Étiquette : Rail

  • Des Flirt et des Kiss en Slovénie

    Des Flirt et des Kiss en Slovénie

    En 2018 et en 2019, les chemins de fer slovènes ont commandé au constructeur suisse Stadler Rail des Flirt et des Kiss. Depuis 2021, ces derniers sont engagés au fur et à mesure de leurs livraisons sur des trains principalement régionaux en Slovénie. Les Flirt devraient dans les prochaines années assurer également des trains transfrontaliers Slovénie – Autriche et Slovénie – Croatie.

     

    La Slovénie, d’une superficie d’un peu plus de 20 000 km2, dispose d’un réseau ferré d’une longueur de 1 209 km dont 610 km électrifiés en 3 000 V courant continu. Ce dernier est connecté aux réseaux italien, autrichien, hongrois et croate. Depuis l’indépendance de la Slovénie le 26 juin 1991, les chemins de fer slovènes Slovenske Železnice d.o.o. (SŽ) ont repris les activités de la division de Ljubljana (ZG Ljubljana) des chemins de fer yougoslaves (JŽ), héritant de son matériel moteur et remorqué. Le 1er janvier 2012, les activités des SŽ ont été séparées en trois activités dépendant de la holding Slovenske Železnice : SŽ – Infrastruktura, d.o.o. chargée de la gestion de l’infrastructure, SŽ – Potniški promet, d.o.o. (SŽ-PP) chargée de l’exploitation des trains de voyageurs, et SŽ – Tovorni promet, d.o.o. (SŽ-TP) chargée de l’exploitation des trains de fret. D’autres opérateurs fret, comme Adria Transport, InRail, PKP Cargo, Rail Cargo Carrier, et TenRail exploitent des trains de fret en Slovénie, où l’ouverture à la concurrence est effective. Pour les deux activités voyageurs et fret, les SŽ disposent au 1er juin 2022 d’un parc moteur assez varié.

  • La BB 25660 de sortie sur la Côte d’Azur

    La BB 25660 de sortie sur la Côte d’Azur

    Préservée par l’APCC 6570, la BB 25660 effectue peu de sorties en ligne depuis son retrait du service. Le 5 mai dernier a été l’occasion de la voir en tête du train spécial n° 801021 Avignon – Nice, avec une rame Corail à son crochet.

     

    En ce 15 mai ensoleillé, c’est une longue journée de service comme au bon vieux temps qui attend la BB 25660. Ayant passé pratiquement toute sa carrière en région parisienne et dans le nord de La France, elle s’offre désormais une retraite bien méritée sous le soleil provençal. Depuis sa réception en novembre 2016 par l’Association pour la préservation de la CC 6570 (APCC 6570) (voir Rail Passion n° 294), et après son retrait des effectifs TER Paca, la BB 25660 n’effectue que peu de sorties en ligne, en raison des opérations de maintenance qu’elle doit subir et du contexte sanitaire. Il est important de préciser que cette machine reste à ce jour la seule BB 25500 à être autorisée à circuler sur le Réseau ferré national.

    Une première circulation HLP a lieu entre Avignon et Aubagne en septembre 2018, afin de la tester sous courant 1 500 et 25 000 V alors qu’elle est en version « en voyage… » très allégée. En avril 2019, elle assure un AR Avignon – Cannes avec à son crochet une RRR. L’année suivante, c’est une excellente surprise que l’APCC 6570 réserve aux passionnés de chemin de fer, avec un challenge de taille en décidant de remettre en peinture d’origine la BB 25660, avec ses plaques.

    C’est donc après un dur labeur de plusieurs mois que la machine dévoile sa nouvelle robe en septembre 2021, lors d’une marche HLP entre Avignon et Aubagne, afin d’assurer à nouveau une validation de circulation sous 1 500 et 25 000 V. 10 jours plus tard, elle effectue un trajet entre Avignon et Marseille assuré en double traction avec la mythique CC 6570 pour les Journées européennes du patrimoine.

  • Les City Airport Train circulent à nouveau à Vienne

    Les City Airport Train circulent à nouveau à Vienne

    En février 2002, est créée la société City Air Terminal Betriebsgesellschaft m.b.h. afin d’exploiter entre l’aéroport international de Vienne-Schwechat et la gare de Vienne Mitte-Landstraße (Wien Mitte-Landstraße) des trains dénommés City Airport Train en service cadencé. City Air Terminal Betriebsgesellschaft m.b.h., basée à l’aéroport de Vienne, est détenue à 50,1 % par le gestionnaire de l’aéroport de Vienne, Flughafen Wien AG, et à 49,9 % par la branche voyageurs des chemins de fer autrichiens ÖBB-Personenverkehr AG. Les premiers trains CAT circulent le 14 décembre 2003. La desserte est basée sur 36 AR quotidiens cadencés à la demiheure entre la gare souterraine de l’aéroport de Vienne quai 3 et la gare de Vienne Mitte-Landstraße (CAT), via les voies de la ligne S 7 de la S-Bahn de Vienne. Les 19,6 km du parcours sont effectués sans arrêt en 16 min. Les S-Bahn effectuent le même parcours en 25 min avec sept arrêts intermédiaires.

