Étiquette : International

  • Le hongkongais MTR renonce au fret

    MTR, l’exploitant du métro et du réseau de banlieue de Hongkong, vient d’annoncer qu’il abandonnait l’activité fret sur sa ligne est, courant jusqu’à la frontière chinoise, dont il avait hérité lors de sa fusion avec l’autre opérateur local, KCR, en 2008. Ayant connu un pic en 1987, avec 200 000 EVP, le fret ferroviaire entre Hongkong et la Chine régressait depuis régulièrement, ne représentant plus que 12 000 EVP en 2008, soit 0,008 % de l’ensemble du fret entre l’ex-colonie britannique et sa nouvelle puissance tutélaire.

  • Les FS veulent sortir de leurs frontières

    Les FS poursuivent dans leur intention d’opérer sur les marchés des autres pays européens. « La concurrence est en train de nous faire faire des pas considérables. En France, nous n’avons pas eu assez de chance, mais vous verrez que prochainement nous aurons des ouvertures dans d’autres pays d’Europe occidentale », a affirmé l’administrateur délégué des FS, Mauro Moretti, en marge d’une conférence de presse sur l’achèvement de la LGV Turin – Milan – Naples – Salerne. Mauro Moretti s’est par ailleurs plaint d’avoir eu quelques difficultés pour demander des sillons en France.

     

  • Un chemin de fer souterrain entre les deux principales gares de Pékin

    Une liaison ferroviaire souterraine de 9 km doit être établie entre la gare centrale de Pékin et la gare de l’Ouest, qui devraient ainsi être reliées en 20 minutes. Les responsables des transports de la capitale chinoise prévoient que près de 100 000 voyageurs transiteront entre les deux gares chaque jour en 2012, date prévue pour l’achèvement de la liaison souterraine. Ce projet, estimé à près de 3,1 milliards de yuans (310 millions d’euros), fait partie du plan visant à mettre Pékin à huit heures maximum des autres grandes villes chinoises par train à grande vitesse.

     

  • Prêt de 5 milliards d’euros de la BEI pour la grande vitesse espagnole

    La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé le 26 octobre qu’elle prévoyait d’apporter un financement de 5 milliards d’euros pour des projets de construction liés au réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol. Les projets d’infrastructures financés par la BEI seront réalisés entre 2010 et 2015. Il s’agit des LGV Madrid – Badajoz (en direction de Lisbonne), Madrid – Alicante – Murcie, Valladolid – Burgos – Vitoria et Valladolid – Galice, mais aussi de l’agrandissement de la gare Madrid-Atocha, la construction d’une connexion souterraine entre les gares madrilènes d’Atocha et Chamartín et la construction des 3e et 4e voies entre Torrejón de Velasco et Madrid. L’accord signé est le troisième de ce type, il fait suite à ceux conclus en 2002 et 2006 avec le ministère espagnol de l’Equipement, d’un montant de 10 milliards d’euros chacun, indique la BEI.

     

  • Appui espagnol pour le métro de Quito

    Le maire de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardón, et son homologue de Quito, Augusto Barrera, ont signé le 20 octobre dernier un accord de collaboration pour l’implantation du métro dans la capitale de l’Equateur. Aux termes de cet accord, des experts de l’administration madrilène « apporteront appui et assistance » pour le projet de construction de la première ligne.

  • Contrat de maintenance « innovant » sur les trams de Linz pour Bombardier en Autriche

    Le 27 octobre, Bombardier Transport a annoncé avoir conclu un marché avec les Linz AG Linien (filiale transport des services publics de la région de Linz) portant sur la maintenance de 23 tramways Flexity Outlook. D’une durée de 16 ans, ce contrat évalué à quelque 29 millions d’euros est « basé sur un concept de maintenance innovant », développé conjointement par Bombardier et les Linz AG Linien. Le savoir-faire technique pour l’optimisation de la maintenance sera fourni par Bombardier, qui a construit les tramways en question, alors que les tâches de maintenance proprement dites seront effectuées par les salariés des Linz AG Linien dans leur propre dépôt.

  • 20 millions de passagers pour le métro de Lausanne

    C’est le cap que vient de franchir le M2, métro automatique de Lausanne, qui a transporté en un peu moins d’un an 20 millions de passagers, annoncent les Transports publics (TL). Les débuts commerciaux du métro remontent au 27 octobre 2008.

