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Catégorie : Chemin de fer touristique
L’actualité des chemins de fer touristiques en France et dans le monde.

Vivarais : les autorails ex-CFC en service
Arrivés en janvier 2016 sur le Train de l’Ardèche (Chemin de fer du Vivarais), les autorails corses X 5001 et X 5002 ont fait l’objet d’une complète rénovation aussi bien pour la partie mécanique que pour la carrosserie (voir Rail Passion n° 235). Ces travaux se sont étalés sur près de deux années et ont été suivis de nombreux essais en ligne.
Avec l’ouverture de la saison touristique 2018, les X 5001 et X 5002 ont été mis en service sur les navettes vélorail entre Boucieu-le-Roi et Troye (vélorail des Étroits).
Accessoirement, ils peuvent également être affectés au parcours des Viaducs.
Saint-Gervais – Vallorcine : « Bobby » sort de l’ombre
Acheté par la SNCF à la compagnie suisse Transports Martigny et Régions, l’engin Bobby, renuméroté Xemh 4/4 n° 4, est issu de la transformation de l’automotrice BDeh 4/4 n° 4 de 1957 du Martigny – Châtelard en vue de remplacer les Z 600 pour les travaux d’infra. Arrivé discrètement sur la ligne française Saint-Gervais – Vallorcine à l’automne 2015, l’automoteur, devenu bimode avec sa génératrice diesel, est enfin visible sur la ligne haut-savoyarde.

1967-2017, la voie métrique ressuscitée en Bretagne
Cinquante ans après la fermeture définitive du Réseau Breton, réseau à voie métrique, une association a redonné vie, à l’initiative d’un couple de passionnés, à un tronçon de ligne dans les Côtes-d’Armor et y fait circuler un train touristique. Bienvenue chez les Amis du Chemin de fer de Bon-Repos !
Il y a cinquante ans, le 30 septembre 1967, les toutes dernières lignes à voie métrique du Réseau Breton fermaient. Depuis des années, Christian Labetoulle et son épouse Julia caressaient le projet audacieux de ressusciter un bout de ce réseau ferré. En 2007, un projet fut présenté à Guiscriff sur l’ancienne ligne Carhaix – Rosporden, mais il n’y eut pas de suite. Téméraire, le couple prospecta d’autres sections de lignes susceptibles d’être reconstruites. En 2010, il put racheter, dans les Côtes- d’Armor, le bâtiment de la halte de Bon-Repos (ancienne ligne Carhaix – Loudéac), à proximité immédiate de l’abbaye cistercienne de Bon-Repos datant du XIIe siècle. L’aventure commençait… l’objectif étant de relier la halte de Bon-Repos et Gouarec (à 4,1 km), où subsistent les bâtiments de la gare. Le projet a séduit les collectivités locales qui virent là un attrait touristique indéniable en Centre Bretagne. Débroussaillage des abords de la gare et de la plateforme, pose des premiers mètres de voies fin 2011, arrivée des premiers wagons… 2015 fut une année riche en nouveautés avec l’arrivée, en avril, de l’emblématique autorail De Dion OC2 n° X 206 de 1948, qui avait circulé sur le Réseau Breton jusqu’à la fermeture des lignes. Plusieurs années ont été nécessaires pour le remettre en état de fonctionnement car, outre une réhabilitation de la caisse, il fallut l’équiper d’un moteur et d’une boîte de vitesses. Cette même année, le wagon couvert ex-Blanc Argent (BA) n° K 249 a été restauré : la boiserie de la caisse a été intégralement remplacée, et les fers, entièrement décapés et repeints. Mais le grand événement fut la mise en service le 8 mai, sur 800 m, d’un train touristique en voie de 0,60 provisoire (posée sur la voie métrique originelle) en attendant le futur train touristique à voie métrique, baptisé le Chemin de fer de Bon-Repos (CFBR). Ce train provisoire est formé de trois baladeuses (12 places chacune), tractées par l’un des trois locotracteurs Diéma restaurés et provenant d’une tourbière d’Irlande. À l’entrée du site, on achète son billet dans la caisse d’une ancienne voiture du Réseau Breton, l’ABDf 61, récupérée dans chez un particulier !

