Catégorie : Grande vitesse

L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.

  • Nouveau numéro disponible ! (Août 2021)

    Nouveau numéro disponible ! (Août 2021)

    Le numéro 286 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Les raccordements. Des installations souvent méconnues
    ? La tempête Alex a-t-elle sauvé les lignes de la Roya ?
    ? Feu vert pour trois nouvelles LGV
    ? Menace sur la ligne des Causses
    ? Les panaches auvergnats de la 141 R 420
    ? France-Allemagne : vers une nouvelle offre ferroviaire transfrontalière
    ? Afrique du Sud : un grand réseau ferré à l’activité fret dominante (1re partie).
    ? Vidéo en ligne : Entre Paris-Saint-Lazare et Pontoise. Découvrez la ligne J avec l’œil du conducteur (1re partie)
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Une restauration patrimoniale à Paris-Lyon

    Une restauration patrimoniale à Paris-Lyon

    Depuis le printemps, une nouvelle phase de travaux commence en gare de Lyon. La petite halle et le grand escalier du Train Bleu sont en cours de restauration dans une démarche patrimoniale scrupuleuse.

    Encore en travaux? La question déjà tourne dans la tête de certains voyageurs qui découvrent ces grandes bâches installées au milieu de la petite halle de la gare de Paris-Lyon. C’est effectivement un nouveau chantier qui commence après tant d’autres. On pourrait s’en étonner, mais il faut plutôt s’en réjouir. Cette gare, édifiée en 1900 par le PLM à l’occasion de l’Exposition universelle, n’a cessé depuis plusieurs décennies de s’adapter à un nombre de voyageurs toujours plus important. Le bâtiment imaginé il y a 120 ans pour des provinciaux débarquant à l’Exposition, se voulait tout aussi beau que fonctionnel. Il y avait là l’occasion pour la compagnie de montrer sa puissance et sa bonne santé financière.

    La gare surplombée par sa tour s’impose encore aujourd’hui dans son environnement, attirant le regard d’assez loin. En façade, tout comme à l’intérieur, elle est richement décorée, à commencer par la bien connue galerie des fresques. Fondant en un seul paysage fictif les principales destinations de la compagnie, elle est devenue l’un des ornements emblématiques de Paris-Lyon. L’autre symbole, c’est bien sûr son buffet, le Train Bleu, resté dans son luxe d’origine qui rappelle les grandes heures des sleepings et de l’Orient-Express. Mais au-delà de ces symboles très visibles, il y a tout le reste, une décoration soignée qui a su rendre beaux les matériaux modernes utilisés dans la construction. Le fer tout comme le verre sont largement mis à contribution en complément de la pierre de taille. Parés de multiples ornements, ils contribuent à rendre le bâtiment élégant. Malheureusement au fil du temps ces éléments décoratifs sont devenus une gêne

  • Les nouvelles énergies arrivent

    Les nouvelles énergies arrivent

    La sortie du diesel paraît possible notamment pour les TER. Depuis quelques années, les innovations s’enchaînent : des matériels hybrides, à hydrogène ou agrocarburant devraient permettre à la SNCF d’abandonner le diesel d’ici à 2035.

    Le rêve est en passe de devenir réalité: comment se passer du mode diesel sans investir massivement dans une électrification? Le TER dont 26 % du trafic est en diesel est à la pointe du changement.

    Même si le transport ferroviaire reste globalement vertueux sur le plan énergétique et vis-à-vis de la pollution, le mode de traction demeure binaire depuis l’origine: ce sera électrique ou diesel. La seule bonne nouvelle date de 2004 avec la livraison massive de matériel bimode avec les AGC (185 rames B 81500 et 140 B 82500) suivie de celle en cours des Régiolis (59 B 83500, 115 B 84500, 39 B 85000 et 10 B 85900). Les parcours en traction diesel sous caténaires sont ainsi évités et limités aux engins purement diesels.

    Deux autres expérimentations seront sans suite : les panneaux photovoltaïques en toiture du X 73804 du TER Poitou-Charentes et l’emploi d’un carburant B 30 (70% de gazole et 30% de bio-diesel végétal) sur 16 X 73500 (huit de Champagne-Ardenne et huit de Poitou-Charentes) en 2007-2008.

