste en tout 5,6 km à percer. La nouvelle branche du LIRR doit aboutir dans une vaste gare souterraine creusée sous les quais de Grand Central. Le but du jeu est d’accroître la capacité du LIRR et surtout de soulager Penn Station – ce qui permettra notamment d’accroître le nombre de trains grandes lignes – et les transports publics de Midtown. Le tout doit ouvrir fin 2016. Il y en a pour 7,3 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros).
     

    François ENVER

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  • New-York : un réseau gigantesque, entre rêve et réalité

    Avec 8,4 millions d’habitants, New York n’a jamais été autant peuplée. L’aire urbaine, qui s’étend sur quatre Etats (New York, New Jersey et une partie du Connecticut et de la Pennsylvanie), en rassemble près de 22 millions. Si la voiture est bien sûr reine en périphérie, les transports en commun assurent la majorité des déplacements vers l’île de Manhattan (1,6 million d’habitants), le cœur incontesté de l’agglomération. A l’ouest, c’est essentiellement NJ Transit, l’agence publique du New Jersey, qui transporte les commuters. Au centre, au nord et à l’est, c’est-à-dire en ville et dans les parties de New York et du Connecticut de l’agglo, les transports publics sont organisés par la Metropolitan Transportation Authority (Autorité métropolitaine des transports, MTA). Dépendante de l’Etat de New York, celle-ci transporte plus de 8,8 millions de personnes par jour. Elle contrôle notamment les trains de banlieue du Long Island Rail Road (LIRR) et de Metro-North, 378 lignes de bus et bien sûr le métro (New York City Subway). S’étendant sur 369 km, ce dernier comprend 23 lignes et trois services de navettes. Une bonne partie d’entre elles fonctionne 24 heures sur 24. Quand bien même les autorités locales ont réussi à mobiliser des milliards de dollars pour les grands projets du moment – ou du moins les premiers milliards nécessaires à les lancer, les financements desdits projets n’étant pas formellement bouclés –, elles ont en ce moment bien du mal à faire face au quotidien. Et on a beaucoup parlé d’économies, ces dernières semaines, au siège de la MTA. Son nouveau patron, Jay Walder, qui arrive tout juste de Londres, doit rapidement combler un trou de 400 millions de dollars (plus de 290 millions d’euros) dans son budget 2010, dû à une réduction des subventions de l’Etat et à une baisse des entrées fiscales pour cause de crise. Parmi les mesures évoquées, les étudiants devraient perdre leurs réductions et quelques lignes de bus seraient supprimées. Plus visibles sur les plans, deux lignes de métro (les M et W) doivent disparaître ; elles seraient partiellement remplacées par trois autres lignes, détournées pour l’occasion. Les arbitrages définitifs seront rendus au printemps. Particularité des propositions de la MTA : la ligne Q serait prolongée de Manhattan vers le Queens pour se substituer à la W. Or, c’est elle qui devait être envoyée dans le nouveau tunnel de la 2e Avenue… Mais on aura largement le temps de voir venir d’ici à l’achèvement de ce dernier, pas avant la fin 2016, explique-t-on à la MTA. L’annonce de ces mesures d’austérité a surpris plus d’un New-Yorkais. Le 3 novembre dernier, ils ont en effet assez confortablement réélu à la mairie un Michael Bloomberg qui, certes, ne contrôle pas la MTA mais avait promis beaucoup pour les transports. Il avait évoqué pêle-mêle un renforcement – et non une réduction ! – des services de métro, l’amélioration de l’information aux voyageurs, la réouverture d’une voie ferrée sur l’île de Staten Island – un vieux projet pour lequel une étude a été confiée à Systra –, la construction d’un tramway sur les quais de Brooklyn et de Queens, la gratuité des bus traversant horizontalement Manhattan, des ferries supplémentaires, des services de bus rapides… Parmi les autres idées fréquemment évoquées, la piétonnisation de la 42e Rue, la grande artère de Midtown (au cœur de Manhattan) et la construction d’un tramway reliant Times Square, la gare de Grand Central et le siège des Nations unies. Le groupe de riverains qui porte le projet a fait circuler des photomontages montrant un tramway strasbourgeois glissant le long d’une 42e Rue idyllique, parmi les cerisiers en fleurs… Mais ni la MTA ni la mairie n’ont encore été séduites. En attendant, les autorités locales annoncent du concret : les contrôles vont être renforcés pour que soient enfin respectés les couloirs de bus.
     

    François ENVER

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  • Appel d’offres pour les gares de la LGV saoudienne

    Saudi Railways Organization (SRO) a lancé l’appel d’offres pour la construction des quatre gares de la ligne nouvelle Haramain : Médine, King Abdullah Economic City, Djedda, La Mecque. L’appel d’offres a été préparé par Foster & Partners, avec Buro Happold. Les huit consortiums préqualifiés (Al Safwah, Saudi Bin Laden Group, Saudi Oger Ltd, Kier Construction Ltd, Al Arrab Alliance, Azmeel Alliance, Nesma & Partners Contracting Co., Al Mabani General Contractors) doivent répondre d’ici au 10 mai.

