Votre panier est actuellement vide !
Étiquette : Samuel Delziani

Le Japon pratique
Formalités
Les citoyens français et belges peuvent voyager au Japon sans visa pour une période maximum de trois mois. Les Suisses, eux, ont le droit à six mois.Y aller
Compagnies aériennes :
– JAL : http://www.fr.jal.com/frl/fr/
– ANA : http://www.ana.co.jp/asw/wws/fr/f/
Tél. : 0820-803-212
– Air France : http://www.airfrance.com/indexCOM.html
Tél. : 36 54 (0,34 €/minute)
Se loger
L’hébergement est plutôt cher au Japon, spécialement à Tokyo. Parmi les solutions les moins onéreuses, nous pouvons citer les Ryokans, ces auberges traditionnelles qui, généralement très simples, sont néanmoins très confortables. Pour les plus téméraires, les hôtels capsules sont une institution à Tokyo. Cependant, claustrophobes s’abstenir, ces hôtels sont nommés ainsi car chaque « chambre » est un tube, qui ne laisse de place quasiment que pour un corps allongé. Voici deux adresses que nous vous conseillons, l’une à Tokyo, l’autre à Kyoto.• Kimi Ryokan (à partir de 59 euros)
2-36-8 Ikebukuro, Toshima, Préfecture de Tokyo
Japon 171-0014
Tél. : +81-3-3971-3766 – http://www.kimiryokan.jp/
• Ryokan Shimizu (à partir de 50 euros)
644 Kagiya-cho, Shichijo dori Wakamiya agaru,
Shimogyo-ku, Kyoto, Japon 600-8317
Tél. : +81-75-371-5538 – http://www.kyoto-shimizu.net
Se restaurer
Isakaya, kaiseki, sobaya ou encore bars à sushis : il existe toutes sortes de restaurants au Japon. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets : de la soupe de ramen (nouilles chinoises) à 400 yens jusqu’au menu complet dans un restaurant gastronomique de type kaiseki à 20 000 yens. Il n’est parfois pas facile de commander quand le menu est strictement en japonais et sans illustration. Dans ce cas, observez vos voisins et commandez le plat qui vous fait le plus envie. La gastronomie japonaise est mondialement connue. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si aujourd’hui il y a plus de restaurants étoilés par le Guide Michelin à Tokyo qu’à Paris. L’archipel est une destination de choix pour tous les gastronomes de la planète.
Se renseigner
Office national du tourisme japonais :
• Bureau de Paris
4, rue Ventadour, 75001 Paris
Tél. : 01 42 96 20 29 – http://www.tourisme-japon.fr/
• Bureau de Tokyo
ShinTokyo Building, 1F 3-3-1 Marunouchi,
Chiyoda-ku, Tokyo
Tél. : 03-3201-3331OT de Tokyo : http://www.yes-tokyo.fr/
• Bureau de Paris
Bureau de la promotion du tourisme de la ville de Tokyo en France
56, rue Saint-Dominique 75007 Paris
Tél. : 01 40 28 05 24 – E-mail : info• Bureau de Tokyo
Tokyo Convention and Visitors Bureau
Kasuga Business Center Bldg. 10 F
1-15-15 Nishikata, Bunkyô-ku, Tokyo 113-0024
Tél. : +81 3 5840 8890
• http://www.gotokyo.org/fr/index.htmlOT de Kyoto :
• Centre d’information du tourisme de Kyoto
Gare de Kyoto JR 2e étage Shimogyo-ku, Kyoto
Tél. : 075-343-0548 – http://www.kyoto.travel/fr/
Agences de voyages :
• France : http://www.vivrelejapon.com/voyage-japon/
Tél. : 01 42 61 60 83
• Belgique : http://www.peak-experience-japan.fr/
Tél. : 02 32 53 050
• Japon : http://www.japan-coachman.com/fr/who/index.html
http://www.seibutravel.co.jp/fr/index.htmlGuides touristiques :
• Le Japon vu du train, par Claude Leblanc. Éditions Ilyfunet. 18 euros.
• Lonely Planet Japon (plusieurs guides régionaux existent également)
• Guide du Routard Tokyo, Kyoto et environs 2012.