  • Gisors – Serqueux sous caténaires

    Gisors – Serqueux sous caténaires

    L’électrification de la section de ligne Gisors – Serqueux a pour but de soustraire de l’axe très fréquenté Paris – Rouen une partie du trafic fret entre Le Havre et la région parisienne. Les premières circulations marchandises ont eu lieu le 12 mars et une desserte TER Gisors – Serqueux est effective depuis le 29 mars.

    Cette section de ligne normande de 50 km est la seule qui va bénéficier d’une électrification sur le réseau de la SNCF en 2021. Sa modernisation intégrale entamée en 2017 devait initialement aboutir à une mise en service d’installations rénovées et adaptées le 16 novembre 2020. Mais la crise sanitaire liée au Covid-19 ayant suspendu les travaux durant le printemps a décalé d’autant leur achèvement.

    Elle a été choisie par la SNCF pour soustraire une partie du trafic fret échangé entre le complexe portuaire du Havre, la région parisienne et les au-delà, de l’artère Paris – Rouen par la vallée de la Seine connaissant un fort mouvement de trains voyageurs et devant être le théâtre de travaux de maintenance importants. Cette solution alternative représente un gain d’une centaine de kilomètres par rapport à l’itinéraire via Amiens, Creil et la Grande Ceinture emprunté par certaines circulations issues du Havre tracées par le barreau Motteville – Montérolier-Buchy rouvert depuis 2004. Elle doit permettre de renforcer la compétitivité du Grand Port maritime du Havre(1) face à ses concurrents étrangers de la mer du Nord, tout en contribuant à la baisse des transports routiers au bénéfice des collectivités avec réduction des émissions à effet de serre.

  • Pandémie : les transports  ferroviaires à l’épreuve

    Pandémie : les transports ferroviaires à l’épreuve

    L’ampleur et la durée de la pandémie de Covid-19 produisent leurs effets négatifs sur l’activité économique et de nouvelles pratiques apparaissent, voire s’installent durablement. Les transports urbains, interrégionaux ou internationaux sont durement touchés, des incertitudes demeurent quant à un possible retour à l’activité d’avant crise sanitaire.

    Ce virus du Covid-19 va laisser des traces. Sur le plan humain bien évidemment avec des familles meurtries par un nombre inimaginable de décès mais aussi par des malades qui gardent des séquelles.

    Partie intégrante de notre vie, au quotidien ou occasionnellement, les transports ferroviaires s’adaptent depuis plus d’un an au fil des confinements, couvre-feux, restrictions de déplacements et même nouveaux modes de vie. La situation est durablement dégradée même si une partie du service peut continuer contrairement à certaines professions comme la restauration, la culture ou l’événementiel où l’activité est complètement suspendue pendant plu- sieurs mois.

    Ces périodes de ralentissement de la vie sociale, économique, touristique et scolaire entraînent une réduction parfois drastique de l’offre de transport, soit pour accompagner les demandes du gouvernement de réduire les déplacements, notamment inter-régionaux et internationaux, soit parce que la demande diminue fortement.

    En 2020, le trafic baisse de 48 % pour la Grande Vitesse, de 45 % pour Transilien, de 32 % pour TER et de 30 % pour Keolis. La conséquence est immédiate pour les finances des entreprises et des collectivités.

  • Thaïlande : de Bangkok à Aranyaprathet en train

    Thaïlande : de Bangkok à Aranyaprathet en train

    La ligne de train entre Bangkok et Phnom Penh est interrompue depuis plusieurs décennies lorsque nous entreprenons, fin 2018, notre voyage de la capitale thaïlandaise à Aranyaprathet, dernière ville avant le Cambodge.

    L’Histoire est de nouveau en marche entre la Thaïlande et le Cambodge. Cette fois elle va être amicale. Et passer par le chemin de fer.