  • Lancement des KTX II en Corée du Sud sur deux lignes à grande vitesse

    La Corée du Sud rejoint la France, l’Allemagne, le Japon  et la Chine dans le club très fermé des pays constructeurs de trains à grande vitesse. Quinze ans après l’achat à Alstom de 46 rames du TGV Réseau (rebaptisé pour l’occasion KTX, ou Korea Train eXpress), son successeur, le KTX II, débute sa mise en service le 2 mars. Il a reçu le nom coréen de KTX-Samcheon, qui signifie « torrent ». Quatre rames par jour sont prévues au début sur chacune des deux lignes à grande vitesse – comprenant encore des tronçons conventionnels – qui traversent le pays : Séoul – Pusan, et l’axe Séoul – Gwangju – Mokpo. Le constructeur est Hyundai Rotem. Six rames ont déjà été achetées par l’exploitant Korail, qui a annoncé l’acquisition de 19 autres en 2010, et de 5 supplémentaires en 2011, pour un coût de 20 millions d’euros pièce. Le développement du KTX II a été initié dès 1996, et a coûté environ 140 millions d’euros. Hyundai Rotem a notamment bénéficié de l’expérience et du savoir-faire acquis lors de la fabrication en Corée de 34 rames du premier KTX : le contrat signé en 1994 avec Alstom prévoyait en effet d’importants transferts de technologies de fabrication. Aujourd’hui, « 87 % du train – en termes de coûts – est constitué de technologies coréennes », explique Choi Sung-hoon, du Korea Railroad Research Institute. Sa version prototype, le HSR 350x, a atteint la vitesse maximale de 352,4 km/h. Ce KTX II est plus court que son prédécesseur : une rame du premier KTX est constituée de 2 motrices, de 2 remorques d’extrémité motorisées, et de 16 remorques classiques. Elle mesure 388 m et peut transporter 935 voyageurs. De son côté, une rame de KTX II ne compte que 2 motrices encadrant 8 remorques, mesure 201 m, et peut emmener 363 voyageurs. Deux rames de KTX II peuvent être couplées en unité multiple. Avec un nombre réduit de voyageurs par voiture, les rames sont plus spacieuses. L’espace entre les sièges a été augmenté de 5 cm, et des classes spéciales « business » et « VIP » ont été ajoutées. Tous les sièges sont pivotants, les Coréens préférant voyager dans le sens de la marche. Corée oblige, le Wifi est prévu dans toutes les voitures. Autres améliorations : la structure des rames est construite dans un alliage d’aluminium au lieu d’acier, les moteurs synchrones du KTX ont été remplacés par des moteurs asynchrones, le système de freinage a été modifié et est désormais contrôlé électriquement, le profil aérodynamique a été revu et enfin l’acoustique dans les tunnels a été améliorée. Ce dernier point est important au pays du Matin-Calme où 46 % du tracé Séoul – Pusan est composé de tunnels. Le lancement en 2004 du premier KTX a été un succès : avec 105 000 passagers par jour et un taux de ponctualité de 97 %, il s’est imposé comme le premier mode de transport sur la ligne Séoul – Pusan, et a pris des parts de marché substantielles au bus et à l’avion. La mise en service du KTX II, elle, « ne devrait pas s’accompagner d’une hausse de la fréquentation », selon M. Jeong Gak-jeol, porte-parole de Korail. La Corée du Sud entend bien à présent exporter sa technologie de trains à grande vitesse. Alors que d’importants appels d’offres internationaux se profilent, notamment au Brésil et en Californie, ce premier lancement commercial fera donc figure de test pour les ambitions coréennes.
     

    Frédéric OJARDIAS

  • Redémarrage prochain du réseau cambodgien

    Toll et Royal Group, concessionnaires depuis 2009 du réseau ferroviaire cambodgien, ont annoncé la réouverture d’un service fret régulier entre Phnom Penh et Kampot, à compter du 1er octobre prochain. La Banque asiatique de développement (BAD) a par ailleurs officiellement signé un accord avec les autorités pour injecter 42 millions de dollars (30,8 millions d’euros) supplémentaires, tandis que l’Australie s’est engagée pour un prêt de 21,5 millions de dollars (15,7 millions d’euros), pour parachever la réhabilitation, entamée en 2007, de l’intégralité du réseau, long de 652 km (travaux confiés au français TSO). La BAD estime que les opérations de réhabilitation devraient être entièrement achevées en 2013.

  • Reprise des services Eurostar et Thalys en Belgique

    Le 1er mars, deux semaines après la catastrophe de Hal (Belgique), les dessertes Eurostar ont repris entre Londres et Bruxelles par train direct. A cette même date, le trafic Thalys est redevenu normal entre Paris et Bruxelles, après une dizaine de jours de détournements et de ralentissements. De plus, les relations entre Paris et Amsterdam ou Cologne ne nécessitent plus de changement à Bruxelles.

  • L’américain Aecom signe avec MTR pour la station de Diamond Hill à Hongkong

    MTR, l’opérateur du métro de Hongkong, a confié à la firme américaine d’ingénierie et de conseils Aecom la reconfiguration de la station de Diamond Hill, desserte déjà existante de la ligne Kwun Tong, qui sera également sur le trajet de la future ligne Central – Shatin, dont les travaux devraient commencer courant 2010, pour une mise en service complète en 2019. Aecom devra notamment prévoir tout le système d’interconnexion entre les deux lignes, la création d’un dépôt ainsi que la création d’un réseau de passerelles piétonnières pour accéder à la gare.