  • Liège : un abribus géant pour les TGV

    Le 18 septembre, la nouvelle gare de Liège-Guillemins était inaugurée par le prince Philippe de Belgique en prélude d’un spectacle chorégraphique et pyrotechnique de Franco Dragone intitulé « Gare à vous ». Retransmis en direct sur la télévision publique RTBF, l’événement a attiré les foules sur la vaste place triangulaire ouverte dans l’axe du nouveau bâtiment très aérien et très ouvert, signé Santiago Calatrava. Cette gare, qui respecte intégralement le projet présenté en 1997, se veut un trait d’union entre les deux côtés jadis séparés par la voie, la colline de Cointe et un quartier un peu déshérité en marge du centre-ville, riverain de la Meuse mais séparé du fleuve par une véritable autoroute urbaine. C’est le relief de la colline voisine qui a inspiré la forme ondulée de la charpente métallique abritant la nouvelle gare. Culminant à 40 m, longue de 200 m (+ 200 m pour les abris de quai qui la prolongent) et pesant quelque 10 000 t, cette charpente est la composante la plus spectaculaire du nouvel ensemble. C’est aussi la plus contestée. Y compris par ceux qui sont sensibles à son architecture d’acier et de verre, car elle est loin d’être aussi indispensable que le remaniement total de la première gare wallonne en termes de recettes (33 500 voyageurs par jour ouvrable). Dotée en 1958 d’un bâtiment étriqué et laid, la gare des Guillemins présentait des quais en courbe, trop courts pour recevoir des rames Thalys en unité double, et un schéma de voies complexe obligeant les trains à des cisaillements d’itinéraires systématiques sur les relations Bruxelles – Allemagne, avec des limitations de vitesse pouvant descendre jusqu’à 40 km/h. Côté ferroviaire, le schéma a été simplifié, avec neuf voies passantes et 40 % d’appareils de voies en moins, permettant de relever les vitesses en voie directe. Côté aménagements, la gare comprend cinq quais, dont trois (côté « ville ») peuvent désormais accueillir une double rame Thalys le long de leurs 450 mètres, alors que les deux autres quais, pour les trains régionaux et locaux, sont limités à 350 mètres. Longé par la seule voie 1, le quai le plus proche de la ville est directement accessible de la rue par un escalier en amphithéâtre convexe et des escalators latéraux. Sous les quais, où le béton domine, un passage large de 18 mètres est établi dans l’axe de la gare, au même niveau que l’esplanade côté ville. Reliant entre eux les quais, ce passage au sol recouvert de pierre bleue typiquement belge est éclairé par la lumière du jour à travers un dallage translucide. Une dizaine de commerces ont trouvé place dans des niches latérales aménagées sous les voies le long du passage, qui débouche, au terme d’un parcours de 100 mètres, sur le niveau inférieur du parking souterrain de 800 places sur quatre niveaux. Côté colline, les voyageurs peuvent, au départ de la plate-forme routière et de la dépose-minute, rejoindre les quais via l’une des deux passerelles de 14 mètres de large qui les surplombent. « Cette gare est un peu comme un abribus, ouverte et facile à comprendre », risque Calatrava. Un peu trop ouverte peut-être, si l’on pense que le climat de Liège n’est pas exempt de précipitations ou de coups de vent ! Mais l’agencement permet à tous, y compris les personnes à mobilité réduite, de passer de la voie publique à leur train en quelques dizaines de secondes, que l’on soit venu en bus ou en taxi côté « ville », en voiture ou en vélo côté « colline », où le parking est connecté à l’autoroute, ou encore à pied, d’un côté comme de