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Étiquette : Matériels
Premier aperçu du futur tram de Toulouse
Le 16 décembre, sur le site Alstom de La Rochelle, les responsables toulousains ont découvert le tramway de la future ligne E. La livraison de ces véhicules est prévue entre mai 2009 et février 2010. Ils desserviront Blagnac en 2010. Le design extérieur et les aménagements intérieurs sont issus d’un travail commun entre la Société du métro de l’agglomération de Toulouse et des directions design d’Alstom Transport et d’Airbus.
Thalys s’habille compétition
Il va falloir se lever tôt pour concurrencer Thalys. L’opérateur international améliore son offre en vue de l’ouverture, en 2010, de la concurrence sur le rail international. « La rénovation de notre parc était une nécessité. Malgré notre qualité de service, le confort de nos trains était devenu un peu vieillot », reconnaît le nouveau directeur général de Thalys International, Olivier Poitrenaud. La première rame rénovée doit être présentée le 8 janvier, les autres doivent être introduites par étapes jusque courant 2010. Dans son nouvel intérieur, Thalys a boosté le côté « train, lieu de société ». Par le confort, d’abord. Les nouveaux sièges sont plus agréables, plus spacieux, leur nouveau mécanisme permet un réglage très précis. La nouvelle ergonomie offre au voyageur-travailleur – qui peut bénéficier du Wifi dans tout le train – de nouvelles tablettes, un porte-téléphone mobile et une prise de courant à la place. Un espace « affaires » est également prévu dans chaque rame. Les ambiances et les éclairages des voitures ont été particulièrement soignés, et, dans les bars, Thalys propose plusieurs ambiances différentes. Mais attention, note Olivier Poitrenaud, « nous avons choisi de donner à voir la particularité multiculturelle de Thalys, pas quatre morceaux de nos quatre pays ». Thalys, qui parle l’espéranto du rail, a fait un choix consensuel, celui du développement durable : des revêtements 100 % laine, le tri des déchets du bar et l’utilisation de LED. Pour ne pas jurer dans ce nouvel écrin, les contrôleurs doivent également revêtir début 2009 leur nouvel uniforme, imaginé par la styliste Eva Gronbach.
Guillaume LEBORGNE
L’AGV teste sa motorisation répartie à 360 km/h
L’AGV s’est produit les week-ends en nocturne entre le 21 novembre et le 15 décembre. Sur une portion de 170 km de la LGV Est, entre les gares Lorraine et Champagne-Ardenne, le nouveau train d’Alstom a été testé au cours de quatre cessions de fin de semaine, les vendredis, samedis et dimanches soir. Réalisée dans la lignée des tests effectués cet été à Velim, en Tchéquie, cette nouvelle campagne d’essais avait pour objet de vérifier le comportement du train à haute et très haute vitesse et de valider son bon comportement jusqu’à sa vitesse maximale, 360 km/h, en veillant à ne pas dépasser cette limite fixée par RFF.
Pour la première fois, Alstom testait l’AGV sur son futur terrain de jeu, les LGV. « Nous cherchions à lever les risques liés à la très grande vitesse pour notre nouvelle architecture à motorisation répartie. Il s’agissait de valider l’interface entre le train et les éléments extérieurs », explique Laurent Baron, le directeur de la plateforme AGV. Durant ces douze nuits de tests, les 60 ingénieurs d’Alstom auront vérifié la dynamique roue/rail, en mesurant les efforts transversaux et verticaux et le niveau vibratoire perçu par les passagers en plaçant des capteurs et des accéléromètres sur les bogies et à l’intérieur de la rame.
L’interface avec la voie a également été étudiée, notamment les envols de ballast. Le comportement du couple pantographe/caténaire (effort produit par le pantographe sur la caténaire, qualité de captage du courant) a également été observé grâce à des caméras placées sur le toit de l’AGV. Des tests de perturbations électromagnétiques ont par ailleurs été effectués, bien que le train ne soit pas équipé de ses équipements de signalisation. Alstom a également dimensionné le système de freinage du train après plusieurs cessions de freinage, de freinage d’urgence et de tests des anti-enrayeurs sur rail sec ou arrosé. Enfin, une série de mesures acoustiques et de consommation énergétiques ont été effectuées.
