Étiquette : Zurich

  • Genève, une plaque tournante internationale

    Genève, une plaque tournante internationale

    Le jour un express Lyon – Genève et un TA de soirée/matinée. De leur côté les CFF qui réceptionnent les nouvelles machines Re 4/4 I aptes à 125 km/h mettent en ligne depuis Genève un train de nuit vers Zurich, Saint-Gall, le jour sept courses express vers Zurich dont cinq via Berne, deux vers Bienne, deux vers Romanshorn, Rorschach, quatre vers Brigue, deux vers Bâle via Bienne, Délemont, ainsi que plusieurs omnibus vers Lausanne avec des automotrices.

    Le 5 décembre 1949 pour soulager la gare de Cornavin du trafic marchandises, une nouvelle gare spécialisée est aménagée sur le site de La Praille entre Lancy et Carouge, reliée au moyen d’une double voie de 5 km branchée sur les voies France comportant le tunnel de Saint-Jean (220 m), le via- duc de la Jonction sur le Rhône (166 m), puis le tunnel de La Bâtie de 1078 m. S’étendant sur 43 ha, elle dispose de plateaux de réception des trains français et suisses, et de deux embranchements l’un au nord vers le port franc, l’autre au sud vers les abattoirs genevois. Son électrification sous caténaire 15 kV n’intervient que le 15 mars 1951. De frêles autorails FNC sont employés sur l’antenne des Eaux-Vives dès 1949.

    À compter de 1953 les CFF prennent possession des nouvelles locomotives puissantes de type CC Ae 6/6 pour trafic marchandises qui réduisent l’emploi des Ae 4/7. Côté France un TA touristique qui sera dénommé Alpazur circule en été de Genève à Digne via Culoz, Grenoble et Veynes, avec une succession de matériels (Decauville, X 2400, Panoramiques puis X 4500).

    Un TA rapide Dijon – Genève via Vallorbe, Lausanne relaye les rapides 15/16 Paris – Lyon de 1954 à 1957. À compter de l’hiver 1955 le Catalan assuré en RGP relie Genève à Port-Bou via Grenoble, Valence et sera baptisé TEE en 1957.

    Au titre du projet SNCF Lyon – Genève l’électrification depuis Bellegarde est réalisée sous 1,5 kV le 27 septembre 1956, les voies 4 et 6 de la gare de Cornavin étant ainsi équipées et rendues commutables, ainsi que l’impasse 5 des trains de La Plaine et le faisceau d’arrière-gare pour le garage des rames voyageurs. La traction vapeur assurée en majorité par des 141 R au fuel d’Ambérieu disparaît au bénéfice des CC 7100 et BB 8100, puis des BB 9200. Les CFF en profitent pour assurer avec deux automotrices neuves BDe 1300 sous 1,5 kV, la desserte omnibus Genève – La Plaine qui était assurée en vapeur avec des 131 tender Eb3/5.

  • RP 316 : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH – L’intégrale du parcours (4ème partie)

    RP 316 : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH – L’intégrale du parcours (4ème partie)

    On l’appelle la ligne du Plateau. C’est l’un des deux itinéraires ferroviaires entre Lausanne et Zurich, l’autre étant la ligne du Pied du Jura. Pour les Chemins de fer fédéraux, la ligne du Plateau Lausanne – Zurich, via Fribourg et Berne, revêt une importance considérable. Elle constitue l’itinéraire direct pour unir les rives du Léman à la capitale économique de la Suisse, tout en desservant sa capitale fédérale. À la différence de la ligne du Pied du Jura, via Genève et Neuchâtel, dont le tracé offre un profil en long plutôt facile, celle du Plateau, très vallonnée, culmine à 750 m d’altitude. Cet itinéraire aux paysages extrêmement variés, nous vous proposons, grâce à ces DVD, de le visionner, cette fois, dans son intégralité. Vous découvrirez donc tout ce que voit le conducteur, en particulier lors des entrées en gare de Berne et Zurich.

     

    Durée : 20 min

  • RP 315 : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH – L’intégrale du parcours (3ème partie)

    RP 315 : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH – L’intégrale du parcours (3ème partie)

    On l’appelle la ligne du Plateau. C’est l’un des deux itinéraires ferroviaires entre Lausanne et Zurich, l’autre étant la ligne du Pied du Jura. Pour les Chemins de fer fédéraux, la ligne du Plateau Lausanne – Zurich, via Fribourg et Berne, revêt une importance considérable. Elle constitue l’itinéraire direct pour unir les rives du Léman à la capitale économique de la Suisse, tout en desservant sa capitale fédérale. À la différence de la ligne du Pied du Jura, via Genève et Neuchâtel, dont le tracé offre un profil en long plutôt facile, celle du Plateau, très vallonnée, culmine à 750 m d’altitude. Cet itinéraire aux paysages extrêmement variés, nous vous proposons, grâce à ces DVD, de le visionner, cette fois, dans son intégralité. Vous découvrirez donc tout ce que voit le conducteur, en particulier lors des entrées en gare de Berne et Zurich.