  • Marseille – Vintimille : révolution digitale pour la signalisation

    Marseille – Vintimille : révolution digitale pour la signalisation

    En changeant de technologie d’ici à 2030, la signalisation de la ligne Marseille – Vintimille va servir de vitrine pour la nouvelle exploitation digitale et de tremplin pour un déploiement ultérieur sur d’autres lignes du Réseau ferré national.

     

    À l’horizon 2030, toutes les composantes de la signalisation (panneaux de BAL, circuits de voie, postes d’aiguillages) de la ligne reliant Marseille à Vintimille auront changé de siècle… et surtout de technologie. Entièrement digitale, elle deviendra la vitrine de l’innovation technologique.

    Cette artère internationale d’environ 260 km est essentiellement à double voie sauf entre Marseille et Aubagne et entre Antibes et Cannes où une troisième voie a été posée ultérieurement. La signalisation repose sur le BAL installé entre 1966 et 1968. À peu près en même temps que l’électrification réalisée en six étapes entre 1962 et 1969. Les postes d’aiguillages des différentes gares datent aussi de la même époque. Il s’agit pour l’essentiel de PRS. Marseille- Saint-Charles bénéficie d’un PRCI depuis 2001 avec l’arrivée de la LGV ; Monaco aussi en 1999. L’essentiel de la sécurité repose sur une technologie à relais de type S2 très ancienne. Cette vétusté des installations se traduit par des incidents affectant la régularité. Environ 350 trains empruntent quotidiennement cette ligne, en majorité des TGV et TER. SNCF Réseau lance donc un projet de régénération de la signalisation. Mais les études préliminaires montrent les limites de l’exercice notamment en termes de durée des travaux : plus de 20 ans !

    Simultanément, l’Europe incite les États membres à accélérer la mise en oeuvre de l’ERTMS. L’artère Marseille – Vintimille fait partie d’un corridor prioritaire entre l’Espagne, l’Italie et au-delà.

  • Nouveau numéro disponible : n°297 ! (Juillet 2022)

    Nouveau numéro disponible : n°297 ! (Juillet 2022)

    Le numéro 297 est arrivé !
    Retrouvez au sommaire de ce numéro :
    ? Marseille – Vintimille : révolution digitale pour la signalisation
    ? La BB 25660 de sortie sur la Côte d’Azur
    ? Un nouveau report pour Railcoop
    ? Locomotives à vendre aux enchères chez Transilien
    ? Étude de ligne Corse. Les CFC 10 ans après le départ de la SNCF
    ? Noeud ferroviaire Laroche-Migennes. Entre grandeur et déclin
    ? Réseaux étrangers Suisse : des premières lignes à crémaillère aux Rigi Bahnen

     

    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • BLS CARGO Histoire d’une réussite

    BLS CARGO Histoire d’une réussite

    En deux décennies, BLS Cargo est devenu une entreprise européenne, tout comme CFF Cargo International, à la différence que l’interopérabilité est dans l’ADN de cette entreprise pleine d’ambition, tout en gardant une profonde modestie. Retour sur le parcours de BLS Cargo qui est devenu un acteur fret majeur alors qu’il ne pesait que 5 % des parts de marché lors de sa première année d’exploitation en 2002.

     

    La naissance de BLS Cargo

    BLS Cargo est une filiale du groupe BLS Lötschbergbahn AG, créée en 2001 suite à l’ouverture à la libre concurrence du trafic marchandises par le rail en Suisse. Cette filiale est en charge de l’ensemble des trains de marchandises de BLS AG. Le trafic fret géré par BLS concerne principalement les trains de transit, de combiné et le service autoroute roulante (Rola) sur l’axe Nord – Sud transalpin via le Lötschberg. Contrairement à son concurrent direct, CFF Cargo International, BLS Cargo n’a ni les moyens ni la force de frappe pour se développer directement sur la place européenne. L’entreprise bernoise a recours à des partenaires pour croître et son histoire est atypique.