Le fonctionnement des sous-systèmes « nouveaux » a été particulièrement observé : le pilotage de la chaîne de traction et la température des moteurs à aimants permanents (pas plus de 200°). Le passage du TGV à l’AGV s’étant concrétisé par la migration des équipements de la motrice vers le dessous du train, le comportement vibratoire de tous les éléments montés en sous-châssis a été lui aussi contrôlé. « On a plutôt eu de bonnes surprises. Les premières mesures traduisent un très bon comportement dynamique transversal, un très bon couple pantographe/caténaire et une quasi-absence d’envol de ballast », indique Laurent Baron. Il faudra cependant attendre l’analyse des résultats au premier trimestre pour en avoir le cœur net.
En attendant, le prototype AGV retourne à La Rochelle en vue de subir des modifications (retrofit) et d’installer, puis de tester un nouveau logiciel de contrôle-commande. En juin 2009, le train retournera à Velim pour valider le fonctionnement de sa chaîne de traction sous 25 000 W, principalement en modes dégradés, ainsi que pour toute une série de tests sur les deux autres tensions, 3 000 W et 1 500 W. A la fin de 2009, le train sera équipé des systèmes de signalisation italiens et mettra le cap sur les lignes à grande vitesse italiennes en vue de son homologation. Parallèlement, la fabrication des AGV de série a débuté début décembre sur les chaînes de Savigliano et de La Rochelle par le soudage de profilés et la fabrication de brancards. Le délai est serré : les premiers des 25 trains de NTV (plus 10 en option) doivent être livrés en 2010.
Guillaume LEBORGNE
Le nouveau visage du T2
Le 11 décembre, la RATP a présenté le nouveau design « moins agressif, moins anguleux » du tramway T2 (La Défense – Issy), qui sera prolongé jusqu’à Paris à l’automne prochain. Jusqu’ici en site propre intégral, ce tram côtoiera alors la circulation, justifiant le carénage de son attelage automatique type Scharfenberg. Une première mondiale pour un tramway, signée par le cabinet lyonnais de design Avant-Première.
Un futur atelier à Rennes pour le matériel TER régional récent
Ce nouvel atelier, dont la mise en service est prévue à l’automne 2009, sera accolé à l’actuel atelier de maintenance du matériel, construit en 2004 pour les premières rames ZTER. Ce nouvel atelier est destiné à l’entretien du nouveau matériel régional : ZGC et AGC. Plus long, il tiendra compte de la longueur de rames longues insécables, quadricaisses. Doté de deux voies plus longues, – 110 mètres de long au lieu d’un peu plus de 96 m pour les trois de l’actuel – et mieux équipées, puisqu’électrifiées et en fosse, le futur atelier sera équipé d’un pont roulant ainsi que de passerelles fixes et mobiles. Une attention particulière sera portée à l’environnement avec un récupérateur d’eau pluviale pour le lavage des pièces, un chauffe-eau solaire pour les vestiaires et les bureaux, et une isolation plus grande du bâtiment.
Si la SNCF avait financé l’actuel atelier (12 ME), elle a, cette fois, fait appel aux collectivités. Conseil régional, général et communauté d’agglomération de Rennes ont apporté chacun 2 ME, soit 6 ME des 13,3 ME nécessaires à la construction, le solde venant de la SNCF. En échange, les 780 emplois du site rennais seront pérennisés jusqu’en 2015.
Yann GOUBIN
La SNCF veut louer ses locomotives
La SNCF a tranché. Après s’être donnée plusieurs mois de réflexion, l’entreprise devrait acter lors du conseil d’administration du 19 novembre la création d’une société de location de matériel ferroviaire, généralement désignée par l’acronyme anglais Rosco (rolling stock leasing company). D’après nos informations, cette filiale du groupe SNCF devrait racheter une partie du parc de Fret SNCF, aujourd’hui sous-utilisé, dans le but de mieux le valoriser. Le surplus de locomotives pourrait ainsi être mis à disposition des filiales de la SNCF qui opèrent à l’étranger, dans la mesure des compatibilités techniques, voire à d’autres entreprises ferroviaires, très intéressées par ce service dans un contexte de pénurie de l’offre. L’opération offrirait une plus grande souplesse d’exploitation au groupe ainsi que de nouvelles ressources financières. Un apport non négligeable à l’heure où les trafics s’effondrent.