Le métro de Tokyo, un défi en soi
Le désarroi de celui qui découvre pour la première fois le plan du métro de Tokyo – ou plutôt des métros –, dans l’optique d’aller d’un point A à un point B, n’a rien de feint. Vous pouvez l’observer, l’œil défait, se concentrer sur le plan – une masse de spaghettis informe – plisser les yeux, puis chercher de l’aide, un brin paniqué. Premier souci : la multiplicité des réseaux. Il en existe deux principaux qui fonctionnent avec une billetterie différente : Toei et Tokyo Métro. Les usagers tokyoïtes peuvent également compter sur une ligne circulaire (Yamanote) et des lignes transversales gérées par JR East, qui ne font pas partie du réseau de métro, mais qui permettent de nombreuses correspondances fort pratiques. Si vous comptez vous déplacer beaucoup dans la ville, un certain nombre de pass permettent d’éviter les problèmes de billets. Dans les grandes stations, vous pouvez trouver des guichets à l’intention des touristes étrangers, où l’on dispense des informations en anglais. Partout, les distributeurs automatiques proposent une traduction dans la langue de Shakespeare et les noms des plans sont, la plupart du temps, en caractères japonais et en caractères romains. À noter que si vous vous trompez de montant, vous avez la possibilité de payer l’appoint à la sortie du métro. Bref, passé la première panique, le visiteur étranger s’en sort très bien dans le métro de Tokyo, d’autant plus que le réseau est très dense, il dessert la grande majorité des lieux remarquables, et que l’usage du taxi est rédhibitoire tant le coût en est élevé : il faut par exemple compter entre 150 et 200 euros pour rejoindre l’aéroport international de Narita à partir du centre ! Si vous vous en sortez dans la station de Shinjuku, qui est la gare la plus fréquentée du monde, alors vous êtes parés pour parcourir l’ensemble du réseau !

Mark Smith, le voyageur de la place 61
» Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues. » Joseph Kessel aurait aimé ce site Internet qui agit sur le voyageur ferroviaire comme la mappemonde sur l’écrivain voyageur. Le nom des gares remplace ici le nom des villes, le nom des express celui des routes et le voyage débute sur le clavier à chercher des correspondances insolites, à trouver des terminus inconnus. Ce site Internet indispensable se nomme seat61.com, il est la création d’un amoureux du voyage autant que du train : Mark Smith. L’histoire a débuté dans l’ennui d’un trajet pendulaire entre Londres et le Buckinghamshire, dans le nord de la capitale anglaise.
Mark Smith, employé des chemins de fer britanniques, ne sachant que lire, s’offre pour deux pounds un ouvrage intitulé : Comment faire un site Web. Il décide dans la foulée de mettre en pratique les conseils de l’auteur et de créer son propre site : www.seat61.com. Amateur de voyages en train, il connaît la difficulté de glaner des informations fiables pour s’organiser, surtout dès que ses envies d’ailleurs traversent les frontières.
Chaque réseau communiquant ses propres informations, chaque pays traversé nécessite une source particulière.
Il a donc l’idée de compiler toutes ces données sur un site unique, véritable portail d’un réseau ferroviaire mondial.
Il s’agit également, pour Mark, de faire la promotion d’une autre forme de tourisme.
Un tourisme qui prend son temps et qui donc évite de prendre l’avion. « Les gares britanniques ne vendent pas de billets internationaux, explique-t- il. Les agences de voyages, d’importants sites Web comme Expedia, désirent simplement vous vendre des vols, des vols, des locations de voiture et encore des vols. De plus en plus de gens cherchent une alternative moins stressante, plus écolo et ont besoin qu’on les aide à trouver leur chemin à travers le dédale de l’information et de la réservation de trains européens. Je me suis dit que je n’avais qu’à faire le job moi-même ! » Très rapidement, son site devient incontournable pour les amateurs de périples ferroviaires. « La fragmentation des réseaux européens rend seat61 encore plus nécessaire. Par exemple, jusqu’à l’année dernière, vous pouviez réserver un simple billet aller-retour de Paris à Milan, départ par le train couchettes du vendredi soir, retour le dimanche par le TGV de l’après-midi, en une seule transaction sur le site Web de la SNCF. Maintenant, vous devez réserver Thello en train couchettes sur www.thello.com et le retour sur le TGV Milan – Paris séparément sur voyages-sncf.com ou tgv-europe.com. Qui est-ce qui dans l’industrie du rail explique tout ça aux voyageurs déboussolés, avant qu’ils n’abandonnent et ne réservent un vol ? »
Mais pourquoi ce nom seat61 ? Tout simplement parce que c’est le numéro du siège que Mark Smith a l’habitude de réserver à bord d’Eurostar, prenant ainsi modèle, pacifiquement, sur le célèbre marchand d’armes Basil Zaharoff, qui, au début du XXe siècle, avait l’habitude de toujours réserver le compartiment n° 7 à bord de l’Orient-Express pour partir ou revenir à Istanbul.
