Étiquette : tram

  • T 12 ENFIN UNE VRAIE LIGNE DE TRAM-TRAIN EN ÎLE-DE-FRANCE

    T 12 ENFIN UNE VRAIE LIGNE DE TRAM-TRAIN EN ÎLE-DE-FRANCE

    Le 10 décembre, un nouveau tram-train est entré en service en Île-de-France. Cette ligne T 12 présente plusieurs particularités et notamment celle d’être une vraie ligne de tram-train.

     

    S’il y a désormais 13 lignes de tramway en Île-de-France, il n’y a que quatre lignes de tram-train. Mais les lignes T 4 et T 11 ne voient circuler que des rames Citadis Dualis. Seule la ligne T 4 dispose d’une zone en RFN et une zone urbaine. Les deux utilisent aussi une partie du RFN « ouvert » pour des circulations techniques d’acheminement vers l’atelier de maintenance dédié de Noisy-le-Sec. Pour le T 13 qui comprend aussi une zone en RFN et une zone urbaine, il y a bien de potentielles circulations de trains de fret pour alimenter le site militaire de Versailles mais elles n’ont lieu qu’en période d’arrêt nocturne du tram-train.

    Le T 12 coche la bonne case. La ligne d’une vingtaine de kilomètres comprend bien une zone d’environ 10 km où les tramstrains roulent sur les voies RFN de la Grande Ceinture. Sur cette ligne circulent en temps normal des trains d’autres activités ferroviaires comme le TGV, Ouigo Train classique et fret. D’où la notion d’une vraie ligne de tram-train. Il en est de même en régions à Nantes et à Lyon. Mais sur ces deux lignes, il n’y a pas de zones urbaines. C’est le cas à Mulhouse.

    La nouvelle ligne relie la gare de Massy-Palaiseau (RER B et C, TGV, Ouigo) à celle d’Évry-Courcouronnes (RER D). Elle répond à un engagement de la ville nouvelle d’Évry dès 1978. Elle émane de la transformation de la tangentielle sud en 2001. À Massy, le tram utilise l’une des voies à quai côté RER C. Cette voie dédiée dispose de deux positions de stationnement. Celle côté nord, destinée au départ des tramways vers Évry-Courcouronnes, est située au niveau des accès depuis la nouvelle passerelle. Celle côté sud est destinée à l’arrivée des tramways venant d’Évry et à la descente des voyageurs, qui se retrouvent donc assez éloignés des accès vers la sortie ou les RER B et C. Compte tenu de la fréquence du tramway (10 min au lieu de 15 en RER C), le plan de voies a été remodelé sur une vingtaine d’aiguillages, la signalisation et les caténaires. Les deux anciens postes d’aiguillages mécaniques régionaux ont cédé la place à un moderne poste informatique type PAI. Pour la circulation des rames Dualis équipées de roues mixtes, les aiguillages ont reçu des contrerails adaptés et rehaussés au niveau des lacunes des coeurs. Cependant, ces rames n’ont pas accès à tout le RFN. Des balises et la transmission sol-bord les limitent aux seuls itinéraires autorisés.

  • Un réseau gratuit et des investissements records pour les transports de Montpellier

    Un réseau gratuit et des investissements records pour les transports de Montpellier

    Depuis le 21 décembre 2023, les 500 000 habitants de la métropole de Montpellier voyagent gratuitement sur les bus et les tramways. Une facilité qui s’accompagne de très lourds investissements pour de nouveaux matériels et de nouvelles lignes.

     

    La mesure faisait partie du programme électoral du maire Michaël Delafosse lors des élections de 2020 : rendre les transports publics totalement gratuits pour tous les habitants de la métropole. À l’échelle de Montpellier, cela représente un bassin de population d’un demi-million d’habitants. Du jamais vu en Europe. Jusqu’à présent, la gratuité s’est appliquée dans des villes moyennes comme Dunkerque ou Châteauroux. Avec Montpellier, c’est un très vaste réseau de transport qui devient accessible avec ses quatre et bientôt cinq lignes de tramway, et plus d’une quarantaine de lignes de bus. En 2025 s’y ajoutera un nouveau réseau de bus à haut niveau de service (BHNS) appelés « trambus » poussant jusqu’aux quatre coins d’une métropole de 31 communes. Dès lors se pose la question de la mise en oeuvre de la gratuité à une telle échelle et de son coût pour la collectivité. Autrement dit, est-ce une bonne ou une mauvaise idée ? À dire vrai, le sujet fait largement débat et la mesure compte quasiment autant de partisans que de détracteurs. Du côté des soutiens, il y a bien sûr les habitants, premiers concernés, pour qui la gratuité offre un intérêt pratique (plus de titre à acheter) et bien sûr financier. Pour l’exploitant, la gratuité permet d’économiser sur l’impression des titres et leur mise en vente.

