Étiquette : train

  • Arrivée de la « nouvelle » Marie au Fayet

    Arrivée de la « nouvelle » Marie au Fayet

    La première des quatre rames automotrices commandées par le département de la Haute-Savoie est arrivée le 23 mars dernier au dépôt de la Compagnie du Tramway du Mont-Blanc du Fayet.

    La Compagnie du Tramway du Mont-Blanc (délégataire : Compagnie du Mont-Blanc) a reçu la première des quatre rames com- mandées par le département de la Haute-Savoie (30 millions d’euros sur un investissement de 70 mil- lions). Offrant une capacité de plus de 200 places (129 assises et 84 debout), c’est-à-dire supérieure à celle du matériel de 1957 (automotrices et remorques Oerlikon – SLM – Decauville), les rames se composent chacune d’une motrice bidirectionnelle et d’une remorque (avec cabine de conduite complète). Elles peuvent fonctionner en adhérence et à crémaillère (système Strub, 250 ‰) et devraient présenter de grandes similarités avec les rames que la Compagnie du Mont-Blanc entend mettre en œuvre, à terme, sur la ligne du Montenvers (Chamonix – Mer de Glace).

    Elles sont produites en Suisse par Stadler (Bussnang) et présentent les caractéristiques suivantes : longueur 16 m + 16 m, masse à vide 36t+18t, puissance en traction et freinage 1,4 MW, efforts en traction et freinage 50 kN en adhérence/ 200 kN en crémaillère, vitesses à la montée en adhérence ou crémaillère : 30 km/h, vitesse à la descente en adhérence : 30 km/h, crémaillère avec 100 ‰ : 24 km/h, crémaillère avec 250 ‰ (déclivité maximale autorisée pour l’engin) : 14 km/h. Leur motorisation est asynchrone et recourt à des convertisseurs à IGBT fournis par ABB. Tous les modules nécessaires à la traction sont concentrés dans la motrice par ailleurs dotée de sablières, un système semblable à un « embrayage » permettant de basculer du mode adhérence au mode crémaillère et vice versa.

    Il y a quatre roues dentées sur la motrice (utiles tant à la traction qu’au freinage) et deux sur la RAIL PASSION N° 296 JUIN 2022 20 remorque (freinage). La plate- forme est technologiquement dérivée, de manière lointaine, des GTW MVR et TPC. Mais son alimentation (11 kV 50 Hz) est spécifique au TMB, ce qui a pour conséquence de reporter la réalisation d’un certain nombre de tests en Haute-Savoie, seuls des essais sur les auxiliaires pouvant être menés à Bussnang.

  • Horizon 2024 pour Paris-Nord

    Horizon 2024 pour Paris-Nord

    SNCF Gares & Connexions a présenté le projet Horizon 2024 de rénovation de Paris-Nord, mené avec sa filiale Arep, en vue de plusieurs événements sportifs (Coupe du monde de rugby en 2023 et Jeux olympiques en 2024). Ce projet comprend plusieurs opérations.

    En premier lieu, le parvis de la gare, sous maîtrise d’ouvrage de la Ville de Paris, va être entièrement libéré des voitures. La dépose des taxis sera donc décalée dans la cour des taxis, à l’endroit même où ils embarquent actuellement leurs passagers. Ce dernier sera quant à lui reporté dans le parking souterrain géré par Effia, en cours de rénovation.

    Deuxième opération du projet: le terminal Transmanche. Il sera complètement réaménagé afin d’être plus spacieux et que les opérations du flux Transmanche s’enchaînent de manière fluide et confortable pour les voyageurs.

  • Intercités : l’ouverture à la concurrence des lignes TET

    Intercités : l’ouverture à la concurrence des lignes TET

    L’État et SNCF Voyageurs ont signé le 17 mars une nouvelle convention pour l’exploitation des trains d’équilibre du territoire (TET). Placée sous le signe du développement de ces trains, elle annonce aussi un calendrier progressif d’ouverture à la concurrence.