Tracé, matériel, design… Tout sur le tram de Reims
Le tram rejoint Neufchâtel au nord à l’hôpital et au-delà à la gare de Bezannes au sud, au moyen de 23 stations avec des interstations de 450 à 500 m. La ligne est doublée sur une partie du tracé, entre la gare de Reims-centre et la gare Champagne-Ardenne TGV de Bezannes. Le tracé permet de relier et desservir des secteurs d’activité économique, des pôles d’enseignement, des pôles culturels, des pôles sportifs, des infrastructures publiques. Autour et alentour des 11,2 km de voies le tram entraine avec lui la requalification des espaces : nouvelles zones de stationnement, 7,7 km de pistes cyclables, zones 30, zones piétonnes, friches industrielles reconquises. Trois P+R le long du tracé, avec parkings à vélo. La ville se remodèle. Jusqu’à participer à l’essor de nouvelles zones, comme à Bezannes entre Blum et la gare Champagne-Ardenne : si l’extension n’était pas justifiée par la seule logique des flux -elle n’avait d’ailleurs pas été inscrite dans le projet initial- elle participe de la création d’une ZAC située à l’extrémité sud de la ligne du tramway. Il faut aussi repenser l’habitat, l’équipement collectifs et les espaces publics des quartiers traversés par le tram. Bâtir et rebâtir ici, préserver là. C’était une forte contrainte pour le centre rémois que d’éviter l’alimentation aérienne, notamment autour de la cathédrale. Alstom met ici en oeuvre l’Alimentation Par le Sol (APS) sur 2 km en plein centre ville.
C’est aussi Alstom qui fournit un matériel roulant entièrement fabriqué en France : le Citadis, d’une capacité de 205 places (56 assis + 149 debout). Mis en service pour la première fois à Montpellier en 2000 Citadis a depuis été choisi par de nombreuses autres villes, en France et dans le monde. Reims a choisi le confort et l’accessibilité : plancher bas intégral, éclairages lumineux et larges baies vitrées, espaces spacieux, nombreuses portes d’accès. Le réseau doit être d’usage aisé pour les personnes à mobilité réduite : sur les quais les distributeurs de titres de transport sur les quais, les monnayeurs et les écrans seront accessibles pour à un individu en fauteur roulant. De même dans les rames les moyens de préhension et boutons d’appel. L’intérieur de la rame a l’ampleur nécessaire au déplacement d’un fauteuil roulant ; et les annonces sonores et visuelles devraient permettre à tous d’être informé sur le parcours.
Les facilités d’accès pour les personnes à mobilité réduite assurent le confort de tous. Un confort qui ne saurait se faire au détriment de l’esthétique. En matière publicitaire l’agglomération a fait un choix radical : dédier des espaces à la publicité, à l’exclusion du reste du réseau. Ainsi trois rames de tramway sur les 18 au total et quelques bus, seront entièrement dévolues aux annonceurs. Cela permet de conserver intact le projet « couleurs » élaboré par Rudi Bauer et élu par les rémois en septembre 2005. Un projet haut en couleurs mais assez épuré : chaque véhicule sera d’une seule couleur parmi les huit couleurs sélectionnées. Les mêmes couleurs recouvriront peu à peu les bus dont le parc est ainsi renouvelé à l’occasion. L’habillage d’un tram qui traverse ainsi la ville est plus qu’un habillage : « l’identité d’un tramway, c’est l’identité d’une ville », aime à dire le designer du tram de Reims. Outre la gaîté, le dynamisme, les couleurs sont plurielles, et chacune d’entre elles se décline sur le véhicule en dégradé. Manière de donner à la ville non pas une couleur, mais des couleurs, changeantes, au gré des paysages urbains qu’elles mettent en couleur et en valeur. Le même artiste a d’ailleurs conçu un projet original et cohérent pour le design des stations. Mais Mars a aussi son designer et son projet. A ce jour la question demeure ouverte… L’avant du tram est, lui, définitivement dessiné. Il a été conçu pour Reims Métropole par MBD : le nez en flûte de champagne et le pare brise concave ont été choisis par la population en janvier 2007.
Jeanne BELLEVUE
Prix de lObservateur du design pour lAGV
Le 23 octobre, à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, un jury unanime a remis à l’AGV le prix de la 10e édition de l’Observateur du design, organisé par l’Agence pour la promotion de la création industrielle. Une réussite pour Alstom Transport, qui, selon son directeur du design, Xavier Allard, souhaite « séduire et attirer de nouveaux clients pour les marchés à l’international ». Jusqu’au 8 mars 2009, une exposition présente à La Villette une maquette au 1/10e de l’AGV et un court-métrage sur son design.