  • Le T2 francilien sous les projecteurs

    Le T2 francilien sous les projecteurs

    Alors que la ligne a été en partie interrompue suite à un éboulement, le T 2 francilien va adapter ses infrastructures pour leur redonner de la robustesse d’exploitation.

     

    Long de 17,9 km avec 24 stations, le tramway T 2 francilien, aussi appelé Tram Val de Seine, relie Porte-de-Versailles à Pontde- Bezons. Ouvert en 1997 sur la section La Défense-Issy-Valde- Seine avec 16 rames TFS, désignées TW 94 à la RATP, le T 2 est venu remplacer sur la section Puteaux – Issy-Plaine l’exligne SNCF des Moulineaux. Une convention signée avec la SNCF a acté le transfert de la ligne à la RATP pendant 99 ans à compter de 1996. En 2002, des Citadis 302 fournis par Alstom, dénommés TW 01 à la RATP, sont venus remplacer les TFS. Circulant en UM 2 à partir de 2005, 66 rames sont à l’effectif en 2024, des livraisons complémentaires ayant eu lieu pour couvrir les deux extensions réalisées en 2009 à Porte-de- Versailles et en 2012 à Pont-de- Bezons.

     

    Un éboulement à Meudon-sur-Seine

    Le mardi 14 novembre 2023 à 8 h 30, un affaissement des sols a lieu à hauteur de la station Meudon- sur-Seine. En l’occurrence, c’est un escalier menant de l’ex-BV au quai direction Bezons qui s’est effondré, selon toute vraisemblance suite aux fortes pluies et à la présence d’anciennes carrières. Bien que l’escalier détruit n’engage pas le gabarit limite d’obstacle des tramways, les faire circuler ferait s’écrouler les voies et la plateforme. Outre les équipes de RATP Infrastructures et des collectivités locales, l’Inspection générale des carrières a été mobilisée pour sonder les sols, l’escalier incriminé n’étant pas sur le périmètre RATP. Le trafic a été interrompu entre Les Moulineaux et Parc-de-Saint- Cloud, des appareils de voies permettant un service provisoire dans ces stations. Sur ladite section, le service de bus de remplacement « Caméléon T 2 » a été activé dès 9 h 00, avec une vingtaine de véhicules, pérennisé durant l’interruption sous le nom « Bus T 2 ». Durant l’interruption, la ligne a été exploitée en deux arcs, de Pontde- Bezons à Parc-de-Saint-Cloud et des Moulineaux à Porte-de- Versailles, avec une reconception des journées de service des machinistes et des roulements des rames. Début décembre, la RATP envisageait une reprise normale de l’exploitation sur l’ensemble de la ligne entre mi et fin décembre 2023, sans desserte de Meudon-sur-Seine.

  • Le tramway de Genève se prolonge vers la France

    Le tramway de Genève se prolonge vers la France

    Après Annemasse en 2019, deux autres communes françaises vont accueillir des lignes du tramway de Genève.

     

    Depuis fin 2019, le réseau des tramways de Genève se prolonge sur le territoire français jusqu’au coeur de la ville d’Annemasse, partie intégrante d’une vaste métropole transfrontalière. L’ancien poste de douane de Moillesulaz a été remplacé par une gare de tramway pour les lignes 12 et 17. Cette belle collaboration franco-suisse s’est traduite par un financement essentiellement helvète de la partie française, dans une logique transfrontalière. Et ce n’est qu’un début puisque plusieurs projets d’extensions du réseau passent par la France. Une conséquence de l’étonnante situation géographique de Genève avec à l’est, à l’ouest tout comme au sud une agglomération qui vient buter sur une frontière qui se franchit aisément dans des territoires de l’espace Schengen.