     

    Les locomotives de BLS

    BLS AG sépare ses activités voyageurs, de marchandises et d’infrastructure. Toutefois, le parc de locomotives n’est pas divisé. Il reste disponible au gré des besoins à l’ensemble de ses filiales. BLS Cargo bénéficie des 59 locomotives du groupe BLS AG, à savoir : deux Ae 485 (Ae 8/8 273 et 275), quatre Ae 415 (Ae 4/4 251, 252, 257 et 258), 35 Re 425 (Re 4/4 161 à 195) et 18 Re 465 (Re 465 001 à 018). À partir de décembre 2004, se rajoutent six Re 420 (Re 420 501 à 506) puis, une année plus tard, six autres Re 420 (Re 420 507 à 512), qui sont issues de l’échange du matériel roulant avec CFF voyageur (VU IV vs VU III + Re 420). Les Re 456 142 et 143 acquises par BLS suite au rachat de RM division voyageurs, ne sont pas disponibles, elles sont louées par Südostbahn (SOB) puis Swiss Rail Traffic AG (SRT). BLS n’a aucune locomotive apte à rouler à l’international à cette date.

     

    À la conquête de l’Allemagne

    C’est dans ce cadre que la compagnie ouvre son capital pour développer les relations internationales. En juin 2002, DB Cargo entre dans le capital à hauteur de 20 % et le transporteur Ambrogio Trasporti achète 2,3 % des parts. Le premier permet d’adhérer au réseau logistique et ferroviaire de Railion (Pays-Bas/Danemark/ Allemagne) et le second autorise l’accès à certains terminaux intermodaux italiens. Un mois plus tard, 10 locomotives sont commandées chez Bombardier, de type Traxx F 140 AC, aptes à rouler en Suisse et en Allemagne. Identiques aux Re 482 des CFF commandées au même moment et aux Br 185 (090 à 149) de DB Cargo, elles sont immatriculées avec la nomenclature suisse : Re 485 001 à 010. Elles sont pelliculées en gris avec les faces avant vert fluo. Sur les faces latérales, « Connecting Europe » est inscrit en blanc. En contrepartie, BLS se sépare des dernières Ae 4/4 (Ae 415). En décembre 2002, les premières Traxx sont livrées et l’entreprise ferroviaire remporte ses premiers contrats à l’international avec comme partenaire principal DB Cargo. BLS n’est pas autorisé à exercer ses activités à son propre compte en Allemagne, les trains sont conduits par des conducteurs allemands, sous sillon DB Cargo, et vice-versa en Suisse. Il n’est pas rare de voir des tractions multiples avec des Re 485 BLS et des Br 185 DB Cargo/Railion.

  • Lumo Un low cost sur la côte est Le train Lumo 1S93 12 h 18 Londres Kings Cross – du Royaume-Uni

    Lumo Un low cost sur la côte est Le train Lumo 1S93 12 h 18 Londres Kings Cross – du Royaume-Uni

    En 2015, le régulateur britannique du rail avait annoncé que des opérateurs pouvaient se manifester pour exploiter des trains low cost en open access sur la ligne principale de la côte est (ECML : East Coast Main Line), qui était déjà desservie totalement ou partiellement par plusieurs opérateurs.

    En mai 2016, l’offre de la filiale du groupe First, East Coast Trains Limited, avait été retenue, et cinq sillons quotidiens dans chaque sens lui avaient été réservés sur la ligne de la côte est Londres Kings Cross – Édimbourg Waverley pendant 10 ans à partir de fin 2021. Le groupe First avait pour projet de capter une partie des 74 000 voyageurs qui empruntent chaque mois des avions entre Londres et Édimbourg, et également une partie de la clientèle de l’opérateur LNER, l’exploitant depuis le 24 juin 2018 de la franchise InterCity East Coast, grâce à des prix moyens de billet Londres – Édimbourg inférieurs à 25 livres sterling (environ 30 euros).

    En septembre 2021, le groupe First a annoncé que ses trains low cost sur la côte est seraient exploités sous la marque Lumo, acronyme de luminosity (Lu) et mobility (mo). Le groupe First, par l’intermédiaire de l’opérateur Hull Trains, exploitait déjà depuis août 2003 des trains en open access sur la relation Londres Kings Cross – Hull – Beverley, via Doncaster, et Selby, lancée en septembre 2000 par le groupe GB Railways. Depuis 2020, ces trains sont intégralement assurés avec des automotrices bimodes Class 802 Paragon, livrées en cinq exemplaires de 2017 à 2020 par Hitachi Rail.

  • Suisse : du nouveau à Bulle

    Suisse : du nouveau à Bulle

    De grands chantiers sont actuellement menés dans la région de Bulle où les transports publics sont appelés à jouer un rôle de plus en plus important.

     

    La ville de Bulle et le district de la Gruyère (Canton de Fribourg, Suisse) connaissent et connaîtront à terme un fort développement démographique : 25 162 habitants au 31 décembre 2021 (+ 2,84 % par rapport à 2020) et 55 726 habitants en 2021 pour 77 300 en 2050. Cette croissance découle du dynamisme économique local ainsi que de la proximité avec les grands centres urbains de Berne, Fribourg et Lausanne. Les transports publics constituent, dans ce contexte, un enjeu important et doivent être adaptés. Aussi, les Transports publics fribourgeois (TPF) procèdent- ils pour 230 millions de francs suisses (222,45 millions d’euros) à trois grands chantiers :

    • Planchy (mise en service : décembre 2020) ;

    • gare de Bulle (décembre 2022) ;

    • conversion de Bulle – Broc- Fabrique (mi-2023).