     

    Durée : 25 min

  • Nouveau numéro disponible : n°314 ! (Décembre 2023)

    Nouveau numéro disponible : n°314 ! (Décembre 2023)

    Le numéro 314 est arrivé !
    Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :
    ? De tunnel en tunnel en Auvergne-Rhône-Alpes (1re partie)
    ? La nouvelle « Zacke » de Stuttgart : adieu les ZT 4
    ? Opération Botox pour allonger la durée de vie des TGV
    ? Tour du Gévaudan. Un grand cru 2023
    ? Le sauvetage de la rame Sprague

     

    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • RP 314 : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH – L’intégrale du parcours (2ème partie)

    RP 314 : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH – L’intégrale du parcours (2ème partie)

    On l’appelle la ligne du Plateau. C’est l’un des deux itinéraires ferroviaires entre Lausanne et Zurich, l’autre étant la ligne du Pied du Jura. Pour les Chemins de fer fédéraux, la ligne du Plateau Lausanne – Zurich, via Fribourg et Berne, revêt une importance considérable. Elle constitue l’itinéraire direct pour unir les rives du Léman à la capitale économique de la Suisse, tout en desservant sa capitale fédérale. À la différence de la ligne du Pied du Jura, via Genève et Neuchâtel, dont le tracé offre un profil en long plutôt facile, celle du Plateau, très vallonnée, culmine à 750 m d’altitude. Cet itinéraire aux paysages extrêmement variés, nous vous proposons, grâce à ces DVD, de le visionner, cette fois, dans son intégralité. Vous découvrirez donc tout ce que voit le conducteur, en particulier lors des entrées en gare de Berne et Zurich.

     

    Durée : 25 min

  • Rôle renforcé pour la ligne Zurich – Schaffhouse

    Rôle renforcé pour la ligne Zurich – Schaffhouse

    Tracée partiellement en Allemagne, la ligne Zurich – Bülach – Schaffhouse (46,94 km) est moins ancienne que l’itinéraire établi via Winterthur dès 1857. Mais son rôle vis-à-vis des trafics voyageurs et marchandises est devenu significatif et doit être renforcé.

     

    L’amorce du futur itinéraire intervient en 1856 avec l’ouverture de la section Zurich – Oerlikon par la Nordosbahn (NOB), prolongée en 1865 jusqu’à Oberglatt et Bülach par la compagnie du Bülach – Regensberg (BR) qui mettra parallèlement en service, la section Oberglatt – Dielsdorf. Cette antenne (appelée ligne du Wehntal) sera prolongée en 1891 jusqu’à Niederweningen-Dorf par la NOB (qui a repris le BR en 1877) et en 1938 par les CFF jusqu’à Niederweningen. La ligne Oerlikon – Bülach est connectée en 1876 à la transversale Winterthur – Koblenz, ouverte par la NOB et servant en 1897 au bouclage de la nouvelle liaison Zurich – Schaffhouse, grâce à l’établissement de la section Eglisau – Neuhausen. En raison de contraintes géographique (méandres du Rhin) et politique (tracé de la frontière), la ligne doit être établie, un peu après Rafz à un peu avant Fischerhölzli, sur le territoire du grandduché du Bade, avec desserte de Lottstetten, Jestetten et Altenburg-Rheinau (aujourd’hui fermée). Une convention interétatique, afin de formaliser la construction et l’exploitation de la future ligne, est signée à cet effet en 1875. Elle est toujours en vigueur. Les normes à appliquer pour le ferroviaire sont suisses. L’exploitation de la ligne s’effectue actuellement, sous mandat de l’OFT, par les CFF qui sont concessionnaires jusqu’en 2029.