l’autre. En tout point de la gare, les multiples écrans permettent de connaître les heures de départ et les quais, alors que l’absence d’un grand panneau d’affichage est compensée par la rétroprojection des horaires des trains sur la vitre extérieure côté « ville ». Et, outre sa fonction de pôle d’échanges, cette vitrine de Liège ouverte vers le centre-ville est également une galerie commerciale, ainsi qu’un lieu culturel qui a accueilli l’orchestre philharmonique de Liège le 19 septembre, tout en présentant deux œuvres prêtées pour l’inauguration, La Maison bleue de Chagall et Le Violoniste de Van Dongen. Par son architecture de qualité, la nouvelle gare fait entrer la Cité ardente dans le même club que Lisbonne, Lyon ou Zurich. Cette idée de requalification urbaine a été présente dès 1993, lorsque la société Euro Liège TGV, filiale de la SNCB, a été créée pour étudier et assurer la réalisation du projet de nouvelle gare TGV. A côté de la SNCB, maître de l’ouvrage, des acteurs publics locaux et régionaux ainsi qu’une banque sont regroupés au sein de la Société de développement de Liège-Guillemins pour seconder Euro Liège TGV, maître d’œuvre, dans la réalisation du projet ferroviaire et architectural, de même que pour accompagner les retombées attendues sur le quartier. Tous les acteurs sont d’accord pour l’ouverture d’un axe transversal entre la gare et la Meuse, distante de 500 mètres, voire au-delà vers le parc de la Boverie et son Palais des congrès, en jetant une passerelle pour cyclistes et piétons au-dessus du fleuve. En dépit des démolitions effectuées (70 expropriations) sur cet axe idéal, la partie n’est pas gagnée : en particulier, un monumental bâtiment des Finances se dresse sur le chemin. Néanmoins, le fait qu’une part importante des terrains ou des immeubles soit aux mains du public (SNCB, ville, Etat fédéral) peut constituer un levier décisif dans ce dossier. Mais, sur ce qu’il convient de faire du terrain libéré, les visions de la ville divergent de celles d’Euro Liège TGV, basées sur une réflexion de Santiago Calatrava. Pour les élus, il s’agit de terminer d’ici à 2012 la place triangulaire devant la gare et de profiter du départ des Finances pour achever vers 2014 l’axe vers un pôle de musées, le tout bénéficiant d’un financement mixte Europe-région de près de 60 millions d’euros. Euro Liège TGV avait une vision plus grandiose, une « avenue de la Liberté » réalisée autour d’un plan d’eau rectiligne et environné par un quartier reconstruit et rebaptisé Liège-la-Nouvelle. Mais, pour les élus, il faut rester réaliste et éviter absolument une nouvelle « place Saint-Lambert ». Une allusion à la grande place au centre de Liège, créée lors de la destruction de l’ancienne cathédrale des Princes-Evêques en 1794, qui a fait l’objet d’un aménagement « interminable » entre les années 1970 et 2000, accouchant quand même d’un souterrain pour autobus. Toujours est-il qu’une à une les maisons de ville de deux ou trois étages qui constituaient l’essentiel du bâti environnant le nouvel accès à la gare des Guillemins, à 200 mètres plus au sud que l’ancien, ont laissé la place à un terrain vague d’où ne dépasse plus qu’un immeuble des années 30, recouvert au soir de l’inauguration d’une banderole « Liège, Cité ardente, souhaite la bienvenue à l’Europe ». En réponse, les maisons de la rue Paradis, qui se sont retrouvées en première ligne le long de la nouvelle place triangulaire, arboraient d’autres banderoles pour l’occasion : « Gare à nous », en réponse au spectacle inaugural, ou encore « J’y suis, j’y reste » !
     