    23Le renouvellement et l’extension du faisceau de Planchy (où se situent des ateliers TPF) a consisté à créer une double voie (1 435 mm) en direction de Bulle, à ajouter des nouvelles voies (1 435 et 1 000 mm) et à créer un quai de chargement.

  • DB RegioNetz Verkehr reconduit sur la centenaire Oberweißbacher Bergbahn

    DB RegioNetz Verkehr reconduit sur la centenaire Oberweißbacher Bergbahn

    L’opérateur DB RegioNetz Verkehr vient d’être reconduit pour 10 ans pour l’exploitation en Thuringe de la ligne Oberweißbacher Bergbahn, qui comprend un funiculaire et un tronçon de ligne à voie standard électrifié en 600 V. Près de 100 ans après sa construction, cette ligne est toujours empruntée par de nombreux touristes et randonneurs.

     

    Une ligne bientôt centenaire

    Le 8 avril 1895, les chemins de fer d’État de la Prusse décidaient la construction en Thuringe d’une ligne de chemins de fer de 24,9 km, dénommée Schwarzatalbahn, entre les villes de Rottenbach et de Katzhütte, ainsi que d’un embranchement de 4,4 km de Köditzberg, gare située sur la ligne Rottenbach – Katzhütte, vers Königsee (Thüringe). Ces deux lignes ont été mises en service le 18 août 1900. Situés sur le plateau surplombant la vallée de la Schwarza, les villages de Lichtenhain, Oberweißbach, Deesbach et Cursdorf étaient difficiles d’accès pour les personnes et les marchandises, voire parfois inaccessibles l’hiver. Afin de les désenclaver, une desserte ferroviaire par le sud depuis Ernstthal am Rennsteig avait été envisagée, mais le projet, quoique techniquement possible, avait été abandonné compte tenu des coûts disproportionnés des travaux et de l’exploitation par rapport au service rendu. Un nouveau projet fut proposé, qui comprenait entre autres la construction d’une ligne de funiculaire de 1,351 km de long, d’une gare basse à Obstfelderschmiede, commune située sur la ligne Rottenbach – Katzhütte, d’une cabine voyageurs, d’une plateforme destinée au transport de wagons à voie de 1 435 mm, d’une gare haute à Lichtenhain, et d’une ligne à voie normale de 2,635 km entre Lichtenhain et Cursdorf.

  • Les travaux de modernisation se poursuivent sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi

    Les travaux de modernisation se poursuivent sur la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi

    En 2019, un Plan rail d’un montant de 800 millions d’euros est présenté par la région Occitanie pour sauvegarder 15 lignes, dont la ligne Nîmes – Saint- Césaire – Le Grau-du-Roi. Cette dernière se trouve menacée par des ralentissements, n’ayant subi pendant plusieurs décennies aucuns grands travaux de maintenance. Longue de 41,4 km, la section Saint-Césaire – Le Grau-du- Roi est à voie banalisée équipée de BAPR (block automatique à permissivité restreinte) de Saint- Césaire à Vauvert, à voie unique à signalisation simplifiée de Vauvert à Aigues-Mortes, et à voie unique exploitée en navette d’Aigues- Mortes au Grau-du-Roi. En raison de l’état de la voie, la vitesse maximum est abaissée il y a quelques années de 80 à 60 km/h entre Aigues-Mortes et Le Grau-du-Roi.

    Un petit tronçon du nord de la ligne est renouvelé dans le cadre de la création de la base travaux CNM lors de la construction de la ligne à grande vitesse Nîmes – Montpellier. La ligne possède encore de nombreuses sections de voies dotées de traverses en bois, souvent âgées, tout comme certains rails. De plus la signalisation équipant la ligne entre Vauvert et Aigues-Mortes est en mauvais état et dépassée, obérant son exploitation. C’est pourquoi, afin d’assurer le maintien des circulations audelà de 2022, des travaux s’étalant de 2019 à 2022, d’un montant de 5,24 millions d’euros financés à 96,75 % par la région Occitanie et à 3,25 % par la SNCF, sont programmés.

    Dès 2019, près de 3 000 traverses sont remplacées, puis à nouveau 4 000 en 2020, et 2 000 en 2021, ce qui permet de rétablir entre autres le 80 km/h entre Aigues- Mortes et Le Grau-du-Roi. Du lundi 21 mars au vendredi 29 avril 2022, SNCF Réseau réalise à nouveau plusieurs chantiers de modernisation des installations ferroviaires sur le tronçon Vauvert – Aigues- Mortes.