Trains de demain : Le confort du Thalys est dans les détails
Un marché concurrentiel et exigeant.
« Thalys a une clientèle très VIP, très exigeante en matière de service et de confort : des parlementaires, des stars, des artistes, des hommes d’affaires…, sur le croissant nord de l’Europe. » Pour Eric Rhinn, directeur associé du cabinet de design lyonnais Avant-Première, le marché de Thalys, à cheval sur quatre pays de culture différente, est « extrêmement concurrentiel ». Pour Thalys, le confort de ses trains à grande vitesse doit être à la hauteur face à la concurrence de la voiture, beaucoup plus directe que sur des distances plus élevées, de l’avion… et d’autres trains, tel l’ICE de la DB à l’est de Bruxelles. Pour rénover les intérieurs de ses rames en service depuis 1996, Thalys a donc lancé un concours de design, remporté en 2005 par l’association Avant-Première et le cabinet belge Enthoven. Ce dernier a eu en charge le bar et les plateformes d’accès, le cabinet lyonnais étant responsable du design des salles voyageurs et des services à bord en 1re comme en 2e classes – pardon, en Comfort 1 et 2 ! Avant-Première s’est donc attaqué à la nouvelle identité visuelle de ces salles voyageurs, c’est-à-dire aux sièges, aux plafonds, au porte-bagages, aux éclairages, à la scénographie et au concept coloriel. « Pour réussir ce challenge, nous avons d’abord défini un “code ADN” du futur Thalys, indique Eric Rhinn, les deux cabinets ont travaillé ensemble avec les services marketing et techniques de Thalys et les agents de maintenance pour définir les objectifs. Puis, une fois ces objectifs acceptés, validés et bien saisis, nous sommes rentrés dans la partie plus créative, qui a duré un an. »De l’espace en plus pour les genoux !
« Dans un premier temps, nous avons travaillé sur l’augmentation du confort à la place », c’est-à-dire sans perdre de place, « parce qu’il était hors de question de retirer quatre sièges par voiture pour répartir la distance gagnée, ce qui aurait été trop facile ! » Avant-Première a alors œuvré sur le dossier des sièges : une première piste a été de réduire l’épaisseur du dossier de manière à gagner de la distance aux genoux. Mais c’est une autre donnée qui s’est finalement avérée beaucoup plus payante : l’intrusion à l’arrière du dossier. « Lorsque les sièges actuels sont en position “relax”, le dossier empiète sur l’espace arrière. Ce n’est pas très grave quand les sièges sont en file, mais quand les sièges sont dos à dos ou contre une face, il faut effectivement les repousser d’une distance importante pour la position “relax”. Et cette distance est perdue. Nous nous sommes rendu compte qu’en dessinant un siège sans intrusion, cette cote-là pouvait être répartie dans la salle, permettant de gagner à peu près 50 mm aux genoux. » Bref, « en jouant sur le design, c’est du tout bénef », considère Eric Rhinn.Plus de confort en Comfort 1 et 2.
Les tablettes sont un élément critique du confort des Thalys : en lieu et place du modèle escamotable actuel, « qui coulisse comme une guillotine », Avant-Première a choisi des tablettes pivotantes, « qui ont un mouvement plus contrôlable » au niveau de la maintenance. Puis le cabinet s’est penché sur les têtières, « qui sont symétriques afin d’avoir du confort à droite comme à gauche… parce qu’on ne dort pas forcément tous du même côté ». Plus généralement, le traitement du confort à la place n’a pas pour priorité de différencier Comfort 1 et 2 : « Les voyageurs en Comfort 1 ne sont pas une “race” à part qui serait tout à coup plus grosse, plus lourde, plus grande… tous les gens sont pareils », proclame Eric Rhinn : « La particularité de Thalys, c’est que chaque place a sa propre prise de courant, en Comfort 1 comme en Comfort 2. » En revanche, les voyageurs en Comfort 1 « ont des besoins spécifiques que l’on n’a peut-être pas quand on voyage en Comfort 2 ». Ainsi, la distinction entre Comfort 1 et 2 repose sur le service ; par exemple, en Comfort 1, le repas est servi à la place, ce qui nécessite une tablette plus grande.Clair-obscur et couleurs lumineuses.