    Patrick LAVAL

  • Istanbul multiplie les modes de transport

    Après de longues années d’attentisme et de chantiers aussi improbables qu’interminables, la capitale économique turque investit enfin dans un réseau de transports en commun digne de ce nom. Certes, de nombreux usagers considèrent que ces réalisations sont bien insuffisantes au regard des besoins de cette mégalopole qui s’étend désormais sur plus de 100 km de long. Mais l’effort est réel – 55 % du budget municipal ! –, et l’agglomération, couverte de chantiers. Jusqu’à la fin des années 1980, Istanbul avait surtout misé sur la voiture. Autoroutes et voies rapides ont été construites un peu partout, tandis que des quartiers entiers étaient éventrés par la construction de toboggans et d’échangeurs et que les piétons étaient priés de traverser les grandes avenues par des passages souterrains. Les tramways, puis les trolleybus ont été abandonnés, l’essentiel des transports en commun étant assurés par des bus et dolmus (taxis collectifs sur des itinéraires fixes) vieillissants, souvent englués dans la circulation. Et bien sûr par les nombreux bateaux, les « vapur », qui traversent le Bosphore. Quant au train, son rôle est resté limité à deux lignes de banlieue datant des années 1870, l’une en Europe jusqu’à la gare de Sirkeci, l’autre en Asie jusqu’à Haydarpasa. Istanbul s’est enfin lancée dans la construction d’une première ligne de métro au début des années 1990. Irriguant pour l’instant les quartiers « occidentaux » de la partie européenne – le centre des affaires –, son premier morceau a été ouvert en 2000, et elle a été prolongée en janvier dernier, atteignant une longueur de 14,5 km. Ce qui est très peu par rapport à la taille de la ville ! En fait, c’est surtout le tramway qui se taille la part du lion dans le nouveau paysage des transports urbains stambouliotes. Un tram qui vire au métro léger (ou hafif metro) sur certaines lignes. Les investissements récents se caractérisent d’ailleurs par un éclectisme certain. Petit point sur le réseau :
    – Le métro lourd : récemment rebaptisé M2, il irrigue les quartiers d’affaires. L’unique ligne doit être prochainement prolongée au sud à travers la vieille ville, jusqu’à la gare de Yenikapi où elle rencontrera la ligne M1 prolongée et surtout la ligne du RER Marmaray.
    – Le métro léger : une ligne de tramway rapide en site propre intégral partiellement souterraine a été ouverte par étapes entre 1989 et 2002 entre le centre-ville et l’aéroport Atatürk. Elle est maintenant considérée comme un métro à part entière et a été rebaptisée M1. Plus récemment, une autre ligne a été construite vers le nord-ouest, qui alterne sections en souterrain, viaducs et sites propres en surface. Elle est officiellement un tramway et est de ce fait devenue T4.
    – Le tramway : épine dorsale du vieux Stamboul (avant de se prolonger assez loin dans la périphérie), la ligne T1 transporte plus de 200 000 passagers par jour. C’est un tram moderne assez classique, en site propre et désormais à plancher bas, mis en service entre 1992 et 2006, et qui est maintenant exploité avec des Flexity Swift de Bombardier. Trente Citadis fabriqués par Alstom doivent venir en compléter la flotte. Cette ligne T1 a été prolongée à l’ouest par une assez courte ligne T2, qui elle est parcourue par du matériel Düwag à plancher haut.
    – Le « nostaljik tramvay » : un vieux tram restauré parcourt depuis 1990 l’avenue Istiklal, dans le centre commerçant. Et depuis 2003, des Gotha circulent sur une ligne circulaire (officiellement baptisée T3) à Kadiköy, côté asiatique.   
    – Le funiculaire : deux possibilités pour escalader sous terre la colline de Beyoglu (qui peut être considérée comme l’hypercentre de l’agglomération), le vénérable Tünel (1875) au sud, et le moderne funiküler (2006) au nord. Ce dernier permet de relier rapidement le tram T1 à la place centrale de Taksim, où passe le métro M2.
    – Le metrobüs : dernier né du mécano des transports publics stambouliotes, cet impressionnant axe de bus en site propre de 40,5 km a été tracé au centre de l’autoroute périphérique. Il relie désormais Europe et Asie – ses voies réservées s’interrompent d’ailleurs sur le pont du Bosphore – et transporte quelque 700 000 personnes par jour ! Les bus articulés Mercedes se succèdent à une fréquence très élevée, roulant à gauche pour pouvoir accoster sur des quais centraux aux arrêts. Depuis quelques mois, des Phileas néerlandais – comme le futur « tram » de Douai – ont été mis en service sur cet axe. Istanbul en a commandé cinquante. Mais le véhicule biarticulé a peu apprécié le poids des trop nombreux passagers, surtout dans les pentes. Les autorités locales ont donc décidé de ne pas en acheter davantage et d’oublier le guidage magnétique.
    Les chantiers du moment comprennent, outre Marmaray et le prolongement des lignes M1 et M2 à Yenikapi, la construction de nouveaux métros plus ou moins légers du côté asiatique. Les projets sont tout aussi variés. Métros et trams sont toujours au programme – avec même la mise au point d’un modèle de tramway maison, le RTE –, mais aussi une ligne de rocade de métro à moteur linéaire au nord, d’autres couloirs de bus, et même des monorails !

    François ENVER

  • CBTC Thales sur la nouvelle Canada Line de Vancouver

    Thales indique que la Canada Line de Vancouver, ligne de métro sans conducteur inaugurée le 17 août 2009, présente une « disponibilité de 99 %, grâce notamment à la solution CBTC (Communications-Based Train Control) SelTrac ». Portant sur la conception, la construction, le financement partiel, l’entretien et l’exploitation de la ligne, le contrat sur la Canada Line a été remporté fin juillet 2005 par InTransitBC, joint-venture détenue partiellement par SNC-Lavalin, qui a sélectionné Thales et sa solution CBTC SelTrac, déjà opérationnelle au Canada pour le métro classique et le métro léger de Scarborough (Toronto). Hors Canada, la technologie CBTC de Thales est également présente sur les réseaux ferrés urbains de Chine, de Corée, des Emirats arabes unis, des Etats-Unis, de Malaisie, du Royaume-Uni et de Turquie.