    Désormais, c’est la ville française de Saint-Julien-en-Genevois qui attend son tramway. La ligne 15 est en cours de prolongement sur 6 km depuis la station Palettes où elle est en correspondance avec la ligne 18. La desserte de la gare de Saint-Julien est un projet déjà ancien qui aurait dû connaître une mise en service dès cette année mais la crise sanitaire a quelque peu retardé cette desserte, repoussée finalement à 2024. Pour autant, les travaux prévus pour se dérouler en deux phases avancent à bon rythme et une première étape de mise en service intervient le 10 décembre 2023 depuis Palettes jusqu’à la zone industrielle de Plan-les-Ouates (ZIPLO). La station En Louche, le nouveau terminus, ne se situe plus qu’à quelques encablures de la frontière, à peine 800 m. Le tramway s’inscrit ici en ligne droite le long de la route de Saint-Julien-en- Genevois, qui conduit jusqu’à la France. Passé les futures stations Ravière et Perly-Douane (en option), la ligne 15 poursuit sur 1,4 km sur le territoire français, desservant Les Cyclades et Saint- Julien-Centre, avant son terminus devant la gare de Saint-Julien-en- Genevois sur la ligne TER entre Bellegarde et Évian.

  • Le tram T10 entre en service

    Le tram T10 entre en service

    La nouvelle ligne de tramway T 10 est mise en service entre Croix-de-Berny et Jardin-Parisien. En seconde phase, le tram filera jusqu’à la gare de Clamart sur la ligne 15 Sud.

     

    Après le T 13 l’an passé et avant le T 12 en fin d’année (deux trams-trains), c’est le T 10 purement urbain qui entre en service. Un désordre numérique qui trahit les aléas liés à la réalisation de ces projets complexes. Le tram T 10 devrait être la dernière nouvelle ligne de tramway voulue par Îlede- France Mobilités (IdFM), le programme se poursuivant par des extensions de lignes déjà en service : T 1 à l’est vers Val-de-Fontenay et à l’ouest vers Rueil- Malmaison (conduisant à terme à la coupure en deux lignes à hauteur de Bobigny-Picasso), T 3b à Porte- Dauphine, T 4 dans la boucle de Montfermeil, T 7 vers Juvisy, T 11 vers Sartrouville et Noisy-le-Sec, T 12 à Versailles, T 13 à Achères…

    Sur 6,8 km, le T 10 comporte 13 stations et assure la desserte de quartiers mal desservis, en marge des grands axes lourds de transport. La ligne établit une liaison Est – Ouest entre le RER B et le tram T 6, en s’inscrivant en parallèle de l’A 86 qui constitue au sud une frontière difficilement franchissable. Le tram T 10 s’inscrit en prolongement du TVM, le bus à haut de service en site propre qui irrigue le Val-de-Marne. On voit ainsi comment la nouvelle ligne vient constituer un maillage qui permet autant les déplacements de banlieue à banlieue que la liaison vers des pôles importants, Versailles, Vélizy, Rungis et Paris.

    Côté est, c’est au pied du RER B à Croix-de-Berny que la ligne T 10 prend naissance. La station de tramway est installée au nord de la gare routière non loin du terminus du TVM vers Saint-Maur. Le tram est là au sud du parc de Sceaux qu’il longe pour s’engager sur l’avenue de la Division-Leclerc.

  • À Nantes, des Citadis nouvelle génération pour remplacer le plus vieux tram de France

    À Nantes, des Citadis nouvelle génération pour remplacer le plus vieux tram de France

    Pionnier du renouveau du tramway avec le TFS, Nantes est la première métropole dotée d’un Citadis de toute dernière génération. Des rames destinées à remplacer les anciens trams et à accompagner le développement du réseau.

     

    Le tramway a fait un retour remarqué à Nantes il y a plus de 38 ans. Depuis, toute une gamme de matériels a été déployée sur près d’une trentaine de réseaux. Il y en a (presque) pour tous les goûts, du TFS (Tramway français standard) jusqu’à l’Urbos de CAF, en passant par le Flexity Outlook, sans oublier bien sûr le Citadis d’Alstom qui est présent sur près de 90 % des réseaux. Réalisés en bientôt quatre décennies, les progrès en matière de confort et d’aménagement sautent aux yeux. Aujourd’hui vient le temps de renouveler les matériels les plus anciens, conçus à l’origine pour une durée de vie de 30 ans. Après Rouen qui remplace prématurément son TFS 2 pour des Citadis en 2012, c’est désormais le tour de Nantes avec son tramway mis en service en janvier 1985.