Ensuite, Avant-Première a travaillé l’éclairage. « Il n’était pas question de faire un train très lumineux, très clair, donc salissant. Il fallait trouver une autre approche, et nous avons eu l’idée de travailler en clair-obscur, un peu comme les toiles de Rembrandt, de fournir un train extrêmement résistant à la salissure dans sa partie inférieure. » Le résultat est un écrin de couleurs sombres, de couleurs « moka, un peu figue, très tendance » pour le revêtement du sol, des bas de face et de la partie inférieure des sièges (assise, demi-dossier et accoudoir). L’ensemble forme comme une ligne d’horizon à l’intérieur du train : « C’est très radical – tout est coupé comme une tranche –, mais nous avons choisi la couleur la plus intéressante pour masquer les taches de café, de Coca et les miettes de pain. » Un choix testé sur échantillons en conditions réelles d’exploitation !
Plus haut, « on est dans un monde différent : une deuxième tranche qui fait la hauteur des masques de baies, où nous avons joué sur des couleurs très fraîches, très lumineuses ». En Comfort 1, deux tons de rouge « donnent un effet de vibration à l’intérieur du train, où deux sièges voisins ne sont jamais de couleur identique ». Et à ces deux tons s’ajoute la nuance fuchsia en Comfort 2. Enfin, au-dessus des baies, la troisième couche est une « strate un peu immatérielle, tout le côté imaginaire », avec un travail sur des sources d’éclairage nouvelles, comme les lampes d’ambiance à moitié inférieure rouge et moitié supérieure blanche, intégrées dans les cache-trumeaux entre les baies. « Nous avons travaillé les matières qui renvoient la lumière, comme le chrome ou l’inox polymiroir, et donnent l’impression que le porte-bagages est transparent ! »Des rangements pour voyageurs high-tech.
C’est le nez du porte-bagages qui intègre toutes les liseuses et marque-places, « ainsi, on est à hauteur d’yeux et on ne cherche plus son numéro entre ou sur les sièges ». Plus généralement, la qualité du rangement à la place a primé sur la quantité : « Sur Thalys, les liaisons sont surtout des allers-retours dans la journée, donc, on n’a pas trop l’usage de grandes bagageries. » En revanche, les sièges sont mis à contribution : « Nous avons étudié un porte-revues en polycarbonate au dos du siège de devant, dans lequel on peut glisser son ordinateur portable quand le repas arrive, ainsi qu’un élastique plat et adaptable qui permet de ranger son téléphone portable ou son Palm sans empiéter sur la surface de travail, mais aussi son journal, son billet… » Avant-Première a ainsi conçu « une zone multifonction de rangement toujours à proximité », dont « les fonctions se découvrent » au gré de leurs besoins.Des poubelles faciles à trouver.
En revanche, l’usage des poubelles est univoque… et celles-ci doivent se voir tout de suite. « Mettre une étiquette pour indiquer où se trouve la poubelle, c’est un échec », pense Eric Rhinn, qui se met à la place « du premier usager, celui qui prend ce train pour la première fois ou qui a déjà tout oublié la deuxième fois parce qu’il ne prend pas le train tous les jours ». Si ce voyageur ne trouve pas sa poubelle, « c’est qu’il y a un problème : il faut que ce soit naturel, et nous avons mis les poubelles systématiquement en face des usagers, soit dans le pied du siège de devant quand on est en file, soit intégrée dans les pieds de table pour les places en vis-à-vis ». Le directeur associé d’Avant-Première considère d’ailleurs ces poubelles, « que nous voulions toutes identiques pour la maintenance », comme un bon exemple du dialogue avec les différents acteurs de la rénovation des rames Thalys. « Nous avons vraiment pu nous écouter, prendre en compte les attentes de la maintenance, les aspects économiques ou la faisabilité technique. »
Patrick LAVAL
Eurostar réfléchit à commander des AGV
Selon le Financial Times, Eurostar songerait à remplacer une partie de son parc actuel par des AGV. Arrivées à mi-vie (15 ans), les rames actuelles font pourtant l’objet d’un appel d’offres de rénovation lancé il y a quelques semaines. Est-ce incompatible avec un appel d’offres pour de nouvelles rames ? « Nous envisageons aujourd’hui toutes les options pour accompagner notre développement », indique-t-on chez Eurostar.