    La double voie devient opérationnelle de Bülach à Eglisau en 1897 et de Neuhausen à Schaffhouse en 1931. Les sections Oerlikon – Glattbrugg, Niederglatt – Bülach, Oberglatt – Niederglatt, Glattbrugg – Rümlang et Rümlang – Oberglatt sont traitées en 1979, 1980, 1983, 1984 et 1985. Les tronçons Hüntwangen – Rafz et Jestetten – Süd-Fischerhölzli l’ont été en 2010 et 2012, dans le cadre du programme du raccordement au réseau ferroviaire européen à haute performance. Avec l’étape 2035, la partie Lottstetten – Jestetten (3,8 km pour 180 millions de francs suisses, soit environ 186 millions d’euros) devrait être doublée à l’horizon 2029. La ligne (13 ‰) est électrifiée en 15 kV 16,7 Hz en 1928. Elle est en l’état équipée, conformément à la signalisation extérieure suisse, avec contrôle des trains par Euro- ZUB/Euro-Signum et ETCS L1 LS. La vitesse maximale est de 125 km/h. L’itinéraire comporte à Eglisau un remarquable viaduc sur le Rhin (440 m) et, aux abords des chutes éponymes, plusieurs « petits » ouvrages : tunnels de Fischerhölzli (112 m) et de Neuhausen (144 m), ponts de Schweizerhofs I (82 m) et II (84 m). C’est du reste sur cette section à voie unique que la halte de Neuhausen Rheinfall a été créée, pour accueillir des RER tant zurichois que schaffhousois.

  • Stuttgart : un complexe ferroviaire en mutation

    Stuttgart : un complexe ferroviaire en mutation

    Capitale du Land de Bade-Wurtemberg, Stuttgart, baigné par le Neckar, est une ville dynamique et cosmopolite de près de 600 000 âmes. Au plan ferroviaire, c’est un carrefour très important où convergent des lignes s’étoilant dans toutes les directions vers Mannheim, Karlsruhe, Heilbronn, Wurtzbourg, Aalen, Crailsheim, Nuremberg, Ulm, Augsbourg, Munich, Constance et Zurich. Toutes ces artères ont été progressivement électrifiées, tandis qu’un réseau S-Bahn était constitué à partir de la fin des années 70, avec une traversée souterraine de la ville, renforçant l’armature des transports urbains et suburbains, couverts par un réseau de métro et tramway tentaculaire. À partir de 1991, Stuttgart a été touché par une ligne nouvelle à grande vitesse (Neubaustrecke – NBS) issue de Mannheim.
    Outre de nombreuses gares auxiliaires, Stuttgart possède une gare centrale en impasse, au coeur de la localité, qui oblige au rebroussement des grands trains des courants Ruhr – Munich, Hambourg – Suisse, Karlsruhe – Nuremberg.
    Le trafic des marchandises est régulé par le grand triage de Kornwestheim, édifié au nord du complexe, qui renferme un terminal conteneurs, un second fonctionnant à Stuttgart Hafen. Les installations des gares locales traitant les wagons isolés ont, comme partout, régressé, les trafics étant désormais surtout concentrés sur les embranchements particuliers desservant les usines et entrepôts. Les 10 prochaines années vont être le théâtre de travaux gigantesques. Cette opération, désignée Stuttgart 21, a été fortement contestée, notamment par les élus Verts. Les travaux ont même été momentanément arrêtés au printemps 2011 lorsque le gouvernement conservateur a été balayé par les écologistes. À la suite de quoi, un référendum a recueilli 58,8 % des électeurs du Land de Bade-Wurtemberg, relançant le projet, qui a le plein appui du maire de la ville.
    Cette opération spectaculaire a pour rôle de relier en synergie les différents projets de transport et d’urbanisme. Soutenue par la DBAG, le Land de Bade-Wurtemberg et la ville, elle s’inscrit dans le futur réseau transeuropéen, au centre de l’axe Paris – Strasbourg – Munich – Vienne – Budapest. Étudiée dès 1994, elle consiste à créer une gare souterraine transversale de passage avec huit voies longues de 420 m, à 12 m sous la plate-forme des heurtoirs actuelle, transformée en place de Strasbourg réservée aux piétons et parsemée d’yeux de lumière éclairant les quais. Le corps du bâtiment voyageurs de la gare centrale de Stuttgart, classé monument historique, à l’exception de ses ailes, étant conservé, tout comme la tour carrée, emblème de la ville. Sa réalisation permettra de supprimer tous les cisaillements dans l’actuelle gare de surface, les rebroussements et les évolutions de machines.
    Au total, quelque 100 ha de terrains vont pouvoir être récupérés après démontage des installations ferroviaires, qu’il s’agisse :
    • de l’ex-gare marchandises désaffectée (Hgbf) déjà en cours ;
    • du secteur de Stuttgart nord ;
    • du plateau des 16 voies à quai voyageurs ;
    • du dépôt et remisage de Rosenstein, expédié en principe à Untertürkheim sur des terrains marchandises reconfigurés ;
    • du tracé des voies de la Gaubahn jusqu’à Vaihingen.