Blonay – Chamby : 50 ans et une mégafête en 2018
En 2018, le Chemin de fer-musée Blonay – Chamby célébrera les 50 ans de son ouverture au trafic touristique et muséographique avec un programme d’exception. Le train des Neiges lancera les festivités les 3 et 4 mars entre Montreux et Zweisimmen avec une double traction vapeur assurée par les locomotives FO 4 et BFD 3 pour un voyage unique à travers le pays d’Enhaut et le Saanenland. Puis la fête se poursuivra avec un Méga steam festival les week-ends de l’Ascension (10, 12 et 13 mai 2018) et de la Pentecôte (du 19 au 21 mai 2018), où une concentration de matériels historiques préservés sera visible entre Blonay et Chamby avec 10 locomotives à vapeur en service. Une première dans l’histoire de cette ligne !

La Mure redémarre
Depuis l’éboulement d’octobre 2010, le chemin de fer touristique de La Mure était à l’arrêt. Faisant suite à de nombreuses propositions, parfois peu convaincantes, celle de la société Edeis (qui a repris les actifs du groupe canadien SNC-Lavalin) a finalement été retenue le 29 juin. Il est prévu de faire circuler un train électrique sur 15 km, entre La Mure et le « grand balcon » de Monteynard au rythme de neuf AR par jour d’avril à octobre. Cela pour une période de 30 ans.
De nouveaux aménagements seront créés à La Mure, où la municipalité a acheté des terrains proches de la gare pour y construire un nouveau bâtiment et un musée sur l’histoire du train de la mine. À l’autre extrémité, au « grand balcon » de Monteynard, un belvédère et un restaurant panoramique seront construits. Le reste de la ligne d’origine sera abandonné (du moins pour l’instant), l’éboulement qui a eu lieu au viaduc de la Clapisse étant un obstacle insurmontable. La remise en état du matériel roulant est prévue pour cet été, les travaux sur les ouvrages d’arts seront effectués en 2018, la construction de la gare de La Mure et la remise en état des voies au printemps 2019 et l’aménagement du belvédère à l’été 2019. Les premiers voyageurs devraient être accueillis à l’été 2020.