     

    Cette convention est la première qui donne un peu d’espoir à l’opérateur historique. Avant 2011, ces trains sont surtout réputés pour leur déficit d’exploitation que l’entreprise parvient à couvrir grâce aux bénéfices de l’activité TGV. En 2011, l’État devient l’autorité organisatrice mais la situation financière n’est toujours pas réglée, d’autant plus que la SNCF ne peut plus désormais agir à sa guise pour adapter l’offre. La Cour des comptes émet un avis très critique dans son rapport de 2014. Le gouvernement profite du rapport Duron et de l’échéance des élections régionales pour ne pas engager rapidement une nouvelle convention : arrivant à échéance fin 2013, elle est prolongée en 2014 puis 2015.

    Début 2016, les annonces arrivent enfin. De nombreuses lignes Intercités, uniquement des liaisons de jour, sont transférées aux régions, notamment en Normandie, Grand Est, Hauts-de-France, Occitanie et Centre-Val de Loire. L’État ne garde que 10 lignes. Il s’agit des trois lignes structurantes (Paris – Limoges – Toulouse, Paris – Clermont- Ferrand, Bordeaux – Marseille), quatre lignes d’aménagement du territoire (Nantes – Lyon, Nantes – Bordeaux, Toulouse – Hendaye, Clermont-Ferrand – Béziers) et trois lignes de nuit (Paris – Briançon, Paris – Latourde- Carol, Paris – Toulouse – Albi). Dans la convention 2016-2020 en attribution directe, l’État devient autorité organisatrice de plein exercice et fonctionne comme le TER en province en subventionnant le service pour trouver l’équilibre. On ne parle donc plus de trains déficitaires.

  • Inde : Systra acquiert une société d’ingénierie

    La société d’ingénierie ferroviaire Systra a procédé à sa première grande acquisition hors des frontières françaises en Inde, où elle a repris la société SAI Consulting Engineers Pvt Ltd, a annoncé son président du directoire Pierre Verzat, au quotidien Le Figaro du 11 novembre.
    Installé à Ahmedabad, dans l’Etat du Gujarat (ouest), SAI Consulting Engineers travaille dans de nombreux secteurs du BTP et des grands travaux. L’entreprise emploie 600 personnes et a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros, dont près d’un tiers à l’international. 
    Cette acquisition va permettre d’étoffer les équipes de Systra déjà présente dans un pays où les projets d’infrastructures ferroviaires se multiplient, comme « de nouvelles lignes pour les voyageurs mais aussi de corridors dédiés au fret », souligne Pierre Verzat. « Nous devrions doubler notre chiffre d’affaires en Inde dans les cinq ans ».
    Pierre Verzat s’est fixé pour objectif de doubler le chiffre d’affaires de la filiale commune de la RATP et de la SNCF pour le porter à 800 millions d’euros à l’horizon 2018. Cela pourrait passer par de nouvelles acquisitions, notamment au Brésil, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, a ajouté le dirigeant.  
     
  • Un calculateur d’itinéraire pour toute la Lorraine

    Un calculateur d’itinéraire pour toute la Lorraine

    Un calculateur d’itinéraire vraiment mulitmodal, puisqu’il agrège les données de 22 autorités organisatrices de transport, fonctionne depuis octobre dans toute la région Lorraine. SimpliCim, c’est son nom est accessible sur Internet (www.simplicim-lorraine.eu) et décliné en applications pour smartphone. Il permet de calculer son itinéraire via les transports en commun (bus, trains, trams) et les modes de transport écoresponsables (vélo, marche, covoiturage), en indiquant les lieux de départ et d’arrivée, ainsi que les horaires de départ et/ou d’arrivée souhaités. Fruit d’un projet débuté mi-2011 par la définition des besoins, la synthèse des systèmes existants puis l’élaboration des contours techniques, administratifs, juridiques et financiers du service souhaité, et enfin la signature, en février, d’une convention de partenariat entre la quasi-totalité des AO de la région, SimpliCim représente un investissement de 430 000 euros pour la région Lorraine, qui prend aussi à sa charge 50 % des frais de fonctionnement annuels.
    La région étant transfrontalière, il est déjà prévu d’étendre, sous quelques mois, le service à la Grande Région, cet espace européen présidé par la Lorraine jusqu’à la fin de l’année, c’est-à-dire avec le Luxembourg, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat, la Wallonie et Lorraine. Une interconnexion entre tous les systèmes d’information multimodaux existant sera réalisée via la plateforme EU-Spirit. SimpliCim s’inscrit dans la politique globale de développement durable et de préservation de l’environnement de la Lorraine. Ne serait-ce que parce qu’il offre la possibilité de calculer son trajet à vélo, ou encore en privilégiant la marche, et qu’il permet d’identifier les possibilités de covoiturage lorsque ce mode de transport est structuré. Enfin, il propose un calculateur d’émissions de CO2 de l’itinéraire choisi permettant à chacun de prendre conscience de l’impact environnemental de son trajet.    