    La ligne entre Bangkok et Phnom Penh, interrompue depuis plusieurs décennies, est sur le point d’être rétablie(1). Ayant entendu parler d’un forfait incluant le train jusqu’à Aranyaprathet (dernière ville avant le Cambodge) puis un bus jusqu’à Siem Reap (ville desservant Angkor), j’ai voulu emprunter cette ligne qui s’arrête juste avant la frontière avec le Cambodge. Pour cela, n’y avait qu’une solution: se rendre à Hua Lampang, principale gare de Bangkok, seul endroit habilité à vendre ce billet de train. Bien que cette gare desserve toutes les grandes destinations de Thaïlande et que les tarifs soient accessibles aux gens de la région, peu de personnes la connaissent, y compris de nombreux chauffeurs de tuk tuk…

    Hua Lampang a quelque chose d’une gare parisienne, bien que beaucoup plus petite. Malgré ses nombreuses dessertes, elle est établie en cul-de-sac (les trains y commencent et y terminent leur parcours). Elle a quelque chose de l’ancienne gare d’Orsay, non seulement par sa taille et sa situation très citadine mais aussi par son architecture intérieure avec une haute et très longue coupole. L’intérieur est quasi intégralement constitué d’une salle d’attente. Une terrasse-café tend à faire penser au Train- Bleu de Paris-Lyon. Vraiment pas typique de la France, une salle d’attente est réservée aux moines. À cela s’ajoutent quelques échoppes de vendeurs ambulants qui tiennent lieu de galerie marchande.

  • Échantillon des activités de Keolis dans le ferroviaire conventionnel

    Échantillon des activités de Keolis dans le ferroviaire conventionnel

    Plus connu comme exploitant urbain et comme numéro 1 mondial du métro automatique et du tramway, le groupe Keolis, détenu à 70 % par la SNCF et à 30 % par la Caisse des dépôts et placements du Québec, est également un opérateur de transport ferroviaire conventionnel en France et à l’international. Nous allons examiner la manière dont Keolis conçoit et exploite un réseau ferré en nous focalisant dans cet article sur les attributions américaines et australiennes de l’entreprise.

    Tout le monde connaît Keolis pour les nombreux réseaux de transport urbain dont il gère l’exploitation en France et dans le monde. Mais Keolis est également un opérateur ferroviaire qui peut ainsi couvrir l’ensemble des modes de transport et répondre aux exigences des collectivités en améliorant la qualité de service fournie aux voyageurs. Keolis a obtenu la délégation de plusieurs réseaux ferrés dans différents pays. Pour chacun de ces réseaux, l’entreprise a apporté un savoir-faire pour améliorer la qualité de service offerte aux voyageurs.

    Les États-Unis

    C’est ainsi que l’opérateur a redressé la ponctualité des trains de banlieue de Boston, aux États-Unis. Mais pour bien comprendre comment cette implantation et l’amélioration qui s’en est suivie a pu être possible, « il faut prendre du recul, nous explique Bruno Auger, anciennement directeur du Centre d’excellence train de Keolis. Notre aventure américaine a commencé en 2009 avec une desserte sur Washington, le Virginia Railway Express (VRE) » dont le contrat a été récemment étendu à Keolis jusqu’en 2025.

  • Mouvements du matériel moteur SNCF de janvier à mars 2021

    Mouvements du matériel moteur SNCF de janvier à mars 2021

    Janvier 2021 et antérieurs

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    • Z 31537/31538 SRA ;

    • Z 50577/50578, 50579/50580, 50581/50582 SLJ (12/2020);

    • Z 50583/50584, 50585/50586, 50587/50588 SLJ;

    • Z 56633/34 SLN (12/2020) ;

    • Z 56635/36, 56637/38 SLN ;

    • Z 56707/08 SCT ;

    • Z 57133/57134 SNU ;

    • TGV 310295/310296 (848) SGA (11/2020) ;

    • TGV 310297/310298 (849) SGA (12/2020) ;

    • TGV 310299/310300 (850) SGA.

    Amortissement :

    • BB 25673, 25679 STA ;

    • BB 26199, 26216 SLE ;

    • TGV 324, 346, 354, 355, 389, 390, 393 SGA.


    Février 2021

    Matériel électrique

    Mutations :

    • BB 26006, 26008-26010, 26012, 26013, 26015-26018, 26030-26032, 26035 SLN-SVI;

    • BB 26061, 26234 SLN-SLE.

    Mise en service matériel neuf :

    • Z 50589/50590 SLJ ;

    • Z 50627/50628 SLJ ;

    • Z 56639/40, 56641/42 SLN ;

    • Z 57135/136 SNU.

    Amortissement :

    • TGV 330 SGA.

    Matériel thermique

    Amortissement :

    • BB 66073 SLA ;

    • BB 66417, 66455 SLF ;

    • BB 67206 SLF.