Train de l’Ardèche : 2 Mallet centenaires et des autorails ex-CFC en renfort
Devenu le train de l’Ardèche, le Vivarais fête les 200 ans cumulés de ses locomotives Mallet. La ligne de la vallée du Doux s’offre également des autorails venus de Corse, en cours de restauration, pour rajeunir son parc et développer ses activités.
Quand, en novembre 1968, ferme le réseau du Vivarais, l’Ardèche devient le premier département de France à ne plus être desservi en service voyageurs par le rail. Parmi les dernières lignes exploitées, Tournon – Le Cheylard assurait le rabattement des villages des gorges du Doux jusqu’en gare SNCF de Tournon. Bien que d’intérêt général, la ligne à voie métrique est exploitée par les CFD (Chemins de fer départementaux). À la fin des années 60, la pression automobile rend inéluctable l’arrêt des trains, remplacés par un service de cars qui serpentent péniblement sur les routes tortueuses. Pourtant, la ligne ferroviaire, bien tracée, établie en partie à flanc de gorges, bénéficie de nombreux atouts, notamment économiques, qui incitent le département comme les élus locaux à oeuvrer pour maintenir une exploitation. C’est ainsi que naît le Chemin de fer touristique du Vivarais, qui reprend la ligne entre Tournon et Lamastre sur 32,6 km. La voie métrique rejoint la gare de Tournon sur la ligne SNCF Nîmes – Givors grâce à une section à trois files de rail. Les premières circulations commencent à l’été 1969, d’abord limitées à Saint-Jean-de-Muzols avant qu’un accord n’intervienne en 1970 pour emprunter les 2,2 km SNCF permettant de rejoindre Tournon. En 1973, l’État, propriétaire de la ligne, revend l’infrastructure au chemin de fer touristique, qui contracte un emprunt dont les intérêts sont remboursés par le département. Le Vivarais devient propriétaire de sa ligne, mais obtient également la gestion du matériel roulant, un important parc CFD en partie classé. Mais les aléas financiers se poursuivent et, en 2002, RFF demande une importante participation financière pour reconstruire le pont sur le Doux permettant d’atteindre la gare SNCF.
Il apparaît bientôt que la gestion en association, qui fait appel en grande part à des bénévoles, est difficilement conciliable avec les contingences d’exploitation d’une telle ligne. Les coûts s’accumulent malgré une bonne fréquentation de près de 60 000 visiteurs en 2007, en augmentation de 8 % par rapport à l’année précédente. Malheureusement, dans le même temps, les charges d’exploitation et d’investissement continuent à augmenter, alors que l’infrastructure et le matériel roulant se dégradent. En 2008, le Vivarais se retrouve dans une situation délicate conduisant à l’interruption des circulations dès le mois d’avril avant même le lancement de la saison. À cette date, le matériel roulant n’est plus en état d’assurer un service commercial, les locomotives à vapeur Mallet, tout comme bon nombre d’autorails étant contraints de rester au dépôt. Plus grave encore, la voie est fortement dégradée, ne permettant plus d’assurer des circulations dans de bonnes conditions de sécurité. Pour ne rien arranger, la situation financière de la ligne est catastrophique, accumulant depuis 2003 une dette s’élevant à 1,4 million d’euros. La SEM, société d’économie mixte (où le département est majoritaire) qui exploite la ligne, se retrouve en cessation de paiement, alors que son président estime à 10 millions d’euros les investissements nécessaires à une reprise de l’activité. À cette époque, le Vivarais semble bien condamné. Pour relancer la ligne, il faut trouver des partenaires et revoir les méthodes de gestion. Si le département est prêt à financer à hauteur de 50 %, il faut compléter le tour de table.
Alors que les chances d’aboutir semblaient relativement faibles, la ligne parvient à obtenir des aides de l’État et de la région accompagnées d’une participation des communautés de communes. Le montage est complété par un partenariat à 50/50 entre la société Kléber Rossillon et les Cars rhodaniens, associés pour assurer l’exploitation. Kléber Rossillon (qui gère désormais seule la ligne après le retrait des Cars) est une société spécialisée dans la gestion de sites touristiques et patrimoniaux. Elle est notamment en charge de la réplique de la grotte Chauvet tout comme du musée de Montmartre à Paris. Ce partenaire privé n’arrive pas les mains vides, 3 millions d’euros étant investis dans la reprise de l’activité. En contrepartie, il obtient une AOT (autorisation d’occupation temporaire) de 25 ans, en clair une concession pour faire circuler des trains sur la ligne. À cette occasion le Vivarais, également connu sous le nom de « Mastrou », devient le train de l’Ardèche. Il est néanmoins nécessaire de remettre le dossier à plat avant de pouvoir rétablir les circulations.
En 2011, quand Kléber Rossillon reprend le réseau, la voie est en très mauvais état et les locomotives à vapeur sont à l’arrêt. Ce sont donc les vélo-rails qui reprennent du service, avec retour des « ferrocyclistes » en autorails Billard. La nouvelle exploitation doit désormais s’opérer de façon plus rationnelle pour minimiser les coûts et espérer dégager des bénéfices. Première conséquence, la ligne est raccourcie à 28 km, ayant désormais pour point de départ la gare de Tournon-Saint-Jean-de- Muzols. Il s’agit en réalité de ne plus poursuivre jusqu’en gare SNCF après emprunt des voies de RFF, pour lesquelles une redevance de 40 000 euros par an est exigée. On reconstruit donc une nouvelle gare avec un petit atelier à Saint-Jean-de-Muzols, dans une architecture ferroviaire traditionnelle. Le lieu, un peu excentré, est accessible en saison par un car

Un spécial vapeur convié à la Fête des lumières
À l’occasion de la traditionnelle Fête des lumières de Lyon, trois trains spéciaux sont arrivés en gare de Perrache dans l’après-midi du samedi 10 décembre. Plusieurs associations ferroviaires ont mis en marche des circulations avec des matériels historiques préservés : comme de coutume, la CC 6570 (APCC 6570) et la CC 6558 (APMFS) sont arrivées d’Avignon et de Chambéry. Et, évènement exceptionnel pour l’édition 2016, un spécial vapeur, avec la 141 R 420 de l’association Train à vapeur d’Auvergne, est venu de Clermont-Ferrand en empruntant, entre Roanne et Lyon, la magnifique ligne des Sauvages, avec sa forte déclivité. Une fois la fête terminée, aux alentours de 23h00, chaque train est reparti vers sa ville respective.