Aujourd’hui, Mark Smith est devenu incollable sur le voyage en train. Il collabore à ce titre avec de grands quotidiens, comme The Times, The Telegraph ou encore The Guardian, et il est régulièrement interviewé dans les médias. Il a d’ailleurs son avis sur le système de réservations de la SNCF (voir encadré ci-contre) ou sur la concurrence entre les différents réseaux européens.
Mark s’interroge : « Pourquoi les gens parlent-ils de concurrence entre Thello et SNCF ? Alors que le TGV et Thello se complètent. De la même manière, il existe pratiquement un train toutes les heures de Bruxelles à Cologne, la moitié sont des Thalys, l’autre moitié des ICE. Les compagnies ferroviaires ont intérêt à travailler ensemble, pour le bénéfice de tous. Si les compagnies aériennes peuvent faire du code-sharing, pourquoi pas les sociétés ferroviaires ? » Mais avant tout, Mark est un amoureux des voyages en train. Lorsqu’on lui demande quel est son meilleur souvenir à bord de l’un d’entre eux, il avoue ne pouvoir choisir : « La liste est longue ! De Londres à Fort William à bord du Caledonian Sleeper, aller se coucher alors que le train dépasse le nord de Londres, et se réveiller dans les merveilleuses West Highlands écossaises, avec des cerfs qui bondissent en fuyant le train ; ou de Zermatt à Saint-Moritz sur le Glacier Express et de Tirano à Chur sur le Bernina Express, les deux pas-sant à travers de spectaculaires paysages alpins ; de New York à San Francisco à bord du Lake Shore Limited, puis du California Zephyr, de côte à côte, via les Rocheuses, les canyons du Colorado et la Sierra Nevada ; de Mandalay à Pyin Oo Lwin et de Thazi à Shwenyaung, deux merveilleux trajets ruraux au Myanmar. Et je pourrais continuer… » Et le pire ? Mark trouve bien une anecdote, mais retourne la question d’une pirouette : « Un train lent d’Assouan à Louxor était peut-être le train le plus décrépi dans lequel je suis monté. Mais parfois le pire des voyages produit le meilleur des souvenirs. J’ai fini par lire des livres en anglais à des écoliers et quand ils sont partis, un jeune homme est monté à bord ; m’accostant, il m’a dit : j’aime la vodka. Vous aimez la vodka… ? Comme quoi, contrairement à l’expérience toujours plus stressante du vol, vous rencontrez des gens dans les trains ! » Mark n’a de cesse de faire l’éloge de la lenteur dans un monde d’hommes volants toujours plus pressés.
Et ça marche ! Tous les mois, son site reçoit la visite de plus d’un million d’internautes.
Comment Mark Smith réagit-il à ce succès ? « J’ai une vraie passion : sortir les gens des avions et les mettre dans des trains : c’est un mode de déplacement civilisé, confortable et durable. » Il continue : « Je suis ravi qu’un site Web, vu d’abord comme un cri dans le désert, soit autant utilisé. Du coup, j’ai pu en faire une occupation à plein-temps […]. Et naturellement ça implique beaucoup de voyages sympas à faire dans des endroits excitants – euh, je veux dire des recherches laborieuses, bien sûr. La semaine dernière, j’ai testé le superbe nouvel Italo de Milan à Rome, en retournant en Grande-Bretagne, via le tout aussi superbe Bernina Express à travers les Alpes. C’est un travail vraiment très difficile, mais quelqu’un doit bien le faire…»
L’oeuvre de Mark Smith est aujourd’hui indispensable. Arriver à destination après trois jours sur les rails procure un sentiment qu’aucun voyage en avion ne vous offrira jamais. On l’a compris, seat61.com voyage à contre-courant de l’air du temps, qui demande des satisfactions immédiates, à la portée de tous et érige la superficialité au rang de vertu.Samuel DELZIANI
