Étiquette : International

  • Systra remporte la première ligne de tramway de Casablanca

    Sur appel d’offres international, le groupement mené par Systra a été choisi par Casablanca Transports SA (Casa Transports) pour assurer la maîtrise d’œuvre de la première ligne de tramway de Casablanca. Systra est associée à sa filiale Systra Maroc, créée en 2005, et à CID (Conseil d’ingénierie et développement), ingénierie marocaine. Le groupement a en charge la maîtrise d’œuvre complète du projet : études détaillées, préparation du cahier des charges, lancement des appels d’offres aux entreprises, maîtrise d’œuvre travaux. En 2008, Systra avait déjà réalisé les études préliminaires et d’avant-projet de cette première ligne de 29 km et 50 stations, qui s’inscrit dans le cadre d’un plan volontariste de développement des transports publics. A terme, le réseau comportera 4 lignes de tramway totalisant 76 km. La mise en service de cette première ligne de tramway est prévue pour le 12 décembre 2012.

  • Le métro de Hong Kong va s’étendre à l’ouest

    Le gouvernement de Hong Kong vient d’en approuver le financement. Les travaux pour l’extension vers les quartiers les plus occidentaux de l’Island Line, courant d’est en ouest sur l’île de Hong Kong, vont débuter cet été, vient d’annoncer MTR. Cette extension, qui ajoutera 3 km et 3 stations à la ligne, traverse des zones au relief accidenté et très densément peuplées. Elle s’accompagnera en outre de la réhabilitation d’un certain nombre de bâtiments publics et de l’installation d’escalators aux abords du parcours. D’où son coût élevé : 8,9 milliards de HKD (environ 825 millions d’euros au cours actuel.) Elle devrait être opérationnelle en 2014. L’autre extension, vers le sud, de l’Island line, longue de 7 km, en est au stade des études préliminaires.

  • La Slovaquie et l’Autriche vont se connecter à la voie large du corridor fret Vienne – Vladivostok

    La Russie, l’Ukraine, la Slovaquie et l’Autriche ont signé le 27 mai, à Sotchi, dans le sud de la Russie, une résolution pour prolonger la voie à écartement large (1,520 m au lieu de 1,435 m) entre Kosice, en Slovaquie, et Vienne, en Autriche. L’objectif du projet est de connecter les réseaux ferroviaires de l’Europe centrale avec les régions de la ligne transsibérienne. Cette ligne permettra d’attirer de nouveaux trafics fret sur l’itinéraire Asie – Russie – Europe centrale, soit plus de 10 500 km, et de rendre le rail plus compétitif par rapport aux transports maritime ou routier. L’investissement est estimé à 4 ou 5 milliards de dollars, les recettes et les dépenses étant proportionnellement partagées selon la longueur du réseau passant par le territoire de chacun.

  • Le secrétaire américain aux Transports teste le TGV

    « A wonderful system. Very impressive. » Il a multiplié les qualificatifs, Ray LaHood, le secrétaire américain aux Transports, lors de sa visite, le 26 mai, gare de l’Est à Paris. Un prélude très médiatisé avant un voyage à destination de Strasbourg à bord d’un TGV tiré par les motrices du record du monde, à 574,8 km/h. « Nous avons voulu d’abord venir voir le pays qui a ouvert la voie au train à grande vitesse. […] Nous commençons tout juste ce que vous avez entrepris en Europe depuis si longtemps, et avec tant de succès. […] Nous voulons apprendre de vous. »
    L’actualité, ce sont les 13 milliards de dollars débloqués par l’administration Obama – un plan de relance de 8 milliards plus 5 dans les cinq ans – pour développer la grande vitesse sur 11 corridors à travers les Etats-Unis. Le projet le plus avancé, de Sacramento à Los Angeles, « pèse » plus de 40 milliards de dollars et représente, comme l’a noté Guillaume Pepy, le président de la SNCF, l’équivalent de Bruxelles – Nice en trois heures à 350 km/h. Considérable.
    Venu étudier les « différentes opportunités », accueilli aussi par le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, le ministre américain devait se rendre dans la foulée en Allemagne. Pour assister à Leipzig au Forum international des Transports. Bonne occasion de découvrir l’ICE. Puis aller tester en Espagne la grande vitesse à l’espagnole, l’AVE. Et déjà, le secrétaire d’Etat américain envisage un prochain voyage au Japon.
    Les échanges s’accélèrent puisque, dans l’autre sens, dès cette semaine, le secrétaire d’Etat aux Transports doit se rendre à Washington, en compagnie de dirigeants d’Alstom et de SNCF International, pour appuyer la candidature française et rencontrer les membres de la commission transport au Congrès. L’Etat fédéral a déjà lancé auprès des Etats un appel à candidatures concernant le financement, la conception, la construction, l’exploitation, la maintenance de chacun des projets, afin de déterminer à quelle hauteur ils bénéficieront des fonds fédéraux.
    « Nous sommes candidats mais nous ne sommes pas les seuls », a humblement précisé le président de la SNCF. « Ils vont d’abord voir le leader mais il faut se méfier
    des challengers. » Du coup, pour emporter le marché, la souplesse est de rigueur : « On est complètement flexibles : on est d’accord pour un transfert de technologie, pour participer à l’ingénierie, pour être un opérateur. C’est à eux de dire. » En – très bons – clients, insiste Guillaume Pepy : « Ce n’est pas une course de vitesse. C’est le choix pour une génération. Un tournant dans l’histoire du transport au niveau mondial après les années auto-avion. La compétition commence aujourd’hui. » Mais, même pour une course de fond, on ne peut se permettre de manquer le départ.
     

