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Catégorie : Chemin de fer touristique
L’actualité des chemins de fer touristiques en France et dans le monde.

La HL 303 visite la baie de Somme
Au cours du week-end des 15 et 16 juin 2019, le Chemin de fer de la baie de Somme avait organisé « Vapeur au Crotoy » : la vedette de ces deux jours était la locomotive bicabine HL 303, à voie métrique, ex-Chemins de fer vicinaux belges (SNCV), prêtée par l’Association de sauvegarde des vicinaux (ASVi), qui exploite la ligne préservée Lobbes – Thuin (Belgique). C’est sur un camion que la machine est arrivée au dépôt de Saint-Valery-sur-Somme, où elle a subi quelques adaptations plus une inspection en bonne et due forme. Au cours des deux jours, la locomotive de 131 ans a assuré le service entre Le Crotoy et Noyelles en tête de quelques trains lourds. Construite en 1888 par La Métallurgique à Tubize, la HL 303 a été remise en service en juillet 2018 après restauration par les ateliers de la Citev (Train à vapeur des Cévennes).

Saison lancée pour le TVC
La saison 2019 du Train à vapeur des Cévennes (TVC) est lancée. Le premier jour de circulation de la 140 C 27 du TVC a eu lieu durant le week-end pascal. Le train, parti d’Anduze quelques instants plus tôt, est saisi à Corbès (Gard) après avoir marqué un court arrêt à la bambouseraie et se dirige tout en panache vers Saint-Jean-du-Gard.

Le Picasso du TFBCO enfin autorisé
Alors que le dossier est soutenu depuis 2003, l’association TFBCO (Tourisme ferroviaire de la Brie champenoise à l’Omois), basée à Montmirail (Marne), a enfin obtenu le feu vert pour faire rouler son autorail Picasso X 3926 jusqu’à Artonges (Aisne). L’inauguration a eu lieu le 4 mai 2019, après un combat de longue haleine pour l’association, afin d’obtenir les différents accords du ministère des Transports, de la région Grand-Est et des deux départements concernés. La section de ligne reliant Montmirail à Artonges a été sortie du RFN (Réseau ferré national) en 2013 pour devenir une ITE, ce qui permet à VFLI d’assurer la maintenance de ses locomotives à Montmirail. Cela qui a sans doute accéléré l’autorisation… Le Picasso roule tous les dimanches de mai à septembre et le samedi pour les groupes.