    Mars 2021

    Matériel électrique

    Mise en service matériel neuf :

    • Z 31535/31536, 31539/31540 SRA ;

    • Z 50591/50592, 50593/50594, 50595/50596, 50597/50598 SPE ;

    • Z 56617/18, 56643/44, 56645/46, 56647/48 SLN ;

    • Z 57137/57138 SNU.

    Amortissement :

    • BB 15014, 15021 SLN.

    Matériel thermique

    Amortissement :

    • BB 66407 SLF.


    Supervisions techniques de flottes (STF)

    SAQ : Aquitaine ; SAU : Auvergne ; SAV : Avignon- Miramas ; SBF : Bourgogne-Franche-Comté ; SBR : Bretagne ; SCA : Champagne-Ardenne ; SCT : Centre Tours ; SFT : Masteris ; SGE : Grand-Est ; SLC : ligne C ; SLD : lignes D et R ; SLE : locs élec. Fret ; SLI : Infra ; SLJ : lignes J et L ; SLM : Limousin ; SLN : lignes normandes ; SLR : Languedoc-Roussillon ; SMB : Mont-Blanc ; SMN : Lorraine ; SMP : Midi-Pyrénées ; SNO : Normandie ; SNP : Nord-Pas-de-Calais ; SNU : lignes N/U et Paris – Chartres ; SOC : Occitanie ; SPC : Paca ; SPE : lignes P et E et T 4 ; SPI : Picardie ; SPL : Pays de la Loire ; SPN : lignes H et K ; SRA : Rhône-Alpes ; STA : Alsace ; STG : TGV 2 niv. ; STH : Thionville ; SXX : matériels radiés (Le Mans).

  • Nouveau hors-série disponible ! (n°38)

    Nouveau hors-série disponible ! (n°38)

    Au sommaire de ce hors-série spécial Auvergne-Limousin : 

    Auvergne et Limousin, le rail en territoire accidenté

    Des années 50 à nos jours, le temps de la modernisation

    Les lignes fermées en Auvergne et Limousin

    Des origines à l’après-guerre, émergence et maturation d’un réseau

    Matériel

    Les livrées des TER voient vert

    Matériel TER : deux régions bien sages

    Les engins spéciaux de déneigement

    Tourisme

    Quand deux trains touristiques se rencontrent en Haute-Loire

    Une floraison de trains touristiques

    Le Panoramique des Dômes

    Urbain

    Les anciens tramways

    Clermont-Ferrand

    Railcoop

    Une coopérative pour relancer Bordeaux – Lyon

     

    En savoir plus en cliquant sur la couverture : 

     

  • Paris-Nice de nuit. C’est à nouveau possible

    Paris-Nice de nuit. C’est à nouveau possible

    Les trains de nuit vont-ils à nouveau sillonner le pays, à l’instar de ce qui se passe chez plusieurs de nos voisins européens ? Le retour de l’Intercités de nuit Paris – Nice le 20 mai dernier, après plus de trois années d’arrêt, laisse espérer le développement et la pérennisation de ces circulations en accord avec les objectifs du Plan de relance gouvernemental.

    Depuis le 20 mai, l’Intercités de nuit entre Paris et Nice est de retour après trois années d’arrêt. Est-ce le retour des trains de nuit en France ? On veut le croire mais la partie n’est pas gagnée d’avance.

    Gare d’Austerlitz. Jeudi 20 mai 2021. Un message sonore se diffuse à l’intérieur d’un train Intercités qui vient de partir à 20h52: « Je vous souhaite la bienvenue à bord du train Intercités de nuit 5773 à destination de Nice-Ville. Exceptionnellement, ce n’est pas le chef de bord qui vous parle mais le Premier ministre. Longue vie au Paris – Nice. Bon voyage. »

    Cette rame de sept voitures tractée par la BB 26039 dans sa livrée carmillon est une revenante. Baptisé Train-Bleu dans une autre vie, ce train s’est arrêté le 10 décembre 2017 dans le cadre du plan drastique de réduction des dépenses des trains d’équilibre du territoire décidé par le précédent gouvernement.

    Ce train inaugural transporte donc des passagers particuliers : Jean Castex, le Premier ministre, Jean- Baptiste Djebbari, le ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Farandou, le président de la SNCF et Christophe Fanichet, le président de SNCF Voyageurs.