    La reconquête urbaine autorisera des constructions nouvelles et la réutilisation de 30 ha pour l’extension des parcs verts de Schlossgarten et Rosenstein. Quelque 18 km de tunnels accompagnent le projet pour ses différents raccordements avec toutes les artères existantes, formant un ovale comme figuré sur le plan (voir page 74). Parmi ces tunnels figure celui de Filder (9 468 m) vers la gare nouvelle à l’air libre de l’aéroport, devant être contiguë à celle en sous-sol du S-Bahn. Audelà, le tracé se poursuit en tant que NBS vers Wendlingen et Ulm, à travers les vallonnements du Jura souabe, en longeant l’autoroute A 8 avec un jeu de raccordement sur la rocade Plochingen – Tübingen. Comportant plusieurs longs tunnels, elle présentera la particularité d’atteindre l’altitude maximale de 750 m.
    Autre grand souterrain à creuser, celui d’Obertürkheim (6 km), suivi d’un pont sur le Neckar qui permettra aux trains régionaux et aux matériels de rejoindre Untertürkheim. Pour compenser la suppression de la Gaubahn à l’ouest de la ville, deux raccordements souterrains seront aménagés pour les trains vers Horb, Rottweil, Constance et Zurich, l’un rejoindra la gare en sous-sol de l’aéroport, l’autre se situera à Rohr sud. Il en résultera de profonds bouleversements dans tout le complexe, la structure du réseau S-Bahn n’étant pas, cependant, affectée par les remaniements. Seule une gare supplémentaire, dénommée Mittnachstrasse, sera insérée au nord de l’actuelle gare centrale pour la desserte des nouveaux quartiers.
    La nouvelle gare centrale de passage enterrée accueillera l’ensemble du trafic longue distance qu’il s’agisse des ICE des courants Dortmund – Cologne – Mannheim – Munich, Berlin – Francfort-sur-le-Main – Munich, Hambourg – Stuttgart, des TGV Paris – Stuttgart – Munich, des EC et des IC.
    Par rapport à l’utilisation de l’actuelle ligne Stuttgart – Ulm (93 km) – peu performante car handicapée par le seuil de Geislingen, à l’altitude 469, marquée par une rampe de 22,5 ‰, des courbes de moins de 300 m avec vitesse tombant à 70 km/h –, l’usage de la NBS Stuttgart – Wendlingen – Ulm, un peu plus courte (85 km), conçue pour 250 km/h, avec des rampes de 35 ‰, permettra des gains de temps très appréciables. Ainsi, le temps de trajet tombera de 54 à 28 min. De plus, alors qu’actuellement il faut 25 min pour joindre par le S-Bahn Stuttgart Hbf à l’aéroport, ce temps sera réduit à 8 min.

    Quant au trafic régional, qui finissait jusqu’ici en gare centrale, une interconnexion des liaisons deviendra possible avec des missions passe-Stuttgart, comme :
    • Schwäbisch Hall Hessental – Stuttgart – Tübingen ;
    • Aalen – Stuttgart – Tübingen ; • Heilbronn – Stuttgart – Horb ;
    • Vaihingen (Enz) – Stuttgart – Geislingen ;
    • Neckarelz – Heilbronn – Stuttgart – Plochingen – Neu Ulm.

    Après des années d’atermoiements, le projet Stuttgart 21 – dont le coût, qui s’est alourdi au fil des études, s’élève maintenant à 4,088 mil-liards d’euros, avec financement par la DB (1,469 milliard), la République fédérale y compris les aides européennes (1,229 milliard), le Land de Bade-Wurtemberg (824 millions), la Ville de Stuttgart (239 millions), l’aéroport (227 millions) et la région de Stuttgart (100 millions) – a finalement démarré le 2 février 2011 avec une cérémonie patronnée par le ministre fédéral des Transports, le Premier ministre, le président de la DB, le maire de la ville. Le 31 mars 2011, la gare routière centrale a été fermée au trafic tandis que le trafic S-Bahn était suspendu pendant huit week-ends pendant l’été pour les premiers travaux. À l’été 2011, alors qu’avaient débuté la démolition de l’aile nord du BV et l’abattage d’arbres dans le Schlossgarten, de nouvelles et vigoureuses manifestations d’opposants au projet ont eu lieu, obligeant à suspendre les travaux, en attendant les conclusions d’un médiateur. On peut espérer qu’avec les résultats probants du référendum en octobre, les travaux vont pouvoir reprendre normalement.
    À l’achèvement de ce gigantesque chantier, de très loin le plus important entrepris par la DB depuis la création de la gare centrale en croix de Berlin en 2006, la gare en impasse de Stuttgart Hbf aura disparu de la carte comme l’avait été celles de Berlin Hamburger, Stettiner, Anhalter, Potsdamer, Görlitzer, Wriezener, Ludwigshafen et Heidelberg. Il restera donc, sur la DB, celles de Kiel, Hambourg Altona, Leipzig, Kassel, Francfort-sur-le-Main, Wiesbaden, Munich et Lindau.