Étiquette : Vitesse

  • Les trains pendulaires en Europe et dans le monde

    Les trains pendulaires en Europe et dans le monde

    En 2023, des automotrices à pendulation active circulent dans 12 pays d’Europe à des vitesses supérieures à celles des trains conventionnels sur des lignes classiques. Toutefois le parc d’automotrices pendulaires, majoritairement construites par Fiat Ferroviara, est assez âgé. À l’exception d’une commande récente de l’Amtrak à Alstom, aucun programme d’acquisition de nouveau matériel pendulaire n’est lancé.

     

    Lorsqu’un train circule en courbe à grande vitesse, les passagers ainsi que le matériel subissent une force centrifuge proportionnelle au carré de la vitesse et inversement proportionnelle au rayon de courbure, qui si elle est trop élevée peut endommager l’infrastructure, voire faire dérailler le train. L’une des solutions et d’incliner la voie. La différence de hauteur entre les deux rails correspond au dévers, qui permet de diminuer la force centrifuge. Les trains pendulaires sont conçus pour contrer cette force centrifuge en inclinant les voitures vers l’intérieur de la courbe, sans toutefois modifier les efforts sur la voie. Le train peut être construit de telle sorte que les forces d’inertie provoquent l’inclinaison (pendulation passive), ou il peut être équipé avec un mécanisme (pendulation active), qui provoque l’inclinaison des caisses. Le système Tiltronix développé par le constructeur Fiat Ferroviara, qui a été racheté par Alstom en 2001, fonctionne avec des capteurs comportant des gyroscopes, fournissant un signal proportionnel à la vitesse de rotation du bogie autour de son axe longitudinal, et des accéléromètres mesurant l’accélération transversale, qui transmettent le mouvement de la voiture à l’ordinateur du train. Celui-ci calcule en quelques millisecondes l’angle d’inclinaison nécessaire de la caisse pour franchir la courbe, et commande les vérins qui inclinent les caisses des voitures. Pour un train à pendulation passive avec une inclinaison maximale des caisses de 3,5°, les vitesses maximales sont supérieures de 11,4 % pour un dévers de 160 mm et de 14 % pour un dévers de 100 mm. Pour un train à pendulation active avec une inclinaison maximale des caisses de 8°, avec une insuffisance de dévers de 300 mm, la vitesse maximale admissible est supérieure de 21,8 % pour un dévers de 160 mm et de 26,5 % pour un dévers de 100 mm. Cette technologie permet l’augmentation des vitesses commerciales des trains (1), des capacités des lignes d’environ 25 %, avec des coûts de travaux de modernisation de l’infrastructure, comme entre autres le renforcement de la voie et de l’alimentation électrique, parfois la modification de la signalisation et l’installation de balises, et l’allongement des distances d’annonce des passages à niveau, bien inférieurs à la construction de lignes nouvelles. Le lissage des vitesses permet aussi des économies d’énergie diminuant le nombre de freinages et de reprises de vitesse au franchissement de certaines courbes. En 2023, les pays suivants voient circuler des trains à pendulation active.

  • Portugal : le projet de LGV Lisbonne – Porto a été dévoilé

    Portugal : le projet de LGV Lisbonne – Porto a été dévoilé

    Fin septembre 2022, le gouvernement portugais a détaillé le projet de construction en trois étapes d’une ligne à grande vitesse entre Lisbonne et Porto permettant de réduire après 2030 à 1 heure 15 la durée du trajet entre les deux villes pour les trains directs, ainsi que d’une autre LGV entre Porto et Valença.

     

    La ligne du Nord saturée

    La ligne qui relie actuellement Porto à Lisbonne via Entroncamento, Coimbra, Pampilhosa, et Aveiro, dénommée ligne du Nord (Linha do Norte) d’une longueur de 336 km, est la principale ligne ferroviaire du Portugal. Près de la moitié des trains de voyageurs et 92 % des trains de fret, qui circulent dans le pays, empruntent quotidiennement tout ou partie de la ligne du Nord, qui avec près de 750 circulations quotidiennes est à la limite de la saturation ne permettant pas d’augmenter de manière significative l’offre voyageurs entre Lisbonne et Porto. De plus, après presque trois décennies d’investissements dans la modernisation intégrale de cette ligne, le meilleur temps de trajet possible entre les deux villes est aujourd’hui de 2 heures 48, qui pourra être réduit, au mieux, à 2 heures 35 lorsque les travaux en cours seront terminés. Ainsi, la capacité et le potentiel d’augmentation des vitesses limites de la ligne du Nord étant pratiquement épuisés, la solution la plus adaptée passait par la construction d’une nouvelle ligne connectée à plusieurs endroits au réseau actuel.

  • Le Maglev à 600 km/h

    Le Maglev à 600 km/h

    Ce nouveau record du Maglev, le train à sustentation magnétique japonais, a été établi le 21 avril par un prototype JR-Maglev MLX01. Central Japan Railway a réalisé ce record, avec des personnes à bord, sur le tronçon de 42,8 km de la préfecture de Yamanashi, le seul aujourd’hui réalisé de la future ligne Tokyo – Osaka. qui sert de ligne d’essai. Les travaux de réalisation de la ligne à proprement parler ont commencé. Central Japan Railway Company en est le maître d’ouvrage. En 2027, elle devrait relier Tokyo à Nagoya (286 km), puis être prolongée jusqu’à Osaka (153 km) en 2045. Tokyo et Osaka seraient alors reliées en 1 heure et 7 minutes grâce à la sustentation magnétique, au lieu de 2 heures par le Shinkansen aujourd’hui. Le premier tronçon ; Tokyo – Nagoya, coûterait 42,5 milliards d’euros. La phase 2, Nagoya – Osaka, coûterait, elle environ 28 millards d’euros. Les coûts faramineux ont jusqu’à présent empêché le développement du Maglev.

    Quelques jours avant ce dernier record, le 17 avril, le Maglev avait déjà établi un nouveau record de vitesse terrestre avec 590 km/h. Le précédent record du Maglev était de 581 km/h et remontait à décembre 2003. Plus vite que le TGV français qui, le 3 avril 2007, avait atteint les 574,8 km /h , ce qui reste le record du monde pour le système rail-roue, établi par une rame certes spécialement taillée pour le record, mais dérivant d’un train en exploitation commerciale.