L’X 4039 en Alsace
Visite en terre alsacienne du célébrissime autorail de l’ABFC, à savoir le Picasso X 4039. Parti au matin du samedi 15 octobre 2016 de Dijon, il s’est rendu à Strasbourg via Besançon, Montbéliard, Mulhouse et Colmar pour faire une halte en matinée dans la capitale alsacienne. Pour l’après-midi, il s’est dégourdi les roues sur l’axe Haguenau – Wissembourg pour aller ensuite vers Niederbronn et finalement retourner sur Strasbourg en soirée. Le lendemain, le programme consistait à effectuer le trajet aller-retour en empruntant la ligne 9 en direction de Sarreguemines et de rentrer vers son port d’attache, Dijon, via Saint- Dié, Épinal, Lure, Vesoul et Culmont-Chalindrey. Un beau périple qui malgré un temps incertain (pluie et brouillard) a offert quelques belles éclaircies, montrant ce vénérable ancêtre assurant de la meilleure des manières son marathon dans le nord-est de la France.

Les 50 ans du Blonay – Chamby
L e chemin de fer suisse Blonay – Chamby, musée vivant du chemin de fer, a dignement fêté son 50e anniversaire en 2016. Dès l’origine, il avait été créé, développé et animé par une équipe de bénévoles ; aujourd’hui, il rassemble une intéressante collection de matériels roulants à voie métrique qu’il fait circuler sur les 3 km de cette ligne à voie métrique de moyenne montagne, située sur les hauteurs de la Riviera vaudoise, proche du lac Léman, de Vevey et de Montreux. C’est le 21 mai 1966 que les Chemins de fer électriques veveysans (CEV) ont abandonné l’exploitation de la ligne de Blonay à Chamby. La vétusté de l’infrastructure et du matériel roulant, tout comme une fréquentation en baisse, avaient eu raison de cette section ouverte en 1902. Mais, ce jour-là, quelques passionnés, venus pour photographier les derniers trains, ont contribué à faire germer l’idée d’une association pour requalifier ce tronçon en musée vivant du chemin de fer.
En décembre de la même année, une association voit donc le jour. Puis, durant deux ans, passionnés et bénévoles procèdent aux travaux urgents d’infrastructure et font l’acquisition des premiers véhicules d’une collection qui ne cessera de s’allonger. Le 20 juillet 1968, la ligne est rouverte à des fins touristiques et muséographiques. Depuis 50 ans, grâce à sa collection étoffée, le Blonay – Chamby met en marche des trains spéciaux chaque week-end de mai à octobre pour le plus grand plaisir des passionnés. Notons également qu’une fois par mois un spécial vapeur « Riviera-Belle-Époque » circule, généralement en double voire en triple traction, depuis Vevey jusqu’à Chamby.

Quand la RATP ouvre ses coulisses
Comme chaque année désormais, la RATP a proposé la visite de ses installations durant les Journées du patrimoine. À côté des habituelles balades en bus TN ou des parcours commentés sur le réseau, on trouvait également, sur inscription, la possibilité de découvrir de l’intérieur certaines installations exceptionnelles. Côté ferroviaire, la machine à laver du métro a connu un grand succès tout comme l’atelier de Bobigny métro et tramway, où des visites de groupes étaient organisées pour accueillir un maximum de personnes. À Pont-Cardinet, le public a pu descendre sur le site de la future station de la ligne 14 et s’approcher du tunnelier qui a entamé sa course vers Clichy. Plus insolite encore, la machinerie du funiculaire de Montmartre (qui va entamer une cure de jouvence) a reçu également un grand nombre de visiteurs.