    C. N.
     

  • Les événements de l’été 2012

    Les événements de l’été 2012

    Tous les chemins de fer touristiques émaillent leur saison de nombreuses animations. En voici quelques-unes à ne pas manquer cette année.

    Une nouvelle loco vapeur sur Le Velay-Express

    Le Velay-Express chemin de fer historique fête, du 26 au 28 mai, le retour de la Mallet n° 101 qui a été entièrement remise à neuf dans les ateliers de la Compagnie du chemin de fer des Cévennes. Cette locomotive à vapeur assurera donc les circulations du dimanche aux côtés de la Corpet 040 n° 22 qu’elle secondera entre Tence et Montfaucon, sur une dizaine de kilomètres.


    Hommage à Vincenot à Thoret-sur-Ouche

    Le Chemin de fer de la vallée de l’Ouche, qui a acquis deux nouveaux locotracteurs diesels, rend hommage le 9 août à l’écrivain Henri Vincenot, gastronome. Il organise, le 23 août, à l’occasion du centenaire de sa naissance, une circulation de Bligny-sur-Ouche à Thoret-sur-Ouche. Là, aura lieu une dégustation de produits
    régionaux en l’honneur de l’écrivain, chantre de la Bourgogne et auteur de recettes régionales. Inscriptions à l’office de tourisme de Bligny-sur-Ouche.
    Tél. : 03 80 20 16 51.

    Une plaque tournante à Bonnétable

    Le Chemin de fer touristique de la Sarthe s’est lancé dans la construction d’une plaque tournante à Bonnétable. D’un diamètre de 17 m, construite par des entreprises et financée par le conseil général, elle devrait être terminée en août. Elle permettra aux locomotives à vapeur de repartir vers Beillé… cheminée en avant.

    Baptême de conduite de locomotive à vapeur

    Le Train historique du lac de Rillé propose, à la demande, des stages découverte des locomotives à
    vapeur. Au programme : le matin, aperçu sur le fonctionnement de la machine. L’après-midi, le stagiaire met la main à la pâte, participe à la mise en chauffe, à l’approvisionnement en charbon et prend les commandes.
    À partir de 12 ans (avec autorisation des parents).

    Le Gentiane Express sous les étoiles

    Le Gentiane Express innove. Ce train du Cantal propose, le 18 juillet et le 1er août, des circulations nocturnes avec observation du ciel commentée par un astronome amateur qui prêtera ses instruments. Les 26 juillet et 9 août, des repas gastronomiques avec produits du terroir seront proposés à Lugarde.

    La féerie nocturne du Train touristique des Lavières

    Le Train touristique des Lavières, en Côte-d’Or, organise le 25 août à 20h une « féerie nocturne ». Ce rendez-vous très attendu attire chaque année un millier de voyageurs. Au programme, éclairage dans les arbres, tunnel de lumières et animations.


    Les feux de la Saint-Jean dans l’Yonne

    Le Petit train de Champignelles dans l’Yonne organise le 23 août une grande fête champêtre au cours de laquelle sera allumé le plus grand feu de la Saint-Jean de la région. À cette occasion, le train roulera toute la nuit.

    Festival vapeur en Haute-Somme

    Le P’tit train de la Haute-Somme à Froissy organise un festival vapeur, le 27 mai et le 30 septembre, de 10 à 19h. Le public découvrira trois locomotives mises simultanément en chauffe, il pourra s’amuser sur un circuit à vapeur vive et plus sérieusement visiter le magnifique musée du chemin de fer à voie étroite.