Lamastre accueille des voitures des Rhétiques
Courant 2017, quatre voitures voyageurs des Chemins de fer rhétiques sont parvenues sur le Train de l’Ardèche. Elles sont restées stationnées pendant près de deux ans sur l’ancienne voie qui rejoignait Tournon.
Dans le but de les protéger des dégradations et autres méfaits, il a été procédé, le 26 mars 2019, à leur acheminement en gare de Lamastre (Ardèche).
L’occasion de voir dans les magnifiques gorges du Doux, un convoi peu habituel tracté par le locotracteur diesel BB 040-003.
Méga Festival Bernina sur le Blonay – Chamby
Pour ses 50 ans, ce chemin de fer, qui a fait revivre une ligne du canton de Vaud fermée en 1966, a organisé toute une série de manifestations en ligne, avec pour vedette une locomotive de 1916 ex-Bernina.
En 1901 sont créés, dans le canton de Vaud suisse, les Chemins de fer électriques veveysans (CEV) par fusion entre les compagnies Vevey – Blonay – Chamby et Vevey – Châtel-Saint-Denis, qui présentent deux projets à voie métrique électrifiée en 900 V DC très voisins. La ligne Vevey – Chamby est inaugurée l’année suivante. Deux ans plus tard, ce sera au tour de la ligne Saint-Légier – Châtel-Saint-Denis. Puis, en 1911, Blonay sera reliée à la station des Pléiades par une voie ayant sensiblement les mêmes caractéristiques, mais avec une crémaillère en plus.
Toutefois, dès les premières années de fonctionnement, les CEV notent que si les voyageurs sont bien au rendez-vous sur Vevey – Blonay – Les Pléiades, le compte n’y est pas entre Blonay et Chamby malgré la connexion, en gare de Chamby, avec le MOB (Montreux-Oberland-Bernois). La situation ne s’améliorant pas, cette section est fermée au trafic voyageur en 1966. Le MOB tente bien de la remettre en service en 1998 avec du matériel moderne, mais l’activité commerciale cesse définitivement deux ans plus tard.
Toute activité cesse sur la ligne Blonay – Chamby ? Non, car dès sa fermeture, des passionnés pensent à préserver l’infrastructure afin d’y faire circuler des trains touristiques à l’image de ce qui se fait en Grande-Bretagne avec succès depuis des années. Car la ligne ne manque pas d’atouts ; de Blonay à Chamby, elle serpente en terrain montagneux sur 3 km qui regroupent forte rampe, passage en corniche, viaduc, tunnel… le tout dominant le lac Léman. Et les alentours se révèlent comme un réservoir à la fois d’utilisateurs potentiels et de bénévoles capables de donner de leur temps pour acquérir, restaurer et conduire les trains. Une première automotrice est acquise début 1967 et, peu après, une locomotive à vapeur ; ces engins circulent pour la première fois le 1er juillet. Dès lors, environ 80 « cheminots » sont rassemblés (ils sont une bonne centaine de bénévoles aujourd’hui) et un petit groupe d’amateurs va entamer les démarches administratives afin de constituer une société coopérative pour assurer l’administration et l’exploitation de la ligne et une association de soutien qui regroupe les membres. Le feu vert est donné en 1968 par les autorités cantonales (pour l’exploitation de la ligne) et par l’Office fédéral des transports (l’organe de contrôle). Le nouveau chemin de fer touristique Blonay – Chamby (BC) peut alors acheter du matériel radié (présentant un intérêt pour le chemin de fer en général) un peu partout en Suisse (et un peu aussi ailleurs), le stocker au dépôt-atelier de Chaulin (sur la ligne, près de Chamby, et créé pour la circonstance) dans le but de le remettre ou de le conserver en état de marche et, surtout, de le faire rouler. Ce dépôt est considéré aujourd’hui comme ayant l’une des plus belles collections de matériels à voie métrique.
Le chemin de fer touristique est inauguré le 20 juillet 1968 et, le premier week-end, 2 900 personnes sont transportées, nombre qui monte à environ 20 000 pour la saison entière ! Depuis cette date, le succès ne se dément pas et, chaque année de mai à octobre, les week-ends voient défiler des engins historiques qui sentent bon la vapeur et l’huile chaude, qui utilisent des voitures dont les fenêtres s’ouvrent et qui sont équipées de plateformes d’extrémités où il fait bon humer l’air frais… les saisons passent et le chemin de fer-musée suscite toujours le même intérêt.
Le petit train de l’île d’Oléron : un secondaire côté Océan
Fêtant ses 55 ans cette année, le train de l’île d’Oléron, qui reprend en version touristique la tradition des chemins de fer secondaires, est avant tout une formidable aventure humaine dont le succès ne se dément pas. Nous vous invitons ici à le découvrir…
Le projet d’un homme
Évoquer le train de l’île d’Oléron, c’est avant tout évoquer un homme : Pol Gala (1916-1995). Ancien médecin militaire de la Marine nationale, le docteur Gala est passionné de chemins de fer et reste dans la nostalgie du tramway de Royan, un chemin de fer secondaire qui a fonctionné de 1890 à 1945 et qui reliait Royan à Ronce-les-Bains. Détruit à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le trafic ne reprendra jamais et c’est donc d’abord vers un projet de reconstruction de ce tramway que le docteur va se tourner. Il abandonnera très rapidement car les emprises sont utilisées pour la construction de routes. Il a dès lors l’idée de transposer son projet dans l’île d’Oléron afin d’y construire un train à vocation touristique. Il n’est cependant pas dans ses intentions de ressusciter le chemin de fer secondaire qui exista sur l’île au début du siècle. En exploitation de 1904 à 1934, un réseau de 36,4 km, en effet, reliait Saint-Trojan-les-Bains à Saint-Denis-d’Oléron, avec un embranchement de 4,7 km pour rejoindre Boyardville à partir de Sauzelle. Ce chemin de fer secondaire ne survivra pas à l’essor des automobiles et autocars et les rails seront déposés durant la Seconde Guerre mondiale. Plus modestement, le docteur Gala constate que l’île d’Oléron, dans sa partie sud, présente deux plages quasi sauvages : Gatseau et Maumusson. Alors que la première est accessible en automobile (encore un luxe dans les années d’après-guerre), la seconde est par contre uniquement accessible à pied et il faut bien marcher 5 km à travers la forêt pour la rejoindre.
L’idée de Pol Gala est donc simple : construire un train secondaire pour relier le centre-ville de Saint-Trojan-les-Bains aux deux plages. Dès 1959, un groupe se forme autour de lui et commence à construire le dossier qui part d’une feuille vierge. Ils reçoivent rapidement le soutien de la commune de Saint-Trojan-
les-Bains et les démarches administratives peuvent commencer surtout auprès de l’administration des Eaux et Forêts, la majorité du parcours se situant en forêt. D’abord réticente, elle accorde finalement son autorisation au projet, y voyant un moyen de freiner l’urbanisation de la zone. Le projet, tel que décrit par les fondateurs, est en effet basé sur l’attrait touristique, mais permet également de décongestionner les zones de parking, de limiter les pointes de grosses circulations et relier au centre-ville des zones habitées (lotissements, campings). Dès 1961, les travaux commencent autour de la future gare de Saint-Trojan mais il faudra attendre le 23 mai 1962 pour que la Société à responsabilité limitée du Tramway touristique de Saint-Trojan (STTST) soit créée et que le tracé soit définitivement arrêté. Le chantier est titanesque. Il faut créer les infrastructures, trouver et financer les rails, le matériel moteur et le personnel. Mais le docteur Gala et son équipe ne se découragent pas et même si un bulldozer permet de faire le plus gros, c’est souvent à la simple force des bras que le chantier est mené. En parallèle, il faut abattre des arbres et retirer l’ensemble des racines pour éviter la repousse. Le nivellement doit être particulièrement soigné afin de respecter les impératifs concernant le degré de la pente et la qualité du sable posé.
Le grand retour de la Pacific 231 G 558
Les 11 et 25 août 2018, la 231 G 558 du Pacific Vapeur Club a parcouru la ligne de Rouen à Dieppe en tête d’un train spécial mis en marche par l’office de tourisme de Dieppe. La « Princesse » est donc de retour sur les rails après ses neuf ans d’immobilisation pour grande révision. D’autres trains sur Dieppe ont ensuite été programmés : le train Découverte du pays de Caux, qui a eu lieu le 16 septembre et le train du Hareng et de la Coquille pour le 17 novembre. La 231 G 558 devait également participer, courant octobre, aux festivités du 50e anniversaire de la dernière circulation vapeur entre Nantes et Le Croisic.