    Une très importante commande est passée à Alstom pour remplacer 46 rames de TFS et accompagner le développement du réseau : pas moins de 61 Citadis X 05 qui vont profondément modifier la physionomie du parc nantais.

    Si l’X 05 circule déjà à Nice, Caen ou encore en Île-de-France sur les lignes T 9 et bientôt T 10, c’est un tout autre matériel que découvriront les voyageurs en fin d’année. Ce tramway unique est avant tout destiné à Nantes où il fait l’objet de consultations auprès de ses futurs utilisateurs. Grâce à cette étroite collaboration, la métropole et l’exploitant, la TAN, vont répondre plus spécifiquement aux attentes du public.

    À l’usine d’Aytré située près de La Rochelle, Alstom commence l’assemblage des premières rames. Une centaine d’agents au total est affectée à la construction de ce matériel. Il faut six semaines pour sortir une rame complète, ce qui permet au site d’en produire 110 par an avec des équipes qui travaillent en 2 x 8.

  • L’innovation au coeur des transports urbains du Grand Ouest

    L’innovation au coeur des transports urbains du Grand Ouest

    Les transports urbains français doivent beaucoup à l’ouest de la France où l’innovation est devenue une marque de fabrique. À travers cinq réseaux, tous très différents, plusieurs chapitres de la mobilité urbaine ont été écrits.

     

    On a fini par l’oublier mais le transport public français doit une fière chandelle à Nantes. D’abord, c’est dans cette ville qu’a été inventé dès 1825 l’omnibus par Stanislas Baudry, avant même Paris qui attendra 1828. L’histoire est connue, l’officier en retraite qui ouvre un établissement de bains en périphérie et qui pour faire venir ses clients met des voitures à cheval à disposition. Devant le succès de ce service, il arrête les bains et se lance dans le transport. Et comme ses voitures stationnaient devant la boutique du chapelier Omnès, qui pour faire un jeu de mots avait inscrit en devanture Omnès Omnibus, « Omnès les coiffe tous », les Nantais prirent l’habitude de parler des omnibus pour désigner le nouveau mode de transport.

    C’est également dans cette ville qu’est né le tramway moderne au milieu des années 80 à une époque où personne n’en voulait. En l’absence de réseaux modernes dans notre pays, le tramway aurait pu longtemps rester un simple concept, tout juste une idée parmi tant d’autres.

    Il fallait qu’une agglomération s’y risque, mais il n’y avait alors quasiment aucun élu assez fou pour se lancer dans cette aventure. Sauf peut-être à Nantes où une jeune équipe arrive aux affaires. Sans ce pari risqué il y a près de 40 ans maintenant, notre pays ne compterait sans doute pas une trentaine de réseaux aujourd’hui.

    Pourtant, dès les années 70, le constat est à peu près partout le même : la croissance automobile ne pourra pas se poursuivre à ce rythme encore très longtemps. Autrement dit, le rêve que nourrit chaque Français de posséder une voiture est en train de tourner au cauchemar. Les grands axes sont saturés et le stationnement devient progressivement totalement anarchique, les besoins devenant largement supérieurs aux possibilités offertes par la voirie.

    C’est l’âge d’or des autoroutes urbaines et autres rocades, qui permettent à toujours plus de véhicules de venir encombrer les centres-villes. Le premier choc pétrolier met un coup d’arrêt à cette expansion anarchique, sans que le transport public puisse directement en profiter. Jusque dans les années 80, l’autobus est quasiment le seul mode de transport en commun, sauf à Paris avec son métro, bientôt suivi de Marseille en 1977 et Lyon en 1978.

    Malheureusement ce « beau jouet » reste réservé aux plus grandes (et plus riches) villes de France, les investissements restant toujours hors de portée de la plupart des agglomérations.