    Pascal GRASSART

  • Débuts poussifs pour le nouveau métro de Bruxelles

    Le « nouveau métro » bruxellois a été lancé en grande pompe le 4 avril dernier, campagne de communication à l’appui vantant des lignes ultraperformantes. Et depuis à la Stib, la société des transports intercommunaux de la capitale belge, on s’en mord un peu les doigts. Parce que « cette transformation majeure du réseau, la plus importante depuis 1976 », selon le directeur du métro Luc Bioul, connaît des ratés significatifs. Problèmes majeurs de régulation du trafic, problèmes aussi avec les afficheurs électroniques accrochés sur les quais qui indiquent la situation des rames sur la ligne, le temps d’attente et la direction du prochain métro. Pour les usagers, à qui on avait promis un réseau plus efficace, une augmentation des fréquences, avec enfin (17 ans plus tard que prévu…) le bouclage de la petite ceinture via l’ouverture de la station Gare de l’Ouest, cela a signifié ces dernières semaines retards et métros bondés… « Les autorisations d’exploitation sont arrivées la veille de l’ouverture, explique Luc Bioul. Les tests sur site n’ont pu commencer qu’à ce moment-là, nous avons dû les faire avec les voyageurs alors que nous avions prévu de les faire à vide en décembre dernier. » Si tout avait été au point, cela aurait pu fonctionner, mais le système de régulation mis au point par Thalès a connu des ratés significatifs : calqué sur le modèle utilisé à Paris, il a dû être paramétré pour Bruxelles, ce qui s’est avéré plus complexe que prévu. « Les dispatcheurs ont eu des journées terribles, raconte Luc Bioul. Leurs écrans sont parfois restés noirs pendant des heures. Ils ont dû organiser le cadencement à vue ! ». La Stib promet que les choses vont s’améliorer, le système devrait être au point dans la deuxième quinzaine de juin. Quand aux afficheurs ? « On y travaille », annoncent les panneaux qui recouvrent provisoirement les appareils défectueux dans les stations. En revanche, pas de geste commercial à attendre pour les usagers malmenés, la direction commerciale de la Stib estime que ce n’est pas la bonne méthode pour calmer la grogne…
     

    Isabelle ORY

  • Tenerife, voici la ligne 2 !

    Le 6 juin 2009, la seconde ligne de tram de Tenerife sera mise en service. Exploitée par Transdev, elle reliera La Cuesta et Tincer sur 3,8 km, avec un tronc commun à la ligne 1. Tenerife prévoit par la suite d’étendre sa ligne 1 jusqu’à l’aéroport, sa ligne 2 jusqu’à la Gallega et de construire une ligne 3 de Santa Cruz à la plage de Las Teresitas.

  • Deux succès domestiques pour CSR

    CSR Sifang a sorti de ses ateliers le premier train de six voitures des 17 commandés par la ligne 1 du métro de Chengdu. L’ensemble sera livré d’ici juin 2010, le début de la phase d’essai de cette première ligne dans la capitale du Sichuan étant fixé à fin 2010. De son côté, CSR Zhuzhou, a remporté l’appel d’offres pour le matériel roulant de la future ligne 5 du métro de Shenzhen. Un contrat de 1,1 milliard de Yuans (environ 115 millions d’euros) dont l’exécution s’étalera jusqu’en décembre 2011. CSR Sifang comme CSR Zhuzhou revendiquent une conception purement chinoise des véhicules.

  • Appel d’offres pour l’extension du métro d’Alger

    Après l’adjudication du projet de prolongement de la première ligne de métro d’Alger entre la place Emir-Abdelkader et la place des Martyrs (1,7 km, 110 millions d’euros) à un groupement international constitué d’Andrade Gutierez (Brésil), Zagope, Texeira (Portugal) et Gesi-TP (Algérie), l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) a lancé le 15 mai un avis d’appel d’offres international. Ce dernier concerne les prestations d’études, de conception et d’ingénierie des extensions (quatre antennes). La première ligne du métro d’Alger, 9 km entre la Grande Poste et Haï el-Badr, devrait ouvrir à la fin de l’année.

  • Une ligne du métro de Hanoï attribuée à China Railway Group

    La ligne Cat Linh – Giang Vo – Ha Dong du métro de Hanoï, longue de 13 km, vient d’être attribuée au China Railway Group par les Chemins de fer vietnamiens, leur futur exploitant. China Railway Group est chargé, pour un montant de 350 millions de dollars américains (250 millions d’euros), des études et du design de la ligne et de la fourniture de ses équipements. L’entreprise chinoise construira également le matériel roulant, soit 52 voitures. La Chine a financé 85 % des 552,86 millions de dollars (395 millions d’euros) représentant le budget total du projet, qui devrait être opérationnel en 2014. Hanoï projette de se doter de 5 lignes de métro, représentant une longueur totale de 193 km.

  • 19 projets de métro approuvés en Chine

    La commission nationale de développement et de réforme chinoise vient d’approuver la construction de 2 100 km de lignes de métro dans 19 villes, qui seront construites et exploitées d’ici 2015, selon Dou Hao, directeur général délégué de China International Engineering Consulting Corporation (CIECC), qui s’exprimait mardi 27 mai, lors d’une conférence de presse à Pékin. Les projets représentent selon lui un investissement d’environ 800 milliards de yuans (84 milliards d’euros). Du fait du plan de relance de l’économie, ce programme est plus vaste que celui approuvé l’an dernier : le feu vert avait alors été donné à 15 projets totalisant 1 700 km pour 600 milliards de yuans (63 milliards d’euros). 14 villes ont commencé à mener à bien ces projets. 10 villes chinoises disposent aujourd’hui de métros : Pékin, Shanghai, Guangzhou, Tianjin, Chongqing, Nanjing, Wuhan, Changchun, Shenzhen et Dalian, soit 29 lignes pour un total de 778 km.