Autour du Massif central avec L’Autorail limousin
Du 27 au 28 juillet, L’Autorail limousin a organisé un Tour du Massif central avec ses deux X 2800, le rouge (X 2844) et le bleu (X 2907). Le voyage comprenait trois étapes au départ de Limoges-Bénédictins : Limoges – Guéret – Montluçon – Clermont-Ferrand ; Clermont-Ferrand – Langogne – Mende – Marvejols – Saint-Flour ; Saint-Flour – Le Lioran – Aurillac – Brive – Limoges.
Au Lioran, le convoi n’a, bien sûr, pas manqué de participer aux manifestations organisées pour célébrer le 150e anniversaire de la ligne du même nom. Des manifestations qui ont réuni une impressionnante cavalerie de matériels historiques composée d’autorails et de locomotives diesels.
Le train des Mouettes fête les « Sammies »
Du 4 au 8 juillet, le train des Mouettes (Train touristique qui circule sur la ligne de 21 km entre Saujon et La Tremblade en Charente-Maritime) , géré par l’association Trains & Traction, a organisé le train du Centenaire pour célébrer les 100 ans de la fin de Première Guerre mondiale. Plusieurs animations et expositions ont été proposées tout au long de la ligne, présentation de nombreux véhicules routiers d’époque, reconstitution d’un camp militaire, défilés en tenues d’époque, concerts… La principale attraction était la reconstitution d’un train de wagons américains. Entrés en guerre en avril 1917, les Américains avaient, pour assurer leur logistique, acheminé par mer en pièces détachées 37 800 wagons qui seront assemblés principalement à La Rochelle. Lors de ces commémorations, six de ces wagons, dits « TP », magnifiquement restaurés dans leur livrée d’origine grise, ont circulé dans un train mixte tracté par la 140 C 38 du CFTLP (Chemin de fer touristique Limousin-Périgord) venue spécialement de Limoges via Périgueux et Bordeaux.

ABFC : un X 4039 tout neuf
De retour de révision (ragrément des bogies) et remise en état de la carrosserie puis mise en peinture avec décoration d’origine, le Picasso X 4039 des Autorails de Bourgogne-Franche-Comté (ABFC), qui possèdent également l’X 3886, est prêt à reprendre de l’activité sur le réseau national. Mis en service en 1960, réformé de la SNCF en septembre 1982, il a pu grâce à l’ABFC entamer une seconde carrière, en sillonnant la France entière, mais en effectuant aussi des escapades en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne et aux Pays-Bas.
Rens. : www.autorails-abcfc.com