    Dossier réalisé par Christine CARTIER

    Photo : © Gentiane Express

  • Etude : premiers résultats des comptes des transports 2010

    Le transport intérieur de voyageurs augmente de 0,9 % en 2010, plus fortement qu’en 2009. La circulation des voitures particulières, qui représente 82 % des déplacements, s’accroît de 1 % ; le transport collectif augmente faiblement (+ 0,4 %), porté par les transports collectifs routiers (+ 1,5 %) ; tandis que les transports ferrés sont au même niveau qu’en 2009. Ce sont les premiers résultats de l’étude sur les « comptes des transports en 2010 » que vient de publier le Commissariat général au développement durable (CGDD). « Après un léger retournement de tendance en 2009, le transport collectif repart à la hausse, toutefois modérée par rapport aux années 1998 à 2008 (+ 2,1 % en moyenne annuelle) », note le rapport. Une hausse soutenue par « l’accès aux tarifs sociaux financés par les collectivités territoriales », souligne le rapport. Et portée d’une part par les transports urbains de province (+ 1,6 %), mais à un rythme atténué par rapport à la période 2006-2008 (+ 3,9 % en moyenne annuelle), d’autre part par les réseaux franciliens (+ 1,5 %), essentiellement grâce à la RATP et à ses métros et RER (+ 1,8 %). Enfin, après six années de croissance, le TER marque le pas en 2010 (- 0,2 %), à l’exception notable de Transilien (+ 0,6 %).

  • Nouveau design intérieur pour l’ICE 2

    Nouveau design intérieur pour l’ICE 2

    Après 15 ans de service, les 46 trains à grande vitesse ICE 2 de la DB entament, aux ateliers de Nuremberg, une cure de rajeunissement qui doit se terminer en 2013. Si le changement est modeste extérieurement (la peinture sera refaite et les suspensions secondaires pneumatiques remplacées), l’intérieur a été totalement repensé, en particulier pour les handicapés, et offrira 13 places de plus par rame. Pour un total de 100 millions d’euros, 46 voitures pilotes et 260 voitures intermédiaires recevront 17 000 nouveaux sièges à prise de courant individuelle et 1 600 nouvelles tables. Les voitures-restaurants seront modernisées, les toilettes améliorés et l’information voyageurs renouvelée. En revanche, les écrans vidéo individuels dans les dossiers des sièges de 1re classe seront supprimés.

  • Lancement du Shinkansen E5 nouvelle génération

    Lancement du Shinkansen E5 nouvelle génération

    Plus luxueux et plus rapides que les séries antérieures, les trois premiers trains à grande vitesse Hayabusa (faucon pèlerin, en français) – Shinkansen de nouvelle génération, série E5 – ont été lancés le 5 mars sur la ligne Tohoku, entre Tokyo et Shin Aomori. Ils rouleront jusqu’à 300 km/h – voire 320 km/h à partir de 2013 – sur les parties les plus véloces du trajet, qui sera couvert en 3 heures 10 contre près de 4 heures actuellement. L’opérateur, JR East, a au total commandé 59 rames de 10 voitures à Hitachi et à Kawasaki.

  • Lancement prochain du Shinkansen E5 nouvelle génération au Japon

    JR East, l’une des huit sociétés du groupe Japan Railways, qui dessert l’est et le nord-est de l’île de Honshu, va mettre en service le 5 mars prochain ses trois premiers trains à grande vitesse Hayabusa (faucon pèlerin en français) sur sa ligne dite Tohoku, longue de 674 km, entre Tokyo et Shin Aomori, dernière ville avant d’aborder l’île septentrionale de Hokkaido. Les Hayabusa, Shinkansen de nouvelle génération – série E5 – dont l’opérateur a au total commandé 59 rames de 10 voitures à Hitachi et à Kawasaki, sont plus luxueux et plus rapides que les séries antérieures : ils rouleront jusqu’à 300 km/h – voire 320 km/h à partir de 2013 – sur les parties les plus véloces du trajet, qui sera couvert en 3 heures 10 contre près de 4 heures actuellement.