    Pourtant, il existe bien des solutions entre le métro et l’autobus, et nos voisins européens y ont largement recours. La plus efficace et la moins chère est sans aucun doute le tramway. La France qui est un pays moderne ne veut surtout pas en entendre parler. On sait (ou croit savoir) parfaitement ce qu’est un tramway, dont on s’est heureusement débarrassé au profit de l’autobus plus moderne et plus souple sur la chaussée. Malheureusement, le tramway en question est celui qui a survécu dans nos villes jusque dans les années 50, et qui après la guerre était arrivé à bout de souffle. Rien à voir avec le tramway moderne auquel nos voisins européens réservent désormais des sites propres.

  • Rénovation du tramway canadien

    Rénovation du tramway canadien

    La ligne électrique du tramway historique du Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant a été rénovée. L’opération réalisée par Equans Transport Canada a permis la reprise des circulations interrompues depuis deux ans.

  • TRAMWAY DU MONT-BLANC – Les nouvelles rames en exploitation commerciale

    TRAMWAY DU MONT-BLANC – Les nouvelles rames en exploitation commerciale

    La saison hivernale 2022-2023 du Tramway du Mont-Blanc s’est ouverte avec les premiers tours de roues des nouvelles rames Stadler remplaçantes des anciennes automotrices Marie, Anne et Jeanne de 1957.

    Samedi 17 décembre 2022, alors que la vallée de Chamonix se réveille sous une bonne mer de nuages, le ciel était pleinement dégagé en altitude avec un ressenti glacial pour le premier train commercial de la saison du Tramway du Mont-Blanc assuré par la toute nouvelle Marguerite, quatrième automotrice Stadler portant le prénom de la quatrième fille du fondateur de la société d’exploitation initiale du TMB.

    Inaugurée la veille avec ses trois autres soeurs et livrée au dépôt du Fayet le 28 novembre dernier, Marguerite démarre du terminus hivernal de Bellevue en direction de col de Voza.

     

    ? Retrouvez cet article dans le Rail Passion n°304 : https://rp.europechina.net/magazines/RP304/

  • TRAMWAY DU MONT-BLANC – Les nouvelles soeurs sont arrivées

    TRAMWAY DU MONT-BLANC – Les nouvelles soeurs sont arrivées

    Commandées en 2020 par le département de la Haute- Savoie pour un montant de 30 millions d’euros, les nouvelles automotrices à crémaillère du Tramway du Mont-Blanc (TMB) dessinées par MBD Design et construites en Suisse dans les ateliers de Stadler sont arrivées au cours de l’année 2022. Avec un design délibérément moderne et des formes arrondies, elles remplaceront les automotrices de 1957 avec une capacité d’emport de voyageurs inchangée : 130 places assises et 70 places debout.

    Les automotrices garderont leur identité : Jeanne, Anne et Marie, les prénoms des filles du fondateur de la société d’exploitation initiale du TMB. Une dernière rame est venue compléter le parc et porte le nom de sa quatrième fille : Marguerite. Les performances des nouvelles rames sont améliorées et permettent d’augmenter la cadence des circulations en passant de 11 à 13 trains par jour. La nouvelle Marie, avec sa robe bleue comme l’ancienne, est arrivée au Fayet le 23 mars. Jeanne, la rouge, est arrivée le 4 mai. Elles ont subi de nombreux tests en statique jusqu’au milieu de l’été avant d’attaquer leurs tests en ligne jusqu’au terminus du Nidd’Aigle avant l’automne. La verte, Anne, a été livrée le 28 septembre puis la nouvelle, Marguerite, le 28 novembre.

    Le parc est au complet pour la saison hivernale 2022-2023 qui a commencé le 17 décembre. Ces quatre nouvelles rames permettront des évolutions importantes pour transformer l’expérience client et l’exploitation, en matière de :

    • temps de trajet : moins d’une heure, avec une vitesse maximale pouvant atteindre 20 km/h alors qu’elle n’est que de 15 km/h aujourd’hui ;

    • développement durable : les nouvelles motrices électriques sont « vertueuses » et bénéficient d’un système de recharge à la descente, pour optimiser leur consommation d’énergie ;

    • garantie supplémentaire de sécurité, avec deux postes de conduite ;

    • accessibilité aux personnes à mobilité réduite avec un accès de plain-pied aux rames ; • transmission d’information et d’animation : les rames disposeront d’écrans et de systèmes de sonorisation pour donner de l’information aux clients et animer les trajets.